Terra Mystica

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 Un cœur mort et un cœur qui bat :

 
Mar 10 Nov - 9:10
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Elle soupira. Une longue journée venait de se finir, et elle avait hâte de rejoindre son lit. Elle s'y laissa tomber avec délice. Il lui parut plus moelleux que jamais, et elle se déshabilla rapidement avant de s'y installer.
Le sommeil vint plus rapidement que ce qu'elle pensait. Elle ferma les yeux, eu juste le temps de murmurer un vague « bonne nuit » à Ninquelotë avant de tomber. Cette nuit-là, elle revécu sa journée.

°FLASHBACK°
Le soleil frappa sa peau. Elle bondit en criant. Elle venait de se faire cramer. Et ça faisait mal. Elle avait involontairement réveillé Nin, qui dormait profondément. Cette dernière lui couina :

Luinil, t'aurais pu faire moins de bruit !

Excuse-moi, je me suis brûlée !
Oh quelle idée de défier un vampire aussi !
Je n'allais pas me laisser faire ! M'enfin, n'en parlons plus. Allez, debout.

La petite écureuil s'était levée en grognant. Elle n'était pas matinale. Mais bon, elle s'était levée quand même. Luinil leur prépara un petit déjeuner composé de fruits et du lait. Puis elles étaient sorties.
Se dirigeant vers la forêt, elles avaient profité de la chaleur. Une fois à l'ombre des arbres, l'elfe avait enlevé sa capuche. Ses cheveux tombaient sur ses hanches, et elle fit quelques tirs à l'arc, juste pour rester en forme. Et elle avait pris Míriel.
Battant l'air de son épée, elle tranchait des branches qui lui barrait le passage. Ses muscles étaient invisibles à l’œil nu. Elle continua ainsi un moment, puis décida de rentrer. Son ventre grognait, et elle décida d'aller manger.
En rentrant chez elle, elle mangea rapidement et décida de passer la journée dehors. Elle reparti à l'extérieur. Toujours suivie de Ninquelotë. Elle partit au hasard dans les rues, son épée battant sa hanche et son arc dans son dos.
Elle resta toute la journée dehors et fini par aller dans une auberge. Elle mangea et prit un verre. Puis un deuxième. Elle s'arrêta là. Elle n'aimait pas l'alcool. Elle resta à l'auberge un certain temps, observant tout le monde.
Il y avait de tout. Des orcs, des humains, des loups-garous, même des nains. Surtout des nains. Elle regarda dehors et vit qu'il faisait nuit. Elle décida de rentrer. Elle fit rapidement le chemin et rentra chez elle.
°FIN DU FLASHBACK°

Elle ouvrit les yeux lorsque le soleil était à son zénith. Ninquelotë, réveillée depuis un moment, vint lui dire bonjour. Puis, après un petit déjeuner copieux (pain, fruit, lait et petits gâteaux), Ninquelotë eut envie de sortir. La balade de la veille lui avait plût. Elle voulait recommencer.
Elles sortirent donc, seules. Luinil sous sa cape, Nin courant devant elle. Elle avait de la chance, cette petite écureuil. Elle pouvait profiter du soleil. L'elfe se souvint des moments passés où, allongée dans l'herbe, elles discutaient.
En pleine forêt, tout était calme. Toujours sous sa cape, Luinil respirait l'air plein d'odeurs familières. Une nouvelle lui atteint les narines. Une odeur plus ou moins humaine.
Ses yeux virèrent au rouge et elle écouta. Un bruissement de feuilles. Pas de doute. Il y avait quelqu'un. Elle se dirigea sans aucun bruit dans la direction de la personne. Puis elle prit son arc, tendit la corde et se montra. Sans enlever sa cape. Seuls ses yeux étaient visibles.
Visant toujours l'inconnu, elle demanda :

Qui es-tu et que fais-tu ici ?

Puis, se trouvant un peu trop méfiante, elle reprit ses yeux bleus. Sans baisser son arc, elle fit un mouvement de tête. Elle attendait une réponse. Ninquelotë, sur son épaule, fixait l'autre personne avec étonnement.




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Mar 10 Nov - 20:16
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Tout commença par un étrange rêve, dans lequel je courais après une lumière bleutée. Mes pas ne provoquaient aucun son, ou, en tout cas, je ne les entendais pas. De plus, mon corps me semblait léger comme une plume, et une chaleur indescriptible et douce comme de la soie enveloppait mon corps. Petit à petit, je commençais à sentir une odeur âcre me rappelant celle du sang, et j’avais l’impression d’être blessé…

Attendez… Ce n’était pas une impression ! Au fur et à mesure que le monde autour de moi se transformait, j’émergeais de mon rêve, et le flou devenait net, clair. Mais la plus grande preuve de mon retour dans le monde réel, restait sans doute l’énorme blessure à l’arrière de mon crâne, qui me faisait un mal de chien, et, en plus, le sang coulait sur mon visage et mes vêtements, recouvrant ma vue au passage…

Toujours est-il, que j'étais bien perdu, en ce lieu étrange. On aurait dit une grotte. Elle était bien sombre, et j’apercevais, en face de moi, en hauteur, un trou suffisamment large pour qu’un homme tombe. Je me relevais, conscient que ça avait probablement été mon cas. Je regardais autour de moi et remarquais un chemin sinueux dans la roche, avec de la lumière au bout…

J’espérais une sortie. Alors que j’essayais de bouger, mes muscles se plaignirent, à leur façon, en me faisant souffrir le martyr. Il me fallut beaucoup de courage pour persévérer et pour faire fi de la douleur qui m’accablait.  

Cela faisait environ une bonne heure que je marchais sans m'arrêter, me rapprochant à chaque pas de la sortie, et pour être franc, toute cette lumière me brûlait la rétine… Je devais utiliser ma main pour me protéger des rayons du soleil. Mes yeux ne semblaient plus être habitués à la lumière du jour. Une question se posait alors… Pourquoi ?! En essayant de trouver la réponse, je me suis dis que c’était probablement dû à un séjour prolongé dans la cavité dans laquelle je m’étais réveillé.

Toute cette réflexion me fit prendre conscience de ma perte de mémoire. Qui étais-je ? Bonne question… Où allais-je ? Je ne le savais pas…

Alors que je sortais de ma grotte, je me retrouvais dans une belle forêt aux couleurs chatoyantes et vivaces, à moins que ma vue me fasse défaut. Je sentais autour de moi le parfum enivrant des fleurs et des arbres couverts de sève, me laissant porter par les saveurs olfactives que cela déclenchait en moi, lorsque soudain, on m’aborda par derrière.

— Qui es-tu et que fais-tu ici ?

C'était une bien étrange façon pour m'aborder, me disais-je, en me retournant pour apercevoir une belle jeune femme me pointant avec son arc de bois sculpté, ses magnifiques yeux rouge rubis passant soudainement à un bleu saphir, tout aussi impressionnant et à la fois effrayant.
Pour résumer, en remontant de la crevasse, je me suis rendu compte que j'étais dans une forêt, et enfin, je tombe sur une folle qui me menace sans raisons apparentes...

— Euh… Je sais plus qui je suis, je suis blessé à la tête, et je sais pas où je suis…


Mer 11 Nov - 10:11
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Luinil fronça le nez. Une sale odeur venait de l'assaillir. Celle du sang. Sa tête commença à tourner et elle la secoua pour faire passer la migraine.
Elle se força à se concentrer sur l'homme en face d'elle. Brun, de taille moyenne. Disons plutôt banal. Il saignait de la tête et paraissait désorienté. Ses paroles le confirmèrent :

Euh... Je sais plus qui je suis, je suis blessé à la tête, et je sais pas où je suis...

L'elfe eut un mouvement de tête agacé. Elle haussa rapidement les sourcils, avant de lui répondre :

J'ai bien vu et senti que tu étais blessé à la tête. Ici, on est dans la magnifique forêt de Drayame. Je m'appelle Luinil, et voici Ninquelotë. Suis-moi, je vais essayer de te soigner comme je peux.

Luinil tourna les talons, enlevant sa capuche. Elle savait que le soleil ne l'atteindrait pas.
Ses longs cheveux couleur lilas se déployèrent sur ses épaules et descendirent jusqu'à ses hanches.
Tandis qu'elle marchait, son corps ondulait. Sa manière presque féline de se mouvoir la rendait séduisante. Les hommes ivres lui avaient dit.
Elle ne lâchait pas son arc, attentive à tout ce qui l'entourait. Elle agit ses oreilles. Les poids de Ninquelotë les chatouillaient.
Cette dernière descendit de son épaule et s'engouffra par la fenêtre de l'étage de chez elles. L'elfe ouvrit la porte, entra et laissa l'inconnu venir.
Le conduisant dans le salon, elle le laissa s'y installer. Elle alla chercher des bandes et de quoi désinfecter. Puis elle retourna dans le salon.
En y entrant, elle explosa de rire. Nin, toute fière, sautillait partout. En la voyant, la petite écureuil s'immobilisa. Puis elle s'installa tranquillement sur l'épaule de Luinil.
La revenante s'assit derrière l'homme et murmura :

Alors, dit moi... Comment t'es-tu fait ça ?

Elle nettoyage la plaie, avec le désinfectant. Puis elle fabriqua une sorte de pansement, tout en l'écoutant.




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Mer 11 Nov - 11:20
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Hum Hum… Comment vous pensez que j’allais réagir… Bah pour commencer, je l’ai écoutée attentivement, en essayant d’intégrer le plus rapidement possible les informations qu’elle me donnait. Apparemment nous étions dans la forêt de Drayame… Magnifique forêt, je suis d’accord avec elle. Les couleurs vives, les reflets du soleil sur les feuilles des arbres, les senteurs des fleurs, baies et autres plantes, absolument tout, pouvait justifier la magnificence de cette forêt…

Ensuite, la jeune femme, se présenta à moi, et elle disait s’appeler Luinil. Elle portait une capuche, et elle ne semblait pas être humaine. Même si je ne la voyais pas très bien, ma vue ayant encore du mal à s’adapter, je pouvais sentir sa différence. De plus, je remarquais un petit truc qui bougeait sur son épaule… un animal ? En fronçant les sourcils, je réussis à distinguer les formes de ce petit être. Un écureuil. D’ailleurs, Luinil me donna son nom : Ninquelotë. Par contre, je ne savais point si c’était un mâle ou une femelle. Mais bon, ce n’était sans doute pas le plus important.

Au passage, cela me permit, pendant quelques secondes, de réfléchir à ma propre identité, essayant de me rappeler ne serait-ce que mon nom. Toutefois, elle me pria de la suivre, et, de fait, m’extirpa de ma réflexion. Pour éviter tout conflit avec elle, j’obéissais sans poser de questions…

Elle se retourna, et commença à partir, moi sur ses talons. Notons par ailleurs qu’elle avait retiré sa capuche, dévoilant son visage et… des oreilles pointues. Bon, j’ai deux choses à dire. Un, j’avais raison, elle n’était pas humaine, et étrangement, je me sentais fier pour l’avoir remarqué. Deux, je ne pouvais pas admirer son visage. Car franchement, son corps était parfait… D’une beauté inhumaine… héhé… Elle n’est pas humaine, m’voyez… Bref, cette blague est ratée… Tout ça pour dire que, vu comme elle marchait, et vu comment son corps se balançait, vu comment il ondulait, il était dur pour moi de regarder devant moi, mes yeux étant attirés par autre chose…
En plus, je recouvrais ma vue, et il devenait difficile de résister. Je dus me faire violence pour calmer mes ardeurs. Je n’étais pas ce genre d’homme, probablement, et je ne souhaitais point le devenir…

Au bout d’un moment, nous arrivâmes chez elle. C’était un bel endroit, calme et à l’atmosphère reposante. Elle me fit m’installer dans son salon, me laissant choisir où me mettre. Je choisis une chaise. Pendant ce temps, elle disparut de ma vision, et je surpris le petit écureuil à sautiller partout d’une façon assez frénétique. C’était à la fois étrange et amusant à voir et à vivre…

Lorsque Luinil revint, Ninquelotë pila net et reprit place sur son épaule, suite à un regard de la jeune femme, qui par la suite s’installa derrière moi, pour me soigner, semblait-il. Elle désinfecta ma blessure, probablement avec de l’alcool, ce qui me fit grimacer légèrement, alors que je me crispais un peu. Tout en me désinfectant, elle me posa une question…

— Alors, dit moi... Comment t'es-tu fait ça ?

Je lui répondais calmement, pendant qu’elle préparait les bandages…

— Je n’en sais rien, pour tout vous dire. Je me suis réveillé au fond d’une grotte, la tête sur un rocher couvert de mon sang…


Mer 11 Nov - 18:49
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- Je n'en sais rien, pour tout vous dire. Je me suis réveillé au fond d'une grotte la tête sur un rocher couvert de mon sang...

Luinil termina de lui mettre la bande sur la tête. Pendant ce temps, Ninquelotë se roulait dans un coin. Sa fourrure blanche ressemblait plus à une boule de neige qu'à un écureuil.
L'elfe se leva, ayant fini le bandage. Elle passa à côté de l'homme-sans-nom et enleva sa cape. Une mèche de cheveux effleura son invité, répandant son parfum fruité. Pomme, plus précisément.
Elle dévoila son shorty violet, surmonté de barres de métal souple. Pratique pour ne pas se retrouver "cul nu", comme disent les humains. En haut, elle ne portait qu'un soutien-gorge orné de plumes et de deux épaulettes. Le tout était violet, comme sa peau.
Pour résumer l'elfe à ce moment, c'est plutôt complexe. Elle était à la fois intriguée par ce jeune inconnu qu'elle avait soigné et invité chez elle.
Mais elle était aussi méfiante. Elle ne connaissait rien de ce prétendu amnésique. Peut-être était-il dangereux, peut-être lui voulait-il du mal ? Son passé lui avait appris que les hommes étaient des menteurs et des voleurs.
Ceoendant, quelque chose lui disait qu'il n'était pas ce genre d'homme. Son instinct elfique, probablement.
Enfin, elle se sentait bizarre. Elle savait comment. Un sentiment qu'elle avait oublié depuis un moment. Un sentiment qu'elle n'avait pas ressenti depuis cette rencontre dans la forêt.

SPOILER : VOIR LE RP ENTRE LAMEK SAKIO ET LUINIL.

Elle fut sortie de ses pensées assez brutalement. En effet, un brouhaha indescriptible s'élevait derrière sa porte. Sans hésiter, elle alla ouvrir.
Le spectacle extérieur était incroyable. Des animaux forestiers se bousculaient contre le panneau de bois. Ils étaient deux dizaines à peine, et semblaient affolés.
Face à la précipitation des animaux, Luinil n'eut que le temps de s'écarter. En quelques secondes, sa maison fut prise d'assaut par les bestiaux, qui se précipitèrent sur l'inconnu.
En même temps, Luinil ferma la porte. Puis elle se dirigea vers l'homme et se mit devant lui. Les animaux reculèrent. Luinil parla :

- S'il-vous-plaît, reculez ! Que se passe-t-il ?
- C'est Sissi, elle était dans une grotte et elle nous a dit qu'elle avait senti une odeur de sang connue...
- Et ?
- Donc on a suivi l'odeur, et on est arrivés ici.
- Oui, ce jeune homme s'est blessé et il n'a pas pu me dire qui il était. Je l'ai soigné.
- Justement ! Sissi connaît son nom ! Ce jeune homme s'appelle Axel Carter.

Luinil se tourna face à l'homme. Elle était très près de lui. Peut-être trop. Mais elle s'en fichait. Elle laissa ses yeux devenir verts de surprise. Elle avait enfin son nom.
Nin sauta sur un renard. Ce dernier, reconnaissant la petite boule de poils, la réceptionna avec délicatesse. Les deux animaux se connaissaient depuis un long moment.
Toutes les bêtes s'excusèrent d'être entrées ainsi. L'elfe ne leur en voulu pas. Grâce à elles, l'homme-sans-nom avait un nom.
Après le départ des animaux, Luinil se tourna vers Axel. Ses yeux verts avaient viré au rose. Sans passer par une autre couleur.
Ce rose, seule Nin en connaissait la signification. Le rouge c'était la colère, le bleu symbolisait le calme et le vert, le surprise. Eh bien le rose, c'était l'Amour. Elle avait enfin écouté son coeur.
Mais ça, jamais elle ne l'aurait dit à Axel. Plus elle y pensait, plus elle aimait ses yeux. Elle détourna le regard, rouge comme une pivoine.
Elle alla dans le salon, s'assit sur le canapé et resta silencieuse. Une petite larme coula sur sa joue. Légère, mais bien visible. D'une voix légèrement tremblante, elle demanda :

- Tu as faim ou soif ? Tu veux dormir ?

Une seconde l'arme tomba.




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Mer 11 Nov - 20:02
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J’attendais patiemment que Luinil finisse d’appliquer les bandages sur l’arrière de mon crâne. Pendant ce temps, j’essayais de réfléchir sur mon passé. Les souvenirs affluaient lentement dans mon esprit, les bruits sourds en moi se concrétisaient lentement… Des hurlements sans fins, le bruit des épées qui s’entrechoquent, le brouhaha d’un combat généralisé, destructeur et sanglant. Les odeurs se dévoilaient, celles du sang, des cendres, de la fumé, de la chair brûlée et en décomposition constante... Un génocide... Une hécatombe... Une véritable boucherie et horreur sans nom...

Soudain, une légère odeur de pomme fraîche s’immisça au milieu de tout ça. Ça n’avait rien à voir avec mes souvenirs. Je le sentais, c’était réel. Je me concentrais donc sur cette odeur, qui m’enveloppait de douceur et de chaleur. J’avais aussi l’impression qu’un fil de la soie la plus douce au monde, effleurait mon visage. Je dus ouvrir les yeux pour me rendre compte de la vérité. Il s’agissait d’un cheveu de la jeune femme, ainsi que de leur parfum envoûtant.

Qui plus est, la jeune femme venait de se mettre à l’aise, si je puis me permettre ce terme, et je dois avouer qu’il fut difficile pour moi de cacher ma gêne, ainsi que mes joues bien rouges. A vrai dire, je ne le cachais pas. Et je dois aussi concéder que mon cœur battait bien plus vite lorsque mes yeux se posaient sur elle, scrutant chaque détail de son corps, admirant chaque courbe. Mes mains rêvaient de pouvoir toucher cette personne, dont la beauté brillait telle un diamant pur, et dont la douceur de la peau devait être équivalente à de la porcelaine, digne du roi du monde…

C’était clair et net, j’étais sans doute en train de tomber amoureux, et je sentais qu’elle allait me rejeter. Pourtant je gardais espoir. J’avais l’impression d’être un brasier infernal coincé entre les quatre vitres d’une lanterne, qui éclairait un joyau à la pureté illimité. Et tel ce brasier, je brûlais pour Luinil… Entièrement… Et sans limites…
Toutefois, je ne pus me concentrer  d’avantage sur mes sentiments, puisque un bruit sans nom me surprit d’un coup, me faisant légèrement sursauter, pour me rendre compte à quel point j’étais rouge. Luinil se rendit vers le bruit, tandis que j’essayais de me calmer et de reprendre mon souffle. De là où j’étais, je pouvais apercevoir des animaux, et je devinais un dialogue, mais je ne comprenais rien.

De plus, je voulais éviter de me mêler de ce qui ne me regardait pas, et donc, je me tournais vers Ninquelotë, qui, était en boule. Une petite boule blanche. Une boule de neige, en version poilue et toute mignonne, mais surtout, bien plus douce et chaude. Soudain, Ninquelotë fila en direction de la porte, puis, je me retrouvais seul…

J’attendis que Luinil revienne, en m’étirant et en sifflotant pour m’occuper… Je savais siffler. C’était déjà ça. Peut-être étais-je musicien ? Bon, étant donné ma musculature, je pensais plus à soldat, ou mercenaire… Et mes souvenirs liés à la guerre me faisaient largement penser à ça. J’espérais que mon passé ne soit pas trop lourd. Faire souffrir Luinil avec ça n’était pas mon objectif…

Lorsqu’elle revint vers moi, je remarquais que ses yeux verts, venaient de passer au rose, et, c’était mignon. Ça la rendait encore plus jolie. Elle aussi regardait mes yeux, et elle rougissait au fur et à mesure, au point d’être rouge comme une pivoine bien mûre. Elle s’installa sur le canapé et me regarda avant de parler… Une larme se mit à couler sur sa joue, faisant son chemin le long de son visage, puis s’arrêtant sans raison.

—  Tu as faim ou soif ? Tu veux dormir ?

Et une seconde larme coula… A vrai dire, je n’avais ni faim, ni soif, et encore moins sommeil. Je me levais, puis me penchais vers elle, essuyant ses larmes du bout des doigts, et je l’avoue, savourant le contact avec sa peau. Je plongeais mon regard dans le sien avec tendresse et douceur, avant de lui répondre.

— Pour le moment, tout ce que je désire, c’est vous aider…


Jeu 12 Nov - 16:40
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Luinil leva les yeux. Il venait d'effacer les larmes qui coulaient. Ce geste, si banal, l'arrêta aussitôt. Elle était estomaquée. Une simple caresse sur sa joue venait de lui faire l'effet d'un électrochoc.
À partir de l'endroit où il l'avait touchée, elle eut l'impression que de l'électricité parcourait chaque fibre de son corps.
C'était comme si des milliers d'éclairs partaient de son doigt et allaient vers son cerveau, ses doigts et ses pieds. Elle était devenue une sorte de pile électrique.
Par ce contact, elle eut aussi l'impression que son cœur s'arrêtait de battre. Et aussi... Non, c'était impossible. Elle avait eut, l'espace d'un instant, l'impression qu'il l'aimait.
Elle se faisait des idées. Son cerveau lui jouait des tours. Ce n'était pas possible. Non, elle devait imaginer des choses. En tout cas, il y avait une explication rationnelle.
Luinil secoua ses oreilles. Sa peau était piquée de milliers de petits points. Le contact du doigt d'Axel lui donnait la chair de poule. Et c'était assez désagréable.
Il disait qu'il voulait l'aider, et rien d'autre. Sa voix parut, aux oreilles de l'elfe, tendre et chaleureuse.
Mais, même si il lui avait crié dessus, elle aurait eu la même réaction. À vrai dire, rien n'aurait pu altérer la façon dont elle lui répondit. Avec calme, douceur mais aussi fermeté, elle lui murmura :

Tu ne peux pas m'aider. Personne ne le peut.

Nin grimpa sur ses genoux et lui donna des coups de museau. Luinil lui adressa un sourire et caressa sa petite tête douce. Cela la calma encore plus et elle reprit, sur le même ton :

Même toi, ma belle et tendre amie, tu ne peux pas.

La petite écureuil couina un :

Je sais... Mais tu as un moyen de savoir si tu t'es fait des illusions...
NON !

Luinil se leva d'un bond. Elle pensait avoir répondu calmement. En réalité, elle avait crié. Ce que venait de suggérer Nin lui était insupportable.
On aurait pu s'attendre à ce que l'écureuil prenne peur et se recroqueville sur elle-même. Après tout, les yeux de Luinil étaient redevenus rouges.
Mais il n'en fut pas ainsi. Non, notre petite boule de poils resta bien droite, face à l'elfe. Ses deux petites billes noires plantées dans celles rouges de la revenante, elle lui répondit :

Je ne faisait que suggérer une solution pour que tu arrête de te torturer l'esprit ! Ne te met pas dans un tel état !

L'elfe ne lui répondit pas. Ses yeux posés dans ceux de celle qui partageait ses pensées, elle tendit la main. La petite boule de poils décolla du canapé.
Ses petites pattes griffues battaient l'air. Mais elle n'avait pas peur. Ninquelotë reprit la parole :

Luinil, repose-moi ! Je sais que tu ne me fera pas de mal. Mais lui, il ne le sait pas. Ne lui montre pas que tu es dangereuse. Montre-lui la vraie Luinil, celle qui est gentille et amicale.

Ces paroles eurent l'effet d'une bombe sur l'elfe. L'écureuil avait raison. Elle devait rester calme. Elle reposa doucement son amie sur le fauteuil moelleux et ferma le poing.
Ses yeux reprirent leur rose quand elle regarda Axel. Une fois de plus, elle craqua pour ses yeux. Elle n'y pouvait rien.
Baissant le regard, elle s'expliqua :

Je suis désolée. Peut-être ai-je été trop vague. Mais je ne peux pas expliquer plus. Si je te dit, tu fuira.

Elle pinça les lèvres. Elle ne savait pas si elle pouvait avoir confiance en lui. Après un long soupir, elle décida de se confier. En partie. Elle parla :

En fait, je ne suis pas une elfe. Enfin, je ne le suis plus. Disons que j'ai eu la brillante idée de me battre contre un vampire, et j'y ai laissé la vie. Donc, après un voyage dans les Limbes, une discussion avec Nayris et une épreuve dont je préfère ne pas parler, je suis revenue. Mais pas en tant qu'elfe. En tant que revenante. Je ne peut pas m'exposer au soleil, d'où la cape. Mais je guérit plus vite d'une blessure. C'est une condition à double tranchant. Et, pour ce qui est de mes vêtements, c'est parce que c'est plus simple d'avoir ce que je porte. Certes, je suis plus facilement atteignable, mais cela me permet aussi d'avoir toute mon agilité sans aucune contrainte que peuvent apporter les vêtements.

Elle sourit, ses yeux roses fixant Axel droit dans les yeux.




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Jeu 12 Nov - 19:49
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— Tu ne peux pas m'aider. Personne ne le peut.

Voilà la réponse que Luinil me donna presque instantanément. C’était une réponse que je trouvais franchement très égoïste de sa part, mais après tout, je ne la connaissais pas assez, pour pouvoir la juger. En fait, à part son nom, je ne savais rien d’elle, et je n’allais pas chercher à en apprendre plus. Après tout, je n’étais qu’un simple étranger, qui venait de rentrer dans sa vie, et qui, certes, aimerait y rester. Je ne me leurrais pas, j’étais en train de tomber éperdument amoureux de cette jeune et charmante femme, aux atouts bien visibles et présents…

Toutefois, mon attention finit par se porter sur Ninquelotë, qui tenter apparemment d’égayer sa maîtresse et amie. Cependant, cela sembla tourner en une joute mêlant paroles et regards fixes. Je ne savais point comment réagir face à une telle situation, et, par ailleurs, je remarquais que les yeux de Luinil avaient viré au rouge comme lors de notre rencontre hasardeuse dans la forêt de Drayame, si je me souviens bien du nom…

Comment décrire ce que je ressentais alors… J’avais une appréhension, un genre de peur, qui faisait accélérer mon rythme cardiaque au point de me rompre en deux sous la pression. De plus, la jeune elfe venait de hurler, et ce hurlement eut l’étrange faculté de me glacer le sang, vous ne pouvez pas imaginer à quel point…

D’ailleurs, il est amusant pour moi de me dire que, d’un côté, j’étais littéralement en feu lorsque je posais mes yeux sur elle, alors que de l’autre côté, elle venait de me refroidir… Mon cerveau a dû court-circuiter, parce que pendant quelques secondes, qui me parurent une éternité, mon esprit virevolta entre mes souvenirs…

Je me souviens de ce que j’ai vu à ce moment là. Un long couloir de marbre blanc, aux grandes portes d’ébène noir, de chaque côté. Par curiosité, j’ai voulu pousser la porte de droite, puis celle de gauche, afin de découvrir les nombreux secrets qui auraient pu s’y cacher. En m’approchant de la première porte, j’ai pu ressentir un intense bonheur, et pourtant, s’y étaient mêlés d’autres sentiments plus étranges, comme… l’amour et la colère. En outre, une énergie maternelle m’envahit alors, sortie de nulle part, et de partout en même temps… Par contre, quand je suis allé vers le l’autre porte, un malaise s’emparait de moi au moment où je touchais la poignée.

Ce malaise était en réalité la manifestation émotionnelle du cri de Luinil, un sacré « NON »… Tellement puissant qu’il me ramena à la réalité… Tout en m’arrachant les tympans… Belle voix…

Ceci fait, elle m’adressa la parole quasiment après. Ayant l’impression d’avoir consommé des plantes hallucinogènes, je la regardais probablement de travers. De fait, j’essayais de me concentrer sur ses paroles, le mieux possible…

— Je suis désolée. Peut-être ai-je été trop vague. Mais je ne peux pas expliquer plus. Si je te dit, tu fuira.


Elle enchaîna directement par un monologue, m’empêchant de placer une réponse quelconque… Bien que je me demande encore si j’aurais réussi à répondre, étant donné que j’étais incroyablement perturbé, autant par son état, que par la facilité avec laquelle elle changeait d’état. Impressionnant…

Je venais d’en apprendre beaucoup sur elle. C’était une confidence, à mes yeux. Une lourde confidence. Elle était morte et avait affronté plein de dangers… Et je la trouvais belle à mourir, au passage. Je notais aussi que ses yeux étaient de nouveau roses. C’était très mignon. Je dus faire un énorme effort pour calmer mes émotions, et formuler une réponse…

— Eh bien… Que ce soit votre état, votre vie, ou même vos habits, sachez que je ne vous jugerais pas. Vous êtes une revenante ? Et alors ? Vous pensez que je vais fuir une aussi jolie femme ? Je préfère être franc avec vous. Vous me plaisez. Et j’adore vos vêtements. Ils me permettent de vous admirer de plus belle… Et franchement, vous n’imaginez pas à quel point je suis mal à l’aise…

Je ne pouvais rien faire d’autre… à part rougir… Bon, j'ai fais un seul truc... J'ai collé mes lèvres contre les siennes. Je l'ai embrassée ! Ouuuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

— Restez gentille... Pour moi et votre amie... Je vous aime après tout...


Sam 14 Nov - 2:37
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Eh bien… Que ce soit votre état, votre vie, ou même vos habits, sachez que je ne vous jugerais pas. Vous êtes une revenante ? Et alors ? Vous pensez que je vais fuir une aussi jolie femme ? Je préfère être franc avec vous. Vous me plaisez. Et j’adore vos vêtements. Ils me permettent de vous admirer de plus belle… Et franchement, vous n’imaginez pas à quel point je suis mal à l’aise…

L'elfe se figea. Il avait dit beaucoup de choses, et elle décida de les prendre une par une, dans l'ordre. Ce serait bien plus simple.
Alors, il ne l'a jugerait pas. Bah, disons qu'elle se fichait qu'on la juge. Elle était elle-même et tant pis pour ceux à qui ça ne plaisait pas. Non mais, ce ne sont pas les autres qui font d'elle ce qu'elle est !
Ensuite, il n'allait pas la fuir. Un soupir de soulagement s'échappa d'entre ses lèvres. Une de ses craintes était partie.
Eh oui, même si elle ne le disait pas, elle avait peur qu'Axel l'abandonne. Elle avait déjà vécu ça, et elle ne voulait pas encore se retrouver seule.
Elle parti dans ses souvenirs. Elle se revoyait, enfant, rejetée par les autres. Dans la cour de récréation, quand elle allait manger. Il n'y avait que chez elle qu'elle était acceptée.
Puis le jour de sa fuite lui revint en tête. Elle avait passé une journée exécrable, et qu'elle apprenne que ses parents n'étaient pas en réalité ses parents et que sa vraie mère l'avait abandonnée faute de moyens lui avait fait un choc.
Elle avait fait son sac, et était partie sans se retourner. Elle était arrivée dans cette grotte, s'était fait des amis et avait rencontré Nin. Depuis, elle n'avait plus jamais été seule. Et elle ne le serait plus jamais.
Un sourire se forma sur son visage quand elle repensant à la boule de poils qu'elle avait sauvée. A l'époque, elle était maigre à faire peur et avait le poils gris de saleté. Sans L'elfe, l'écureuil serait morte.
Elle revint à la réalité. Il l'a trouvait belle. Ce n'était pas un scoop, elle se savait belle. Les hommes ivres lui avaient dit de nombreuses fois que même les aveugles étaient éblouis par sa beauté.
Mais là, c'était différent. C'était sincère, et ça lui faisait plaisir. Elle était heureuse qu'il la trouve belle. Et aussi qu'il aime ses vêtements. Mais bon, les vêtements, c'était pour le côté pratique. Pas pour le fashion.
Là, ses yeux redevinrent vert pomme. Elle lui plaisait. Elle se pinça le bras. Non, pas possible. Et pourtant, lorsque la douleur vive de ses ongles pinçant sa peau se fit sentir, elle sut que c'était vrai.
Et il était mal à l'aise. Enfin, il y avait de quoi. En une minute, il venait de lui avouer qu'elle était belle, qu'elle lui plaisait et qu'il resterait. Comment ne pas être gêné dans pareille situation ?
Et là, il fit un truc incroyable. Et pourtant réel, puisqu'elle savait qu'elle était réveillée. Il l'embrassa. Après avoir rougit, certes. Mais il l'avait embrassée.
Ses lèvres étaient douces comme du velours, sucrées comme du miel et chaudes comme le soleil. Elle ne put bouger. Ce baiser était tellement soudain mais aussi tellement attendu.
Lorsqu'il retira ses lèvres, elle en ressenti le manque. Elle avait besoin de l'embrasser de nouveau. Pour la sensation, mais pas seulement. Elle aimait le contact de sa bouche, mais cela signifiait beaucoup pour elle.
C'était une promesse. De ne pas partir. De rester près d'elle. De l'aimer. Et cela, c'était tellement beau. Et parfait. Il lui parla :

Restez gentille... Pour moi et votre amie... Je vous aime après tout...

Elle eut un petit rictus. Il pensait qu'elle allait réagir comme lors de sa confrontation avec Nin. Eh bien, non. Elle ne pouvait pas lui faire de mal. Et son écureuil n'avait rien à voir là-dedans, elle ne s'en prendrait pas à elle.
Sa réaction fut plutôt opposée à ce à quoi semblait s'attendre Axel. Elle glissa sa main sur la joue de l'humain afin de sentir la chaleur de son corps. Elle le devinait bouillant de l'intérieur.
Puis, avec une tendresse énorme dans la voix, elle répondit :

Je ne te ferais aucun mal. Jamais. Je te le jure.

Ses yeux lui disaient la vérité. Elle ne le toucherait pas dans le but d'être violente envers lui. Cela n'était pas correct et méchant. Elle ne voulait pas qu'il la voit comme une méchante.
Pour lui prouver encore plus qu'elle ne mentait pas, elle décida de faire une chose inouïe. Elle passa sa main de sa joue à son cou et glissa ses doigts dans sa nuque.
Elle l'attira vers elle et l'embrassa. Ses doigts se refermèrent sur sa nuque et sa langue passa sur la lèvre inférieure de son amant. Le goût de ses lèvres revint et elle sourit.
Puis elle recula. Il était tellement beau. Sans lui laisser le temps d'ajouter quoi que ce soit, elle reposa sa bouche contre celle de l'homme et l'embrassa. Elle ne se laisserait jamais de tout ces papillons dans son ventre et de la douceur de ses lèvres.
Reculant une nouvelle fois, elle lui murmura :

Je t'aime.




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Sam 12 Déc - 23:35
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Il est des choses qui sont immuables. Elles ne peuvent changer, malgré toute la bonne, ou la mauvaise volonté, qu'on peut y mettre. Certains vous citeront le lever et le coucher du soleil, qui suit un cercle vertueux et infini. Sur le même plan, nous pouvons évoquer la vie, qui, malheureusement, peut s'arrêter. Et pourtant, certains composants sont immuables...

Notamment, l'Amour. Ah, l'amour, ce sentiment complexe et cependant si simple. Un jour on aime, un jour on déteste. L'Amour est bipolaire. Il aime nous surprendre au dernier moment, réveillant en nous une étincelle, dont nous n'avions même pas la connaissance. Et notre cœur, tel une fleur, éclot, et se laisse envahir par des ressentis semblables à des odeurs parfumées aphrodisiaques et exaltantes, nous faisant perdre tous nos moyens, en quelques secondes...

C'est exactement ce que j'ai ressenti lorsqu'elle m'embrassa. J'eus l'impression d'être emporté par un raz de marée si violent qu'il balaya mes pensées en un instant. Et, pour être franc, je désirais fortement m'y noyer. Et être englouti. Lui appartenir, rester le prisonnier de ses lèvres, tellement sucrées, qu'elles me rappelaient les fruits de mon enfance, qui emplissaient mon cœur de bonheur tout au long de l'année...

Il fallait absolument que cette sensation se prolonge, j'en voulais encore et encore. Cette femme était devenue un fruit rare et défendu, que je rêvais de croquer plus que tout, et je comptais bien y arriver. Lorsque qu'elle s'éloigna, rompant le contact, je dus me retenir de l'attraper... J'avais l'impression d'être le prédateur, et elle, était ma proie...

Toutefois, mon impression s'inversa totalement, lorsqu'elle revint vers moi pour m'embrasser de nouveau. Et rebelote, mon cœur repartit pour un tour. Sauf que, cette fois ci, tout fut plus long. Et plus palpitant... Comme sa main et ses longs doigts tout fins, qui se calèrent au niveau de ma nuque, pour préparer un second baiser, plus assuré, plus prenant...

Malheureusement, là aussi, ce contact prit fin, mais les mots que Luinil prononça ensuite, prolongèrent mon état proche de l'euphorie sentimentale.

- Je t'aime, me dit-elle

Il ne m'en fallut pas plus pour me décider à agir. Dans un mouvement que je désirais rapide, ce qui n'était sans doute pas le cas, je l'attirais à moi pour l'embrasser. Des fois les mots sont inutiles... Les actes suffisent. Mais bon, parfois, faut préciser...

- Je t'aime aussi, lâchais-je au creux de son oreille, après l'avoir embrassée


Lun 14 Déc - 14:01
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Dieu qu'elle aimait le goût de ses lèvres. C'était tout simplement magique. Ses oreilles frémissaient à n'en plus finir, si bien qu'on entendait presque le bruit d'une petite vibration. Elle pourrait rester toute la vie ainsi. À ce moment précis, ce n'était personne d'autre que lui et elle. La petite écureuil ressentait toutes les émotions de l'elfe, en même temps qu'elle. Elle aussi aimait cet homme aux yeux et aux cheveux gris.
L'elfe sentit les mains de son amoureux l'attraper par la taille et la ramener vers elle doucement. Enfin, doucement pour une elfe. Elle avait bien conscience que pour un humain comme lui, ce geste était rapide. Se laissant entraîner, ils s'embrassèrent une nouvelle fois, puis elle entendit ces trois petits mots, murmurés comme s'il disait une injure que personne ne devait entendre :

Je t'aime aussi.

Ces sons qui s'enchaînaient à la perfection, comme une musique, l’amenèrent à un bonheur total. Elle avait trouvé celui qui la comblait, et qui continuerait de la combler jusqu'à sa mort. Soudain, elle s'immobilisa. Il était humain, elle était elfe. Elle vivrait plus longtemps que lui. Elle murmura :

Tu sais que tu n'es pas éternel ? Que tu mourras avant moi ? Que ferais-je alors, quand tu m'auras quittée ?

Ses yeux se remplirent de larmes. Elle ne voulait pas le perdre. Elle avait peur de le perdre. Passant ses bras autour de son cou et cachant son visage dans le creux de ce dernier, elle fini par lâcher :

N'y pensons pas.




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Lun 28 Déc - 23:55
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J'en étais désormais persuadé, j'avais trouvé la femme de ma vie. Tout allait pour le mieux, cet instant était magique, cet instant où les lèvres étaient collées contre les siennes, cet instant que je voulais éternel. Je la serrai contre moi avec amour et passion, brûlant de la flamme de l'envie. Elle me faisait envie, énormément, j'espérais qu'elle soit au courant. En même temps, ça devait être facile pour elle de s'en rendre compte. Au passage je remarquais que la femelle écureuil frissonnait en même temps. Peut-être ces deux êtres étaient-ils liés...

soudain, une idée me vint rapidement à l'esprit. Si je faisais plaisir à ma nouvelle chérie, peut-être que je faisais aussi plaisir à ce petit animal et que par conséquent, j'étais indirectement zoophile. Cette idée s'avérait perturbante pour moi. Heureusement, l'être qui faisait battre le tambour de mon cœur se mit à me parler. Toutefois, j'aurais préféré que ce soient des paroles plus joyeuses qui sortent de ses lèvres.

Tu sais que tu n'es pas éternel ? Que tu mourras avant moi ? Que ferais-je alors, quand tu m'auras quittée ?

Il est vrai qu'elle avait raison. C'était un point qu'il fallait que j'éclaircisse au plus vite, au fin fond de mon esprit sombre et poussiéreux, car après tout je n'avais pas l'habitude de trop réfléchir. Une chose était certaine, j'allais essayer de la combler avant de mourir, au maximum. Alors que je m'apprêtais à lui répondre, elle enchaîna directement sans me laisser le temps d'en placer une. Sa phrase était simple. Elle me demandait de ne pas y penser, et elle ne voulait pas y penser. Et je venais de trouver la façon idéale pour lui changer les idées. Rien ne pouvait être plus efficace qu'un autre baiser, encore plus long et provocateur que le précédent, sans oublier une langue qui se balade et qui se tortille. C'est après avoir fait durer ce baiser quelques minutes plus je lui répondais avec une décontraction abusive.

Je vais certainement mourir avant toi, car c'est mon destin, mais cela ne veut pas dire que nous ne pourrons pas être ensembles. Qui sait, peut-être que Nayris me fera aussi un cadeau...


Mar 29 Déc - 0:12
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Vous ne pouvez pas imaginer mon bonheur quand sa langue entra en contact avec la mienne, me procurant un frisson qui parcouru toute ma colonne vertébrale. Je sentais son envie de moi, et je la partageais. Je déconnectais mon esprit de celui de Nin, qui se retrouva aussitôt dans son état normal. Elle galopa dans une autre pièce, complètement gênée. Axel me dit, avec décontraction :

Je vais certainement mourir avant toi, car c'est mon destin, mais cela ne veut pas dire que nous ne pourrons pas être ensembles. Qui sait, peut-être que Nayris me fera aussi un cadeau...
Je l'espère tellement, mon amour. Je ne veux pas te perdre... Je t'aime tellement.

J'enlaçais une nouvelle fois son cou et pressais mon corps contre le sien. Puis je pris sa main et le conduit en direction des escaliers. Je monta et nous gagnâmes ma chambre. Avec un regard décidé, je m'abandonnais à lui. J'étais sienne et il était mien.
***
Le lendemain matin, j'ouvris les yeux et sourit. La lumière du jour perçait à peine entre les rideaux, et mon amant dormait encore. J'installais ma tête sur son torse doucement, voyant Ninquelotë roulée en boule dans un coin. Je devinais sans peine qu'elle était venue après notre relation. En réalité, je l'avais entendue.
Je glissais mon doigt sur le torse nu d'Axel, faisant le contour de chacun de ses muscles. Dieu qu'il est beau ! J'embrassais ses pectoraux et me levais. J'enfilais ma tenue habituelle et sortit doucement de notre chambre, Nin sur les talons. Je descendit préparer le petit déjeuner.
Les pancakes étaient en train de cuire, emplissant la maison d'une odeur fabuleuse. J'entendis mon amoureux qui descendait, et avant qu'il ne se soit approché de moi, je me blottissait dans ses bras avec un :

Bien... Dormi ?




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Mar 29 Déc - 17:56
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- Je l'espère tellement, mon amour. Je ne veux pas te perdre... Je t'aime tellement.

C'est après ce genre de phrase, que l'on peut s'attendre à tout. Personnellement je ne m'attendais pas à ce qui allait se passer. Je vais vous passer les détails, parce que ça ne regarde que moi, mais on peut dire que j'ai passé la plus belle nuit de ma vie. Comme vous pouvez l'imaginer, nous avons fait ce que vous pensez, c'était merveilleux. Bon, au passage, je ne compte pas les quelques rêves bien étranges que j'ai pu faire. Mais bon, ce n'était pas très important, puisqu'au moins j'étais dans les bras de la femme que j'aimais et je pouvais me réchauffer grâce à la chaleur, de son âme, et de son amour pour moi....

Le lendemain matin, lorsque je me réveillais, elle n'était plus avec moi. Étant donné la bonne odeur qui emplissait la maison, je me doutais que tout allait bien pour elle, et je décidais de me préparer convenablement avant de descendre. Je me suis donc lavé, je me suis parfumé, puis je me suis habillé. Je me demandais  pourquoi j'avais du parfum dans mes affaires, mais il me sembla évident que j'étais sans doute quelqu'un qui prenait soin de son apparence, peut-être un peu trop d'ailleurs. Je me trouvais un peu trop efféminé, peut-être étais-je gay...

Il fallait toutefois que je me reconcentre, et que je sorte cette idée farfelue de ma tête, pour me reconcentrer sur l'objectif principal de ma journée. Cet objectif étant certainement de rejoindre ma dulcinée, afin de prendre mon petit déjeuner avec elle, de passer la journée à la satisfaire. C'est donc pour cette raison que je la rejoignis. en arrivant en bas des escaliers, elle se réfugia dans mes bras, me gratifiant d'un petit "Bien... Dormi". C'était assez mignon, et assez gênant. Il faut dire que je n'avais pas l'habitude. Je ne pus m'empêcher de sourire, avant de lui répondre en caressant son visage…

- Oui, mais bon, la nuit était agitée... Je ne m'en plains pas mais bon... Je n'ai qu'une chose à dire. Je t'aime... Et tu es magnifique...


Mer 28 Déc - 19:44
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Je n'aurais jamais pu imaginer pareil homme. Certes, cet homme n'avait au départ ni nom, ni prénom, mais je l'avais recueillit, soigné, et j'étais finalement tombée inconditionnellement et irrémédiablement amoureuse de lui. Une elfe qui aimait un humain, avions-nous déjà vu ça ?
Lorsque je sentis sa paume venir me caresser la joue avec une douceur infinie que je percevais à travers toutes les cellules de mon corps, mon coeur rata un battement. Je souris tendrement, le rouge montant peu à peu à mes oreilles. Oreilles qui bougèrent doucement quand il me répondit :

Oui, mais bon, la nuit était agitée... Je ne m'en plains pas mais bon... Je n'ai qu'une chose à dire. Je t'aime... Et tu es magnifique...

Était-ce... Une vraie déclaration d'amour ? Le genre de déclaration qui ne se prend pas à la légère. Je scrutais son regard afin de savoir si il me mentait ou s'il était sincère. Et mon sourire s'élargit lorsque je découvrais dans son attitude qu'il ne me cachait rien. Alors je me sentis bien.
Comme si, au fond de moi, j'avais trouvé en lui tout ce qui me manquait. Rien d'autre ne me suffirait plus que sa présence éternelle à mes côtés. Mes doigts glissèrent tendrement dans son cou, et je venais déposer un léger baiser sur les lèvres de cet homme si spécial à mon coeur.
Je ne tardais cependant pas à m'éloigner, sentant les pattes d'une certaine écureuil sur mon épaule. Elle aussi voulait le saluer. Elle sauta sur son épaule, s'accrochant à son t-shirt en dernier recourt. Mes mains gagnèrent les pattes arrières de mon animal, l'empêchant de tomber.
Doucement, je déposais deux bols sur la table, ainsi que l'assiette de pancakes qui venaient tout juste d'être terminés. L'odeur emplissait la maison et déjà le rongeur voulait y goûter. J'attrapais la bête juste à temps, lui montrait quelques pancakes que j'avais volontairement mis de côté.
Elle se dirigea vers une sorte de gamelle, se saisissant de son déjeuner. Ma main se glissa dans celle d'Axel et je l'emmenais vers la table. Je déjeunais plutôt rapidement, sans pour autant de gaver. J'aimais déjà la vie à ses côtés, tout allait changer pour Nin et moi. Et sûrement pour lui aussi.




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Jeu 16 Mar - 22:35
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Qu'est-ce que la vie ? Ou plutôt, qu'est-ce qu'une belle vie ? Beaucoup répondront qu'il s'agit d'une vie pleine. Pleine d'aventures, pleine d'action, pleine de rebondissements. Même si personnellement, je pense que le calme n'est pas une mauvaise chose, surtout lorsque je regarde celle qui faisait battre mon cœur, en face de moi. En plus, dans son cas, elle était morte. Pourtant, à mes yeux, il n'y avait rien de plus vivant que ses lèvres contre les miennes. Peut-être était-ce là le paradoxe de l'amour…

Tandis qu'elle déjeunait calmement, je prenais moi aussi mon temps pour remplir mon estomac. Parce qu'au fond de moi, je réfléchissais. Les sentiments que j'avais envers elle étaient sincères, cependant, je ne me voyais pas passer ma vie à dépendre d'elle. Je ne me voyais pas aimer une seule femme. C'était utopique. C'était impossible. Le véritable amour ne se trouve pas au premier regard. D'un côté j'essayais de me rassurer, de me rationaliser, en réalité. Et de l'autre côté, j'avais envie de plonger dans cet amour, et de la rendre plus vivante que jamais, de la réchauffer de l'intérieur. Un genre de chaleur facile à obtenir quand deux personnes qui s'aiment s'abandonnent une à l'autre.

Il fallait que je pense à l'instant présent. Et à mon irrésistible envie de la prendre dans mes bras, de la faire mienne, et de ne plus jamais la lâcher. Dans un sens, une pulsion perverse me donnait envie de devenir indispensable pour elle. Peut-être était-ce pour pouvoir trouver un sens à ma vie, un sens à mon existence. J'espérais toutefois ne pas aller trop loin, pourtant je ne pus m'empêcher de plonger mon regard dans le sien, même s'il ne me regardait pas vraiment, puis dans un soupir, je lui ai dit quelques mots, feignant l'innocence…

– Du coup, mon amour, que veux-tu faire maintenant ? Personnellement, j'ai bien envie de me rapprocher un peu plus de toi, mais je doute que tu sois d'accord. Et je ne veux pas trop brusquer les choses, par respect pour toi…

Le sous-entendu était flagrant, et ça m'étonnerait qu'elle ne le comprenne pas. Cependant, d'après ce que j'avais pu comprendre en observant, d'abord avec les yeux d'un homme, puis avec les yeux d'un amant, elle savait émettre des réserves. J'avais peur qu'elle fasse tomber mon petit jeu à l'eau, car après tout, je n'étais qu'un enfant en matière d'amour. Et tout ce que je lui demandais, c'était qu'elle m'enseigne son savoir…


Ven 17 Mar - 22:39
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Quelque chose, au fond de mon petit être elfique, me disait que je n'étais pas au bout de mes surprises. J'ignorais quoi exactement, sûrement un instinct que je ne connaissais pas encore. Mais il ne devais probablement pas me tromper - car, tout le monde le sait, notre instinct ne nous trompe jamais.
Je croisais son regard, sans vraiment le croiser. Disons que je regardais dans sa direction mais plus loin que lui, comme si je cherchais à le transpercer, à deviner chaque parcelle de son être. Il m'intriguait, tout en étant une personne presque banale. Je n'avais jamais rencontré quelqu'un comme lui.
Il était à la fois beau comme un dieu, intelligent - simple supposition - mais en même temps, il était simple et calme. Je me demandais vraiment quelle personne il était vraiment, et combien de facettes aussi différentes il pouvait avoir. La race humaine, bien que faible par rapport à nous, était vraiment passionnante.
Ils étaient faibles, moins intelligents, moins rapides, moins forts et moins beaux que nous, et pourtant ils étaient tout aussi intéressants. Très nombreux, en plus de ça. J'aurais bien voulu en rencontrer des centaines, pour tous les étudier, et voir ce qui les rendaient aussi semblables.
Je fus interrompue dans mes pensées quelque peu intéressantes par sa voix. J'écoutais sans écouter, avant de revenir à la réalité. Même sans avoir entendu le début, je réussis à saisir les mots les plus importants, qui résonnèrent doucement à mes oreilles :

...j'ai bien envie de me rapprocher un peu plus de toi, mais je doute que tu sois d'accord. Et je ne veux pas trop brusquer les choses, par respect pour toi…

Je m'empourprais alors d'un coup. Bien entendu, j'avais compris le sens détourné de sa question, et il m'aurait été idiot de penser que ce n'était pas ce qu'il voulait dire. Mes joues étaient devenues encore plus violettes, et je baissais les yeux sur mon bol de lait. La gêne arrivait.
Mais, même si sa proposition de retourner au lit était tentante - sincèrement, c'était vraiment un dieu au lit ! - je devais rester fidèle à moi-même. Je devais plutôt lui montrer ce que c'était l'amour, le vrai. Celui qui, au-delà des nuits de chaleur, nous fait du bien même sans rien faire.
Alors je prenais doucement sa main, l'emmenant avec moi au salon. Je me plaçais face à lui, avant de passer tendrement le bout de mes doigts sur sa joue, un léger sourire aux lèvres. Puis je pris la parole, calmement, doucement, lentement :

En effet, j'ai d'autres projets... Comme t'apprendre à aimer.

Je souriais, toujours aussi sincèrement.




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Dim 19 Mar - 16:57
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Elle n'a pas répondu. Pas directement. À la place, elle m'a entraîné dans le salon, calmement. Pour me dire qu'elle s'était décidée à m'apprendre à aimer. C'était impossible. Je refusais son enseignement. L'amour est une punition. L'amour est une limitation. L'amour nous empêche d'accéder au pouvoir. Le pouvoir qui nous permet d'être libre. Le pouvoir qui nous permet d'obtenir la richesse et la puissance pour s'imposer dans le monde. Mais je ne suis pas celui qu'il faut engueuler. Si vous avez un problème, vous pouvez vous en prendre à celui qui me conditionna à tout cela.

Il s'agit en l'occurrence d'un esprit. Mon compagnon de toujours, qui ce cache, qui ne se montre jamais, sauf lorsque j'ai besoin de me battre. Certains l'appelleront esprit, d'autres l'appelleront Dieu, et d'autres encore l'appelleront démon. Pour moi ce n'est qu'un espèce de fantôme, avec son masque doré, ses yeux lumineux, et sa grande bure blanche à capuche. Un être étrange qui dans mon enfance, dont je ne me souviens pas, me proposa apparemment un pacte, selon ses propres mots. En échange de puissance, je devais lui donner mes souvenirs, à chaque fois que je ferai appel à lui. C'est d'ailleurs pour ça que je suis encore amnésique. Et c'est pour ça que l'amour ne me sert à rien, que les amis ne me servent à rien, que l'attachement est une prison, et que les liens sont mes chaînes. Car dès que j'utiliserai le pouvoir de cet être nommé Almodeus, je perdrais à nouveau tout souvenir de mon passé reconstruit une énième fois.

Il fallait que j'évite à l'elfe devant moi une souffrance trop profonde et tellement violente qu'elle pourrait me détester par la suite. Cependant, l'énergie obscure qu'elle dégagerait, pourrait servir à mon ami, alfa une qu'il matérialise l'armure et l'arme dont je pourrais me servir pour me défendre. Et dans le meilleur des cas, je n'aurais qu'à forcer Luinil à m'oublier. Chose étrange, à chaque fois que je perdais la mémoire, j'arrivais pourtant à me souvenir de mon nom. Et du nom de mon ami l'esprit. À supposer que nous soyons vraiment amis. Toujours est-il, pour le moment, je devais répondre à la jeune femme sur qui je venais de passer, littéralement. Uniquement par envie, par désir, purement sexuelles, et sans aucun réel attachement. Mais ça, elle ne le saurait jamais. Parce qu'avec le temps, même si je perds à ma mémoire, je ne perds pas ce que Almodeus me fait acquérir. En l'occurrence, beaucoup de talent pour dissimuler les choses.


– Je suis désolé, mais je refuse. Sache que c'est pour te protéger que je refuse. Mais je n'en dirai pas plus.


Fier de moi, je sortais à l'extérieur, pour aller prendre l'air, quitte à la laisser en plan. Je voulais qu'elle réfléchisse. Et je devais moi aussi réfléchir car la voix d'Almodeus se faisait de plus en plus pesante dans mon esprit. Suffisamment pesante pour me refiler une migraine.



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