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 Tiens, un os ! [PV Rägmor]

 
Mer 15 Juil - 13:13
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Manoir abandonné - Plaines Mystiques - Fin Telniss 115



J’avais tout bonnement fini par tuer des jeunes personnes dans un manoir abandonné…. J’ai recommencé à avoir une envie de chair humaine. Et je n’ai pas pu m’empêcher de les goûter, de les dévorer, de laisser leur os du moins pour certain trainaient sur le parquet de cette demeure oubliée.
C’était bête, je n’étais pas partie pour chasser le bipède. Seulement, ils étaient si appétissant avec leurs jambes et leurs bras tout dodu…Et j’avais déjà envie de croquer leur cœur rien qu’en les voyant. Et leur moelle osseuse … Il manquait certes du vin, un bon cru mais je n’avais pas prévu de pic niquer comme ça dans un manoir abandonné.

Et puis quelle idée de camper dans ce manoir. C’était un groupe de voyageur qui voulait voir le monde. Ils ne sont pas allés très loin. Et puis ce n’était pas de ma faute ! J’avais juste faim.
Ca a commencé tout simplement en discutant sur le parvis du manoir. Et ils m’ont invitée à rentrer pour partager leur repas. Dire que c’était eux le menu… J’ai commencé par séduire un des hommes lui promettant mont et merveille. Il tomba dans mes bras. Je ne l’avais pas tué tout de suite... J’aime tant jouer avec la nourriture alors je savais être patiente.
Et puis m’imaginer le dépecer me mettait l’eau à la bouche.
Je l’emmenais dans une vieille chambre et je l’attachais. Et ainsi de suite avec les deux autres… Il fallait que je les attaches ! Un était attaché à la rambarde de vieil escalier et le dernier était attaché dans le salon sur le canapé, enfin un truc ressemblant un canapé.

Le premier fut celui du lit à succomber. Je l’ai déshabillé délicatement comme si j’allais faire autre chose que lui prendre sa vie mais ce n’était qu’une illusion. Mes ongles griffaient violemment sa peau, laissant le sang coulé. Il criait, il hurlait alors que les autres pleuraient. J’aimais entendre les gens pleuraient à l’idée de mourir sous mes doigts ou de simplement être torturer grâce à moi. Arracher des lambeaux, lécher le sang, jouer avec les côtes, les boyaux, déguster son cœur, me délecter de la moelle osseuse, voilà ce qu’il subissait. Et encore ce n’était que le plus important. Il n’avait plus de langue, les organes étaient visibles. On voyait d’ailleurs plus les os que la chair. Les muscles étaient plutôt filandreux mais je pris plaisir à le dévorer, à laisser son visage disparaitre sous mes dents, à lui crever les yeux. Je m’amusais tout simplement et c’est tout simplement que je finis recouvert de sang.
Je laissais cette victime pourrir sur ce lit, les boyaux partout.

Et je m’attelais à la deuxième, celle de la rambarde qui paniquait en me voyant recouverte de sang. Je rigolais car son expression sur le visage était amusante. On pourrait dire que je suis cruelle mais c’est faux, j’avais juste faim. Je l’ai détaché pour la trainer vers le mur du couloir et je la crucifiai contre. C’était drôle de voir cette proie tentait de s’accrocher au sol et de se détruire les ongles et les doigts.
Je l’accrochais en lui enfonçant des lames dans les mains, et les mollets. Je m’amusais tout simplement. Je faisais des petits dessins sur sa peau, décollant les morceaux de chair tout doucement. Je voulais l’entendre crier de douleur et le voir horrifié quand je mangeais sa peau. Il était paniqué et gesticulait en agrandissant ses plaies.
Quel idiot ! Il se tuait à petit dose tout seul. Bien sûr, je le tuais bien avant car j’aime arracher le cœur, le sentir battre une dernière fois dans ma main et le croquer alors qu’il est encore chaud. Une fois que son torse était bien décoré, je l’ouvrir en deux découpant des morceaux de muscles. J’en fis de délicieuse brochette que je dégustais tout en le voyant hurler malgré l’hémorragie qui le tuait.

Je finis par donner un coup violent sur ses cotes pour les briser. J’enlevais les morceaux doucement, sentant la victime partir. Quelle tristesse, elle n’était pas résistante ! Mais ce ne m’empêcha pas de manger son cœur, de manger la moelle osseuse, les mets les plus délicieux que le corps humain contient ainsi que le sang qui est encore mieux que le vin. Mais c’est mal vu de boire du sang devant les gens de mon duché. Quel dommage.

Pour la dernière victime s’était juste pour m’amuser. Je lui arrachais tous les doigts, un à un après avoir arraché les ongles tout doucement. Elle hurlait. C’était jubilatoire ! Très même ! Je finissais par simplement la torturer en la dépeçant, après lui avoir coupé les tétons. Cette femme criait même les prénoms de deux hommes morts comme s’ils pouvaient l’aider. Je lui découpais les lèvres et j’ai même fini par lui crever les yeux. Elle mourut après une longue agonie. Je fis un trou dans son abdomen pour récupérer le cœur et je lui arrachais la colonne vertébrale que lançais contre le mur.
J’étais recouverte de sang. Ma chemise était déchirée et on voyait mon ventre. Mon pantalon qui me collait à la peau était certes intacts mais taché de sang au poids qu’on ne voyait plus la couleur originale qu’il avait, c’est-à-dire châtain clair. Mes chaussures, enfin bottes étaient éparpillés dans la maison. Mes cheveux étaient collés sur mon visage. Et dans la lutte surtout avec la deuxième victime, je me retrouvais blessée et marqué par des bleus… Cependant rien de bien grave. Et puis j’étais trop fatiguée pour partir. J’avais passé la nuit à m’amuser !

Je pris les couvertures des campeurs et dans un coin à l’étage, je me fis un nid et dormi.




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Ven 17 Juil - 0:12
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Ils furent bien des lieux et endroits où Rägmor se rendit durant le temps où il dirigeait encore l'Aurore et à une époque où la Rébellion était encore une menace d'envergure. Profond nostalgique, bien que l'esprit toujours tourné vers l'avenir, le Giguêtre aimait toujours retourner dans les endroits où il avait foulé les pieds auparavant. Parfois, ils lui rappelaient à quel point son passé était prodigieux et fort en adrénaline. Parfois, ils lui rappelaient à quel point il avait eu raison de cesser son acharnement. Parfois, ils lui rappelaient tout simplement qui il était et qui il ne devait jamais oublier d'être.

Le manoir hanté des Plaines Mystiques ne fut jamais rien de plus que l'élément déclencheur de l'Aurore. Rägmor y avait trouvé le Maléfice et un potentiel antidote à celui-ci. Autant dire que sa tâche était primordiale dans l'avenir de Terra Mystica. Désormais, ce manoir n'était devenu que poussière et souvenirs d'un laboratoire ancien vaincu par la force du Giguêtre et l'agilité d'une voleuse, Leyceline, qui l'avait accompagné durant ce périple. Il n'était pas rare que certains voleurs y trouvent refuge pour manigancer leurs plans de vol ou que des voyageurs s'y installent pour se protéger de la pluie. Désormais, le manoir était ouvert à tous et ne représentait plus aucune menace depuis son épuration.

Lorsqu'il se trouvait hors de l'Ungrid, le Giguêtre se laissait dominer par son naturel rustique qui ne s'était jamais vraiment éteint. Lorsqu'il voyageait, il ne s'équipait que très peu, jugeant qu'il n'était pas nécessaire de supporter plus que le poids de son propre corps et de s'encombrer de choses inutiles. Rägmor était un connaisseur de la nature environnante, un chasseur né, un traqueur, un sauvage dans l'âme. Il connaissait les points d'eaux, les collines pour observer l'horizon et même les endroits où il était bon de s'allonger quelques instants pour observer le ciel bleu.

Mais cette fois-ci, c'est la nostalgie qui l'amena à l'intérieur de ce vieux manoir hanté. Mains refermées sur sa ceinture, il déambulait lentement en posant le regard sur les pièces environnantes qu'il ne reconnaissait que trop bien. Et tandis qu'il observait, les souvenirs de ses actes courageux lors de son dernier passage ici lui revenaient comme s'ils étaient passés la veille. Et alors que son imagination l'avait complètement distrait, il découvrit un peu tard deux cadavres torturés en sentant l'odeur du sang frais.

Il ne fut pas moins surpris que choqué que des brigands s'entretuent dans un pareil endroit. Mais ce qui lui fit hausser le sourcil, c'est que leur mort était source d'un acte de pure barbarie. L'auteur de cette boucherie leur avait visiblement accordés une mort lente et douloureuse... ce qui était son droit après tout, car ce territoire était neutre. Le Giguêtre savait mieux que quiconque que lorsqu'on se trouvait ici, il n'y avait que la loi du plus fort qui dominait.

Son regard se posa sur un troisième corps jonché de sang. Une jeune femme, visiblement épargnée de ce massacre, qui, en y prêtant plus d'attention, semblait en vérité sommeiller paisiblement comme si elle se reposait d'une immense dépense d'énergie. Rägmor put assez facilement relier tous ces indices pour en déduire qu'elle semblait être l'auteur de ces troubles, elle qui était la seule survivante ici-même. Il ne paniqua pas, ni même se posa la moindre question de fuir ou non : si torture elle appréciait, elle ne trouverait malheureusement aucun plaisir sur le corps de pierre de Rägmor qu'il serait impossible à dépecer. Il s'installa à côté d'elle, curieux d'en apprendre plus : il était lui aussi un récent adepte de la barbarie, mais sous une toute autre forme. Peut-être allait-elle lui enseigner quelque chose.


« Êtes-vous carnivore ou bien vous délectez-vous simplement de la souffrance que vous affligez? »


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Dim 19 Juil - 19:28
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L’odeur du sang qui se séchait sur les murs, sur mes victimes, sur mon corps était comme un parfum reposant. Je fermais doucement les yeux, repensant à ce jeu, à ce repas et à leurs cadavres. J’étais bien dans ce nid, bien dans ces couvertures, dans ce coin sombre. J’étais comme une enfant, avec son doudou non loin, qui avait trop joué.
Je ne sais pas combien de temps, j’ai dormi. Et je ne savais non plus à quel moment de la journée, je me réveillai. Je me souvenais à peine de mes rêves. Il ne restait qu’une bride sans forme, sans goût de ce songe comme si tout était noir, que quelqu’un avait éteint la lumière.
J’étais recroquevillée dans mon coin. Je ne suis pas quelqu’un qui ronfle donc on ne pouvait qu’entendre ma respiration. Et les vibrations, je ne les sentais pas quand je dormais donc je préférais les coins sombres pour mieux me cacher et éviter de me faire surprendre.

Cependant en cette journée déjà entamé, ma cachette était trop visible. Il m’a vu. Ce « il » est un homme à la carrure plutôt imposante. Je ne l’ai pas tout de suite compris mais il s’était assis à côté. Toute façon, je ne l’avais pas remarqué. Il aurait pu me tuer sans problème. Enfin c’est que moi, j’aurais surement fait si j’avais été à sa place. Et pourtant, je continuais de dormir, de rêvasser de simplement me reposer. C’est alors que j’entendis une voix. Elle était peu audible sûrement parce que je dormais. Cependant, elle était trop réelle pour qu’elle fasse partie de mon rêve. Je me réveillai donc en sursaut ne m’attendant pas à être surprise dans mon sommeil. Je me plaquais contre le mur, soufflant fort, les yeux écarquillés par cette rencontre. Mon cœur s’affolait un peu pour finalement se calmer.

Et le temps que tout revint à la normal, je le regardais. Mes cheveux cachaient un peu visage mais je les remis en place pour mieux le voir. Sa phrase, je n’étais pas sûre d’avoir tout compris. Je me souvenais que de bride. Et le message qu’il y avait dans ses paroles me parut par clair.

- Euh… Soufflai- je encore un peu dans les vappes.

Je me frottais les yeux, puis je ballais une fois. Je me remettais de cette surprise. Et je n’ai même pas pensé à chercher une arme sous les couvertures. Je restais juste plaquée contre le mur, le fixant. Que faire ? Déjà, il ne saura pas ma vraie identité, c’était sûr.

- Vous pouvez répéter ? Je n’ai pas compris.


Pour une fois que j’étais sincère. Je n’avais vraiment rien compris. Et je me demandais bien ce qu’il me voulait. Et c’est là que je remarquais qu’il pouvait voir que j’avais du sang partout. Comment expliquer le pourquoi du comment ? Comment passer pour l’innocente dans ces conditions ? Comment éviter que tout le monde l’apprenne s’il parle au-delà de ce manoir ? Et oui, j’étais plus ou moins dans la merde… Ahhhhh qu’est-ce que je n’aimais pas être dans cette situation…. Je devais trouver une solution. Et le plus vite, ce serait le mieux. Prochaine fois, je ne resterais pas là à dormir sur le lieu de mon crime.

Cet homme n’était pas commun. Cela se voyait dans sa carrure. Et puis plus je le regardais, plus j’avais l’impression de l’avoir déjà vu mais je n’arrivais pas à situer ou j’avais pu le voir. Et peut – être que c’était qu’une illusion comme si je l’avais confondu avec quelqu’un d’autre. C’était bien possible. Je ne me souvenais pas de tous les gens que j’ai pu croiser surtout en étant dans les vapes. Mais petit à petit, je repris mes esprits pour être totalement réveiller.


- Mais qui êtes – vous ?
Demandai- je simplement d’une voix claire.




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Lun 27 Juil - 21:43
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Le temps de s'éveiller de son rêve pour venir s'intéresser à la question difficile de Rägmor - toutes les questions sont difficiles lorsqu'on vient de se réveiller -, et la jeune endormie put enfin discerner le vrai du fictif. Mais même revenue de son petit nuage, elle ne semblait pas vraiment saisir le scénario qui était en train de se profiler devant elle. Il fallait dire que Rägmor n'était pas vraiment un homme très réservé lorsqu'il s'agissait de faire les premiers pas, et il en oubliait assez souvent les bases élémentaires.

« Je m'appelle Rägmor, jeune bouchère, dit-il sur le ton de l'humour. Je viens de loin dans les Monts de l'Ungrid : le voyage est mon plus grand loisir. Et c'est par hasard que je tombe sur ce manoir remplit de cadavres fraîchement torturés. Je réitère donc ma question : Les avez-vous massacrés pour vous rassasier ou bien torturez-vous par pur plaisir? »

La véritable question, dans l'esprit de n'importe quel Homme lucide, était plutôt de savoir pourquoi il ne fuyait pas face à une telle évidence ! Carnivore ou psychopathe, cela ne changeait rien au fait qu'il aurait été la prochaine cible. Mais voilà : Rägmor était le genre d'homme qui avait vu tant de phénomènes surhumains qu'il n'y avait plus rien qui l'étonnait. Il en était arrivé à un stade même où parfois sa curiosité dépassait son instinct de survie. Mais surtout, il savait qu'avec sa peau de pierre il serait impossible de pouvoir jouer de sa chair comme elle l'avait fait précédemment. Autant profiter de cet atout pour connaître cette bien curieuse demoiselle, ce que d'autres avant lui n'avaient certainement pas eu le temps de faire...

« Vous semblez encore bien endormie... Racontez-moi ce qu'il s'est passé ici. Allons à l'extérieur si vous le désirez, loin de ces images morbides. »

Ils grimpèrent dans le plus grand hasard l'un des escaliers qui menait sur les balcons du manoir. Inutile de préciser que ceux-ci étaient à moitié délabrés et qu'il fallait frôler les murs ou fermement s'accrocher aux rambardes pour ne pas glisser. Mais une fois sur le balcon, la bise nocturne était agréable et la vue était inhabituelle. Il ne fallait pas être sensible et apprécier les choses un peu glauques pour pouvoir profiter pleinement d'une horizon sur les tombeaux détruits et sur les arbres morts. Mais quelque chose faisait dire à Rägmor que ce balcon poussiéreux et la vue qu'il offrait plairaient à sa nouvelle rencontre.



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Ven 31 Juil - 18:10
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Jeune bouchère ? J’avais une tête de bouchère ? Je n’étais pas d’accord avec ce surnom. Certes, j’avais commis ces meurtres, ces chefs d’œuvres mais je n’étais pas une vulgaire bouchère. Peut-être que ce Ragmör ne connaissait pas l’art du sang et des repas animés ! Je le regardais en l’écoutant se présenter. Je n’oublierais pas ce visage si familier de sitôt. Que pouvais – je lui dire ? Dire mon prénom ? Quel prénom ? Celui qui résonnait parmi d’ancienne victime ? Celui d’Eria ? Ou devrais – je attendre qu’il le demande pour lui dire ? Je réfléchissais et pourtant je restais concentrée sur lui. Il faut savoir faire preuve de prudence surtout quand on est réveillé par lui avec une question des plus étranges.
Il aurait dû fuir ou me tuer … Il aurait dû simplement ne pas entrer dans ce manoir.

Il venait de la montagne. Travaillait – il avec les nains ? Je sais peu de chose sur les montagnes. Je sais juste qu’il y a des nains. Il me répéta la question. Et j’avais bien entendu… Que répondre à cela ? Dire la vérité ou simplement laisser planer le douter. Quoi que je ne pouvais pas me faire passer pour la victime ou le voyageur égaré qui a découvert ce carnage. J’ai trop de sang sur moi et je m’étais endormie dans le lieu même où il y avait les corps. Je n’avais pas pensé qu’un mec pouvait se pointer et le vivre aussi bien que lui. Qui était – il vraiment ? Que me voulait – il tout simplement ? Et à cette question qu’il m’a répétée, je lui répondis en soufflant d’une voix calme :


- Pourquoi vous voulez savoir ? C’était des amis à vous ?


Ce serait cocasse que j’aie mangé son copain ou un membre de sa famille sans le savoir. Il valait mieux s’en assurer avant de répondre à sa question. Puis il enchaina en me proposant de prendre l’air et de lui raconter ce que j’ai fait. Franchement la prochaine fois, je ferais mon possible pour partir de l’endroit même celui qui est le plus abandonné du monde. Ca m’évitera bien des problèmes. Cependant aujourd’hui, je n’avais pas le choix. Et le fait de se retrouver dehors avec la capacité de fuir, de profiter de la nature et de cette espace pour ne pas finir mort était une solution intéressante. J’acceptais donc de sortir de ce manoir avec lui. Je pris le peu d’affaire que j’avais et repris mes lames. Celle que je n’avais pas utilisée dans ce carnage. Je les cachais bien comme il le faut et puis de toute manière, il a dut me voir.


Je me redressais en prenant appuie contre le mur. J’avais du mal à me relever alors que j’étais bien réveillée. Les couvertures n’aidaient pas, je devais bien l’avouer. Doucement, je le suivais, descendant les escaliers, passant sans regarder les corps qui laissaient déjà la puanteur de la mort abimer ces murs. Je faisais comme si tout était normal, comme si c’était des éléments du décor.
On arrivait sur un balcon poussiéreux. Un petit souffle frais caressa ma peau et c’était agréable de sentir cela. Quant à la vue, elle montrait un horizon assez calme.

Il voulait que je lui raconte ce que j’ai fait. Pourquoi je le ferais ? Va – t- il m’achever ? Je l’ignorais donc je restais sur mes gardes.

- J’ai peut – être tué ces gens. Mais pourquoi savoir comme cela s’est déroulé ? Demandai – je simplement avant de répondre à ses questions clairement.




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Mer 5 Aoû - 0:53
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Plus que sur ses gardes désormais, la jeune ensanglantée s'avérait être particulièrement désorientée après avoir entendu les nombreuses questions de Rägmor. Pourtant, il aurait eu mille fois le temps de l'interroger de manière plus brutale lorsqu'elle était endormie en la ligotant ou en l’assommant. Ce qui était quelque chose de logique pour lui ne l'était visiblement pas pour la « bouchère » comme il l'aimait l'appeler, pour ce caractère unique de prendre plaisir à massacrer la chair fraiche.

Quoi qu'il en soit, ses nombreuses questions prouvaient bel et bien qu'elle s'inquiétait un peu trop sur une quelconque répercussion de ses précédents actes barbares. Cela mit la puce à l'oreille de Rägmor qui s'interposa littéralement, comme si un sixième sens l'avait poussé à en tirer une conclusion. Il se retourna, coudes appuyés sur les vieilles rambardes poussiéreuses, puis s'adressa calmement à Freya pour ne pas l'apeurer davantage.

« Pourquoi êtes-vous aussi soucieuse sur le fait que je sache ce qui s'est passé et si vous en êtes l'auteur? Avez-vous peur qu'il y ait des conséquences et que l'on vous traque pour cela, mademoiselle ? Allons bon, ai-je une tête de quelqu'un qui viendrait vous juger pour ces meurtres ? J'aurais eu le temps de le faire bien avant que nous nous retrouvions sur ce balcon, croyez-moi. »

Toutes ces successions de questions étaient ironiques. Il fallait bien faire comprendre à la bouchère que s'inquiéter était bien la dernière chose à faire, et employer le ton de l'ironie était parfait pour cette tâche. Elle devrait plutôt se demander pourquoi Rägmor s'intéressait-il autant à ses activités morbides qui répugneraient n'importe qui. Mais il avait trop attendu qu'elle lui pose enfin la question : il se décida à prendre les devants.

« Avez-vous déjà vu un homme de pierre? Non? Eh bien alors, admettez que vous et moi sommes uniques dans notre race, et que parfois nos agissements ne sont pas compris pour la majorité des humanidés. Vous tuez peut-être par plaisir, ou par envie, peu importe : je ne cherche ni à vous juger, ni à vous faire la morale. Je cherche à vous connaître et à déceler le secret que vous cachez si bien. Quoi qu'il en soit, je suis bien placé pour vous comprendre, croyez-moi... »

Et c'était plus que vrai : lui-même, en tant que Giguêtre, avait une mentalité parfois différente des autres races qu'il côtoyait. A commencer par sa colère qui n'était pas animale comme la majorité des Hommes, celle qui faisait perdre conscience et augmenter la force, mais qui était à l'inverse une colère qui aiguisait ses sens, ses réflexes, et qui le rendait plus vivace d'esprit que jamais. Cette colère « sage » et utile - contrairement à la colère d'un Homme qui ne permet pas de réfléchir aisément en combat -, issue de l'enseignement de ses ancêtres, n'est comprise que de lui et de lui seul. Par cette différence, il pouvait déjà se comparer à Freya.



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Sam 8 Aoû - 15:08
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Je l’observais avec des yeux plutôt curieux. Je voulais comprendre ce qu’il voulait vraiment. Et il me trouvait soucieuse … Suis – je soucieuse de ma vie ? Ou bien de la suite des événements ? Je n’étais pas une femme suicidaire. Je tenais un minimum à ma vie. Et je me retrouvais à être soucieuse ? Et lui paraissait tellement serein… Cela aurait pu me perturber mais ce n’était pas le cas. Je savais que les visages ont des masques et malgré tout ce qu’il pouvait dire… Il était bien capable de cacher une autre facette. L’honnêteté existe que pour manipuler la foule, pour atteindre un but. On n’est jamais honnête pour le plaisir de l’être. Et ce n’était pas son discours qui me fera penser le contraire. Je finissais par regarder l’horizon, regarder ce ciel, ce décor… C’était paisible.
Ma rencontre avec cet homme ne me plaisait pas mais je faisais avec, tout en paraissant plutôt calme. J’étais calme après tout. Je savais me contrôler. Je savais rester maitre moi – même, même si il me voyait comme soucieuse.


- Je me fiais aux apparences, je serais déjà morte depuis bien longtemps. Votre visage ne peut être qu’un masque pour mieux piéger. Ce n’est pas ces paroles qui vont changer la donne.

Un sourire se dessina sur mes lèvres amusées dans un sens par ce qu’il racontait. Je m’en moquais… Je me moquais qu’il sache que c’est moi la meurtrière. Ce n’était qu’un détail, un détail des plus évidents d’ailleurs. Je me rapprochais un peu de lui tout en le regardant avec calme.


- Je les ai tués. Dis – je comme si ce n’était qu’un simple détail. Ils ont souffert et supplié.


Mon sourire s’effaça aussitôt comme si ce n’était pas important, comme si je racontais une blague. Et pour être drôle n’est pas une de mes talents. Je regardais à nouveau l’horizon comme si je me perdais dans sa beauté naissante.

- Un homme de pierre ? Que peux – tu comprendre ? Tu ne sais rien finalement à part une évidence.


Il voulait donc dévoiler mon secret. Mais quel secret ? Je n’en ai aucun…. Aucun du moins qui méritait d’être dévoilé à un inconnu de pierre. Le comprenait – il ? Ou espérait – il quelques choses de cette rencontre ?
Et puis je me demandais toujours ce qu’il me voulait… Quel était son intérêt dans cette histoire ? Je devais lui demander, savoir, comprendre ce comportement. En temps normal, on ne réagit pas comme cela. On a simplement peur de ce que je pouvais faire. Je le regardais à nouveau d’un air malicieux comme si je m’imaginais jouer avec lui. Cependant, je n’en avais pas vraiment l’envie. Et par amusement, je me demandais si un homme de pierre est sensible à l’érosion. Une brise caressa mon visage comme une main tendue. C’était agréable. Je descendais de la terrasse par la droite en empruntant les escaliers comme si la conversation était finie. Pourtant je savais pertinemment que non. Le sol était agréable, pas trop dur ni trop moue. Je marchais un peu puis je me retournais vers lui, le regardant dans les yeux.

- Donnez-moi une raison de répondre à vos attentes….
Soufflai- je. Expliquez-moi ce que vous voulez de moi …

J’étais intriguée et je voulais savoir.


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Mar 11 Aoû - 23:01
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La méfiance était indispensable dans beaucoup de situations, il était vrai. Mais lorsque celle-ci devenait exagérée et illogique, elle perdait tout son sens et devenait un poids pour l'intéressé. Or, toujours autant sur ses gardes, il était impossible pour le Giguêtre de pouvoir tenir la conversation de manière naturelle sans qu'une question de retour lui soit posé. Il commençait à se demander si cette étrange personne n’œuvrait pas pour une milice, tant elle était habituée à poser beaucoup de questions.

« Tes questions et ta méfiance sont de trop, jeune femme, dit-il en stoppant net son vouvoiement. Je n'ai aucune raison à donner pour que tu répondes à mes attentes, et je ne veux absolument rien de toi. Accepte que quelque part dans ce monde, un voyageur puisse parler avec toi le temps d'une nuit en oubliant tous les doutes qui pourraient peser dans ton esprit. »

Rägmor avait envie d'en rester là et de repartir. Si elle savait quels genres de races le Giguêtre avait pu rencontrer du temps où il était un véritable voyageur, elle n'aurait pas réfléchi à deux fois avant de briser sa carapace et de le laisser la connaître. Des rencontres, il en faisait : ce n'était certainement pas la première, ni la dernière.

« Il n'y a rien de plus simple que ce que j'essaye de vous faire comprendre depuis le début : je suis ici par hasard et il s'avère que vous me rendez curieux. Par conséquent, je souhaite profiter de cet air frais pour discuter calmement et vous connaître, car nous ne nous reverrons certainement jamais par la suite. Un peu de compagnie vous ferait du bien, croyez-moi. »

L'amabilité de Rägmor avait également ses limites. Il aimait les gens qui avaient du répondant, mais il ne supportait pas ceux qui étaient entêtés. Il soupira quelques instants et laissa sa colère s'apaiser suite à l'accumulation de toutes ces petites scènes. Peut-être que lui parler de lui la mettrait un peu plus en confiance.

« Je ne suis ni un assassin, ni un malfrat. Je vis dans la montagne et me promène dans Terra lorsque j'ai du temps libre, comme maintenant. J'ai des amis dans Drayame, des amis à Sen'tsura, et même dans les Glaces, figurez-vous. Je rencontre des personnes époustouflantes à chacun de mes voyages, et il se pourrait bien que vous marquiez mon séjour dans ce monastère. Alors, qui êtes-vous? »



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Sam 15 Aoû - 18:36
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Cette discussion ne menait nulle part. Quoi que je puisse dire, cela ne servait à rien. Je ne suis pas méfiante mais prudente. A ne pas confondre. La prudence peut me sauver alors que la méfiance est plus néfaste à long terme. C’était une question de nuance que peuvent voire personne ne peut comprendre. Je soufflais un bon coup l’entendant atteindre ses limites. Cela m’amusait. Il avait donc peu de patiente. Que ferait – il si le vase déborderait de rage ? Je ne voulais absolument pas tester cette possibilité. Je n’avais que peu dormir et la fatigue était trop présente pour penser à se battre. Cela m’apprendra à m’amuser sans faire attention à ce qui pouvait se passer par la suite. J’avais un peu récupérer mais pas assez enfin de compte. Je m’en rendis compte quand je me mis à bailler alors que je lui faisais dos.
Je ne risquais rien car finalement, je pouvais sentir les vibrations de ses pas.

Donc je ne m’inquiétais pas pour ça. Et puis dans la nuit, je pouvais tellement me perdre et me cacher que je n’avais pas peur. Je l’écoutais blatéré me demandant : qu’est –ce qui pouvait l’intriguer ou le rendre curieux. Je ne suis qu’une femme qui a joué avec un couteau, rien de bien folichon !
Et je n’étais pas en forme pour le séduire et en savoir plus. Un homme pierre, ça se séduit ? Je me voyais mal me blottit contre sa peau rocailleuse. Je soufflais, ne l’écoutant qu’à moitié enfin de compte. Il pouvait râler autant qu’il voulait. Il y a des choses qui ne changeront pas même si ma vie était en danger. C’était même certitude.

- Que voulez- vous savoir enfin de compte ?
Finis – je par souffler. Je veux bien faire un effort mais ma prudence sera toujours présente que vous le veuillez ou pas.

Je m’étais à peine retourné pour dire ces paroles regardant légèrement l’homme pierre. J’étais calme et pourtant quelque chose m’intriguait. Les vibrations comme un mouvement parcouraient le sol alors que je l’avais vu bien stoïque. Cela ne pouvait pas venir de lui. Un animal dans la forêt qui n’était pas loin ? Et puis j’entendis cette question. Qui suis – je ? Bonne question.


- Je suis Eria.
Dis – je naturellement. Je suis une femme qui n’aime pas s’ennuyer.


Je me retournais quand je compris d’où venaient ces vibrations qui m’intriguaient beaucoup. Je n’arrivais pas vraiment à les situer mais elles venaient de la maison. Je posais mon regard sur l’homme pierre comprenant assez vite qu’il y était pour rien. Je soupirais, cherchant d’où elles proviennent… Ce n’était pas facile. Je devais me concentrer pour savoir. Et le vent enfin cette brise nocturne n’aidait en rien. De longues minutes s’écoulaient sans que je fasse vraiment attention à Ragmor - si j’ai bien retenu son nom – ne lui parlant même pas. Je soufflais doucement comme pour me dire que ce n’est qu’une fausse alerte cependant mon instinct d’araignée n’aidait pas à me calmer. Quelque chose rôdait…. Et bêtement, je lui disais :


- Vous ne sentez pas quelque chose ?



A aucun moment, je me suis posée la question concernant ses capacités à sentir une menace ou une présence. Je lui demandais dans l’action, pour voir s’il pouvait m’aiguiller sur la position de la « chose ». Et la seconde suivant après lui avoir demandé, je me trouvais bien bête de ma question. Cela ne dura qu’un instant car dans la nuit noire des yeux jaunes brillant dans la nuit. C’était sur le toit ! Voilà pourquoi j’avais du mal à la situer…. Un grognement semblait vouloir sortir de cette masse difforme. Je reculais vivement m’éloignant du manoir tout en ne la quittant pas des yeux.



- ATTE…
Tentai – je de crier en montrant du doigt la masse venant du doigt mais il était trop tard.

La masse qui prit soudainement forme sous mes yeux sauta du toit et tombait sur Ragmor comme une pierre lourde et imposante. Un minotaure… Enfin je croyais… Je voyais que ses cornes, ses sabots, ses muscles, l’entendant grogner. Aurait – il été attiré par le sang qui séchait ? Je l’ignorais. Tout ce que je savais c’était que ce monstre était puissant et avait beaucoup de force. Je restais là finalement à regarder la scène sans agir… Est –ce que je devrais agir ?




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Ven 21 Aoû - 19:37
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Eria fut finalement le seul prénom que Rägmor retint de cette conversation qui ne se termina jamais. Adossé sur les rambardes, l'attention fixée sur cette demoiselle qui, malgré ce côté méfiant qui l'agaçait, arrivait quand-même à le rendre très curieux, il ne vit pas arriver la bête cachée dans l'ombre qui lui sauta dessus comme un vulgaire insecte.

Rägmor n'eut qu'une maigre occasion de pouvoir se défendre du mieux qu'il pouvait. L'avertissement d'Eria avait suffit à le faire avancer de quelques pas pour dévier la trajectoire du monstre. Il leva les bras pour l'attraper et tenter de l’aplatir contre le sol. Si ce calcul était stratégique et bien trouvé en temps normal, il ne l'était pas dans un tel endroit où les planches de bois se brisaient au moindre choc. Rägmor et le monstre, tous les deux beaucoup trop lourds, creusèrent un véritable trou dans le bois et chutèrent plusieurs mètres plus bas, brisant les étages inférieurs en bois miteux qu'ils rencontraient pendant leur chute.

Ils s'écrasèrent bruyamment contre les bas-fonds du manoir, là où le sol était fait de pierre et de marbre. Mais Eria ne pouvait rien y voir tant les débris de bois durant leur chute avaient soulevé de poussière. Ils avaient du traverser au moins trois ou quatre étages avant de s'écraser. Elle ne pouvait que tendre l'oreille pour entendre les bruits de l'acier croisant le fer et les cris de guerre du Giguêtre qui n'était visiblement pas prêt à abandonner ce combat.

Puis après une attaque lourde et définitive, plus rien. En descendant plus bas, Eria découvrirait qu'il ne resterait que la dépouille du minotaure dont la tête avait été brisée contre le mur. Mais aucune trace du Giguêtre. Ils s'étaient battus dans une grande salle de cérémonie qui donnait à accès à plusieurs couloirs : Rägmor avait certainement emprunté l'un d'entre eux. Mais Eria ne connaitrait jamais la fin de cette Histoire puisque le Giguêtre ne revint jamais.

Du moins, c'est ce qu'elle croirait.

Plusieurs mois passèrent durant lesquelles les décombres s'affaissèrent et où la dépouille du minotaure commença à être rongée par les vers. Le manoir redevint vide et silencieux comme depuis l'arrivée du Giguêtre. C'est un jour pluvieux, pourtant, après tout ce temps passé sans qu'aucun invité ne pointe le bout de son nez que le manoir en ruines accueillit un nouvel arrivant dans son enceinte... et il s'avérait finalement qu'il n'était pas si étranger à cet endroit.

Au travers des décombres résonnait à nouveau le bruit du fer et les cris agonisants de quelques humains. Une nouvelle fois, des bandit s'en étaient pris à un étranger venu trouver du repos ici... mais ils étaient tombés sur plus malin qu'eux. Si les monstres du manoir, cachés dans l'ombre, s'attendaient à ce que ce nouvel arrivant se fasse dépecer vif par ces vagabonds mal intentionnés, ils furent bien intimidés de voir que le bougre d'aventurier qui était la cible des assaillants maniait son épée comme un vrai maître. En un rien de temps, il avait tranché les quatre bandits qui s'étaient lancés d'assaut sur lui.

Rägmor était venu une fois de plus s'abriter de la pluie pour la soirée dans cet endroit qu'il ne connaissait que trop bien. Pensant trouver un peu de réconfort dans ce taudis, il fut pris au dépourvu en étant accueilli avec des dagues et des menaces de mort. Il décida de régler ce litige par la seule force de ses bras... mais ce ne fut pas sans conséquences, car il fut tout de même tailladé à plusieurs reprises, ce qui l'affaiblit considérablement.

Il était assis au milieu des quatre cadavres convulsant et tentait tant bien que mal de recoudre ses plaies avec ce qu'il avait sous la main. Son récent "retour à la normale" et sa peau redevenue chair n'étaient pas encore totalement encrés dans son esprit de guerrier. Lui qui était habitué à ne pas sentir les coups d'épées fouetter sa peau de pierre, il devait désormais réapprendre à être plus vigilent lorsqu'il combattait. Mais en plein milieu des soins qu'il appliquait sur ses plaies, il entendit quelques bruits de pas et put discerner dans l'ombre des voûtes une silhouette familière. Il fronça les sourcils, dégaina son épée et la pointa en la direction.


« Es-tu venu finir le travail? Je suis blessé et je ne sais pas recoudre mes plaies. Saisis ta chance maintenant ! »



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Lun 24 Aoû - 13:25
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C’est allée très vite, trop vite même. La bestiole quoique imposante avait sauté sur Rägmor comme une folle sur sa bouteille de gnôle.  L’image était vraiment peinte de cette manière. La bête était féroce, indomptable mais trop lourd, bien trop lourd.  Le sol se craqua sur leurs poids, le bois céda tout simplement laissant le sol se rompre dans un bruit terrifiant. Un bruit qui marqua l’atterrissage à la suite des précédents son résonna jusqu’à mes oreilles. Je me précipitai pour voir ce qu’il se passait.  Et je ne vis qu’un géant trou noir. Il était si profond que je ne vis pas le sol.  Je soupirais car si j’avais eu Enyra, j’aurais pu lui demander d’aller voir. Des bruits s’échappèrent du fond et je me demandais qui gagnait ce combat… L’homme de pierre ou le minotaure ?  Je voulais savoir.  La curiosité était bien présente, je l’avoue.
Je me rapprochais donc des arbres et je sondais la nature en posant mentalement la question aux araignées :

«   Qui veut bien m’aider pour savoir ce qui se passe en bas ? »
« Pas moi ! »
«  Moi, j’ai trop d’enfants à surveiller pour… »
«  Va te faire voir …. »
«  S’il vous plait, mes sœurs voyons. Ca ne prendra pas longtemps. »
«  J’ai dit Non ! »
«  Sérieux, elle est chiante ! Attends, c’est pas la copine à la mygale là ?»
«  Tu parles de qui… ? »
« Oh tu sais… La …. »
«  Enyra ? Dis – je… »
« Ouiiiiiii…. Ok, je vais t’aider. »
«  Mélouna, tu devrais pas. »
«  Je fais ce que je veux… »
« Oh merci ! »




L’araignée sortit de son arbre et grimpa sur ma main doucement, c’était aussi une araignée de taille moyenne qui n’aurait aucun souci à descendre puis à remonter.  Je me déplaçais doucement en la caressant du bout de mes doigts. Elle aimait ça, je le sentais. Et puis elle avait aussi murmuré : « ouhhh ça fait du bien ! »
Je lui souris et la posai sur le rebord du trou.  Je m’assis tranquillement à côté.  Les minutes passèrent depuis les derniers bruits que le trou laissa s’échapper.  Je suis sûre qu’un des deux est soit mort soit en train de fuir.  L’araignée me parla tout le long, demandant comme aller Enyra. Ok, elles se connaissent. Je lui demanderais. Des fois, Enyra se baladait dans la nature comme pour retrouver la partie sauvage de sa vie.   C’était une discussion forte intéressante.  Elle finit par remonter. Je la laissais grimper dans ma main à nouveau.

«  Le minotaure est mort et l’autre est parti. »

«  Chouette…. Mais merci ! »


Je lui fis un bisou tout léger comme signe de remerciement et je la remis dans son arbre. Je ne l’oublierais pas.  Par contre, je n’oublierais pas cet homme. Il s’est barré en me laissant seule… Et puis dommage pour la bête dans un sens, j’aurais bien aimé goutté sa chair.  Je pris mes affaires et je partis, m’éloignant assez vite du lieu.


Quelques mois plus tard,  en Astar 115…. Je me suis retrouvée de nouveau perdu dans ce lieu étrange. Décidément, je ne pensais absolument pas finir ici.  
Enfin j’ai mis des heures à comprendre où j’étais.  Je n’étais pas à la surface, j’étais dans un de ses tunnels, de ses trous qui menaient vers je sais où… Je soufflais fort, la respiration haletante.  J’avais couru tout le long.  Pourquoi ? Je l’ignorais encore du moins, je m’en doutais fortement mais je n’arrivais pas à savoir vraiment ce que c’était. C’était monstrueux et nombreux. Mon cheval avait cabré et je tombais à la renverse.  J’ai eu bien de la chance de rien me casser mais j’étais dans un peu déboussolée. Je pensais qu’il valait mieux pour moi de courir.  Et quand je vis cette ouverture… Je me disais simplement que cela pouvait m’aider. Des fois, il ne vaut mieux pas réfléchir et ne pas se perdre dans des trous qu’on ne connait pas.

J’étais habillée d’une longue tunique plutôt châtain clair, laissant mes épaules dénudées, dont les manches épousaient parfaitement mes bras pour se finir en pointe sur le dos de ma main. Une ceinture fait de différentes lanières brunes serrait légèrement sous ma poitrine comme pour maintenir le tout. La tunique arrivait à mi – cuisse, recouvrant une partie du pantalon noir. Un pantalon qui collait à mes jambes, dessinant les lignes.  Je portais aussi des bottes brunes arrivant jusqu’aux genoux.  Autour d’une cuisse, j’avais ma fameuse lanière avec mes lames. Bien sûr, on ne pouvait pas voir les lames.  Elles étaient cachées dans une genre de sacoche en cuir.  Mes cheveux étaient tressés en une longue natte qui descendait dans mon dos. J’avais une cape à capuche de couleur rouge, comme à mon habitude qui cachait un peu mon visage.  A ma main droite, je tenais mon épée. Une épée que j’avais dégainée avant de chuter.  

J’espérais que mon cheval avait réussi à fuir. Il rentrera seul si c’était le cas et je le retrouverais chez moi.  J’avais doucement dans ce tunnel quand j’entendis une voix. Ce n’était pas abandonné ? Et merde …. Je soufflais doucement diminuant la cadence de mes pas, essayant de sonder les vibrations.  J’aurais continué à fuir dans une autre direction.  Je me rapprochais de cette présence. Il paraissait selon les vibrations coller contre un mur dans une position étrange.  Je le tuerais si nécessaire, cela peut être encore une menace …  Je pensais sérieusement que non car j’en avais juste un peu marre de tous ces menaces qui rôdaient en silence.

Une fois arrivée devant cet entité qui n’était d’autre qu’un homme, je fus surprise de voir cet homme pierre blessé… Je le pensais plus résistant que ça. Un rictus se dessina sur mes lèvres.

- Oh que vois - je ? Toi, ici ? Quelle coïncidence !  Dire que je ne pensais pas te revoir ici après cette chute et ce départ précipité.
Soufflai – je.

Je m’approchais un peu de lui tout en gardant ma capuche sur la tête.

- Ma chance ? Bien sûr que je ne vais pas la saisir. Ce ne serait pas drôle de profiter de ta faiblesse.
Finis- je par ajouter tout en le regardant.




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Sam 29 Aoû - 21:46
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Pendant quelques secondes, Rägmor resta de marbre et laissa sa main sur le manche de son épée. Il fixait Freya de ses yeux bleus dont la pupille était si claire qu'elle semblait indiscernable dans la pénombre. Pourtant, ce regard n'empêchait pas à Freya de comprendre qu'au moindre faux geste, Rägmor aurait été prêt à bondir sur elle et à se dépasser malgré ses blessures pour sa survie. Il n'était certes plus un Giguêtre, mais il restait néanmoins un Arghénien, un Homme des collines et des plaines sauvages, qui avait grandi avec l'ombre de la mort au-dessus de lui tandis qu'il côtoyait jour et nuit les dangers de la nature.

Mais après réflexion, il se résigna et lâcha son arme pour reprendre la couture de ses plaies. Il se débrouillait tant bien que mal, restant très délicat et méticuleux malgré la faible lumière et le fil de mauvaise qualité qu'il disposait sur lui. Une fois terminé, il jeta son matériel usagé au sol et se releva. Rägmor restait toujours très grand pour un Humain, et sa carrure était toujours d'acier. Son torse protubérant et ses bras gigantesques ressortaient de sa cotte en mailles : il avait changé, et pourtant il ne semblait ni atteint par son changement, ni même visiblement affaibli par sa transformation en Humain. A vrai dire, et contre toute attente, il se sentait plus fort que jamais.


« Qu'es-tu revenue faire ici, Eria? Je pensais que tu aurais fui le manoir une fois le combat terminé. Nous nous trouvons là où j'ai tué la bête, dans les souterrains du manoir. Fais attention à toi, beaucoup d'autres bêtes rôdent dans les environs. »

Rägmor était aux aguets : il avait compté une dizaine d'yeux qui l'observaient dans l'ombre des souterrains. Il ne quitta plus la main de son manche d'épée jusqu'à ce que lui et Freya se retrouvent dans un endroit plus en sécurité et plus exposé à la lumière de la nuit. Il attrapa Freya par le bras et déambulèrent à travers les corridors des souterrains, vers des passages que seul Rägmor connaissait. Ils débouchèrent rapidement sur un escalier en pierre, à moitié en ruines, qui semblait éclairé par la lumière extérieure.

Arrivés en haut de l'escalier, il poussa une plaque solide qui gênait le passage pour finalement arriver sur un cloître extérieur fissuré mais relativement bien conservé. Une fois totalement sortis, il lui indiqua qu'ils se trouvaient à quelques pas des jardins derrière le manoir, là où les fleurs noircies suintaient d'une étrange fumée noire et où l'herbe était devenue sèche et rigide. Rägmor savait qu'il s'agissait là des émanations du laboratoire sous le manoir. Ils trouvèrent des vieux bancs miteux sur lesquels s’asseoir, mais Rägmor préféra rester debout pour mieux observer les environs.


« Je vais devoir rester ici pendant plusieurs nuits. Avec ces plaies, je ne préfère pas reprendre la route. Puis en vérité, j'aurais aimé finir une conversation avec toi qui a été interrompue l'autre fois. Nous n'avons ni lit douillet ici, ni petit déjeuner pour le matin, seulement les bruits nocturnes des bêtes vagabondes et les moisissures environnantes qui seront notre quotidien. Seras-tu prête à le supporter? »

Il finit par s'asseoir, intérieurement confiant vis-à-vis de Freya, de son étrange secret qui le protégeait visiblement des monstres cachés. Du moins, c'est ce qu'il pensait. Si il y avait un bourreau ici présent, un être qui dominait tous ceux qui se trouvaient dans le manoir, celui que tous devaient craindre par sa simple présence, c'était sûrement elle. Il savait déjà de quoi elle était capable : il l'avait vu de ses propres yeux. Et il se trouvait à ses côtés...



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Dim 30 Aoû - 17:57
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Déjà, on n’était pas seul ! Une masse grouillait autour de nous. Je ne pouvais pas discerner ce que c’était mais une chose est sûre, ce n’était pas rassurant.
Vraiment pas rassurant.  Plus, je regardais cet homme, plus quelque chose étaient différents.  Il était blessé.  Comment ? Je pensais que… C’était vraiment curieux.  Et le voir ainsi défigurer sa peau en voulant la recoudre était des plus déconcertants. Il aura beaucoup de chance s’il n’avait aucune marque à la fin. Je le regardais sans sourciller.  Ce n’était pas sa main sur son épée qui ne me dérangeait pas. En fait rien dans cet homme ne me faisait peur même si il devait être plus grand que moi.  
La taille ne changeait rien. On peut tuer une personne sans forcément atteindre les organes vitaux. Alors sa taille n’était qu’un détail.  Il me parla. Pour lui, j’étais Eria, tueuse assoiffée de sang… Et encore bien plus. Si seulement, il le savait.
Je restais figée tout en le regardant, le regardant finir de se charcuter.  Il parlait des sous – terrains d’un manoir. Le dit manoir de notre première rencontre ?  Comment ai – je fait pour me retrouver ici ? Ok, j’étais poursuivi. Cependant, j’aurais dû reconnaitre l’endroit où j’étais.  Enfin, c’est ce que je pensais.

J’aurais aimé sondé le lieu pour trouver une araignée qui saura m’aiguiller. Mais étrangement, je sentais que ce n’était pas le bon moment pour ce genre de chose. Et puis valait mieux sortir d’ici. La masse grouillante était trop inquiétante pour que je l’oublie.  

- Une simple coïncidence. Une drôle de coïncidence, je l’accorde.
Soufflai- je. Je sais pour les bêtes, elles sont nombreuses. Donc on est sous le manoir...

Ma dernière phrase était comme un souffle blasé. Si j’avais su, je serais passé par là pour fuir ou même me cacher, la première fois.  Enfin quoique… Si ces bêtes vivaient là en bas, ce n’était plus une bonne idée. Le chemin du retour avait été assez chiant mais serein et sans danger.  Et je devais surement recommencer quand je n’avais plus mon cheval.  Terrifié, il avait fui.  Foutu canasson !  Et me voilà ici avec …Comment se nommait – il déjà ? Rag…Ragmou…Rägmor !  Voilà trouvé.  A peine, avais- je dis ces mots qu’il me prit par le bras.  Pourquoi ? Il ne pouvait pas parler ? Demander que je le suive ? Il me fit un peu mal mais je ne réagissais pas.  Je m’écartais de lui en enlevant sa main. J’avais compris qu’on sortit de ces tunnels, donc je suivis. Je voulais sortir de sous - terre. Je le suivais donc à travers un corridor.  

Il était long et une mauvaise odeur avait incrusté les murs.  De plus, on était suivi par  cette masse grouillante. Ce n’était pas vraiment ce que j’aurais souhaité. On dirait qu’elle voulait savoir ce qu’on allait faire car une arrivée dans ce jardin, elle était sage et calme.  Le manoir sentait la chair en décomposition et la mort.  Un escalier s’était présenté à nous et nous emmené vers une plaque qu’il poussa de toutes ses forces. Malgré ces blessures, il a réussi. Il a dû souffrir même s’arracher des coutures.

- Euh … Tes blessures ? Dis – je sans grand conviction alors que nous sortions par cette trappe.

Je n’attendais pas de réponses.  Je n’attendais rien de sa part.  Une fois dehors, les jardins avaient une drôle d’apparence. Elle était terrifiante et cette fumée qui sortait de terre comme un poison nocif. Je ne voulais pas savoir ce qui a bien pu se passer ici. Je ne voulais vraiment pas savoir.  Il y avait un banc dans un sale état. Je refusais de m’assoir le fixant encore et toujours.

- Je suis prête à ça. J’ai vécu bien pire.  Une discussion ? Tu veux vraiment continuer cette discussion ?  Je me demande bien ce qu’il peut autant t’intriguer. Dis- je avec un léger sourire comme si tout cela m’amusait alors que non.

J'ai grandi dans les rues de Zelphos alors oui je pouvais bien supporter cela. Je restais debout fixant un instant l’horizon. Je ne voulais pas m’assoir parce que je me méfiais. Je ne me méfiais pas de Rägmor mais plutôt de ce qui rôdait autour de nous.  C’était plus inquiétant peut être que je ne pouvais que les sentir et pas les voir.  Je restais calme quand même. Je me mis en face de lui pour mieux cerner ses mots.

- Alors  nous en étions arrêtés ?
Demandai – je simplement.




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