Terra Mystica

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Sam 25 Juil - 22:26
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Tandis qu'il chevauchait derrière Trataïr, Neriel perdit peu à peu la notion du temps. Chaque parcelle de son corps le faisait souffrir, et il n'arrivait plus à distinguer le reste de ses sensations. Il était épuisée, et au bord de l'évanouissement. Peut-être avait-il présumé de ses forces, au fond. Il aurait sans doute mieux fait de se transformer. Néanmoins, le jeune assassin s'était refusé à révéler à Trataïr la dernière chose qui le rendait dangereux, tout en sachant que le jeune commandant savait parfaitement quelle fonction il exerçait. Il lui avait d'ailleurs donné son opinion sur le sujet, opinion qui n'avait rien de flatteur. Cependant, ils s'étaient battus côte à côte, sans faillir.

Si Trataïr avait dès le départ révélé ce qu'il était vraiment, Neriel ne l'avait pas fait. Son compatriote n'avait donc aucune idée de qui il avait dans le dos, mais peu importait. Le lycaon avait pu se transformer sans gêne, repoussant ses adversaires sans difficultés, et s'en tirant indemne. L'Assassin n'avait pas pu faire de même. Il avait été aussi loin que ses forces humaines l'avaient mené, mais il n'aurait pas tenu deux minutes de plus. Sa tunique était imbibée de sang - celui de ses adversaire et le sien - tandis que son visage était livide. Il se vidait peu à peu de son sang, sans réellement en avoir conscience. Il avait toujours vécu à la dure, se refusant le droit de s’apitoyer ou de se plaindre. Il s'était déjà blessé à plusieurs reprises, et tout avait toujours finit par rentrer dans l'ordre. Il en serait de même cette fois-ci, du moins était-ce qu'il pensait. Avant même qu'il n'ait pu esquisser un autre geste, tout devînt noir, et il sombra dans l'inconscience.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, Neriel remarqua tout d'abord le plafond au dessus de lui. Il était fait de larges lattes de bois, sans autre artifice. Les murs autour de lui étaient dénudés de décorations, mis à part un petit tableau et un vase. Où était-il ? Où était Trataïr ? Le jeune assassin tenta de se redresser, mais une violente douleur lui lacéra le flanc, le faisant lourdement retomber sur sa couche. Où qu'il soit, cela ne signifiait rien de bon. Il était seul. Il était en terrain inconnu. Il n'était pas en mesure de se battre, ni même de se lever. Qu'allait-il pouvoir faire ? Répugnant l'idée de rester allongé comme un mort, il tenta à nouveau de se redresser. Il serra les dents et laissa échapper un grognement sourd tandis qu'il s’appuyait comme il le pouvait contre le mur. C'est alors que la porte - alors fermée - s'entrouvrit, laissant apparaître un visage usé par le temps :

─ Ne bougez pas Messire, elle ne devrait plus tarder.

Avant même que Neriel ait pu lui demander où il était, la vieille femme referma la porte, et s'éloigna. Pris de vertiges, ce dernier ferma les yeux, maudissant Trataïr de l'avoir accompagné dans la forêt. Il ne savait pas qui était le « elle » qui ne devrait pas tarder. Néanmoins, il remarqua que ses mains avaient été nettoyée, et que sa tunique et ses bottes avaient été lavées. Des rivaux n'auraient sans doute pas pris la peine de le faire, il ne devait donc pas être en si mauvaise posture. De toute manière, il n'avait plus qu'à attendre de voir ce qu'il se passait, puisqu'il était incapable de se lever, et donc de se faufiler dehors. Il se résolu donc à fermer les yeux, et se remit à somnoler.


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Dim 26 Juil - 12:01
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Sur un coup de tête, si l'on peut dire, Alys avait décidé de refaire un tour à Sen'tsura, là où elle avait rencontré Voyl Vanguard, dragon de son état et accessoirement son compagnon, avant qu'il ne disparaisse sans prévenir. Elle était donc partie sur le lieu de leur rencontre, dans le maigre espoir de le retrouver mais sans se faire trop d'illusions malgré tout.

Quand elle fut arrivée dans la capitale, la première chose qu'elle fit fut de se trouver un endroit où dormir, mais la vie était un peu trop chère pour sa petite bourse. Après des heures de recherche infructueuse, elle avait fini par négocier avec une aubergiste complaisante, qui l'accepta comme guérisseuse pour payer sa chambre. Heureusement - ou pas - les gens qui passaient par cette auberge étaient soit malades, soit blessés, et Alys put sans problème les soigner comme il fallait ; et vu les pourboires qu'ils laissaient pour la remercier de ses bons soins, elle aurait presque pu investir dans une suite royale.

Un jour de Nädrillà, l'on avait conduit jusqu'à l'auberge un homme encapuchonné, blessée de manière suffisamment grave pour inquiéter Alys et l'aubergiste, qui fit déposer leur invité surprise dans une des chambres qu'elle avait de libres, l'Elfe suivant pour pouvoir s'en occuper.

Pendant plusieurs jours, elle prit soin de l'homme, pansant ses plaies, appliquant des baumes cicatrisants ; jamais elle ne le laisserait mourir tant qu'elle n'aurait pas tout essayé. Une vie, c'est sacré.

Heureusement, l'état de son patient finit par s'améliorer, au grand soulagement d'Alys et de l'aubergiste, qui aurait préféré qu'il n'y ait pas de mort dans son établissement. Un jour, alors qu'elle somnolait sur une chaise, dans la pièce d'à côté de la chambre où avait déposé l'inconnu, elle entendit un bruit comme quoi il s'était réveillé. Elle se leva de sa chaise en entendant l'aubergiste lancer :

Ne bougez pas Messire, elle ne devrait plus tarder.

Deux secondes après, l'aubergiste vint dans sa chambre et lui dit :

Il est réveillé, mais en piteux état. Il s'en sortira ?

Il est en bonne voie, mais je continuerai à le surveiller, répondit l'Elfe en souriant et sortant de la chambre pour rejoindre celle de son patient.

En effet, elle put voir que son souffle était un peu plus régulier, mais en posant une main sur son front, elle sentit une petite fièvre qui s'était installée. Elle souffla :

Messire ? Vous m'entendez ?

Il valait mieux qu'il ait sa connaissance pour pouvoir raconter ce qu'il s'était passé...



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Mar 28 Juil - 22:25
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Tandis qu'il somnolait, les yeux fermés, Neriel ne cessa cependant pas d'écouter ce qui se tramait. Et bien vite, il repéra les pas léger qui se rapprochaient de lui :

─ Messire ? Vous m'entendez ?

L'air méfiant, le jeune assassin ouvrit un œil, puis l'autre. Il observa brièvement la femme qui se trouvait en face de lui. Une elfe, à n'en pas douter. En aurait-il pu être autrement ? Ils étaient sans doute les mieux placés pour soigner, et aucun homme n'égalait les elfes dans ce domaine. Sa peau pâle faisait ressortir ses chevaux d'un roux flamboyant, et ses yeux d'un bleu glacé. Elle ne semblait pas lui vouloir du mal. De toute manière, si elle avait voulu lui en faire, elle en avait déjà eu l'occasion. Qui plus est, il lui devait sans doute la vie. Il tenta donc de rester courtois.

─ Tout dépend de ce que vous avez à me dire, j'imagine.

Neriel tenta de se redresser encore un peu, mais la douleur l'en empêcha, tandis qu'il grimaçait. Le moindre geste était douloureux. Pour lui qui était habitué à contrôler le moindre de ses mouvements, et à évoluer avec agilité, il était difficile de se retrouver dans un tel état. Il était déjà ressorti d'une mission ou d'une embuscade en mauvais état, mais jamais à ce point-là. Néanmoins, cela n'altéra en rien son comportement habituel ; toujours à essayer de maîtriser au maximum la situation :

─ Puis-je me permettre de vous demander où nous nous trouvons ?

Etait-il loin de la forêt où tout avait eu lieu ? Ou bien dans le plus proche village ? L'assassin n'oubliait pas qu'à la base, il n'était pas parti pour aller combattre les roublards qui campaient là, mais bien pour s'isoler, par delà la forêt.


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Sam 1 Aoû - 13:05
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Alys put voir les deux yeux du blessé s'ouvrir l'un après l'autre, doucement, et elle l'entendit répondre d'une voix qu'il voulait maîtrisée mais qui révélait de fait sa souffrance :

Tout dépend de ce que vous avez à me dire, j'imagine.

Quelqu'un d'autre qu'Alys aurait pu mal prendre le fait qu'il la remercie aussi mal, mais l'Elfe n'en prit nul ombrage. Elle versa dans une tasse que l'aubergiste avait laissé de côté un breuvage qui pourrait requinquer un petit moment le blessé, voyant que celui-ci tentait de se redresser en grimaçant. Il demanda après quelques secondes de souffrance :

Puis-je me permettre de vous demander où nous nous trouvons ?

Vous êtes ici en sûreté, messire. L'on vous a conduit jusqu'ici, vous n'étiez pas en état de mettre un pied devant l'autre... Je me suis occupée de vous, et je suis contente de voir que vous ouvrez enfin les yeux. Tenez, buvez ça, ça atténuera un peu votre douleur. Si vous pouvez raconter ce qu'il vous est arrivé, je vous en serai reconnaissante, ça me permettra de traiter plus précisément vos blessures.

Alys avait parlé avec douceur, comme pour montrer qu'elle ne lui voulait aucun mal. Elle lui tendit la tasse avant d'attraper un linge qu'elle plongea dans l'eau fraîche et de le poser sur le front de l'homme pour atténuer la fièvre. Elle reprit après quelques secondes de silence :

Au fait, je me nomme Alys. Et vous ?



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Dim 9 Aoû - 15:52
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Tandis qu'elle remplissait une tasse d'un étrange brevage, la jeune femme répondit d'une voix calme :

─ Vous êtes ici en sûreté, messire. L'on vous a conduit jusqu'ici, vous n'étiez pas en état de mettre un pied devant l'autre... Je me suis occupée de vous, et je suis contente de voir que vous ouvrez enfin les yeux. Tenez, buvez ça, ça atténuera un peu votre douleur. Si vous pouvez raconter ce qu'il vous est arrivé, je vous en serai reconnaissante, ça me permettra de traiter plus précisément vos blessures.

Depuis combien de temps était-il là ? Impossible à savoir pour le moment, mais au fond, ça ne changerait pas grand chose. Le temps ne serait pas récupérable, de toute façon, et il n'était pas réellement pressé. Il n'avait pas de mission en cours. Tandis que Neriel attrapait la tasse, l'Elfe passa un drap humide sur son front. Si ce dernier eut tout d'abord un mouvement de recul, il se laissa cependant faire, trop fatigué et douloureux pour s'agiter. Elle voulait simplement l'aider, il devait tenter de s'en souvenir.

─ Au fait, je me nomme Alys. Et vous ?

Parfois, le jeune assassin aurait préféré ne pas avoir de nom. Le révéler était pour lui synonyme de possibles problèmes. Néanmoins, c'était la moindre des politesse que de lui répondre. Buvant quelques gorgées du breuvage chaud, il répondit ensuite d'une voix lente :

─ Neriel. Disons que nous avons eu affaires à quelques...mercenaires, non loin des plaines. Ils étaient plus nombreux que nous.

Il marqua une pause, avant de boire une autre gorgée. Le liquide chaud l'apaisait et le détendait, rendant ses douleurs un peu plus floues, ce qui était fort agréable. Il laissa sa tête reposer contre l'oreiller, avant de reposer son regard sur l'Elfe. Comme tous ceux de sa race, elle possédait sans nul doute des capacités étonnantes. S'en était-elle servie ? Et qu'avait-elle fait ? Après son étonnante découverte, Neriel tenait absolument à découvrir plus de choses sur la magie et ce qui y était lié. Néanmoins, il ne voulait pas être trop direct ou trop brusque. Il réfléchit donc à une question détournée.

─ Cela fait-il longtemps que je me trouve ici ?


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Dim 9 Aoû - 18:42
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Neriel. Disons que nous avons eu affaires à quelques...mercenaires, non loin des plaines. Ils étaient plus nombreux que nous.

Telle fut la réponse de l'homme blessé, après un bref instant d'hésitation. Comme s'il hésitait à donner son identité à une parfaite inconnue... Ce qu'Alys pouvait comprendre, après tout. Si Neriel était recherché, il valait mieux distiller au maximum les informations le concernant, et étant une mercenaire, l'Elfe savait parfaitement ce que voulait dire "discrétion maximum".

Alors qu'Alys reposait le linge dans le baquet d'eau fraîche, prêt pour la prochaine utilisation, Neriel demanda d'une voix un peu rauque, mais plus assurée après avoir bu le breuvage qu'elle lui avait préparé :

Cela fait-il longtemps que je me trouve ici ?

Quelques jours au moins. J'avoue avoir perdu la notion du temps en m'occupant de vous... En tout cas, vous êtes sauvé. D'ici plusieurs jours, vous serez totalement remis et pourrez marcher sur des kilomètres sans souci.

Un sourire de satisfaction se dessina sur ses lèvres pendant qu'elle se relevait :

Je vais vous chercher de quoi manger un peu, vous devez avoir faim après tout ce temps. Et si vous le voulez, vous pourrez raconter votre histoire pendant ce temps-là.

Puis elle descendit en cuisine pour chercher un bouillon, que l'aubergiste venait de préparer : un bouillon de bœuf avec des légumes, du style pommes de terre, poireaux et choux. Cela devrait suffire pour ce soir, en tout cas. Sifflotant, elle prit le bol et la cuillère que lui tendait l'aubergiste, et remontait voir son patient. Une longue soirée s'annonçait-elle ?



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Jeu 13 Aoû - 10:55
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─ Quelques jours au moins. J'avoue avoir perdu la notion du temps en m'occupant de vous... En tout cas, vous êtes sauvé. D'ici plusieurs jours, vous serez totalement remis et pourrez marcher sur des kilomètres sans souci.

Trataïr devait être loin, désormais. Il ne serait sans doute pas trop compliqué de partir à sa recherche pour le retrouver, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Néanmoins, Neriel n'oublierait pas la dette qu'il avait envers lui. Au moins, lui-même était tiré d'affaire - ce qui n'était pas forcément évident à première vue - et c'était sans doute le plus important actuellement. La jeune femme se leva en souriant, et déclara :

─ Je vais vous chercher de quoi manger un peu, vous devez avoir faim après tout ce temps. Et si vous le voulez, vous pourrez raconter votre histoire pendant ce temps-là.

Son histoire ? Pas sur qu'il en ait réellement envie. Les assassins n'étaient généralement pas les bienvenus dans ce genre de lieu, et peu de personnes appréciaient de devoir les aider. La raison en était simple : ils tuaient sur commande. Comment leur faire confiance, tout en sachant que, simplement par le biais de quelques pièces d'or, ils pouvaient venir prendre la vie de n'importe qui, de l'aubergiste au noble de haute lignée. Bien peu d'entre eux faisaient preuve de compassion, même envers leurs connaissances. Une mission était une mission, et ne pas la réaliser pouvait coûter très cher à tout assassin qui se respectait.

Si Neriel restait un Assassin, avec les avantages et les inconvénients que cela lui apportait, il estimait néanmoins ne pas être de ceux qui étaient les plus cruels. Il se renseignait toujours sur sa cible avant d'accepter une demande, et tuait proprement et rapidement. Nul besoin de faire traîner les choses, comme certains de ses collègues aimaient le faire. Si tuer ne lui faisait plus rien, il n'appréciait pas pour autant la frayeur qu'il pouvait lire dans certains regards lorsque ses victimes comprenaient ce qu'il voulait. Certes, il n'appartenait qu'à lui d'arrêter, mais pour faire quoi ? Il n'avait aucune éducation scientifique, pas de famille, pas de nobles dans ses amis. Au fond, avait-il des amis ? Depuis tout petit, il vivait dans la rue, seul. Il avait commencé par voler, mais il n'était pas le seul, et lorsqu'il avait été en âge de devenir un homme, il avait préféré laisser la place aux plus jeunes, aux enfants qui n'avaient pas d'autre choix. Et il s'était tourné vers quelque chose d'autrement plus dangereux. Avec les quelques économies qu'il avait amassé durant ses dures années, il s'était arrangé pour apprendre les bases de son métier. Et par la suite, le temps et le travail avaient affuté ses compétences, jusqu'à faire de lui un assassin particulièrement redoutable. Silencieux, rapide, implacable. Désormais, il n'avait plus besoin de voler pour vivre, le meurtre était un domaine fructueux. Néanmoins, il ne ressentait nul envie d'acheter une maison, ou de pavaner parmi les nobles, simplement parce qu'il était plus riche que certain. Sa vie lui convenait telle qu'elle était.

Tandis qu'il songeait à cela, des bruits de pas se firent entendre, et l'Elfe revînt avec un bol et une cuillère. Neriel la dévisagea longuement. Difficile de dire quel âge elle avait, tant les Elfes paraissaient jeunes durant de longues années. Etait-elle jeune et innocente, ou bien avait-elle connu de nombreux hivers qui l'avait assagi ? Sans plus de délicatesse, le jeune assassin lacha alors :

─ Je ne suis pas sur que mon Histoire vous plaise. Je suis de ceux que la société n'apprécie pas vraiment, et que beaucoup redoute.

Son regard brun posé dans celui de sa soigneuse, il attendait sa réaction. Elle ne pourrait sans doute s'empêcher de le juger, comme beaucoup.


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Mer 19 Aoû - 0:18
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Derrière la porte, tranquillement installé contre le mur, Trataïr écoutait avec attention la conversation de l’assassin avec la jeune elfe. Il se doutait bien que l’alité le pensait loin, très loin de là. Et en effet, jusqu’à peu, l’impérial assistait à une réunion importante avec plusieurs de ses subordonnés. Il avait dû abandonner Neriel à son sort et aux mains des soldats qui les avaient récupérés pour s’occuper des affaires courantes, mais non moins importantes, qu’apportent la responsabilité de commandant. Néanmoins, il n’avait cessé de penser à l’assassin. Il s’inquiétait de son état, bien sûr, mais aussi de son avenir. Le jeune homme était vif, intelligent, rusé, brave… Il n’avait rien à faire dans les bas-fonds de Sen’Tsura à accepter quelques contrats déshonorants pour gagner sa pitance. Il valait mieux, bien mieux. Et le commandant ne pouvait laisser une âme aussi vertueuse dans les seules mains de dame Fortune qui pouvait décider, quand bon lui semblerait, de faire taire à jamais la voix suave de ce vaillant combattant.

Il avait donc décidé, une fois libre de toute obligation professionnelle, de parler à Neriel. Quand bien même il était faible, quand bien même il refuserait, quand bien même il promettrait ensuite de lui faire la peau. Trataïr devait faire son possible pour aider l’assassin à changer de vie. Il avait déjà une petite idée de la proposition qu’il allait lui faire. Il ne restait plus désormais qu’à mettre tout cela en forme pour que le discours soit plus… percutant. Être commandant était aussi affaire d’éloquence et de diplomatie. C’était une chose de briser le sternum d’un adversaire d’un coup de pilum, mais c’était autre chose d’envoyer des centaines d’hommes risquer leur vie sur un champ de bataille. Il fallait choisir les bons mots pour qu’aucun ne parte au combat sans vouloir donner sa vie pour le remporter. Et bien dans cette situation, c’était la même chose. Seul le but différait. Estimant le moment opportun, Trataïr ouvrit enfin la porte et entra.

- Le passé n’est plus rien, le futur n’est pas encore. Tout ce qui compte, c’est le présent. Lui seul décide qui tu es.

Après cette petite entrée en matière, le commandant avança un peu plus pour que les deux jeunes gens puissent bien le voir. Sa démarche était assurée, son allure noble et son expression des plus paternelles. Il portait ce jour-là ses vêtements de haut gradé militaire. Point d’armure rutilante mais un pourpoint en tissu bleu marine, des chausses du même style et de solides bottes qui claquait sur le pavé de l’infirmerie dans un bruit sourd. Une épée d’apparat à la ceinture, il avait une allure noble qu’il s’efforçait de maintenir dès qu’il paraissait en public. Il s’inclina poliment aux deux jeunes gens, ses longs cheveux corbeaux encadrant sa tête descendant au même moment que cette dernière. Il se releva et plongea ses yeux d’émeraude dans le regard à demi-clos de l’assassin.

- Tu affirmes sans cesse que ton passé t’entrave dans cette vie malheureuse. Qu’il te retient, comme une ancre, et t’empêche de prendre un autre chemin. Mais tu dois savoir que rien, absolument rien, ne peut arrêter un homme qui a le courage de se battre jusqu’au bout. Si tu décides, du plus profond de toi, que tu en as assez de tuer, tu peux arrêter. Mais si jamais tu n’y parviens pas, si cette force qui t’empêche d’avancer est trop forte pour toi, sache que je t’aiderai. Je t’aiderai à quitter cette vie, à prendre une autre route, plus belle, plus noble. Tu n’auras plus besoin de faire des choses indignes de toi pour survivre, je peux te le promettre.

Il marqua une pause, le temps que ses paroles retombent dans la pièce, comme un doux voile protecteur.

- Mais cette décision t’appartient. Elle n’appartient qu’à toi. Alors Neriel, veux-tu enfin cesser cette mascarade et prendre ta vie en main ?




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Lycan

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Mer 19 Aoû - 12:36
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Je ne suis pas sur que mon Histoire vous plaise. Je suis de ceux que la société n'apprécie pas vraiment, et que beaucoup redoute.

Telle fut la réponse de Neriel, et Alys dut s'en contenter. Même si elle n'avait pas peur des gens comme lui, des assassins, elle aurait bien voulu avoir une petite explication sur les blessures de son patient afin de mieux les traiter avec des remèdes moins génériques... Tant pis, la guérison prendrait un peu plus de temps que prévu. Mais cela ne dérangeait nullement l'Elfe : elle avait du temps devant elle, avant de songer à rejoindre le QG de la Néo-Voëlkara.

Soudain, une voix un peu familière se fit entendre derrière elle. Une voix masculine qui était adressée à Neriel :

Le passé n’est plus rien, le futur n’est pas encore. Tout ce qui compte, c’est le présent. Lui seul décide qui tu es.

Alys se retourna, pour vérifier que le propriétaire était bien celui qu'elle pensait. Elle reconnut celui qu'elle avait croisé l'année précédente, mais entre la dernière fois et maintenant, il avait bien changé... Il était devenu plus sûr de lui, une certaine prestance se dégageait de lui, montrant une évolution nette et impressionnante. Il s'inclina devant le duo avant de reprendre, s'adressant à nouveau à Neriel :

Tu affirmes sans cesse que ton passé t’entrave dans cette vie malheureuse. Qu’il te retient, comme une ancre, et t’empêche de prendre un autre chemin. Mais tu dois savoir que rien, absolument rien, ne peut arrêter un homme qui a le courage de se battre jusqu’au bout. Si tu décides, du plus profond de toi, que tu en as assez de tuer, tu peux arrêter. Mais si jamais tu n’y parviens pas, si cette force qui t’empêche d’avancer est trop forte pour toi, sache que je t’aiderai. Je t’aiderai à quitter cette vie, à prendre une autre route, plus belle, plus noble. Tu n’auras plus besoin de faire des choses indignes de toi pour survivre, je peux te le promettre.

Waaah... Il avait bien changé, en effet. Et en bien, ce qui fit doublement plaisir à Alys. Elle sourit lorsqu'il reprit :

Mais cette décision t’appartient. Elle n’appartient qu’à toi. Alors Neriel, veux-tu enfin cesser cette mascarade et prendre ta vie en main ?

L'Elfe posa son regard sur Neriel, restant muette. A lui de choisir ce qu'il allait faire une fois remis sur pied.



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Elfe

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Jeu 20 Aoû - 23:01
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Qu'elle ait compris le sous-entendu ou non, l'Elfe se contenta de cette réponse, et ne chercha pas à en savoir plus. Elle avait sans doute l'intelligence de comprendre que cette réponse évasive était une manière détournée d'éviter le sujet épineux du passé. N'ayant rien à ajouter, il s'apprêtait à avaler une gorgée du bouillon que sa soigneuse lui avait apporté, lorsque la porte s'ouvrit :

─ Le passé n’est plus rien, le futur n’est pas encore. Tout ce qui compte, c’est le présent. Lui seul décide qui tu es.

Neriel eut la surprise de découvrir Trataïr en personne, alors qu'il le pensait bien loin il y a de cela quelques instants. Il semblait en forme, mais avait cette fois-ci troqué sa tenue de combat contre une tenue d'apparat, si bien qu'il ressemblait désormais plus à un noble qu'à un guerrier. Néanmoins, le jeune assassin passa rapidement outre mesure, tandis qu'Alys se retournait pour voir qui était le nouveau venu. A son attitude, Neriel comprit qu'elle le connaissait aussi. Tandis que le jeune commandant s'inclinait, il continua :

─ Tu affirmes sans cesse que ton passé t’entrave dans cette vie malheureuse. Qu’il te retient, comme une ancre, et t’empêche de prendre un autre chemin. Mais tu dois savoir que rien, absolument rien, ne peut arrêter un homme qui a le courage de se battre jusqu’au bout. Si tu décides, du plus profond de toi, que tu en as assez de tuer, tu peux arrêter. Mais si jamais tu n’y parviens pas, si cette force qui t’empêche d’avancer est trop forte pour toi, sache que je t’aiderai. Je t’aiderai à quitter cette vie, à prendre une autre route, plus belle, plus noble. Tu n’auras plus besoin de faire des choses indignes de toi pour survivre, je peux te le promettre.

Neriel resserra ses doigts sur le bol tandis que son compagnon débitait sa tirade. Comme Trataïr pouvait-il seulement imaginer, lui qui n'avait jamais eu à traîner dans les bas-fonds des villes ? Imaginait-il réellement que le jeune garçon qu'il était avait été heureux de voir sa famille décimer, de devoir voler puis tuer par la suite pour pouvoir se nourrir de quelques maigres morceaux de pains ? S'il était plus en colère que blessé, Neriel attendit cependant que Trataïr ait finit de parler pour répliquer, bien qu'il ne sache guère par où commencer. Un silence plana quelques instants, avant que l'archer termine :

─ Mais cette décision t’appartient. Elle n’appartient qu’à toi. Alors Neriel, veux-tu enfin cesser cette mascarade et prendre ta vie en main ?


Durant un instant, Neriel se demanda si Trataïr était vraiment sérieux, ou s'il se moquait. A l'écouter, il suffisait d'un claquement de doigts pour que l'assassin devienne un noble éminent de la cour, or c'était loin d'être le cas. Les mâchoires crispées et le visage fermé, Neriel resta un moment à fixer les yeux verts du commandant, sans plus prêter attention au bol qu'il tenait dans les mains. Il avait tout un tas de choses à rétorquer à son compagnon de voyage, mais il n'était pas du genre à s'étaler. Et Alys les regardait sans ciller. Un instant durant, il la regarda à son tour, hésitant à tout raconter. La jeune Elfe ne savait pas grand chose de lui, et il la connaissait à peine. Il n'était pas certain de vouloir la mettre au courant de tout ça. Néanmoins, elle l'avait soigné, et tiré d'affaire, il n'aurait pas été juste de la part du jeune assassin de l'évaser aussi facilement. Alors, il se redressa en grimaçant, et reposa son bol. Sa voix fut dure et claquante lorsqu'il s'exprima :

─ Crois-tu réellement que j'ai choisis de vivre ainsi ? Je n'ai pas eu le choix, Trataïr. C'était ça, ou mourir de faim. J'ai tout perdu en l'espace de quelques semaines, sans savoir pourquoi. Aujourd'hui encore, je ne le sais pas, mais je sais une chose : je n'ai plus personne. Pas de famille. Pas d'amis. Pas de connaissances avec qui passer du bon temps. Seul, je ne suis personne, En tant que membre de la Confrérie, je suis un Assassin réputé et respecté. C'est la seule différence, mais c'est ce qui me permet de vivre.

Déçu par le comportement de celui en qui il avait cru voir un ami, Neriel écarta le bouillon. Il n'avait plus faim, et se sentait vidé. Comme si on venait de lui prendre quelque chose qui occupait tout l'espace, quand bien même ce n'était pas le cas. Il ne voulait pas rester là. Qu'importe qu'il soit faible et boiteux, il se débrouillerait, puisque personne ne comprenait. Se redressant comme il put, il s'assit au bord du lit. Chacune de ses blessure le brûlait à vif, mais il ne laissa rien paraître, se contentant de serrer les dents. Et, tout en essayant d'enfiler une botte - ce qui se révéla bien plus ardu que prévu - il marmonna :

─ Tout le monde n'a pas la chance d'avoir sa place parmi le gratin de la société.

[Héhé, désolé du caractère de cochon, mai ça me disait bien de le faire partir dans ce sens. Et puis j'ai essayé de vous laisser une ouverture à chacun, j'espère que ça ira :3]


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Lun 24 Aoû - 11:56
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La main toujours tendu vers l’assassin, Trataïr attendait sa réponse, sa réaction. Dans sa naïveté, unique vestige de son ancienne vie d’humble chasseur, le commandant imaginait que Neriel accepterait sans discuter, peut-être même avec joie, reconnaissance, mais la vérité fut tout autre. Sous les yeux ébahis de l’archer, et ceux d’Alys, le jeune homme devint soudain très indigné et en proie à une colère mutine. Il accabla d’une voix amère le militaire de toute son histoire passée. Des choix qu’il avait dû faire, des choses qu’il avait dû accomplir simplement pour survivre. Né dans la pourriture des fonds de tonneaux, il était manifestement destiné à y rester. Il ne lui restait rien, plus personne à qui se raccrocher.

Grimaçant sous l’effet d’une douleur dormante, Trataïr écoutait avec sans dire un mot le discours bouleversant de l’assassin. A bien des égards, il se voyait en cet homme qui était perdu, esseulé, au milieu du vaste monde. Le commandant, qui n’avait jamais connu sa mère et qui avait perdu son père trop tôt, ne pouvait rester insensible face à la détresse masquée de ce pauvre hère qui paraissait tout à coup si vulnérable. Blessé dans son corps et dans son cœur, il devait certainement être celui qui avait le plus souffert dans tous les patients qui avaient occupés ce lit depuis des années.

La tête baissé, ses mains serrant l’armature du lit, Trataïr voyait pourtant très bien que Neriel tentait de se lever, de partir loin de l’homme qui lui avait rappelé tant de tourments. L’archer s’en voulait, bien sûr, mais tout ce qu’il avait envie de faire maintenant c’était de hurler. De hurler à en perdre haleine, de hurler jusqu’à ce que plus un gramme d’air ne lui reste dans les poumons. De hurler jusqu’à en briser les fenêtres. Son sang battait fort à ses tempes et il regardait fixement la barre métallique qu’il serrait avec force, espérant peut-être qu’elle lui apporterait une réponse… Finalement, il leva de nouveau ses yeux désormais empreints d’une bestialité toute inhumaine, il fixait l’assassin de ces yeux de feu alors même qu’il n’était pas la source de sa colère.

- Tu crois peut-être que je suis né pour être ici ?! Il n’y a pas deux ans, j’étais juste un simple chasseur ! Je n’avais plus ni père, ni mère ! Puis le destin ou je ne sais quelle autre force divine m’a poussé à partir, à décider de ce que je ferais de ma vie ! Peut-être que cette puissance m’a prise en pitié et que ce n’est pas ton cas, mais ce n’est certainement pas une raison pour rester dans cette vie qui, manifestement, ne te convient pas ! Si même les dieux ne veulent pas te venir en aide, moi je le ferais Neriel ! Tu m’entends ?!

Son sang animal commençait à s’exprimer. Sa voix se faisait plus rauque, ses dents plus menaçantes, et ses yeux plus terrifiants… Il n’avait pas du tout l’apparence de quelqu’un en qui avoir confiance, mais il ne pouvait rien faire contre le pouvoir qui coulait dans ses veines et qui le transformait peu à peu en arme mortelle dès que la rage lui montait à la tête. Le seul espoir qu’il lui restait, c’était que le jeune homme, malgré l’allure inquiétante de son interlocuteur, croie en ses paroles et en sa sincérité. C’était le seul moyen pour Trataïr de se débarrasser de ce feu latent qui couvait au fond de sa cage thoracique et qui menaçait de l’embraser tout entier. Les mains tremblantes, il continuait cependant à fixer les yeux fuyants de l’assassin avec une immense conviction.

- S’il te plait Neriel… laisse-moi t’aider… Et recouche-toi donc, tu n’obtiendras rien à partir dans ton état.

Son excès de voix l’avait manifestement aidé à se calmer. Même si il demeurait toujours aussi haineux à l’intérieur de lui-même. Le plus effrayant, c’est qu’il ne savait pas contre qui diriger cette colère. Il ne savait pas quelle en était la cause. Cela l’effrayait. Se tournant vers Alys, il ne dit rien quelques instants avant d’esquisser un rictus mélancolique.

- Peux-tu l’aider à se recoucher s’il te plait ? Oh, et merci de l’avoir soigné. Le fait est qu’il n’a pas mon sang, hélas. J’aurai dû y penser et mieux le protéger…




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Mar 25 Aoû - 11:24
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La réponse de Neriel au petit discours de l'homme qui était venu le voir fit un peu de peine à Alys :

Crois-tu réellement que j'ai choisis de vivre ainsi ? Je n'ai pas eu le choix, Trataïr. C'était ça, ou mourir de faim. J'ai tout perdu en l'espace de quelques semaines, sans savoir pourquoi. Aujourd'hui encore, je ne le sais pas, mais je sais une chose : je n'ai plus personne. Pas de famille. Pas d'amis. Pas de connaissances avec qui passer du bon temps. Seul, je ne suis personne, En tant que membre de la Confrérie, je suis un Assassin réputé et respecté. C'est la seule différence, mais c'est ce qui me permet de vivre.

Il tenta ensuite de se redresser pour se rhabiller, et marmonna en enfilant ses bottes :

Tout le monde n'a pas la chance d'avoir sa place parmi le gratin de la société.

L'Elfe sentit une petite pointe de colère se lever en son cœur ; non seulement Neriel semblait hermétique aux propositions de son ami, mais en plus il risquerait de mourir s'il ne laissait pas ses plaies se refermer tranquillement. Elle s'apprêtait à le faire se rallonger de force lorsque Trataïr perdit un peu son sang-froid et asséna à Neriel un discours qui fit également reculer Alys :

Tu crois peut-être que je suis né pour être ici ?! Il n’y a pas deux ans, j’étais juste un simple chasseur ! Je n’avais plus ni père, ni mère ! Puis le destin ou je ne sais quelle autre force divine m’a poussé à partir, à décider de ce que je ferais de ma vie ! Peut-être que cette puissance m’a prise en pitié et que ce n’est pas ton cas, mais ce n’est certainement pas une raison pour rester dans cette vie qui, manifestement, ne te convient pas ! Si même les dieux ne veulent pas te venir en aide, moi je le ferais Neriel ! Tu m’entends ?!

C'est alors qu'elle vit qu'il avait aussi changé physiquement, depuis la dernière fois. Il était devenu un lycan, et il menaçait de se transformer si Neriel n'entendait pas son appel.. Appel qui se fit plus douloureux lorsqu'il reprit, un peu plus doucement :

S’il te plait Neriel… laisse-moi t’aider… Et recouche-toi donc, tu n’obtiendras rien à partir dans ton état.

Puis il se tourna vers Alys et lui lança, un rictus sur les lèvres :

Peux-tu l’aider à se recoucher s’il te plait ? Oh, et merci de l’avoir soigné. Le fait est qu’il n’a pas mon sang, hélas. J’aurai dû y penser et mieux le protéger…

L'Elfe hocha la tête et s'agenouilla pour retirer les bottes de Neriel, avant de le forcer à se rallonger en douceur :

Votre ami a raison, partir dans votre état ne fera qu'aggraver les choses, et vous ne serez pas sauvable. Prenez la nuit, au moins, pour réfléchir à la proposition de Trataïr ; c'est une proposition sage, à mon sens, et c'est un cœur pur qui le propose. Une telle chance ne se trouvera pas deux fois sur votre route, alors réfléchissez-y bien. Maintenant, reposez-vous.

Puis elle se redressa et fit signe à Trataïr de la suivre ; ils avaient beaucoup de choses à se dire.



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Elfe

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Mer 26 Aoû - 17:37
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Chaque geste était affreusement douloureux, mais Neriel était déterminé à ne rien montrer. Il était trop en colère pour accepter de se soumettre à un quelconque ordre. Au fond, il n'était pas certain que ce soit seulement de la colère, mais il ressentait un tourbillon de sentiment si indémêlables qu'il ne savait comment réagir autrement.

─ Tu crois peut-être que je suis né pour être ici ?! Il n’y a pas deux ans, j’étais juste un simple chasseur ! Je n’avais plus ni père, ni mère ! Puis le destin ou je ne sais quelle autre force divine m’a poussé à partir, à décider de ce que je ferais de ma vie ! Peut-être que cette puissance m’a prise en pitié et que ce n’est pas ton cas, mais ce n’est certainement pas une raison pour rester dans cette vie qui, manifestement, ne te convient pas ! Si même les dieux ne veulent pas te venir en aide, moi je le ferais Neriel ! Tu m’entends ?!

Trataïr était en colère lui aussi, et sa voix claquait comme un fouet, mais le blessé ne cilla pas pour autant. Comment pouvait-il savoir que sa vie d'Assassin ne lui convenait pas ? Certes, il ne prônait pas la beauté et la douceur de son métier, mais qu'importe ! Cela lui permettait de vivre, et d'avoir un nom. Cela faisait de lui quelqu'un, et lui suffisait. Pourquoi venir le secouer avec des projets illusoires ? C'était de sa faute si leur relation pacifique tournait à la querelle, c'était lui qui était venu le chercher et lui briser les barrières que l'Assassin avait mis tant d'année à construire.

─ S’il te plait Neriel… laisse-moi t’aider… Et recouche-toi donc, tu n’obtiendras rien à partir dans ton état. Peux-tu l’aider à se recoucher s’il te plait ? Oh, et merci de l’avoir soigné. Le fait est qu’il n’a pas mon sang, hélas. J’aurai dû y penser et mieux le protéger…

Si sa voix était plus calme, rien n'indiquait pour autant qu'il en avait terminé avec ses idées. Il s'était tourné vers Alys pour lui demander d'aider Neriel, mais ce dernier n'en avait nul besoin. S'il avait cessé de bouger, il avait rivé son regard perçant sur Trataïr, et ne le quittait plus des yeux, une lueur farouche dans le regard. Néanmoins, l'Elfe s'agenouilla pour lui retirer ses bottes, et le força à s'allonger. S'il n'en avait guère envie, la raison fut la plus forte, et il accepta de se remettre au lit de mauvaise grâce.

─ Votre ami a raison, partir dans votre état ne fera qu'aggraver les choses, et vous ne serez pas sauvable. Prenez la nuit, au moins, pour réfléchir à la proposition de Trataïr ; c'est une proposition sage, à mon sens, et c'est un cœur pur qui le propose. Une telle chance ne se trouvera pas deux fois sur votre route, alors réfléchissez-y bien. Maintenant, reposez-vous.

Se redressant, elle fit alors signe à Trataïr, et se dirigea vers la porte. Qu'importe ce qu'ils allaient faire, Neriel n'en avait cure. Néanmoins, avant que le Commandant passe la porte, il déclara d'une voix froide :

─ Je n'ai besoin de personne, Trataïr. Ma vie d'Assassin me convenait avant que tu viennes me trouver, et elle me convient toujours. Tu sembles croire avoir des choses en commun avec Moi, mais tu te trompes. Nous sommes bien différents l'un de l'autre, et si je sais où te trouver, ne t'attends pas de si tôt à me revoir.

Son visage était fermé, et ne trahissait aucune émotion. Nul regret, nul soulagement. Il ne tirait pas un trait sur un autre futur, mais il n'était pas prêt à changer, et pas certain de vouloir le faire un jour. S'il venait à se lasser de son métier, il trouverait autre chose à faire par ses propres moyens, ou peut-être retournerait-il trouver Trataïr pour un marché égal. Il ne voulait pas de la pitié du Commandant.

[Soit pas vexé hein ? J'ai rien contre toi What a Face]


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Animorphe

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Mer 26 Aoû - 19:17
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Spoiler:
 

Comme le lui avait intimé le commandant, la jeune elfe se rapprocha de l’assassin pour l’aider à se recoucher. Tel un enfant rebelle, Neriel insista bien sur le fait qu’il obéissait à contrecœur. A coup de grimaces hargneuses et autres regards venimeux. Néanmoins, Trataïr encaissa ces menaces puériles sans sourciller, attendant patiemment que l’infirmière eut fini son office. S’apprêtant à encaisser une réponse très amère, le commandant fut surpris de recevoir une invitation de la part d’Alys. Celle-ci lui faisait alors signe pour qu’il la suive à l’extérieur de la pièce, hors de portée des oreilles aguerries du jeune blessé donc. S’apprêtant à partir, l’archer eut quand même droit à sa tirade froide et fielleuse, ne réagissant à cette dernière que par un regard égal à celui de l’assassin. S’il ne souhaitait pas être sauvé, qu’il en soit ainsi, les dignitaires de l’Empire finiraient par avoir raison de lui et de sa naïveté. Celui qui vit par l’épée, trépassera sous ses coups. Mais celui qui vit comme un chien, périra comme tel également.

- Comme tu dis, tu sais où me trouver, j’espère néanmoins que ce ne sera pas pour me tuer. Si vivre une meilleure vie ne t’emballe pas, ai au moins la sagesse de ne pas écourter celle que tu as déjà.

Sur ces mots, il emboîta le pas d’Alys qui avait déjà quittée les lieux. Il la retrouva dans le couloir adjacent et s’autorisa un long soupir. Passant sa main dans ses cheveux laissés libres, il mit quelques instants avant de lever les yeux vers le visage de son amie. La pureté de son charme le fit sourire. Un sourire mélancolique, tâché du discours acerbe qu’il venait d’échanger avec Neriel. Enfin… il tâcherait d’oublier ça. Il avait essayé après tout, mais cela l’inquiétait profondément de laisser un assassin aussi talentueux dans la nature.

- Je t’écoute, de quoi veux-tu me faire part ?

Il n’y avait pas la moindre chaleur dans sa voix, ni la moindre tentative de paraître amical. La faute à la colère, sans doute, néanmoins il essaierait de demeurer le plus courtois possible à l’égard d’Alys. Après tout, elle n’y était pour rien dans cette histoire, et la retrouver après tout ce temps restait une bonne nouvelle. Le commandant se força donc à illuminer son visage, même si le résultat ne devait pas être très satisfaisant.




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Lycan

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Dim 27 Sep - 11:36
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[Désolée du retard ><]

L'Elfe attendit sagement que Trataïr la rejoigne dans le couloir, laissant Neriel se reposer. Lorsqu'il sortit, il lui lança, avec une froideur qu'il essayait de maîtriser et qui n'était pas naturelle :

Je t’écoute, de quoi veux-tu me faire part ?

Alys se raidit, ne s'attendant pas à une telle réaction de la part de Trataïr. Elle ne se sentit pas blessée, mais un peu... déçue qu'il se comporte ainsi avec elle. Perdant le léger sourire qui s'était dessiné sur son visage, elle répliqua en maîtrisant sa voix :

Je voulais juste... Avoir de tes nouvelles. Tu as bien changé depuis la dernière fois, et pas qu'en bien, à ce que je vois.

Elle poussa un soupir ; elle ne voulait pas être blessante, mais elle sentait que ses paroles pouvaient être interprétées comme telles. Elle secoua la tête et, souriant à nouveau légèrement, reprit :

Excuse-moi, je ne voulais pas paraître froide. Qu'es-tu devenu, avec le temps ? J'ai cru comprendre que tu t'étais mis au service de l'Empire, ça fait un gros changement...

Là, c'était l'amertume qui primait dans la voix d'Alys. Jamais elle n'aurait pensé qu'il puisse rejoindre les rangs d'une entité qui pouvait opprimer les peuples... Au fond, elle espérait que ce ne soit que passager. Secouant la tête, elle s'assit sur une banquette et invita Trataïr à faire de même avant de demander :

Dis-moi, sais-tu ce qu'il s'est passé pour Neriel ? Il n'est pas très bavard, mais ça peut m'aider à mieux le soigner si je savais ce qu'il lui était arrivé.

Tout en parlant, elle tendait l'oreille vers la porte de la chambre de son patient, pour vérifier qu'il était toujours là. Pour le moment, rien à signaler, mais est-ce que ça allait durer ?



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Elfe

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Mer 30 Sep - 12:18
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Le regard dans le vague, Trataïr ne remarqua pas tout de suite la réaction de la jeune elfe. Il était bien trop pensif… toute son attention était tournée vers l’homme derrière cette porte. Il essayait, grâce à ses sens affutés, d’entendre les paroles de Neriel. Malheureusement… il ne parlait pas, où par non-dits. C’était frustrant et le commandant n’en était que plus exaspéré. Il tourna les yeux vers le visage d’Alys qui la ramena tout de suite sur la terre ferme. Il l’avait complètement ignorée… Un nouveau coup de battant dans son crâne. Mais un simple soupir passa les lèvres de l’archer. Il ne voulait pas, il ne devait pas s’énerver devant Alys. C’était tout sauf une option envisageable. Cela ne ferait qu’envenimer un peu plus le sang de Trataïr…

- Je m’excuse… Je suis simplement fatigué.

Son amie voulait simplement des nouvelles. Elle voulait uniquement se soucier de son sort. Depuis quand le jeune homme n’avait-il pas tenu ce genre de conversation ? Une éternité, si il s’écoutait… Avec un sourire, il écouta Alys lui parler de son entrée dans l’Empire, il ne put s’empêcher de lui avouer que, même lors de leur première rencontre, dans la forêt, il était déjà sous la Bannière Bleue.

- Tu sais, j’étais déjà à ce poste lorsque nous nous sommes rencontrés, il y a quelques mois. Rien n’a beaucoup changé depuis. J’ai simplement rencontré ce… ce véritable enfant…

Ce fut comme une illumination. Le commandant venait enfin de comprendre pourquoi il tenait tant à aider Neriel, même si celui-ci n’en demandait pas et refusait celle qui lui était proposée ! Il voyait le jeune homme comme… un enfant… Fragile, immature… Il voulait sauver Neriel car il lui semblait si jeune qu’il était impensable qu’un être aussi « innocent » puisse tuer pour survivre. C’était plus que de l’amitié… c’était un véritable sentiment de paternité. Un sentiment que Trataïr n’avait jamais ressenti jusqu’alors. Il ne considérait pas ses soldats comme une bande de gamins, ils étaient trop bien formés pour cela. Même les nouvelles recrues ! Il les voyait plus comme des morceaux de métal brut qu’il fallait tailler à force d’entraînement, de sueur et de sang. Mais définitivement… Neriel était différent. Le soldat soupira… il soupira longuement. Fermant les yeux et baissant la tête. Serrant les dents, fermant les poings.

- Neriel… est un assassin ! Il tue pour gagner sa pitance ! Et moi… moi j’essaye de le sauver de cette existence ! Je ne veux pas… non… je ne veux pas avoir un jour à le capturer et… à le pendre sur la place, avec les autres criminels ! Tu comprends ? Il est si jeune ! Je ne devrais même pas le laisser se reposer dans ce lit ! Je devrais entrer, le prendre par la nuque, et l’emmener… Mais je ne peux pas !

Tout en tenant ce discours, Trataïr faisait les cent pas dans le couloir. S’arrêtant parfois pour s’appuyer contre le mur, l’air désabusé. Sa voix était grave de colère, mais elle se brisait parfois en quelque chose de plus humain, de plus pathétique.

- Pourquoi faut-il qu’il soit si buté ?!

Il frappa avec force le mur qui lui faisait face. Bien conscient que, de là où il était, Neriel l’entendait. C’était une dernière… une ultime tentative pour le raisonné. Mais si il demeurait aussi entêté… il faudrait abandonner. Une idée qui paraissait insupportable au commandant. Dans le couloir, un groupe de soldat passa en saluant respectueusement leur supérieur, qui leur répondit d’un hochement de la tête, sans aucun sourire. Il se retourna vers Alys, se doutant bien qu’il venait de l’effrayer, ou au moins de la peiner… Dans un élan désespéré, il la prit dans ses bras, posant sa tête sur son épaule… il voulait oublier, et lui faire oublier que derrière cette porte se cachait un homme qui, sans le vouloir, déchirait son esprit entre le devoir et l’humanité.




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Mar 6 Oct - 12:01
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Tandis que Neriel s'était tu, le visage fermé, Alys et Trataïr sortirent de la pièce, laissant le jeune homme seul. Il savait pertinemment qu'il avait blessé le Général, et si une part de lui-même le regrettait, le reste était trop en colère pour accepter de revenir en arrière. Il n'avait pas besoin d'aide. Il n'en voulait pas, et n'avait rien demandé à son compagnon de route. C'était lui seul qui s'était mis en tête que la situation du jeune homme ne lui convenait pas, et qu'il fallait le sortir de là. Comme si changer de vie se faisait d'une simple accord verbal.

Il n'entendait pas ce qui se disait de l'autre côté de la porte, il entendait simplement quelques bribes de voix, mais pas assez pour les décrypter. Qu'importe, ce qui était fait était fait, et il n'avait rien à ajouter. D'ailleurs, le jeune assassin n'avait aucune envie de recroiser le regard de Trataïr, ni même celui de la guérisseuse. Il voulait partir, mais comment ? Ils bloquaient la porte, et l'empêcheraient surement de faire un pas de plus. Devait-il rester là, à attendre leur retour ? Un violent coup donné contre le mur confirma les pensées de Neriel ; Trataïr était en colère, et qui savait ce qu'il serait capable de faire ?

Une idée germa brusquement dans l'esprit du jeune Assassin, idée qu'il s’efforça de repousser puisqu'elle semblait irréalisable. Néanmoins, savoir qu'il avait peut-être trouvé la solution l’obnubilait, et il se mit à y réfléchir sans même s'en rendre compte. Pourquoi ne pas user de ce don si particulier et peu commun pour s'échapper, si tant est qu'il était prisonnier ? La raison lui soufflait qu'il était complètement fou, qu'il ne s'était transformé qu'une seule fois et qu'il ne maîtrisait rien, mais le désir le poussait à essayer. Comment savoir ce qu'il adviendrait ? S'il réussirait ? Et si ses blessures le gêneraient autant ? Le seul moyen de le savoir, c'était d'essayer, et la farouche détermination qui animait désormais le jeune homme ne cèderait qu'en cas d'échec.

Soulevant les draps, Neriel se redressa lentement, avant de s'asseoir au bord du lit. Péniblement, il enfila ses bottes, avant de se lever avec précaution pour récupérer les quelques affaires lui appartenant. Le sol vacillait sous ses pieds, et il se sentait faible, mais qu'importe. Il n'irait pas loin, juste hors de portée de Trataïr. Il s'efforçait de ne pas penser au général, mais au fond de lui, quelque chose lui soufflait qu'il le craignait, et qu'il avait sans doute raison, même si c'était difficile à accepter. Secouant la tête - ce qui ne fit qu'accentuer ses vertiges - Neriel s'approcha de la fenêtre, qu'il ouvrit aussi silencieusement que possible. Là, il inspira un grand coup, avant de fermer les yeux.

Il ne savait pas réellement comment il devait s'y prendre, puisqu'il ne s'était guère entraîné - son périple pour s'isoler hors de vu ayant été interrompu par Trataïr - et n'avait pas pu trouver quelqu'un pouvant l'éclairer. Néanmoins, il se souvenait parfaitement de ce qu'il avait ressenti lorsqu'il s'était transformé pour la première fois. Un puissant frisson qui remontait toute sa colonne, comme un feu dévastant tout sur son passage. Cela s'était produit lorsqu'il avait fixé le tigre bondissant sur sa compagne de mission, comme si la seule vision de l'animal avait déclenché quelque chose. Il n'avait plus qu'à essayer. Fixant le premier animal qu'il croisa du regard - un oiseau brun en train de marcher sur le toit d'en face - Neriel tenta d'aller chercher au fond de lui cette sensation qui l'avait animé, motivé par la colère qu'il nourrissait soudain contre Trataïr.

Il s'apprêtait à baisser les bras, épuisé et frustré, lorsqu'un infime frissonnement le saisit en bas du dos, le faisant jubiler. Il le laissa s'accroitre, jusqu'à ressentir exactement la même sensation que la première fois, et ferma les yeux. Une fraction de seconde durant, le monde tourna autour de lui, avant que tout redevienne normal, ou presque. Neriel n'était plus appuyé à la fenêtre, mais sur la fenêtre, au bord. Il pouvait sentir la légère brise qui soulevait ses plumes, puisqu'il était désormais couvert de plumes. Comme l'oiseau qu'il avait fixé. Le jeune assassin n'était pas certain d'avoir tout saisit, mais qu'importe, il s'était transformé, c'était là le plus important. Néanmoins, il déchanta bien vite lorsqu'il s'aperçut qu'il était encore faible et blessé, même si c'était moins flagrant. C'est alors que Neriel remarqua les affaires qu'il avait pris à l'instant étalé par terre. Quelques poignards et autres babioles qu'il aurait préféré emporter, mais bien vite, ses réflexes d'Assassin le ramenèrent à la réalité, et il réalisa que, s'il avait lâché ses affaires, elles avaient du produire en bruit sourd en tombant. Autant dire que Trataïr et Alys allaient se demander ce qu'il fabriquer. Alors, ni une ni deux, il s'élança par la fenêtre dans un vol maladroit, sans savoir où il allait.

[Bon, désolé du temps de réponse. Cette idée là m'est venue il y a quelques jours, je me suis dit que ça pourrait être marrant, même s'il faut avouer que c'est comme même de la chance pour lui d'avoir réussit xD
Et puis ça fera de quoi faire d'autres RP entre nous, soit pour en parler, soit pour récupérer ses affaires, si jamais Trataïr ou Alys y trouvait quelque chose d'intéressant (a)]


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Ven 9 Oct - 13:05
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Alys voyait que Trataïr était marqué par la fatigue, et lui posa une main apaisante sur l'épaule pour l'encourager à parler, à vider son sac. Et c'est ce qu'il fit :

Tu sais, j’étais déjà à ce poste lorsque nous nous sommes rencontrés, il y a quelques mois. Rien n’a beaucoup changé depuis. J’ai simplement rencontré ce… ce véritable enfant…

Un petit moment de silence s'installa avant qu'il ne reprenne :

Neriel… est un assassin ! Il tue pour gagner sa pitance ! Et moi… moi j’essaye de le sauver de cette existence ! Je ne veux pas… non… je ne veux pas avoir un jour à le capturer et… à le pendre sur la place, avec les autres criminels ! Tu comprends ? Il est si jeune ! Je ne devrais même pas le laisser se reposer dans ce lit ! Je devrais entrer, le prendre par la nuque, et l’emmener… Mais je ne peux pas !

Tout en parlant, il faisait les cent pas dans le couloir, trahissant sa nervosité. Alys, assise sur une banquette, restait muette, sentant qu'il n'avait pas fini de vider son sac. La fin arriva lorsqu'il déclara :

Pourquoi faut-il qu’il soit si buté ?!

Et il envoya son poing dans le mur de la chambre de Neriel, faisant sursauter l'Elfe qui attendait sagement qu'il se calme pour lui parler. Elle fut d'autant plus surprise qu'il la prit spontanément dans ses bras, posant sa tête sur son épaule, mais elle lui rendit son étreinte. Il était déchiré entre le devoir et l'humanité, et ça, Alys le sentait parfaitement. Le gardant contre elle, elle le rassura en soufflant à son oreille :

Tu as fait de ton mieux pour essayer de l'aider, mais un cheval buté ne bougera pas d'un cil si on le force à avancer. C'est à lui de choisir sa voie, il doit en subir les conséquences tôt ou tard. Ne rumine pas ta colère, concentre-toi sur des choses qui méritent davantage ton attention, et tout ira pour le mieux.

Tout en parlant, l'Elfe tendait l'oreille vers la chambre de Neriel, n'entendant plus un bruit jusqu'à ce que des armes qui tombent au sol ne lui fassent comprendre que quelque chose n'allait pas. Elle essaya d'ouvrir la porte, mais celle-ci, qui était assez vieille, s'était coincée de façon à ce qu'on ne puisse l'ouvrir qu'avec force. Alys finit par enfoncer la porte avec son épaule ; elle ne put que constater, en se massant l'épaule, la fenêtre ouverte et Neriel qui s'apprêtait à se transformer. En oiseau.

Elle cria :

Ne fais pas ça !



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