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 Isaac Moriarty [Majesté]

 
Jeu 23 Juil - 22:21
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Isaac Moriarty

Qualités: imprévisible, astucieux, grand sens de l'humour et imaginatif.
Défauts: calculateur, impatient, insubordonné, immoral et menteur.

Déteste le calme, le silence car il préfère le bruit, la musique voir même les cris. De ce fait, il aime les grandes villes, les endroits où il y a beaucoup de monde et de l'activité. Il déteste plus que tout les femmes nobles, les petites bourgeoises trop bien habillées qui sont souvent très matérialiste.
Information
Surnom : L'artiste incompris/l'androgyne/le fou.
Âge : 27 ans
Nationalité : Terre
Profession : Artiste
Camp : Neutres
Noblesse :
Croyance : Exios
Famille :
Race
Chaotique, facette de la folie.
Caractère

Isaac? Vous voulez apprendre à le connaitre? Vous êtes sûr? Très bien alors... Par où commencer? Il y a tellement de choses que l'on ignore sur lui. Où il est né ou encore l'endroit où il a grandit. Il aime raconter des anecdotes sur son enfance. Celles-ci sont souvent drôles ou pourraient vous glacer le sang mais cela semble tellement tiré par les cheveux que ce sont surement des mensonges. Très mystérieux sur son passé et plutôt menteur, il aime qu'on s'interroge sur lui. Oui, vous l'aurez compris: il aime être le centre d'attention, qu'on le regarde, qu'on l'admire mais également qu'on le déteste. Tant qu'on s'occupe de lui, cela lui plait. Posez lui une question et vous pouvez être sûr qu'il répondra autre chose ou qu'il ironisera juste pour le plaisir ou faire de l'esprit ou pour être amusant. Cette façon d'être à vite tendance à agacer les gens mais cela ne le dérange pas, en réalité, il se moque bien de ce que vous pouvez penser de lui. Pensez à lui, qu'importe le reste, c'est ça l'important!

Isaac déteste être coincé par un problème. Que quelque chose lui résiste ne fait pas partie de sa façon de penser. Si c'est un problème technique: une porte qui lui résiste, il la crochètera ou trouvera un autre moyen d'entrer. Si on lui dit qu'il n'a pas le droit de faire quelque chose à un endroit précis, il discutera jusqu'à convaincre ou se contentera d'ignorer l'interdiction pour faire ce qu'il veut. Pire encore, il pourrait aller jusqu'à s'entendre avec une personne haut placée pour obtenir le droit de le faire. Il n'a pas hésité par exemple à courtiser une noble pour qu'elle lui achète plusieurs de ses toiles et qu'il se paye le droit d'exposer ses toiles dans une ruelle. De toute façon, tout le monde n'est qu'un pion sur un échiquier géant et lui, il est le cavalier qui peut aller où il veut en passant au dessus des autres. Et si cela ne suffit pas, on peut toujours sacrifier une autre pièce du jeu pour avoir le chemin libre, non?

Mais arrêtons de cracher sur le portrait de notre jeune homme. Il est d'un naturel très jovial et social. Ainsi Isaac discutera facilement avec n'importe qui et de n'importe quoi. Bien évidemment, il sera difficile de savoir s'il pense ce qu'il vous raconte ou s'il se contente de dire ce que vous voulez entendre ou encore s'il s'amuse avec vous. C'est quand on pense avoir compris le personnage qu'il agit ou dit d'une façon totalement différente et remet en question tout ce que vous pensiez sur lui. Autant il parviendra à comprendre ce que vous attendez ou espérer de lui, autant il ne sera pas empathique et enclin à le faire, il n'agira que si cela lui convient ou peut lui être utile. C'est comme si quelqu'un venait à se faire agresser dans la rue devant ses yeux: pour quelles raisons irait-il l'aider? Sauf si c'est une personne importante ou qui pourrait lui être utile tel qu'un riche, jeune et simplet seigneur ou un petit garçon influençable.

Il adore l'agitation de la foule, le vacarme des discussions dans une taverne, l'odeur du sang et de la sueur. Il aime les endroits animés car il s'y sent vivant et qu'il peut y trouver des pions à utiliser. En revanche, pour une raison particulière, il hait les femmes de haute noblesse et ne les supporte pas. Plus elles semblent vouloir prendre soin d'elles ou être imbues de leur personne et plus il les détestera. De là, il n'hésitera pas à leur faire des coups bas, à les manipuler ou à manipuler d'autres personnes juste pour leur attirer des problèmes. Et ce n'est même pas qu'il n'hésitera pas, c'est plutôt qu'il ne pourra s'empêcher de le faire.

Physique
"C'était un matin comme un autre, comme tous les autres. Je me réveillais dans le corps de mon hôte, cet être humain amusant qui avait finit par éveiller ma curiosité. Je trouvais toujours amusant de voir comme les gens étaient perturbés devant son visage si féminin quand il se mettait à parler de sa voix viril. Certains hommes, à leurs regards, semblaient déjà prêt à courtiser Isaac mais quand ce dernier leur parlait, leurs visages se décomposaient. Cela était une sensation exquise pour moi. Mais même si cela m'amuse, je me dis que mon choix aurait peut-être été plus judicieux si je n'avais pas agit sur un coup de tête. Mais l'impulsion, la spontanéité est tellement plus amusant, tellement plus charmant. Après tout: ce corps était quelque peu chétif, il n'était pas spécialement grand et suffisamment musclé pour se défendre et encore, face à un démon ou un être chaotique, j'ai des doutes sur sa survie. Pourquoi un démon s'en prendrait à moi? Je suis mignon non? Et cesses donc de sous estimer les humains! Dans le pire des cas, tu m'aideras. Mais ouais, j'aimerai bien voir ce que toi, le beau parleur, ferait face à un démon en étant dans ce corps chétif comme tu dis! Oui il bénéficiait de mon aide et oui je supportais son arrogance car c'était celle-ci même qui m'avait séduite. Le corps se mit alors en mouvement, me sortant de ma torpeur, je visualisais l'endroit à travers les yeux de mon hôte. Mon regard se posa sur un miroir pour contempler son visage. Ce visage si efféminé, ses cheveux si lisses et toujours soigneux, je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi il attachait autant d'importance à les entretenir. Maman a dit que c'était important. Mais ses yeux avaient quelque chose d'incroyable: déjà leurs couleurs, ils étaient d'un bleu électrique avec des tâches argentés, donnant presque l'impression de briller. Mais c'était surtout cette lueur, celle de la folie que j'adorais plus que tout. Le draps glissa alors lentement de ce corps humain, laissant voir une peau pâle et parsemée de cicatrices, à croire que quelqu'un s'était amusé avec une lame durant des jours sur lui. Comme celle qu'il avait au coin des lèvres, je me suis longtemps demandé où il l'avait eu. Maman a dit que ce n'était pas bien de répondre. Comme toutes les autres sur son corps d'ailleurs. Isaac se leva alors pour se mettre debout du haut de son mètre soixante. Plutôt petit, il n'avait rien d'une personne imposante ou qui inspire la peur, ce qui je l'avouais m'embêtais un peu. Comment semer la peur, la terreur si on parait ridicule? Ridicule? Tu t'es vu? Quoique... Moi non plus je ne t'ai pas vu. Mais c'était amusant de jouer sur les apparences, personne ne se méfiait jamais. Son corps un peu musclé compensait quand même pour me rassurer, il n'était pas totalement faible. Mais bon, quelques repas supplémentaires ne pourrait lui faire que du bien...Maman a dit que je devais surveiller ma ligne. Laisse donc ta mère de coté pour une fois."
Un matin de Mania dans la peau de Isaac

Voilà bien un étrange personnage. C'est surement ça ou quelque chose de similaire qui vous viendra à l'esprit quand vous verrez Isaac pour la première fois. Imaginez donc une jeune femme au cheveux blancs comme la neige, une petite barrette pour tenir sa frange, un visage en cœur et de grands yeux ronds d'un bleu électrique presque surnaturel. Ce visage mignon qui vous inspire de la douceur, de l'innocence et la jeunesse. Le seul petit défaut peut-être, une cicatrice sur le coin des lèvres mais pas au point de la défigurer, juste une marque qui lui ajoute une certaine... Étrangeté. C'est bon vous visualisez? Parfait! Maintenant: dites vous qu'en fait, c'est un homme et vous venez de visualiser Isaac.

Mesurant un bon mètre soixante pour une cinquantaine de kilos, Isaac est plutôt petit et fin. Ses muscles sont saillants sous sa peau claire presque pâle. Une chose marquante, ce sont ces cicatrises sur son torse. Au nombre de 23 au total, allant de la petite coupure sur l'avant-bras à la grosse balafre lui faisant tout le torse. On a ainsi l'impression qu'il a été démembré puis ré-assemblé. Il aime les vêtements amples et portera généralement un débardeur gris avec une veste blanche par dessus. Bien sur, sa veste est souvent sale car la couleur est salissante et surtout, il n'en prend pas spécialement attention. Il optera pour des pantalons dans les tons sombres, généralement noirs.

Mais la description ne s'arrête pas ici. Car vous n'avez eu que le coté visible de l'iceberg. En effet, il y a un autre être qui habite le corps de Isaac et ce dernier ce nomme Mania. Créature du chaos, c'est une facette de la folie. C'est une créature d'apparence humaine. Son visage est anguleux, un long nez crochu et un menton pointu. Affichant toujours un grand sourire carnassier plein de démence. Ses yeux sont plutôt petits et d'un rouge sang brillant. Ses cheveux sont coiffés vers l'arrière faisant deux pointes. L'une étant blanche et l'autre noire. Mania est habillé comme un bouffon que l'on pourrait voir à une cours royale, mais il porte une épée à sa hanche ce qui montre bien qu'il n'est pas inoffensif. Tout chez lui inspire quelque chose de malsain, son regard, son sourire, sa voix. Sa façon de bouger est comme parsemé de spasme et son rire à quelque chose à vous faire froid dans le dos. Par chance, il est à l'intérieur de Isaac ainsi, vous n'aurez surement pas le plaisir ou le déplaisir de faire sa connaissance... Normalement.

(image descriptive de Mania: cliquez ici)
Capacités
Armes : Un poignard joliement décoré, la garde est une tête de mort dont les yeux sont sertis de joyaux rouge sang. Il possède également plusieurs couteaux de lancé qu'il met dans la doublure de sa veste.
Pouvoirs : Hyperkinésie: Isaac est capable d'analyser son environnement et d'y détecter des choses afin de provoquer des réactions en chaines. C'est-à-dire qu'il arrive de façon instinctive à calculer des trajectoires (simples ou compliqués) d'un objet ou plusieurs et qu'il parviendra à faire qu'elles s'enchainent. Un exemple tout simple: faire tomber un domino fera tomber tous les autres. Dans son cas, tout objet peut lui servir de domino ou presque. Évidemment, plus sa réaction sera complexe et plus il lui faudra de matériel et de temps pour calculer ou mettre en œuvre sa réaction en chaine. Cela lui permet entre autre d'avoir une précision surhumaine, une bonne faculté d'analyse mais cela ne le rend pas plus rapide ou capable d'éviter des attaques. (ceci est plus une capacité mentale et de dextérité qu'un pouvoir au sens propre). Malus: Isaac pense que s'il peut tirer profit de son environnement en l'analysant, il peut aussi prédire les actions humaines SAUF QUE ce n'est pas le cas. Résultat quand quelqu'un agit d'une façon qu'il n'avait pas prévu, il est persuadé que c'est un complot contre lui. En gros, cette capacité le rend naturellement paranoïaque avec les autres personnes.

Bouclier mental: Du fait de sa folie et de l'être chaotique en lui. Isaac bénéficie d'une protection mentale supérieur à la normale.

Aura de zizanie: Pouvoir passif que Isaac ne contrôle pas. Plus il coutoie souvent les mêmes personnes et plus celles-ci voient leurs mentalités s'altérer. Détruisant petit à petit les codes sociaux et la moralité des gens. Les premiers effets mettent au minimum une semaine à se faire sentir. A forte dose (c'est à dire si Isaac voit régulièrement et pendant longtemps une personne), celle-ci pourra avoir les symptômes suivant apparaitre: troubles de la personnalité, autodestruction, envie de meurtre, paranoïa et dans certains cas l'euphorie. Une période de sevrage, c'est à dire une semaine également, rendra la personne comme elle était avant. Inconvénients: Isaac possède lui même tous les symptômes et ne peut s'en débarrasser, de plus cette aura a pour effet de rendre les gens hostiles à son égard sur le long terme (surement dû également à son comportement). Cette aura touche toutes personnes s'approchant de Isaac sans qu'il puisse la contrôler.

Touché de folie: En maintenant un contact physique avec une personne durant plus de dix secondes, Isaac peut se "lier" à cette personne. Dés lors, Mania peut s'immiscer dans la tête de la victime pour lui parler ou faire apparaitre des visions d'effroi afin de lui faire perdre la raison. En contrepartie, Isaac voit les pensées ou souvenirs de la cibles sous forme de flashs dans sa tête ce qui lui fait perdre contact avec la réalité. Ce "lien" ne peut être maintenu longtemps car Isaac pourrait perdre connaissance ou avoir des troubles de l'identité. (en général, le lien va durer quelques secondes, juste ce qu'il faut pour perturber la cible)
Familier : //
Artefact : //
Autre : Un violon.
Histoire

Légende:
-Narration de Mania
-Narration de Isaac
-Narration classique

La porte de la cave s'ouvrit alors lentement dans un grincement sinistre en laissant apparaitre une chiche lueur du rez de chaussée. Du bas de l'escalier, on ne pouvait voir qu'une ombre, une silhouette qui s'avança tranquillement avant de refermer la porte. L'individu, quel qu'il soit, descendit lentement les marches en les faisant grincer à tour de rôle. Le noir avait reprit le contrôle de ce lieu et l'on ne voit rien du tout jusqu'à ce qu'une lampe à huile s'allume timidement. Juste à coté, on pouvait voir le visage d'une jeune femme éclairé par la flamme. Son air impassible et son regard qui balayait la pièce montraient qu'elle cherchait quelque chose. C'est alors que ses grands yeux bleus et argentés se posèrent sur un endroit de la pièce et un large sourire enfantin s'accrocha alors sur ses lèvres. Et bien, je crois que le jeu peut reprendre non? Sans attendre, la jeune femme se dirigea vers ce qu'elle fixait en sautillant d'un pied sur l'autre, laissant ainsi balloter la lampe à huile au bout de son bras. Elle s'arrêta sans prévenir et posa avec fracas la lampe sur une table en bois. A présent, on pouvait voir une autre femme dans la pièce: accrochée au mur, les mains tenues en l'air par des menottes. Ses vêtements déchirés, tachés et couvert de poussière montraient encore les vestiges d'une haute couture. Quand le regard des deux protagonistes se croisèrent, la poitrine dans le corset de celle attachée se mit à rebondir nerveusement.

"Pitié, je ne dirai rien à personne! Faite ce que vous voulez de moi mais par pitié ne me tuez pas!
-Je ne vais pas abuser de toi voyons! La voix de l'autre jeune femme était calme, mais on sentait une certaine impatience. Mais surtout, cette voix semblait si masculine...
-Je peux partir alors? Dit-elle les yeux larmoyants.
-Je t'ai déjà raconté comment j'ai eu cette cicatrice?"

La jeune femme aux cheveux blancs posa alors son index sur sa lèvre inférieur, coté droit. Il y avait en effet une cicatrice, la trace de deux points de suture même. J'aime bien ces histoires. Celle attachée au mur, pourtant très belle mais avec les joues creusées et les yeux cernés par la fatigue, semblait sur le point de fondre en larme. Et là, Isaac décida de commencer son monologue pour sa petite anecdote. Car oui, la jeune femme aux cheveux blancs n'était autre que moi, Isaac. Je lançais un rapide regard à la lampe à huile, notant la réserve qu'il y restait pour ensuite prendre une longue inspiration. Le monologue allait donc commencer.

"Et bien cette histoire remonte à mes huit ans. Je vivais dans une petite ferme, mes parents, de bons paysans qui s'épuisaient au labeur dans les champs, faisaient tout pour que je ne manque de rien. Mais papa finit par tomber malade. La fatigue ou le manque d'hygiène ou simplement un coup du sort. Reste qu'il était souvent cloué au lit et qu'il toussait beaucoup. Tiens, je ne connais pas celle-ci. Inquiet je voulais aller le voir, m'assurer qu'il s'en remettrait. Mais maman m'interdisait d'entrer dans la chambre car elle estimait qu'il avait besoin de repos. Ah... Maman... Elle semblait toujours si douce, si gentille et savait quoi faire pour n'importe quelle situation. Mais je n'avais que huit ans! Comment pouvais-je écouter maman et accepter de ne pas voir mon père?"

Ses mots résonnaient dans la cave. A la fin de sa phrase, Isaac avait rapprocher son visage de celui de sa prisonnière, collant presque son nez au sien. Son regard semblait l'implorer de lui fournir des explications, comme s'il voulait une réponse à sa question. Comme si cette femme, qui ne me connaissait pas, pouvait me dire comment un enfant de huit ans, qui plus est moi, aurait dû agir à l'époque.

"Mais un jour, je suis passé outre les interdictions de maman. J'ai attendu qu'elle sorte pour nourrir les bêtes et je suis entré discrètement dans la chambre. Et là... Tu sais ce que j'ai trouvé? Le regard de Isaac était presque aussi larmoyant que celui de la pauvre femme en face de lui. Un homme mourant. Mon père pourtant si grand et fort n'était que l'ombre de lui même! Il ne lui restait que la peau sur les os, son teint était si pâle que même pour mon âge, je pensais qu'il était déjà mort et que j'arrivais trop tard. Mais il me regarda dans les yeux et me fis signe d'avancer vers lui. Il tendit ensuite la main pour que je l'empoigne. Je me sentais si triste et en même temps: je ne comprenais pas ce qui lui arrivait. Comment aurai-je pu comprendre? J'étais si jeune! Mais j'aurai du me douter de ce qu'il allait arriver non? On sent se genre de chose! Pourquoi n'ai-je rien pu faire pour lui?"

Chacune de ses questions étaient accompagnées d'un haussement d'épaule ou d'un spasme. Sa voix se perdait comme s'il revivait la scène et qu'il avait même oublié la présence de son auditoire.

"Et tu sais ce qu'il m'a dit? C'est ta mère. Oui, il m'a seulement dit ça: que c'était maman! Mais maman quoi? Je savais que maman était ma maman! Pourquoi me dire ça? Et sans prévenir, sa main tomba mollement sur le lit. Mon père semblait encore plus faible et ses yeux se fermèrent lentement. La porte claqua alors derrière moi eeeeeeeeet..."

Alors qu'il restait comme coincé sur son dernière mot, son visage s'approchait de nouveau de celui de sa prisonnière. En même temps, un large sourire se formait sur son visage.

"Maman me colla une gifle qui me fit tomber à genoux. Elle avait tapé fort, normal en même temps: je lui avais désobéi. Mais la gifle avait été donné du revers de la main et son alliance m'a déchiré la lèvre... Et tu sais ce qu'elle m'a dit? Tu imagine ta mère, qui te regarde froidement comme si tu venais de comprendre quelque chose d'horrible, comme si tu étais toi même un monstre? Elle m'a dit... Il ne faudra le dire à personne."

Alors que sa dernière phrase résonna avec force dans la cave, la lumière de la lampe à huile s'estompa. Plongeant de nouveau la pièce dans l'obscurité totale. La femme accrochée au mur hurla alors d'une voix à glacer le sang avant de se taire à jamais...

Enfin si on a bien entendu depuis sa voix. Ou plutôt ses pleures quand on la retrouvé dans une ruelle, l'esprit totalement détruit par la folie et la peur. Pourquoi lui avoir fait ça? Car c'était amusant? Car cette petite pimbêche se sentait supérieur! Se pavanant dans sa belle robe tout en regardant les gens de haut... Cela m'avait tellement agacé! Enfin bref. Vous vouliez savoir toute l'histoire non? Vous pensez surement que mon petit monologue est vrai, que je lui ai raconté ma vie? Pourquoi aurai-je fais ça? Pourquoi ne pas l'avoir fait? Car il y a une part de vérité dans toute blague ou mensonge! Allé, je vais être sympa, je vais vous dire ce qui est vrai et ce qui est faux. Déjà, je ne suis pas né dans une ferme: mes parents ne sont pas des paysans. Enfin maman était une femme ordinaire mais papa, il avait de l'argent, beaucoup d'argent même. Et surement que vous l'aurez compris: elle l'a empoisonné. Maman aimait bien manipuler les gens, faire ce qu'elle voulait d'eux. Et c'est en découvrant ce qu'elle a fait que j'ai écopé de cette cicatrice. Mais ça n'explique pas les autres. Oui Mania mais ne racontons pas tout d'un coup....

En effet, la mère de Isaac, une petite commerçante qui rêvait de luxe, était parvenu à attirer l'attention d'un noble du coin. Elle avait même réussi à l'épouser. Ils eurent alors un enfant, et la descente vers l'enfer ou la folie, commença alors. La mère du petit avait désiré une fille mais elle se retrouvait avec un garçon. Elle eut alors un mal incroyable à s'en occuper, à l'aimer. Elle le disputait pour rien, le frappait souvent. L'obligeait même à s'habiller en fille, à avoir des cheveux longs. Maman répétait souvent que si j'avais été une fille, elle aurait pu me marier à un fils de noble. Augmenter ainsi ses propres richesses. Son père n'aimait pas du tout cette situation et tenta de changer les choses, il ne gagna à faire ça que la mort par empoisonnement... C'est après ça que le jeune garçon ne connu plus que la haine et la rancœur. Sa mère le frappait souvent, le torturait, espérait même qu'à force de le maltraiter, il se changerait en fille. Comme si par sa seule force de volonté, il était possible de changer de sexe.

C'est à mes quinze ans que tout changea. Depuis déjà quelques années, je m'étais habitué à la douleur. Habitué à ce que les coups m'amusent et me donnent envie de me rebeller. Elle voulait passer ses nerfs sur moi? Et bien qu'elle le fasse. Plus elle me cognait, plus elle écumait de rage devant mon absence d'émotions. Mais ce qui m'énervait, car oui je n'étais pas totalement serein je l'avoue, c'était que je ne parvenais pas à prévoir ce qu'elle voulait. Comment l'aurai-je pu? Et bien, depuis petit, j'avais toujours eu une sorte de sixième sens, un don pour analyser les choses et prévoir des réactions en chaines. Par exemple, j'avais durant longtemps joué aux échecs avec une servante, ma seule amie en fait. A peine m'avait-elle expliqué les règles que je commençais à visualiser dans ma tête les combinaisons de mouvements, de stratégies possible. J'avais même été jusqu'à imaginé des petits jeux avec des jouets ou des babioles pour réussir à faire tel ou tel choses. Comme quoi? On avait un lustre qui tenait mal, usé ou fatigué avec le temps. J'en avais parlé à la servante, elle avait voulu le décrocher mais il tenait malgré tout au plafond. Elle n'avait réussi qu'à le rendre plus... Bancale. J'avais donc pris une chaise pour grimper afin de relever un endroit précis du lustre. Cela suffit à déporter le poids sur le point sensible, les décorations en verre cédèrent d'abord pour emporter le lustre qui se fracassa au sol. Le tout, sans forcer ni me fatiguer. J'avais réussi ceci d'une seule main. Comment maman l'a prit? Mal... Je pensais qu'elle serait contente de voir que j'avais évité un accident mais elle cru que je voulais détruire gratuitement le mobilier... Mais ma faculté d'analyse n'avait pas que des bons cotés. J'arrivais à comprendre que si on bougeait telle chose, cela pouvait provoquer quelque chose d'autres. Si je voie ceci, les autres aussi non? Donc pourquoi ma mère ou la servante refusaient elles de faire certaines choses? Pourquoi ne l'écoutaient-elles pas? Juste pour me faire du mal? Pour le plaisir de me donner tord? C'est ainsi que Isaac sombra lentement dans la paranoïa. Il avait certes une capacité d'analyse de son environnement, mais il ne possédait pas vraiment d'empathie et pensait être capable d'analyser et comprendre les gens. En partant de ce principe, si quelque chose ou quelqu'un n'agissait pas comme il l'avait prévu, il s'imaginait tout de suite un complot contre sa personne. Bien évidemment, sa capacité n'était bonne qu'à réaliser ou résoudre des casses têtes, pas à manipuler les gens mais il était persuadé que les gens pensaient comme lui et qu'ils n'était pas mieux que des objets décoratifs... Isaac se referma un peu plus sur lui même, ne comprenant toujours pas sa mère qui persistait à vouloir en faire une fille. Maman sombra alors totalement dans la démence avec les années et par pitié ou simplement car je ne voulais pas m'handicaper d'un tel poids, je la soulageais de ses souffrances. Une lame en plein cœur durant le repas. Sa tête tomba dans l'assiette et je pouvais enfin retirer mes couettes, déchirer cette robe et dire adieu à tout ce maquillage répugnant! J'étais alors libre! Libre de m'enfuir, de refaire ma vie!

Isaac quitta donc le domicile familiale en emportant le plus d'argent possible. Il voyagea un temps puis se fascina pour la musique et prit des cours. Il s'entraina aussi à la peinture et au dessin. Après avoir prit des cours de violon durant un an, il quitta la ville car son professeur s'était suicidé. Il s'installa dans une autre cité et poursuivit son apprentissage de l'art tout en s'amusant à exaspérer les gens. Et un jour... Il fit ma connaissance.

Alors que j'avais toujours autant de mal à garder mon contrôle quand je voyais une noble. Je me rendais compte que certaines personnes que je voyais régulièrement, sombrait dans une sorte de démence. Comme maman à l'époque. Avais-je un effet particulier sur les gens? Moi qui suis pourtant si... Adorable? Bref, passons! C'était un soir après avoir joué du violon pour une famille de noble, je rentrais chez moi en empruntant les mêmes ruelles que d'habitude. J'avais encore en tête la femme du riche marchand chez qui je venais de jouer. Une envie de lui faire disparaitre son sourire de satisfaction, l'envie de lui arracher sa robe. De la faire souffrir. Pourquoi? Je ne sais pas... Peut-être qu'elle avait tout ce que maman aurait voulu que j'ai? Ou alors elle me faisait simplement penser à maman. Je m'imaginais alors passer une lame sur sa gorge, descendant lentement sur sa poitrine en l'écoutant sangloter. Un rire sadique s'échappa de ma gorge et je fis une halte pour m'appuyer au mur. Mon imagination venait de faire accélérer mon rythme cardiaque, mes jambes tremblaient sous l'excitation et je n'arrivais plus à retirer cette idée de ma tête. Mais des bruits de pas me ramenèrent enfin à la réalité. J'allais tourner la tête pour voir qui se promenait à une heure si tardive dans la rue mais une main vint se poser sur mon épaule.

"On a des envies sadiques de jouer avec des humains? Je dirai que ça tombe bien: moi aussi."

Cette voix aiguë presque inhumaine résonna à mes oreilles et pour la première fois depuis longtemps: la peur s'immisça en moi au point de me donner envie de vomir. Tournant la tête, je tombais nez à nez avec des yeux rouges brillants. Ceux-ci me fixaient intensément. Je vis également un large sourire carnassier sur un visage anguleux possédant plusieurs rides. L'instant suivant, une douleur me déchira le ventre et je sentais de l'eau couler sur mon pantalon. Réaction primaire, je mis ma main à mon ventre pour sentir quelque chose de poisseux. Celle-ci était couverte de sang... Mon sang. L'homme en face de moi éclata de rire. Je commençais à me plier en deux à cause de la douleur mais je parvenais tant bien que mal à observer mon agresseur. On aurait dit un bouffon. Oui, comme ceux qu'on en voit dans les cirques ou à la cour d'un roi. Sauf qu'il avait quelque chose de... Différent. Son regard me transperçait presque alors que je m'écroulais sur le sol en hurlant de rire. Oui, je riais. J'ignore pourquoi mais cette situation me semblait si amusante, quelque chose en moi venait de se briser et étrangement, je pense que j'aurai voulu que cela se brise bien plus tôt. C'était ma raison qui venait d'éclater. Je me roulais par terre, perdu entre les rires et les larmes. J'avais mal et mon sang se répandait sur les dalles froides mais je me sentais bien. C'était une sorte de libération qu'on m'accordait.

Entre la vie et la mort, je rêvais presque paisiblement. Je voyais maman qui me disputait d'être un garçon, je la voyais me coller une gifle, puis une autre. Enfoncer le couteau à pain dans ma main car je ne m'étais pas mis de vernis sur les ongles. Je me voyais ensuite jouer du violon devant un auditoire perplexe, certains se mettaient ensuite à afficher des sourires idiots avant de se tourner vers leurs voisins pour leurs sauter aux cous afin de les tuer. Je ne comprenais pas tout, mais tout ce que je voyais partout c'était la folie. La folie des Hommes, la folie meurtrière, l'absence de jugement entre le bien et le mal. Le refus des codes sociaux, une envie de s'amuser, une envie de faire sombrer le monde dans le chaos, dans la folie... Non... Dans MA folie. Toutes ses images défilaient les unes après les autres accompagnées de ce rire malsain, celui de ce bouffon qui m'avait agressé. Mais qui était-il? Pourquoi m'avait-il fait ça? Mon nom est Mania. Comment arrivais-je encore à l'entendre me parler alors que j'étais mort ou sur le point de l'être? Tu n'es pas mort. Bien au contraire. Pourquoi entendais-je sa voix avec autant d'intensité dans ma tête? Et surtout: pourquoi me posais-je autant de questions? Laissez donc moi mourir en paix! Ou alors laissez moi vivre et m'amuser encore et encore! Oh oui, tu vas encore t'amuser. Nous allons jouer tous les deux pendant beaucoup de temps. Toi et moi désirons la même chose... Ah oui? Et quoi donc? Répandre la folie en ce monde.

Isaac se réveilla alors dans son lit, ses vêtements couvert de son sang. Il n'avait pourtant pas mal au ventre, il ni avait qu'une cicatrice supplémentaire sur sa peau. En revanche, il avait un incroyable mal de crâne et cette voix était toujours là. Il pensa d'abord qu'il avait trop bu ou qu'il avait fait un mauvais rêve. Mais ce sang... D'où venait-il alors? Vas donc jeter un oeil à la cave... J'ai un cadeau pour toi. Ecoutant donc cette voix, je me rendais à la cave, ouvrant la porte dans son grincement habituel. J'entendis ensuite des pleures et cela m'intrigua. Je refermais alors la porte derrière moi, descendant tranquillement les marches pour enfin arriver à la lampe à huile que j'allumais. Je cherchais d'abord timidement des yeux d'où venait les pleures. Je vis alors la petite noble de la veille: attachée au mur. Elle avait un œil au beurre noir et ses vêtements avaient été lacérés. Je vis également un très beau poignard posé sur la table avec à coté plusieurs couteaux. Un large sourire amusé se dessina sur mon visage. Ainsi j'allais pouvoir assouvir mon fantasme! Et bien, le jeu peut enfin commencer non? Isaac posa la lampe avec fracas sur la table et fixa la jeune noble sanglotante attachée au mur. Il déboutonna alors sa chemise pour laisser apparaitre son torse. Faisant glisser ses doigts sur ses cicatrices tout en affichant un grand sourire amusé.

"Tu veux savoir comment j'ai eu ces cicatrices?"

Cette femme allait être la première. La première a être détruite psychologiquement par Isaac et de façon volontaire. Il l'ignorait encore, mais le plaisir qu'il en éprouverait, allait le pousser à recommencer. Encore et encore. Mais cette petite voix en lui disait quelque chose, elle répétait souvent la même chose. Nous ne nous contenterons pas des bourgeoises. Le monde entier doit découvrir la folie.


Dans la réalité

Âge : 27 ans
Avez-vous déjà fréquenté d'autres forums, si oui lesquels ? Oui, plusieurs... Dreamland RPG où je suis encore. D'autres qui ont depuis longtemps fermés comme Naruto Fury.
Vos passions : Jeux vidéos, mangas, séries télés, dessiner, discuter et sortir.
Votre avis sur le forum? Sympathique et joli mais je m'y perds facilement ^^"
Comment avez vous connu le forum? Une amie: Freya lerosa
Phrase fétiche : Il y a un adage qui dit qu'on fait du mal à ceux qu'on aime. Mais il oubli de dire qu'on aime ceux qui nous font du mal.
Crédit avatar : Suzuya de Tokyo Ghoul



Dim 26 Juil - 17:25
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Voilà j'ai terminé. J'espère que la lecture vous plaira et que la présentation conviendra également!








Dim 26 Juil - 21:04
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http://www.terramysticarpg.com/t6862-camille-anisum-presentation
Pas mal, je trouve cette fiche fort bien construite.
Bienvenue parmis nous.


« Les privilèges de la beauté sont immenses. Elle agit même sur ceux qui ne la constatent pas. »

Jean Cocteau, dans Les enfants terribles.



épreuve Color#996666


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Humain

Partie IRL
Crédit avatar : B-
Double compte : Lothaire
Vitesse de réponse : Moyenne-Longue


Lun 27 Juil - 13:45
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Bonjour,

Vu ton estime pour les femmes nobles, il est bien naturel que je prenne ta fiche en charge. (oh oh oh)

Elle est bien rédigée ; j'espère que je ne t'apprends rien. D'un niveau très au-dessus de la moyenne si bien que je n'ai pas grand chose à dire sur la rédaction.

Passons donc aux pouvoirs :

  • Tu en as trop pour un personnage nouvellement créé. Je te demanderai d'en retirer un. Conserve-le tout de même sous ta manche car tu pourras l'acheter par la suite quand tu auras assez d'ABs.


  • Germe de folie : Je voudrais juste que tu ajoutes une porte de sortie à ce pouvoir. Qu'un joueur qui RP avec toi ne contracte pas une obsession à vie juste en ayant regardé une de tes peintures. Pour un PNJ ce n'est pas grave mais modifier le caractère d'un joueur de façon permanente est bien plus fâcheux. Ajoute donc une solution logique pour s'en débarrasser ou une durée limitée à l'obsession.


Ce sera tout.


Mar 28 Juil - 18:46
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Arf me faire valider pour une satanée peste de bourgeoise! Quel coup bas!! *sort*

Merci bien pour ton estime sur mon écriture! Pour les pouvoirs, j'ai retiré germe de folie, je prendrais ce pouvoir plus tard en le modifiant pour qu'il soit moins contraignant pour les autres joueurs ^^








Mar 28 Juil - 23:36
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Tu m'en vois ravie Very Happy

Je sais que tu as déjà capturée une petite bourgeoise dans ton histoire mais je suis particulièrement intéressée par tes qualités sociales. En espérant que je ne te pousse pas à la redondance, car voici ton épreuve :

Citation :
Tu lui as tapé dans l'œil à celle-là, à n'en pas douter. Ce n'est pas un hasard si elle achète systématiquement toutes tes œuvres à grand renfort de compliments sur ton génie artistique. Elle en a les moyens, car c'est la fille d'un puissant notable de la ville. De pompeux et d'outrecuidants, elle n'a que les manières que ses gouvernantes lui ont rabâchées pendant l'enfance, car son caractère est doux et humble. Que vas-tu faire d'elle ? ...

Tu posteras ta réponse ici

Au plaisir de te lire



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