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 Innocence sanglante [PV Thaddeus Golias]

 
Mer 15 Juil - 13:22
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Sen’tsura - " mois à définir " 115

Un bruit de cheval résonnait dans ma tête. La foule parlait non loin, je l’entendais mais je ne la voyais pas. Je dormais, je m’étais endormie sur ce parquet. J’ouvris tout doucement les yeux et je vis un corps d’enfant. Je ne voyais pas son visage mais je sentais un liquide froid me collait à la peau. Il était froid et gluant. Je me redressais avec difficulté, ne sachant pas ou j’étais. Et les souvenirs se bousculaient dans ma tête, tout me revenait.
Je me souviens de cet enfant qui courrait dans les escaliers et que j’ai tué d’une lame dans le cou, l’égorgeant. Et cet enfant gisait à côté de moi, sans vie, lui manquant un bras. Aurais- je commencé à le dévorer ?
Peut – être que oui et ce ne serait pas si étonnant que ça…
Une douleur parcourra mon corps et je compris vite que j’étais blessée à différent endroits ainsi que des bleus. J’ai dû me battre. Et je savais déjà alors que je reprenais mes esprits que le père du garçon en était responsable. La bataille fut intense et j’avais pris un malin plaisir à lui enfoncer mes pattes dans ses membres comme une vise qu’on tournait doucement. Je l’ai dévoré presque en entier. Il ne restait plus que le bas de son corps.

Je me redressais pour marcher un peu. Je devais vite partir cependant j’étais encore patraque. J’avais mal dormi sur ce parquet. Et c’est lànque je le vis. Il gisait dans l’escalier. Son visage n’existait déjà plus, il ne restait que ses cheveux sur le sommet de son crâne. Au niveau de son cou, il n’y avait plus de peau, on voyait les tubes comme l’œsophage déchiquetés par mes crocs. Ne parlons pas de son torse, les cotes étaient apparentes mais elles étaient aussi brisées. Son cœur avec disparu avec son foie et d’autres organes. Si on regardait plus profondément dans ses entrailles, on verrait assez vite qu’il manque des parties de la colonne vertébrale donc les morceaux d’os trainaient non loin. Ses bras n’avaient que les os, il ne restait pas grande chose de la peau. Le bas, je ne l’avais pas touché enfin pas vraiment il avait que deux trous, un dans chaque jambe.
Et si on étudiait parfaitement les os, on verrait la marque de mes dents. Il était plus que délicieux ! Je me léchais les lèvres en me rappelant le gout de sa chair dans ma bouche, le sang coulant le long de ma bouche.

Cette pensée me donna légèrement faim mais je pensais que pour le moment, un bon plat commun suffirait. Je marchai dans la maison, elle était grande sans être imposante. Je regardais l’enfant et je me rappelais que j’étais rassasiée au moment où je voulais l’ouvrir pour avoir son cœur.
Quant à sa mère, je ne savais plus ou je l’avais laissé. Et quand j’eus soif, je me dirigeai vers la cuisine, je la vis. J’étais très inspirée avec elle. Sa tête plutôt intacte a part qu’il lui manquait les lèvres gisait dans une marmite alors que son corps était empalé sur la table en bois de la cuisine. J’avais utilisé les clous que j’avais trouvés dans un atelier. Elle m’avait supplié que je ne touche pas à son fils, que je le laissais vivre. J’aimais les entendre crier. C’est si jubilatoire à écouter. Je pourrais recommencer rien que pour ce son si mélodieux à mes oreilles.

Je me souviens de lui avoir coupé la tête avec un couteau de cuisine tout en lui enfonçant une fourche dans son cou. Une fourche qui était encore dans sa chair. J’avais de bonnes longues minutes pour lui cisailler la colonne au niveau du cou. Je l’avais ouvert, mangeant des morceaux de sa peau… Et puis son cœur que je savourais tout doucement aimant la texture, la sensation dans ma bouche. Des morceaux de cotes trainaient sur le sol. Ses mains n’avaient plus de chair, enfin aussi ses bras ainsi qu’une partie de ses jambes, et même son ventre. Mais au niveau du ventre, on pouvait voir ses organes. Je ne mangeais jamais l’estomac ou les intestins. Je les préférais cuit et bien propre, et je n’étais pas d’humour à le faire en cette nuit de carnage. Je voulais juste manger.

Et j’avais bien mangé. Tellement que je recommencerais que dans quelques semaines. Je pris un verre d’eau et je bus quelques gorgées. J’étais recouverte de sangs, de bleus et d’entailles. La robe était déchirée. Mes jambes étaient apparentes vu ma robe s’arrêtait péniblement au niveau de mes cuisses. J’étais aussi pieds nues et je laissais des traces partout… Enfin je n’étais pas la seule entre l’enfant et la femme, y en avait des empreintes dans le sang.
Je devais quitter ce lieu mais d’abord, je devais me laver, me changer et trouver des chaussures. Donc je fouillais partout pour trouver de quoi me vêtir et me chaussée avant d’aller me laver.

La seule chose que je me suis toujours demandé, c’était pourquoi j’avais fait cela à Sen’tsura…. Oui pourquoi ? Niveau discrétion y a plus simple, et les cris devaient résonner dans la rue même si la maison était dans une rue malfamé de la ville.




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Jeu 16 Juil - 19:52
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Durant toute sa carrière au sein de l'armée impériale, Thaddeus Golias s'était fait un devoir d'être un exemple pour ses pairs. A dire vrai, depuis ses tout débuts dans le métier des armes, le poids de son nom l'avait forcé à l'exemplarité. C'était une tradition qu'il s'était juré de faire perdurer, tant il lui paraissait impensable que le nom des Golias soit synonyme de quoi que ce soit d'autre que l'excellence.

C'était ironique, à y repenser. Toute sa famille, sensée incarner l'idéal militaire, avait été décimée. Les nobles qu'ils servaient avaient péri. Bien peu nombreux étaient ceux à se rappeler qu'avant de devenir le dirigeant de l'armée impériale à Sen'tsura, Golias était déjà destiné à une existance de soldat. Quelle tristesse de réaliser que le seul survivant de la vaste lignée des Golias était celui qui s'était rallié à l'envahisseur démoniaque. Quoi qu'il avait peut-être bien un frère aîné dans les Montagnes, lui qui avait quitté Terre dans son adolescence pour vivre de pillage et de contrebanderie. Connaissant la tendresse toute relative des Nains envers ceux qui menaçaient leurs intérêts économiques, c'était peu probable, mais Thaddeus préférait s'imaginer qu'il existait un autre Golias encore en vie.

Toujours était-il que cette tradition d'exemplarité militaire le poussait, lui le capitaine de tout Sen'tsura, à patrouiller dans les rues comme la première recrue venue. Même si Monsieur Armel ne le lui avait pas demandé expressèment, il l'aurait fait malgré tout. Après tout, c'était Golias lui-même qui avait pris la décision de renforcer les patrouilles au sol, afin de débusquer toute trace d'activité Nayritiste. Demander à ses hommes de faire des efforts et de travailler plus longtemps sans montrer soi-même l'exemple n'était pas dans la tradition des Golias.

Aussi était-il là, à déambuler en armure dans les quartiers mal fréquentés de Sen'tsura, entouré tout de même de cinq gardes impériaux -l'élite de l'armée-. Il ne fallait pas non plus provoquer le sort et tenter les assassins. La journée avait été calme, et il ne s'était rien passé de notable. Un voleur de pommes avait été attrapé, et condamné à quinze coups de fouet. Une vieille dame avait été surprise à proférer des propos favorables à l'archi-hérétique Galaad, aussi des membres de la Milice Civile l'avaient relevé de sa chaise en bois pour l'emmener dans l'un des camps de rééducation par le travail. Il y avait peu de chance qu'elle en ressorte un jour, vu son grand âge.

Thaddeus était sur le point de trouver un apothicaire au hasard, afin de le faire brûler sur un bûcher et rassurer la population quant à la fermeté de la poigne impériale, lorsqu'un jeune enfant des rues vint le voir. Le gamin n'osait pas le regarder dans les yeux, et gardait la tête baissée, le regard sur ses chaussures tout en lui parlant. Un signe de respect, à n'en point douter, à moins que ce ne soit de la terreur ? Préférant penser qu'il s'agissait du premier, Thaddeus écouta son histoire. Il avait entendu quelques cris atroces dans une ruelle souvent déserte, suivi par des bruits qu'il avait assimilé à "un très gros chat qui mange un très gros rat".

Le capitaine suivi le jeune homme. Contacter les autorités avait été la bonne chose à faire, aussi se promit-il de donner quelques Ailes de Bronze à ce -déjà- brave citoyen de l'Empire sitôt la menace éliminée. Arrivé devant la porte de la bâtisse à deux étages, force fût de constater qu'elle n'était pas dans un état de délabrement avancé. A dire vrai, elle semblait même relativement bien entretenue, signe qu'au moins aucune troupe de bandits, d'anciens Rebelles ou de drogués ne la squattait. Cela ne rassura que modéremment Thaddeus, qui savait que les Cultistes de la Déesse-Maudite préféraient justement se cacher dans des habitations en apparence impossible à suspecter.

- Rodr, Gazka, vous restez dehors. Assurez-vous que personne ne sorte. Si les choses tournent mal, allez chercher du renfort.

Laissant donc deux de ses cinq hommes devant la maison, en compagnie de l'enfant, il pénétra l'arme à la main dans le bâtiment. La nuit allait tomber d'ici une heure, et l'obscurité deviendrait vite étouffante ; Pourtant nulle bougie ne venait préparer les couloirs et les pièces désertes du rez-de-chaussée à la nuit toute proche. Au loin, le brouhahah de la foule sur la grand-place du quartier s'estompait peu à peu, tandis que chacun rentrait chez soi sous la lueur pâle des lampadaires, après une dure journée de labeur.

Thaddeus était loin de ces considérations futiles. Tous ses sens étaient en alerte. Il ressentait un profond malaise, sans qu'il ne pût se l'expliquer. Cela lui tordait les boyaux. Etait-ce cette légère odeur de sang ? Ou la perspective de tomber, sans renfort ni soutien, dans une embuscade des Adorateurs ? Plus il s'enfonçait dans la maison, plus le capitaine considérait la possibilité de se replier et de revenir avec quatre escouades au complet pour prendre d'assaut tout le bloc d'habitation dans les règles de l'art. Finalement, il entendit une série de coups sourds contre un mur en bois. Il écouta avec attention : Trois coups rapides, un coup, un silence, puis un autre coup. L'un de ses hommes avait trouvé quelque chose, et souhaitait attirer l'attention de ses camarades.

Rebroussant chemin à petit pas, Golias se maudit intérieur lorsque sa lourde armure fit craquer bruyamment le bois sous ses pieds. La discrétion n'était plus vraiment de mise. Accélérant le pas, il se retrouva rapidement au niveau de ses trois hommes, qui s'étaient regroupés. Claude lui indiqua d'un signe de la tête l'une des pièces, encore plongée dans l'obscurité, tout juste traversée par quelques rais de lumière d'une fenêtre fermée par des rideaux déchirés. A en juger par l'odeur de pain, il s'agissait de la cuisine, mais une autre odeur tout à fait écoeurante s'y mélangeant. L'officier avait passé suffisamment d'années sur les champs-de-bataille pour reconnaître l'odeur de la mort.

De deux signes de la main, il ordonna à ses hommes de se disperser pour prendre d'assaut simultanément les deux pièces qui leur faisait face. Prenant Markan avec lui, il se précipita en direction de la cuisine. N'y trouvant aucun signe de danger, il se jeta sur les rideaux déchirés qu'il arracha, inondant le premier étage de lumière. Il y avait eu un véritable carnage dans la cuisine, et il fallu de longues secondes d'analyse à Thaddeus avant de réaliser qu'il s'agissait d'une femme qui avait été déchiquetée par ici. Le soldat Markan était un garde impérial, et était donc solidement entraîné et avec un mental d'acier. Cependant, devant pareil horreur, il ne put qu'à grand-peine retenir son dîner dans son ventre.

- J'ai le cadavre d'une femme, ici, peut-être deux.

Inutile d'être discret, désormais. Leur charge en armure avait probablement réveillé jusqu'aux voisins. Avec deux soldats au-dehors empêchant toute fuite, il ne restait plus qu'à accélerer au cas où les responsables soient encore présents, ce dont Thaddeus doutait. Il n'avait encore jamais vu pareille scène de crime, pas même avec des démons, des orcs ou des gnolls. Ce n'était clairement pas une créature sauvage qui avait fait cela, il y avait eu une sorte de... Jeu malsain avec la victime. Les choses qui avaient fait cela y avait semble-t-il tiré grand plaisir.

- On a un homme, ici. Il a été... Dévoré. Par Zelphos, quelle horreur...

Tandis que Claude commençait à chanceler, Thaddeus arriva dans le salon pour lui poser une main sur l'épaule. Il ne fallait pas que ses hommes flanchent maintenant. Quoi qu'il ne pouvait leur en vouloir : Ils étaient certes des gardes impériaux, mais ce qu'ils voyaient ici dépassait l'entendement. Aucune créature de Glace, de Montagne ou de Terre connue ne déchiquetait ses victimes avec tant de sadisme. Devant pareille atrocité, l'esprit se refusait à accepter la réalité.

- Allez au deuxième étage, nous allons sécuriser les dernières pièces du premier.

Sur ce, Thaddeus et Markan foncèrent vers les autres pièces du premier étage, désormais légèrement éclairées par la fenêtre de la cuisine. Ils arrachèrent à nouveau une paire de rideaux, mais le reste de la maison semblait être en parfait état. Nulle trace de sang, nul signe de lutte, alors que la cuisine et le salon semblaient avoir été le théâtre d'une lutte entre un orc berserker et un guiguêtre barbare.

C'est le cri de Vikthor, au deuxième étage, qui l'interpella rapidement. Il s'attendait à l'entendre appeler à l'aide, ou au contraire signaler que les responsables n'étaient nul part dans la maison. Au vu du carnage, des pièces inférieurs, il fût en effet extrêmement surpris d'entendre le sergent Vikhtor hurler :

- Une survivante ! On a une survivante, capitaine Golias !

Au pas de course, mais toujours l'arme à la main, Thaddeus et Markan se ruèrent au deuxième et dernier étage de la maison. Claude et Vikthor avaient déjà ouvert les rideaux, laissant les dernières lueurs du jour pénétrer sur le site du crime. En voyant le cadavre mutilé d'un jeune enfant, Golias faillit perdre l'équilibre. L'espace d'un instant, il cru qu'il s'agissait de son premier-né Lucius, pourtant décapité par une succube voilà de nombreuses années, peu après l'invasion d'Aile-Ténébreuse.

Son regard se concentra ensuite sur la jeune femme qui avait survécu, en apparence relativement peu blessée. Comment une femme aussi frêle avait-elle pût survivre à ce qui avait mis les autres membres de la famille (probablement la sienne) dans un pareil état ? Thaddeus avait bien sa petite idée, et s'il avait effectivement raison, il lui faudrait agir extrêmement rapidement. Lâchant une seconde du regard la demoiselle à la robe teintée de sang, il se tourna vers Markan.

- Va aux casernes donner l'alerte. Nous avons peut-être une attaque de terreur des Adorateurs en cours. Nous ne savons pas encore quel type de créature est responsable, ni s'il y en a plusieurs. Que le Lieutenant Scoville mobilise son Troisième Régiment de Lanciers pour sécuriser tout le district, et qu'il envoie un bataillon entier dans ce quartier. Précises bien que les créatures sont potentiellement très dangereuses, et que les autres régiments doivent être prêts à se déployer rapidement en cas d'escalade !

Markan fuit donc de la maison, tandis que Thaddeus se retournait vers Claude. La situation était potentiellement critique. Une créature incontrôlable rôdait dans les environs, prête à massacrer des dizaines -si ce n'était des centaines- de citoyens impériaux sans défense. Devant la puissance de la chose, même la Milice Civile risquait d'être rapidement débordée. Aussi, il prit la décision de préparer toutes les ressources à sa disposition. Il n'avait pas été officier impérial depuis tant d'année sans savoir que le déploiement d'une force démesurée était -beaucoup- moins réprimendée que la non-prise au sérieux d'une menace potentielle.

- Claude, va au quartier-général de l'Ordre des Illustres. Demande à nos hommes de se tenir prêt, il s'agit peut-être d'une attaque de terreur générale contre Sen'tsura. On passe en alerte Solaire. Que nos troupes soient prêtes à se joindre à l'armée régulière si cela venait à se vérifier.

Le garde impérial obéit immédiatement à son capitaine, et suivit Markan dans l'escalier menant à la sortie. Vitkhor était sur le poing de prendre la survivante par le bras afin de l'évacuer, quand Thaddeus leva la main, figeant son homme sur place. Avant d'emmener la jeune femme dans un endroit sûr, il lui fallait collecter le maximum d'information sur la menace à laquelle ils avaient affaire. Il s'agissait, après tout, de l'unique témoin du massacre. Peut-être ne serait-elle pas dans un état de choc tel qu'elle ne pourrait parler.

- Mademoiselle, je vous en conjure, aidez-nous. Est-ce votre famille qui gît ici ? Qu'est-ce qui leur a fait ça ? Et comment avez-vous pût survivre à pareil monstre ?

Thaddeus avait déjà sa petite idée. S'il s'agissait effectivement d'un acte terroriste des Adorateurs, alors les créatures seraient entraînées à laisser un survivant à chaque fois, qui pourrait raconter toute l'horreur et propager la terreur à tous ceux qui l'écouteront. Dans ce monde où le bouche-à-oreille (littéral) fait tout, c'était le moyen le plus sûr pour s'assurer que l'effroi se répandent dans le coeur de tous les impériaux. Cependant, Golias voulait entendre la jeune femme le lui confirmer. Il se fit la remarque que, même en l'absence de danger, il avait encore la poigne ferme sur son épée. Comme par instinct.


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Jeu 16 Juil - 23:37
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J’étais simplement dans la merde… Surtout quand j’entendis des pas, senti des vibrations. Je ne savais pas qui c’était mais il était au moins quatre… Des bandits, des gardes ou pire ? En tout cas, la porte s’ouvrit et des gens entrèrent, se faufilant dans cette demeure.
J’étais dans la merde… Je devais m’en sortir mais comment ? Je me cachais à l’étage le temps d’une trouvé une solution. Je ne pouvais plus me sauver… Et je devais tout faire pour ne pas être accusé de ces crimes. Me passer pour une victime était la solution la plus sûre. Et je devais aussi me créer une identité de victime… Je cherchais un nom tout en m’ébouriffant les cheveux comme je m’étais battu contre une entité inconnue. Je me mis à pleurer pour qu’on voie les marques sur mon visage. Je pris un couteau et m’entaillai un peu plus la peau pour que du sang frais abime encore plus mon corps. Une fois cela fait, je jetais le couteau loin de moi.

Je ne devais pas surtout pas être armée. Je me recroquevillais dans un coin pliant mes genoux quand mon torse, posant ma tête sur mes genoux sanglotant légèrement. Le coin était sombre. Je devais paraitre choquer, tremblante, peureuse et voir même terrorisée.
Cela devait être convaincant. Et le fait que le sang recouvrait mon visage cela cachait mon visage. Toute façon, je m’en foutais un peu qu’il me reconnaisse dans un sens. Après tout, je peux être si différente de ma vraie nature. J’ai appris à manipuler et me façonner une autre personnalité aux fils des temps et surtout à mimer les sentiments.
Je peux même feinter un malaise mais saurais – je vomir au moment voulu ? Cela était moins sûr. Je tremblais un peu comme pris de panique, comme si je voulais me calmer. C’était de la comédie mais je savais qu’ils étaient près de moi.


Alors que j’étais contre le mur, recroquevillée sur moi – même, je sentis quelqu’un m’approchait. Un sourire invisible mais sadique apparut sur mes lèvres alors que me sanglots continuaient de couler sur mes joues… J’aurais pu être actrice ! Il me toucha l’épaule puis je mimais l’effroi et criai comme terrorisé par ce simple geste. J’essayais de lui échapper comme si je ne voulais pas qu’il me touche, comme pour montrer l’horreur des dernières heures, pleurant de plus belle !
Et l’homme se mit à crier. Je sursautais encore fois, me refugiant dans un autre coin. C’était un garde d’A.T. C’était décidé, je ne devais pas les tuer. Il cria qu’il y avait une survivante… J’ai failli mais juste failli lui dire non un monstre… Mais je me tus restant dans mon rôle. Heureusement que j’ai vu beaucoup de victime réagir et tous on eut presque la même réaction qui est : « Au secours maman, on veut me tuer » ou « ne me tuez pas, je vous supplie »
Je ne bougeais pas le regardant avec de la peur sur mon visage.
Trois autres hommes, tous armés montèrent le rejoindre. Chouette… Plus on est de fou, plus on rit, n’est –ce pas ?
Je ne bougeais toujours pas les fixant d’un air peureux en les écoutant parler. Et bon sang, qu’est - ce qu’ils voulaient faire ? Deux d’entre eux ouvrirent les volets ce qui m’aveugla un peu. J’étais restée trop longtemps dans le noir.
Grâce aux vibrations, je pouvais avancer dans le noir.

Foutu lumière vive … Oui elle était vive pour moi malgré ce faible éclairage… Je devais laisser les faire. Je devais rester la victime faible et traumatisée. Et peut-être feinter la femme reconnaissante d’avoir été sauvé et lui promettre un remercîment éternel au type qui semblait être le chef. Enfin pour cela, je devrais être seule avec lui. Et vu son alerte, c’était mal barré. Et bien sûr dans les villes, il n’y a pas d’araignée banane qui se baladait gentiment non loin. Je devais donc être patiente et jouer le jeu. Et puis ce chef n’arrêtait pas de me regarder… Ca va, j’ai juste un peu sang, pensai- je. Je préférais enfouir mon visage contre mes genoux, me cachant derrière mes bras comme si j’avais peur.
Deux soldats partirent. Il en restait plus que deux du moins dans la maison. Un homme s’approcha de moi pour… Pour reculer aussitôt.
Je me fiais qu’aux vibrations et donc je ne savais pas trop ce qu’il voulait faire.


Le sois disant chef, je crois qu’il est gradé, me parla. Bien, soyons traumatisé ! Je redressais péniblement le visage, les yeux humides, les larmes sèches sur les joues, le sang coulant sur ma peau, la peur gravé dans ma peau. Il me demanda des choses qui pouvaient paraitre logique… Mais dont pour moi était au final incompréhensible.

- Ils…. Ils…. AAAAHHHHHHHHHHH !!! Dis – je sur un ton tremblant… Avant de lâcher un cri et de me recroqueviller dans un autre en courant à quatre patte.


Je me remis dans la position d’avant comme une folle traumatisée me balançant d’avant en arrière.


- Tuer, nous… Tuer…. Ils… Sont… Du... Sang... Du … Sang…. Sang… Sang…Soufflai – je paniquée.

Et dans un cri, j’hurlais : "DU SANG PARTOUT !" avant de sombrer en larmes contre le mur. J’aime manipuler l’assemblée. Si je pouvais, je rigolerais. Je restais cependant dans mon rôle. La faiblesse est drôle à jouer, n’empêche !




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Mer 16 Sep - 17:02
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Comme Thaddeus le craignait, la survivante n’était de toute évidence pas en mesure d’aider outre-mesure la patrouille impériale. Ce qu’elle avait vu avait eu raison de son esprit, et il était peu probable que le traumatisme ne s’efface jamais de sa mémoire. Un tel événement était la voie royale vers la déchéance, et nombre de ceux qui étaient du mauvais côté de la loi avait commencé à arpenter ce chemin suite à un choc traumatique majeur.

La réflexion quant à l’avenir de la survivante n’occupa l’esprit de Thaddeus qu’une seconde, tandis qu’il se mit à réfléchir à toute allure à la meilleure façon de contenir la menace. Il faisait confiance à Scoville pour boucler efficacement le district, mais c’était bien la première fois qu’une telle scène d’horreur se produisait à Sen’tsura depuis fort longtemps. Et l’Aile savait s’il y avait pourtant de nombreux crimes chaque jour dans la capitale de l’Empire et du monde.

Tout en regardant autour de lui, le capitaine Golias continua à se dire que cela pouvait très bien être le début de l’offensive généralisée des Adorateurs qu’ils redoutaient tant, et dont ils se préparaient depuis plusieurs mois maintenant. Il fut surpris qu’une créature nécrotique si puissante ait pu s’infiltrer à l’intérieur de Sen’tsura, surtout que toutes les portes étaient surveillées, et que l’Eternel Ressac maintenait une garde vigilante sur le fleuve. Il aurait tout le temps d’y réfléchir une fois que la cité serait sécurisée et que…

- C’est peut-être un assassinat.

La réflexion de son subalterne Vikthor le sortit de sa torpeur réflexive. Thaddeus détourna son regard vers son camarade, pour le voir relever un médaillon de ce qui restait du torse de l’homme dévoré. Un petit médaillon, bleu-argenté, et où étaient discrètement gravées quatre lettres : CMKM. Cette découverte fit lâcher au capitaine un juron fort peu gracieux. Il n’avait envisagé cela que comme une attaque aveugle sur la population de Sen’tsura, mais il s’agissait possiblement de bien pire que cela.

- Le médaillon est glacé comme les miches d’Harald-le-lâche, ça ne peut être que du Stratium. Je pense qu’il est authentique.

S’il s’agissait effectivement d’un assassinat politique, sur l'un des acteur majeur du commerce avec les Nains, alors il était inutile de déployer l’armée, et les deux hommes en étaient pleinement conscients. Seulement, il restait trop de zones d’ombres pour le déclarer unilatéralement. Peut-être était-ce une –improbable- coïncidence. Peut-être était-ce le début d’une campagne des Adorateurs pour raviver les tensions entre l’Empire et les Montagnes. Peut-être…

Il y avait trop de possibilités. Tant qu’ils ne seraient pas fixés sur l’origine de la menace, aucune menace adéquate ne pourrait être prise. Tout ce qu’ils avaient, c’était un Marchand de Granite déchiqueté avec sa famille, une survivante, et aucune trace du coupable. Les Adorateurs étaient les coupables tout désignés, mais s’il s’agissait d’un assassinat, n’importe qui pouvait être un suspect. La Congrégation de la Nuit, d’anciens Rebelles, des espions de Glace… Par les anciens Dieux, peut-être que le haut-commandement impérial lui-même avait ordonné cette mise à mort, et que, comme pour beaucoup de choses réalisé par les Conquérants, Thaddeus Golias n’avait pas été mis au courant.

Cela était bien plus fréquent que le Capitaine de Sen’tsura ne voulait bien l’admettre. Bien qu’il soit au sommet de la chaîne alimentaire humaine dans l’armée de l’Empire, et que les démons respectent ses talents de tacticiens et son don au commandement, il n’était pas –encore- dans les petits papiers de l’Empereur. Aussi, il arrivait régulièrement que l’armée régulière impériale rencontre les forces spéciales de l’Empire sans y être préparés, et cela avait en de tragiques (et rares) occasions généré des pertes inutiles.

Mais ainsi allait la vie. Golias ne s’offusquait plus de ne pas savoir si le coupable de ce crime, qui allait peut-être entraîner la mobilisation inutile de l’armée, pouvait être l’un des bras armé de l’Empereur. Il ne s’enrageait même plus de voir certain de ses gardes impériaux être « recruté » de force pour des missions secrètes, pour souvent ne jamais revenir. Il lui fallait jauger le pour et le contre, et se livrer à un délicat numéro d’équilibriste dans la réponse à apporter. Il jugea que la mobilisation immédiate des hommes de Scoville, ainsi que ceux de l’Ordre des Illustres serait suffisante pour l’heure. En cas d’autres meurtres, d’autres régiments pourraient être déployés.

- Madame…

Thaddeus se retourna vers la survivante du carnage, toujours murée dans sa folie. Il n’avait pas le temps d’effectuer un interrogatoire en bonne et due forme dans cette maison empestant la mort, et à dire toute la vérité, il avait très envie de s’éloigner du cadavre de ce jeune enfant qui ne lui rappelait que trop la mort de Lucius. Aussi allait-il s’assurer que l’entretien soit aussi court qu’efficace.

- J’ai besoin que vous me décriviez ce qui vous a attaqué. C’est la seule solution pour vous sortir rapidement d’ici.

Vikthor se rapprocha de son supérieur, et lui chuchota à l’oreille :

- Capitaine, on pourrait laisser nos hommes l’interroger dans les baraquements. Vous feriez mieux d’aller gérer la crise, je peux l’escorter.

Thaddeus se surprit à laisser un sourire sincère apparaître sur son visage tandis qu'il posait sa main sur l'épaule du soldat. Vikthor était un excellent garde impérial, généreux et honnête dans son amour pour l’Empire. Il faisait tout ce qui était possible pour protéger autant que faire se peut les citoyens de Sen’tsura, et il souhaitait certainement faire en sortes que la jeune femme soit rapidement éloignée de cette scène d’horreurs. Et Vikthor se sentirait certainement mieux en sachant Golias aux commandes des troupes de réaction d’urgence, plutôt qu’en pleine tergiversation avec une femme encore choquée. Cependant, il n’avait pas envisagé toutes les possibilités, et c’est pour cela que Thaddeus était capitaine et pas lui. A son tour, il se pencha sur l’oreille de Vikthor, parlant juste assez pour être audible par son ami, sans effrayer la jeune femme.

- Ce peut toujours être un coup des Adorateurs. Elle peut être infectée par le Maléfice. Je ne vais pas la trimballer à travers la ville pour la déposer dans notre quartier général. « En cas de doute sur l’état de contamination des civils… »

Thaddeus posa la main sur la garde de son épée, comme pour renforcer son propos. Vikthor savait très bien à quoi son capitaine faisait référence. Suite à la conférence avec toutes les pontes de la défense de Sen’tsura, une série de règles élémentaires avait été mises en place pour contrer tout assaut des Adorateurs. L’une de ces règles était simple : « En cas de doute sur l’état de contamination des civils, rien ne sort de la zone de quarantaine ». L’interprétation était libre, et en cas de crise majeure, l’armée était autorisée à exterminer toute forme de vie à l’intérieur d’une zone de quarantaine.

Bien entendu, rien ne prouvait encore qu’ils fussent en situation de crise majeure, cela restait à l’appréciation du Capitaine Golias. Il fallait impérativement que la jeune femme leur donne davantage d’informations, pour son propre bien. Sans quoi, elle risquait bien d’être un dommage collatéral des mesures de sécurité draconienne de l’armée impériale…


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