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Dim 12 Juil - 16:53
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Une matinée, à Sen'tsura, commence toujours par un bain

Tashinär avait terminé sa matinée avec le client de la veille qui avait demandé une totale. C'était un homme venant de faire une excellente affaire et qui venait de tout gaspiller en passant une nuit avec la prostituée la plus chère et la meilleure de Sen'tsura. Le pauvre type ! Il était un idiot.

Il partit après lui avoir donné une claque sur les fesses, comme pour prouver sa virilité. Elle prit un bain et retourna dans son boudoir pour savoir quoi mettre. Mais rien ne lui plaisait. Elle choisit donc de rester nue. Elle resterait chez elle aujourd'hui. Pourquoi allez dehors ? Et en plus, personne ne viendrait aujourd'hui, excepté de la nourriture.

Notre succube en était là de ses considérations quand elle décida de s'allonger sur le nouveau sofa qu'on lui avait envoyé. Elle recevait tant de cadeau qu'elle finissait par en donner la moitié à ses bonnes amies. Les mères, les épouses, les sœurs ou les filles de ses clients qui venaient la voir. Elle aimait ça. Cela la faisait rire dans le secret de son alcôve.

Elle s'ennuyait. Elle repensa au fait qu'elle n'avait pas vu le propriétaire depuis des jours. Ce proxénète lui aurait très bien été pour faire office d'entremets, mais là, il fallait se débrouiller avec ce qu'elle avait. Elle sonna une de ses femmes de chambres. Elle en avait deux, deux fillettes qui lui étaient dévouées et prêtes à tout faire pour leur maîtresse. La plus jeune, une fillette de douze ans, s'approcha et se mit aux niveaux des lèvres de sa maîtresse pour la nourrir.

Elle en était là quand on la prévint de la venue d'un visiteur : Camille Anisum. Elle le connaissait de réputation mais ne l'avait encore jamais vu. Il fallait donc le recevoir convenablement. Après avoir embrassé sa servante, elle la renvoya et partit rapidement se laver le visage pour ne plus avoir cette insupportable odeur sur elle. Une fois cela fait, elle rejoignit le sofa et s'installa tranquillement, entièrement nue, dévoilant ainsi son magnifique corps de rêve. Un nouveau client, un nouveau repas...




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Succube

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Lun 13 Juil - 16:10
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Camille Anisum était aujourd’hui d’une humeur passablement mauvaise, en effet, il avait vu ses derniers comptes et il avait été trop dépensier ses temps-ci, il aurait fallu être plus correct, plus discret. Bref, tout ce que le jeune détestait, il était un élément vivant, un être actif qui excellait dans le démonstratif, pas un vieil avare. Il détestait s’occuper d’argent, il aimait en possédé, plus qu’à raison. L’organisateur des jeux avait la chance de faire partie des plus grosses fortunes de Terre désormais, l’arène et ses petites affaires avaient enrichi notre personnage et cela plus que n’importe qui pouvait l’imaginer, et un train de vie se perd difficilement, si bien que pour ce mois-ci il faudrait travailler un peut plus et donc engager du personnel compétent afin que celui-ci fasse fructifier ses biens.

Mais tant qu’on y était, il était inutile de s’embêter avec des marchands et autres tristes sires bien trop stricts, il fallait de la vie, bon sang ! Il fallait s’amuser. Il fallait du plaisir, certaine fois Camille se voyait élevée au rang de Dieu du Plaisir, lui, le maître incontesté des soirées de Sen’tsura.
Le riche jeune homme a la beauté qui avait ruiné tant et rendu fou les plus grands. Quoi de mieux que devenir proxénète ? Permettre à de divines créatures de vendre leurs charmes tout en touchant un pourcentage très élevé. La Fée Blanche revenait donc d’une maison de passe de luxe qui proposait les services de jeunes hommes de son âge. Mais malgré tout le laniste avait une éthique très précise, jamais il ne placerait dans ceux qui proposaient des esclaves sexuels. Ayant lui-même souffert de cette condition, Camille avait décidé de n’engager que des « volontaires ».

La prochaine demeure dans laquelle il se rendait était celle d’une prostituée très célèbre. Selon certains ses charmes étaient divins et ses prix importants, mais pas assez pour faire blêmir tous les bourgeois. Le sens artistique de la Fée Blanche le pousserait à vouloir juger par le regard de la beauté presque légendaire de cette future employée, et si elle se révélait au niveau des attentes du jeune homme, elle mériterait tous les hommages et tous les bénéfices d’une grande artiste, d’une grande actrice jouant désormais sur la scène imaginaire de l’organisateur des jeux.

Le jeune homme avait enfilé une tenue particulièrement belle qui faisait ressortir magnifiquement sa beauté presque angélique, ses gestes fluides et sensuels, sa douceur et son élégance naturelle faisait de lui un être exceptionnel qui attirait très souvent les regards, il ne pouvait pas passer inaperçus dans la rue, lui, la Fée Blanche, le mythe vivant.
L’esclave sexuel fait vagabond, gladiateur puis enfin organisateur des jeux. Et le voilà désormais qui fréquentaient Saeros Yggdrasil et autres seigneurs tout-puissants. Et bientôt il serait assis à leurs côtés comme un égal ou comme un supérieur. Il en était sûr, il était tellement extraordinaire comme homme qu’il faudrait bien qu’on remarque son génie un jour ou l’autre.

Le jeune homme portait un ensemble très luxueux, un pantalon en velours noir presque moulant, lequel s’enfonçait dans une paire de bottes grisâtres décorées finement que quelques dentelles, le manteau, une sorte de magnifique par-devant blanc et argenté sertis d’or blanc et de pièces d’argent et de toutes sortes de bijoux. De grandes manches sur lesquelles trônait une ribambelle de boutons en argent et des dentelles composées au fil d’or. Une paire de petits gants noirs, par-dessus avait été enfilé quelques riches chevalières. Le fourreau en ivoire de sa Jian dépassait par une coupure intelligemment pensée par un tailleur de qualité. Ses cils étaient peints de khôl, laissant une petite trace partir de chaque côté du visage de façon opposé, donnant un aspect plus fin, plus en amande à ses yeux. Le maquillage en faisant ressortir le bleu ciel.

Anisum était assis depuis un petit moment dans une entrée très chic quand une servante lui indiqua le chemin à prendre afin d’arriver vers la personne en question. Quel fût le choc de l’organisateur des jeux lorsqu’il ouvrit la porte du salon en étant sûr de lui, confiant. Le pauvre garçon trouva sa future employée nue, installé dans une position alléchante sur un sofa apparemment très confortable.
Tout d’abord le visage du laniste se décomposa à la vue d’une femme nue, il voyait ce corps féminin dans sa simplicité la plus brute. Si d’abord l’idée de recracher son repas lui caressa les tripes, il fut finalement étonné de sa propre réaction. Il la trouvait attirante. Sexuellement. À partir de ce moment le visage décomposé de Camille prit une mine qui reflétait de l’incompréhension, pas pour ce qu’il voyait mais pour ce qu’il ressentait un fond de lui. D’une extraordinaire façon il avait envie de prendre cette femme sur le moment même. Il voulait commettre l’irréparable, avoir une relation charnelle avec une personne du sexe opposé, l’idée même la dégoutait.

Pourtant il voyait ce corps, attirant cette délicatesse, cette beauté resplendissante. Il ne comprenait pas. Cette magnifique femme qui était éclairée par un doux et chaud rayon de soleil qui traversait les verres d’une fenêtre fermée, l’effet lumineux était féérique, on aurait dit que le soleil lui-même voulait attraper de ses doigts crochus cette déesse. Comme si un projecteur avait été braqué sur elle et que même Yehadiel voulait montrer son unique et merveilleuse beauté.

La Fée Blanche, toujours dans état de choc fit un pas hésitant un arrière, avant de se redresser, ne pouvant s’empêcher d’admirer les formes généreuses de cette personne qu’il ne pouvait pas pardonner, pardonner pour ce qu’elle lui faisait subir, c’était presque de la sorcellerie.

« Si tu pouvais te couvrir, ce serait très gentil de ta part… Je… je ne suis pas ici pour acheter tes services. »

L’organisateur des jeux prit toute la force qu’il avait en lui pour faire quelques pas et fermer la porte derrière lui, sans un regard avec la première femme qu’il désirait de toute sa vie, il prit un petit fauteuil léger et d’un mouvement très rapide le posta non loin de sa « cible ». Comment est-ce que lui, le maître de scène, lui le dramaturge, le héros romantique pouvait être aussi pathétique face à une simple femme. Il y avait quelque chose d’anormal et de très dérangeant dans cette situation.

« Je me nomme Camille Anisum, je suis l’organisateur des jeux, je suis laniste aussi, je suis très très riche mais surtout je suis ici pour devenir proxénète, ton proxénète. Ah, et je suis homosexuel. »

La voie du jeune homme c'était fait plus ferme, il reprenait le dessus. Et c’est en concluant par ses derniers mots révélateurs qu’il lança son regard bleu ciel dans celui de cette étrange prostituée.



« Les privilèges de la beauté sont immenses. Elle agit même sur ceux qui ne la constatent pas. »

Jean Cocteau, dans Les enfants terribles.



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Lun 13 Juil - 16:44
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C'était le premier de son genre que je recontrais

Tashinär était encore allongée, tranquillement bien installée quand on le fit entrer. Elle l'observa rapidement et sourit à la vue d'un si bel homme. Elle aimait les beaux clients et celui-ci paraissait jeune. Peut-être ne l'avait-il jamais fait ? C'est ce qui expliquerait cette surprise, cette hésitation alors que tant d'autres à sa place l'aurait embrassé et n'aurait pas mis deux minutes à la nourrir correctement.

Touchée par sa détresse, elle n'attendit pas qu'il lui demanda de se rhabiller. Elle fit signe à la jeune servante qui l'avait fait entrée, avait soufflé le mot "bleu" . La servante sortit rapidement et revint en courant avec une robe bleu en mousseline, s'arrêtant un peu avant les genoux. Une ceinture de soie marron juste au niveau de la taille. Tashinär enfila cette robe très simple en soi et presque banal. Mais tout ce que la succube mettait, relevait sa valeur et la rendait parfois, ce qui était le cas ici, plus irrésistible que dans son simple appareil.

Sa servante sortit et ils se retrouvèrent seuls au moment où le jeune homme se présenta. Elle sourit mais le mot de fin l'intrigua. Elle ne le comprenait pas, vu que sa sexualité à elle était très libérale et elle ignorait tout des homosexuels. De notre regard extérieur, quoi de plus normal, aucun homme de ce genre n'allait voir une femme comme elle, ou voir une femme tout court. Par conséquent, son ignorance était légitime et elle considéra que c'était une pratique qu'elle ne connaissait pas ou alors sous un autre nom.

Très vite, après avoir tiré ces conclusions, le sourire revint à ses lèvres et elle observa tranquillement le jeune homme :

- Je sais qui tu es. Ton nom a lui seul m'aurait suffi. Et je suppose que tu connais le mien, mais appelles-moi Tashinär. A vrai dire, j'ai déjà ce que tu considère comme un proxénète, il est le propriétaire de cet immeuble. Et on m'a déjà proposé de le quitter...c'était un homme très bizarre d'ailleurs...Donovan...quelque chose de ce genre, mais j'ai refusé. Par conséquent, mon très cher Camille, tu comprendras que je refuse.

Elle sourit et croisa ses jambes ce qui eut pour effet de remonter sa robe. Au fond, elle se moquait bien des regards du jeune homme. Elle était habituée à être vue sous tous les angles possible et imaginable. L'idée lui vint qu'il partirait peut-être sans avoir été dépeigné. Si l'on voyait ça...Elle ajouta d'une voix sensuelle

- Par contre, je ne peux te laisser partir aussi vite. Ce n'est pas concevable. J'ai une réputation à tenir quand même. Aussi, laisses-moi te détendre un peu, gratuitement, trois fois rien. Juste pour éviter des soucis, tu ne pouvais quand même pas espérer t'en sortir comme ça...

Elle s'était approchée de lui et s'assit sur lui en caressant son beau visage. Elle laissait ses mains faire ses petites œuvres, comme elle disait, qui visait avant tout à relaxer le client et à l'exciter un peu sans toucher les lèvres ou la virilité. Elle n'avait pas idée à quel point même le plus banal de ses gestes pouvaient être une torture pour Camille.




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Mar 14 Juil - 15:04
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Camille Anisum restait encore sous le choc, d’autant plus lorsque la prostituée s’assit sur lui, hier soir encore c’était un bel homme brun de son âge qui avait occupé cette place, il y avait dans cette position quelque chose d’intimement gênant, à la fois il voulait ce corps chaud et il le répugnait, quelque chose de basique, plus froid qu’un sentiment le poussait à vouloir cet être, à vouloir acheter ses services et passer des nuits entières avec, mais ses sentiments lui disaient le contraire, il n’y avait aucun ressenti pour cette personne si ce n’est du dégout, il n’aimait pas les femmes; elles étaient toutes les mêmes une espèce de présence physique dérangeantes qui le mettait mal à l’aise.

L’organisateur des jeux n’avait jamais eux de bon rapport avec la gent féminine. Tout d’abord sa mère l’avait abandonné, ensuite il avait été élevé dans un environnement prude chez des moines et uniquement masculin, et enfin elles avaient occupé la place de geôlier. Jamais aucune femme n’avait eu le bon rôle lors du spectacle de sa vie, cette pièce de théâtre était peut-être misogyne pour certains, elle était surtout fatale et triste.

Ainsi donc la présence de cette personne, si magnifique soit-elle, restait un encombrement pour le laniste. Quand Tashinär commença à manipuler Camille de ses mains fines, il ne put se retenir cette fois, il attrapa la prostituée par le visage, non pas d’un geste ferme, mais plus fraternelle, calme t voluptueux comme il savait le faire. Planta son regard dans ses yeux et l’embrassa le temps de quelques secondes. Ce devait être une sorte d’évènement pour une femme que d’embrasser un homosexuel, un homme apprend à charmer comme une femme. Un homme qui connaît les secrets du plaisir.

Il repoussa le visage après ce geste insensé et releva la jeune femme avant de se lever à son tour. Puis regardant par la fenêtre il déposa une bourse étonnement bien remplis sur le premier meuble qui vainc.

« Je viens ici pour devenir ton proxénète, pas pour avoir recours à tes services. Comme je te l’ai dit, j’aime les hommes, uniquement les hommes. Mais malgré tout Tashinär tu es la première femme que j’embrasse, c’est à la fois horrible et merveilleux. Il y a comme un sortilège envoutant qui rôde dans la pièce, moi qui répugne d’habitude la gent féminine je me vois comme attirer par toi, c’est incompréhensible. »

Camille se retourna pour de nouveau faire face à Tashinär, quelques larmes embuaient les yeux de l’ancien gladiateur. Il restait toujours resplendissant mais cette petite lueur de tristesse en lui rendait cette beauté plus dramatique, c’était toujours spectaculaire mais on avait quitté le domaine du romantisme, c’était désormais une tragédie. Les sentiments du riche jeune homme prenaient toujours le dessus, c’était une règle de vie pour lui.
Et il ne comprenait pas comment on pouvait ainsi jouer de ses propres sens, comment la base de son être pouvait être trompée ? Ce ne pouvait pas un changement radical de sexualité, il en était sûr, bien trop sûr.
Il s’agissait certainement d’un envoutement ou quelque chose dans ce genre. Une malignité. Ce n'est vrai que pour une prostituée, possédé des talents comme celui de provoquer le désir chez n’importe qui était une qualité, qui aurait fait monter cette femme dans son estime s’il n’avait pas à subir lui aussi le courroux de sa beauté.

« Cet immeuble je peux facilement le racheter, ton proxénète je parie que demain il aura quitté la ville où bien il se balancera au bout d’une corde. L’un des deux. La bourse que je viens de poser sur cette commode est remplis de Phoenix d’Or. C’est une avance, prends-la avant de me dire non. Je peux te loger dans l’un des palais de la ville, ceux qui bordent le palace impérial. Tu viens de me prouver, à mon grand désarroi que tu étais peut-être la meilleure prostituée de ce monde. Tu m’as aussi prouvé que tu faisais ça en toute liberté, ce qui me donne toutes les raisons de faire de toi une de mes employées, mais par-dessus tout, mon employée de qualité. J’ai des moyens colossaux, je connais des gens qui font ses mêmes moyens. J’ai tout ce qu’il faut pour faire de toi une femme riche et aimée. Je peux t’acheter une maison à Faestalia si tu le veux, je peux te payer le vin des Von Meyer et les meilleurs bijoux nains, les plus belles robes elfiques. Tu auras la protection d’un homme puissant, moi et mes amis. Tu feras doubler, non, tripler le prix de tes services. La part que je toucherais sur le tout sera invisible à tes yeux tant tu ne t’en rendras pas compte. »

La Fée Blanche commençait à contrôler cette intenable pulsion. Il ne pouvait pas la refouler, il arrivait avec difficulté à se concentrer sur d’autres choses, penser à l’avenir et ce qu’il pourrait faire avec cette femme était notamment l’une des rares choses qu’il arrivait à faire, s’empêchant d’admirer la splendeur de son interlocutrice.


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Humain

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Mar 14 Juil - 16:04
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Un homosexuel !

Enfin, elle parvint à ses fins. Il l'embrassait et elle veillait à ce que baiser fut agréable le plus possible pour lui. Mais en le voyant la repousser, elle ne comprenait ce qui le motivait. Elle le suivait du regard étonnée. La suite de son discours la surprit et elle se rendit compte de son erreur.

Avec tact, elle se retint de rire d'elle-même comprenant que cela pouvait embarrasser le jeune homme. Mais en le voyant avec des larmes au bord des yeux, il ignorait qu'il torturait à son tour la succube. Elle avait tellement envie de le prendre dans ses bras, de l'embrasser, de le soulager. Elle ne put se retenir guère longtemps et s'avança vers lui, lui ôtant de ses mains ses larmes. Elle n'avait jamais su jusqu'où pouvait aller son charme mais en voyant qu'il pouvait faire souffrir un homme, elle maudissait sa race !

Attristée, elle n'osait plus rien lui refuser. Elle était prête à tout pour obtenir d'un homme un sourire. Tellement habituée à être à la botte, au service qu'elle ne pouvait même pas ouvrir les yeux et réfléchir un instant. La voix pleine de sollicitude et de douceur :

- Je ferais tout ce que tu voudras et suivrais tes volontés en tout point. Mais je n'ai aucun mérite dans ton trouble. Je suis une succube et plaire aux hommes fait parti de mes charmes et je suis au regret que cela t'es fait du tort. Si seulement...je pouvais...

Elle fondit en larmes car elle ne savait comment le soulager, elle ne savait pas comment faire avec ce genre d'homme. Elle voulait l'aider à se sentir mieux mais ne savait comment faire si ce n'était en s'ôtant la vie. Mais elle n'irait jamais jusque là, même pour un jeune homme aussi charmant et aussi élégant que lui.

Se laissant aller à son chagrin, elle s'agenouilla au sol en larmes, laissant libre court à sa propre tristesse. Elle ne se contrôlait jamais et encore moins dans la luxure. Lorsque ces mains se baladaient ou lorsque son corps entier entrait en possession d'un homme, celui-ci était d'assurer d'en tirer la jouissance la plus extrême. C'était cela, en plus de son charme naturel avait fondé à lui seul la réputation de Tashinär.




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Ven 31 Juil - 18:17
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Camille Anisum reprenait le dessus de la situation. Il avait finalement réussi à reprendre le contrôle de ce qui était le plus important pour lui, ses sentiments. Et même s’il éprouvait encore un attrait mystique pour la jeune femme agenouillée à ses pieds, il arrivait avec facilité à refouler cela et à reprendre contrôle. La main rampante de la fée Blanche commençait à emplir le lieu et à prendre possession des points stratégiques. L’organisateur des jeux eut un regard vers cette pauvre petite créature qui pleurait à ces pieds, les rôles étaient sensiblement inversés. Enfin, il était de nouveau le maître du spectacle, il faudrait désormais « séduire » une succube, autant dire que la tâche n’était pas de tout repos.

Le jeune homme plia les jambes, ainsi accroupi il dépassait de peu son interlocutrice. Il lui sourit, un sourire comme il savait le faire, aucunement franc mais qui pouvait avoir l’air. Un sourire charmeur, ceux qui lui ont tout permis, ceux avec qui il dirige, ce petit rictus des lèvres qui lui donnent les commandes sans frein.

« Voyons, ma petite Täshinar. Il ne faut pas te mettre dans des états comme ça pour moi. Relèves-toi, s’il te plaît. »

Le changement était flagrant. Camille avait compris quelque chose, on ne joue pas directement avec une succube, on tend des pièges. Elle voulait des sentiments ? Du désir ? Elle ne aurait, il sera faux et utilisé afin de garder le cap, bref, ce serait du grand art, ce sera un spectacle grandiose. Finalement, le laniste était sur scène, le trac était passé et il annihilait les concurrents tout en concentrant tous les regards sur lui. Il n’était pas question de laissé cette femme sous le projecteur à sa place, c’était lui l’acteur, la vedette mais surtout, le metteur en scène. Les vêtements blanchâtres du jeune homme semblaient rayonnés, renvoyant les rayons du soleil. Ou du moins c’est l’idée qu’un rêveur pouvait s’en faire. Mais Camille n’était plus du tout dans la réalité, il était dans son monde, sur les planches, il était le maître absolu. Et personne n’avait à redire là-dessus.

Il se redressa et repris place sur son fauteuil, plus sereinement. Pouvoir et contrôle. Il était devenu la diva avec quelques larmes. Il n’avait, certes, jamais souhaité que tout prenne cette tournure, il aurait finalement préféré faire le marchand. Mais il devait sortir le grand jeu pour ne pas sombrer sous les charmes de cette étrange femme. Il devait devenir l’envouteur.

« Serait-il possible ma jolie, d’avoir un verre de vin ? On pourrait discuter un peu, nous détendre et puis finalement revenir sur cet ennuyeux sujet de recrutement. »

Un petit air malin, accomplis que laissait paraître Camille donnait un sens très joueur à cette phrase. Les yeux fins du jeune homme scrutaient le visage de son hôte, cherchant le moindre accès à ses pensées, comme s’il désirait trouver une faille dans une immense forteresse. Il commençait enfin à jouer réellement, on avance des pions, on sacrifie un tour, on place la reine. Tout était calculé, ou presque.

La personnalité lunatique de l’ancien gladiateur était bien trop encombrante pour faire quelque chose de concret sur le moment, il espérait simplement ne plus tomber sous les charmes démoniaques de cette prostituée, ne sachant s’il pourrait y résister une deuxième fois.

« Tu vas mieux ? »



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Humain

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Sam 1 Aoû - 16:56
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Mais il était assez gentil.

Il l'aida à se ressaisir et elle fit des efforts pour lui, pour lui plaire. Elle sonna et demanda à ce qu'on apporta vin et douceurs pour Camille. Elle se rassit, l'air plus tranquille et pu lui répondre de sa voix envoutante :

- Beaucoup mieux, je te remercie.

Deux servantes, toutes roses, approchèrent avec deux plateaux qu'elles déposèrent devant Camille avant de partir. On entendit un fou rire s'éloigner jusqu'à être inaudible. La succube n'y prêta aucune attention et servit une large coupe d'un excellent vin. Elle le tendit à son invité.

- De quoi devons-nous parler exactement ? Il me semblait que tout était réglé non ?

Elle lui sourit, simplement. Tashinär n'était pas très compliquée, ce qui lui valait tant d'amour et d'affection de la part de ses clients. Elle n'avait aucune idée des stratagèmes ou des pièges, elle vivait, elle respirait, elle profitait de chaque instant de la vie.




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Succube

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Jeu 6 Aoû - 23:25
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Camille regardait la naïve petite femme de joie avec un regard tendre. Ils étaient semblables l’un et l’autres, ils n’avaient simplement jamais vécu les mêmes choses, mais leur essence, leur nature les rendaient similaires. Finalement, lui aussi, aurait pu être un incube, il aurait pu être un de ces démons du plaisir, mais malheureusement tout cela était bien différent. Il n’était qu’un pauvre humain, un pauvre être vivant condamné à vivre, à exister et vouloir atteindre chaque domaine réalisable. L’artiste était condamné d’avance, son existence était un rêve, l’être surhumain lui, pouvait dépasser les basses questions mortelles. En ce moment la Fée Blanche rêvait presque de changer de peau bien que pour rien au monde il n’aurait pris la place de cette femme. Mais il commençait à l’aimer, comme un frère aime une sœur. Il fallait juste la conquérir, elle était dorénavant une cible comme une autre. Le jeune homme remis d’un mouvement de tête quelques mèches de cheveux à leur place. Le geste était très sensuel, infime mais efféminé au possible. Il y avait une esthétique supérieure, une marque d’asexualité, d’angélisme. Camille Anisum eut de nouveau un petit rire, un sourire toujours présent sur les lèvres, il s’approcha de Täshinar, rapprochant son fauteuil avec lui, une fois bien face à elle, il tenta d'une caresse sur la joue, mais se ravisa.

« Tu sais, on n’est pas obligé de discuter de choses ennuyantes, avec la bourse que j’ai déposée tout à l’heure, j’ai selon tes tarifs droit à plus d’une journée avec toi. Une semaine même ? Je ne sais pas, je m’en fous ? On s’en fout. Profitons. Ce n’est pas obligé d’être sexuel, ça peut être platonique. »

Camille se leva, et passant une main sur la gorge de son hôte, invitant celle-ci à relever le visage. Il enleva tout doucement ses gants, son regard était fixe, l’aigle fixait sa proie. Il retira son long manteau simplement d'un geste de la main, laissant tomber son haut, il dominait la pièce, torse nu. Il y avait dans cette scène une esthétique grecque, une image antique. Le royaume d’Apollon. L’organisateur des jeux, le maître de la scène, le chef d’orchestre avait pris les rênes de la situation. Il s’accroupit afin d’être à la hauteur de la jeune femme. Il finit par placer une main sur sa joue, une main délicate, une main douce, qui caressait tant, qui savait tant donner de plaisirs.

Le laniste approcha ses lèvres de celle de la succube, les frôlant à peine, il recula brusquement, avec un sourire joueur, un regard enfantin, amusé par la situation. Il se retenait, il devait tenir face à cette envie démoniaque et malgré tout il devait parvenir à contrôler la jeune femme, à profiter de sa beauté et la nature de cette femme.

«Dis-moi, ça te plairait de passer un pacte avec moi ? »

Ces mots avaient été prononcés avec lenteur. Marquant un ton très langoureux. Une vague promesse, l’aperçu du corps lointain d’Apollon, de loin, caché sous une sorte de voile. Camille connaissait parfaitement l’effet qu’il faisait aux gens, sa beauté, et l’attrait qu’il procurait à son entourage. Il savait aussi en profiter.



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Mer 12 Aoû - 21:53
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C'était étrange de le voir me séduire

Car elle ne pouvait en douter. Elle en était étonnée mais ravie. Un simple flirt qui pouvait peut-être partir sur les voies de l'érotisme était ce que les mots mais aussi son attitude semblait promettre. Tashinär était alors totalement rétablie et donc apte à répondre à une demande faite par un homme et à le servir avec dévotion et sans limites. Elle ne voulait plus le rendre malheureux et éviterait jusqu'au simple coup d'œil désapprobateur.

Elle comprit fort bien le jeu qu'il lui proposait et en connaissait aussi bien les règles que lui. Il finit torse nu et le caressa du regard avec cette pointe de désir et d'admiration qui savait flatter la vanité humaine. Elle ronronna légèrement lorsqu'il caressa sa joue et elle se contenta d'un simple souffle très léger du nez, étirant ses lèvres dans un grand sourire simple et amicale lorsqu'il approcha ses lèvres des siennes.

La succube était simple et non naïve. Elle savait que le ton et le jeu de Camille visait à la séduire, à faire en sorte qu'elle soit sous son charme et prête à tout pour lui. Son orgueil blessé refusait de céder aussi aisément à un homme tel que lui. A un homosexuel. Mais son cœur rappelait que Camille avait été blessé et qu'il avait été malheureux, un temps, de par sa faute. Ce débat intérieur sur la meilleur conduite à tenir se poursuivait tandis qu'ils jouaient ainsi.

Puis, un nouvel argument apparut : elle se retrouverait sans protecteur. Elle savait à quel genre d'homme elle avait affaire. Elle savait que Camille était du genre à obtenir tout ce qu'il désirait, rien de moins ! Ce genre d'homme là était souvent susceptible et lui semblait joindre à cela une grande sensibilité et une grande émotivité. Il valait donc mieux le satisfaire tout en restant prudente. Elle adopta donc une voix douce, irrésistiblement sensuelle et musicale, cette voix qu'elle n'adoptait que pour faire fondre les dernières réticences de certains clients :

- Tout dépend du pacte.

Et elle lui sourit délicatement.




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Double compte : Aricie, Lirissa et Mélozia
Vitesse de réponse : 1 semaine



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