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 Dwalek Jambes-D'acier

 
Mar 2 Juin - 21:46
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Dwalek Jambes-d'acier

Vigoureux, déterminé, roublard, compagnon fidèle, vieux, capable du pire comme du meilleur, à ne pas sous-estimer.


Informations

Surnom : Grande Gueule
Age : 522 ans
Nationalité : Né à Tilamus, habite à Terre.
Profession : Trésorier et Conseiller de la Neo-Voëlkara.
Camp : Indépendant
Croyance : Agnostique.
Titre de noblesse : /
Race
Nain

Caractère




Voici l’histoire d’un nain capable de courir vite et de voyager loiiiiin ♫ (Oh oui j’aime les références) Hormis le fait que cette simple phrase évoquera certainement en vous des souvenirs heureux tous associés à une fameuse série audio, elle correspond aussi parfaitement au nain dont je vais vous parler maintenant. Dwalek Jambes-d’acier n’est pas le plus courageux, le plus fort, ni le plus résistant aux affres de la boisson de sa race. Par contre, une vie entière passée à parcourir le monde à la seule force de ses pieds a fait de lui un nain très endurant et très rapide. Durant cinq siècles, il a inlassablement parcouru les vestiges de ce monde pour vendre tout ce qu’il pouvait y trouver. Devenu par la même marchandeur hors-pair, ce contact permanent avec l’argent ainsi que l’éducation de sa famille l’ont rendus terriblement roublard. Il ne rechigne pas à dépenser lorsqu’il y en a l’utilité, mais perdre de l’argent est pour lui un cauchemar sans nom et il cherchera toujours à tirer profit de la situation. Gonflé d’honneur, cependant, il ne s’abaissera jamais à voler quiconque. L’argent des autres n’a de valeur que si ces derniers te le donnent de leur plein gré.

Dwalek, comme dit précédemment, est quelqu’un de terriblement fier. Insultez quelque chose qu’il a en estime, comme sa famille, sa race ou même simplement la décoration de son bureau et vous pouvez être certain qu’il rétorquera de sa voix puissante par une insulte composée de mots choisis avec soin. Ces réponses, sans être complètement raffinées, ne tomberont jamais dans le vulgaire à outrance. Le nain n’apprécie guère les jurons graveleux que s’envoient souvent à la figure la plupart des soiffards à la moindre dispute dans une gargote malfamée. Non, il a su, durant toutes ces années, se faire l’expert des conflits verbaux dénués de toutes paroles indécentes. Vous redécouvrirez peut-être même certains mots de votre langue maternelle alors qu’il ne fera, en réalité, que critiquer la profession de votre génitrice bien-aimée. Tout ça pour dire, attention à ce que vous dîtes, notre nain a souvent les nerfs à fleur de peau…

Cinq siècles ça ne passe pas si vite que ça, et tout ce temps que Dwalek a vu s’écouler l’a rendu… stoïque, je dirais même plus, philosophique. Bien que les moments où cette facette de sa personnalité se manifeste se fassent rares,  il vous surprendra bien souvent à parler de choses que vous ne connaissez même pas car bien antérieures à vôtre naissance. Son point de vue sur le monde prouve sans nul doute sa grande sagesse qu’il a développée au fur et à mesure des multiples années et aventures que son corps et son esprit ont subis.  Mais l’âge n’a pas que des avantages et c’est avec une bien grande nostalgie qu’il se remémore  sa jeunesse où il pouvait encore vadrouiller à travers tout le continent à la recherche de richesses perdues.

Dwalek l’Ancien sent la fin approcher de jour en jour. Même si sa vigueur conservée ne semble pas le rapprocher d’une quelconque forme de trépas, il ne lui reste que peu de temps à passer sur cette terre. C’est dans cette optique qu’il a décidé de ne pas laisser la mélancolie le ronger et qu’il s’évertue à chaque instant à vivre le moment présent sans se soucier du futur. Il ne porte aucune attention aux conflits actuels, comme il l’a fait durant toute sa vie. Et la personne qui viendrait l’embêter avec ça aurait la surprise de retrouver son oreille au creux de sa main alors que quelques instants plus tôt elle était sur le côté de sa tête… Tout commes ses aïeuls, Dwalek a toujours apprit à ne pas arpenter des ruines millénaires  sans sa hache et son arbalète qu'il maîtrise tous deux avec brio.









Physique



Nombreux sont ceux qui méprisent les nains en raison de leur petite taille, c’est indéniable. Cependant, grand tort cela leur fait car il n’y a pas d’êtres plus surprenants que ces semi-hommes sur le plan physique. Je peux vous assurer qu’une baffe de notre cher Dwalek vaut au moins celle d’un gladiateur en bonne santé ! Sa poigne de fer est avancée par une silhouette trapue surmontée d’un visage sévère et buriné. Une longue tignasse de cheveux bruns plus ou moins lisses encadre ce faciès intimidant et vient rejoindre une longue barbe qui se prolonge jusqu’au torse du nain. Il sourit rarement en public mais ne se gêne pas en privé, partageant ainsi l'enthousiasme qui l'anime parfois. Le pas généralement fier mais empressé, Dwalek n’est cependant pas un soldat et sa manière de combattre relève plus de la tentative de survie que de la méthode académique, précise et ordonnée. Mais ne vous imaginez cependant pas qu’il reste un adversaire sans valeur, car quatre siècles à manier la hache et l’arbalète, qui sont ses armes de prédilections, ne l’ont pas laissé sans maîtrise.

La voix puissante du nain lui a longtemps servie pour surpasser celle des autres marchands dans les bazars du monde entier, mais également pour prévenir les nombreux ennemis qu’il s’est fait durant ce temps qu’il ne fallait jamais sous-estimer un plus petit que soit. Sa fierté raciale maladive fait qu’il prend souvent la mouche lorsque des moqueries sont proférées à l’égard des nains et, alors, bien malheureux celui qui souffrira son courroux, car la détermination caractéristique de toute sa famille suit le nain dans toutes ses entreprises. On peut d’ailleurs le remarquer grâce à l’extraordinaire endurance de celui-ci. Malgré son âge avancé, il pourrait encore très bien parcourir le monde sans réellement en souffrir. Néanmoins, le temps de repos après l’escapade devra être proportionnel à la difficulté du voyage. Il n’est plus de la première jeunesse notre nain et cela se voit parfois lors de rares moments, qu'il veut les plus discrets possibles, où son corps fatigué le fait souffrir plus que de mesure.

Finalement, on peut dire que même si il est bien moins résistant que dans sa jeunesse, Dwalek reste un nain vigoureux et capable du pire comme du meilleur. Il peut tout aussi bien paraître d’un calme olympien lorsqu’il fume sa pipe assit sur un fauteuil qu’être complètement atrabilaire lorsqu’il remarque des gens un peu trop présomptueux à l’égard de ses capacités.


Capacités

Arme : Une hache de guerre à double tranchant d'environ 55cm ; une arbalète classique à main, en métal cependant (acier) avec des projectiles que Dwalek commande spécialement depuis Tilamus, des carreaux en mythril de bonne facture.
Pouvoirs : Comme tous les nains, il peut « sentir » les métaux précieux à plusieurs kilomètres à la ronde. Très très très... (rajoutez-en autant que vous voulez) bon marchandeur.... Très bon.
Familier : Pierrot, un poney à la robe alezan.
Artefact magique : Aucun
Autre : /


Histoire




Les plaines verdoyantes des Piémonts de Kargrad... Ces immenses espaces où fleurissent depuis toujours les villages de commerce nains qui revendent de nombreux produits en échange de monnaie sonnante et trébuchante. C'est ici que s'était établie depuis des générations la famille farouche des Jambes-d'acier. Connus pour leur caractère démonstratif, leur fâcheuse habitude à ne pas savoir parler à un volume normal et leur amour pour les pièces d'or... surtout celles de leurs clients. Elle s'était profondément affirmée depuis ces derniers siècles comme l'une des familles les plus avares parmi la bourgeoisie naine. Absolument tous les capitaux qu'ils récupéraient étaient stockés dans un lieu connu d'eux seuls et réputé impossible à atteindre sans faire partie de leur famille. C'est dans cet environnement entièrement aimanté à l'amour de l'or que naquit et grandit le nain Dwalek. Ses deux parents, aidés du reste de la famille, tenaient un commerce... peu ordinaire. Le commerce d'antiquités.

Cela faisait quelques siècles que la famille était réputée pour parcourir le monde à la recherche de trésors perdus de la mémoire des hommes, aux vies si éphémères, et pour les ramener chez eux afin de les vendre au plus offrant. Ils accueillaient des clients d'origines et de motivations diverses. Des historiens prestigieux venus des plus grandes bibliothèques mondiales, des marchands roublards qui comptaient bien investir eux-aussi dans ce marché peu répandu jusqu'alors en rachetant les produits de la famille naine pour les revendre par delà le monde bien plus cher, et bien d'autres individus encore... La plupart du temps, le contact avec les clients était amical et l'échange se déroulait plutôt bien. Mais le père du jeune Dwalek, grand manieur d'arbalète, en avait toujours une dissimulée derrière le comptoir de la boutique pour les clients... tapageurs. Il n'hésitait pas à la sortir de sa cachette devant un négociateur trop entreprenant ou tenace, ou bien encore un rusé gredin qui ne venait en ce lieu que pour dépouiller le pauvre « semi-homme » et sa famille de leurs possessions. Cependant, les Jambes-d'acier ne se laissaient jamais marcher sur les pieds et c'était souvent avec un carreau dans le chapeau que repartait l'intéressé.

Au milieu de cette agitation constante, Dwalek apprit très tôt à cultiver son savoir. Les Jambes-d'acier savaient que la clé des plus gros trésors se trouvaient dans la connaissance de savoirs cachés parmi les livres et les parchemins. C'est donc dans cette optique que le père et le fils partaient souvent en quête de ces ouvrages qui détenaient la clé de plus gros profits. Chaque membre de la famille avait un rôle dans la machine commerciale qu'ils étaient. Le jeune Dwalek n'était bien évidemment pas le seul fils du couple de nain et eux-mêmes n'étaient pas les plus anciens de ce clan. Ils y avait aussi les parents de ceux-ci et les aïeuls de ces derniers... Plusieurs générations (chacune ayant une multitude de progéniture) se côtoyaient ainsi dans ce qui était un véritable domaine de plusieurs hectares. La maison familiale était en granit épais, construite par de talentueux architectes et tailleurs de pierres. La famille avait mis le paquet pour se procurer pareille résidence, mais à la connaissance de leurs plus proches amis, ce fut l'un des seuls investissements importants qu'elle s'accorda à faire. En effet, l'utilité de celui-ci n'était nullement à remettre en doute. Le secret de la réussite était d'avoir des employés en bonne santé (et nombreux). Ainsi, une demeure de ce type rendrait les membres de la famille aussi joyeux que faire ce peut. La productivité n'en serait que bien plus grande !

En ce qui concernait les rôles de chacun, certains s'occupaient purement et simplement de la boutique. Rangeant les objets à mettre en vente, accueillant les clients etc... D'autres s'occupaient de l'entretien des articles. De tels joyaux devaient briller devant les yeux et il fallait réparer ce qui était cassé pour avoir plus de chances de le vendre. Un tout petit groupe de trois ou quatre personnes, souvent les plus anciens de la famille, s'occupait de l’expertise. Ils fouillaient dans les vastes connaissances qu'ils avaient pour trouver le juste prix à donner à chaque objet. Mais avant toutes ces étapes, il y avait bien sûr le rôle sans conteste le plus important mais aussi le plus dangereux et le plus fatiguant : la recherche des antiquités.

Ce rôle était destiné aux plus aventureux et aux plus avares de la famille. Il fallait une volonté de fer et les jambes tout aussi solides pour pouvoir parcourir le monde entier et débusquer les meilleures reliques. Il fallait passer beaucoup de temps à étudier dans les bibliothèques l'histoire des anciennes civilisations pour trouver les endroits où chercher et les objets qui rapporteraient le plus. Pendant ces décennies d'études dans les plus grandes bibliothèques, le jeune nain devait apprendre la valeur monétaire de tous les objets, brillants ou non, qu'il pouvait trouver. De véritables pies mais en plus... ambitieuses. En effet, tout cela avait pour unique but de faire un profit maximal. C'était la seule et unique motivation des membres à l'instar de ceux de toute la famille.

La mère de Dwalek faisait partie de cette équipe et c'est elle qui éduqua Dwalek aux principes fondamentaux de celle-ci. Elle le fit courir sur tous les terrains possibles et imaginables et par tous les temps pour l'entraîner aux pires conditions. Car les Jambes-d'acier possédaient une détermination qui valait bien leur nom. On ne pouvait empêcher un membre de ce clan antédiluvien d'aller là où il voulait aller, disait-on. Le seul endroit que ces nains évitaient à tout prix était la mer. C'est pour cela que les autres continents par delà celle-ci leur étaient totalement inconnus. Ils en avaient bien évidemment entendus parler, mais avaient jugés que, par exemple, un continent entièrement recouvert de neige n'était pas très intéressant à fouiller. Il restait bien les îles des pirates mais comme son nom l'indiquait, l'Archipel de la Muerta n'était pas l'endroit le plus facile d'accès ni celui où l'espérance de vie était la plus large. Non, les Jambes-d'acier étaient prudents, peut-être même plus qu'ils n'étaient avares. Certains d'entre eux ont bien essayés de rejoindre ces autres terres en quête de toujours plus d'argent, mais le fait qu'ils ne reviennent jamais prouve que ce n'est pas la meilleure chose à faire pour être rentable... On ne rapporte rien en étant mort.

Dwalek resta donc de longues années, une cinquantaine exactement, cloîtré dans les diverses bibliothèques qui peuplaient le continent où il était et amassa ainsi une quantité astronomique de savoirs divers et variés. Pas seulement sur l'archéologie, ça non, le nain était beaucoup trop curieux pour cela. Il en avait profité pour lire des ouvrages sur absolument tous les sujets qui l'intéressaient, autant dire qu'il y en avait pas mal. Les seuls livres qu'il évitait était ceux évoquant les magies utilisées par la plupart des gens. Il ne s'épargna cependant pas les divers parchemins parlant de malédictions ancestrales car cela y introduisait une petite note d'histoire qui plaisait évidemment au jeune nain.

Ce fut sa mère qui décida subitement, par un jour d'été, que l'apprentissage de Dwalek était achevé. Ce n'était pas de l'avis de celui-ci qui désirait en apprendre toujours plus mais la décision de la madone naine était sans appel. Il lui obéit donc mais, encore aujourd'hui, il ne se prive pas de lire autant que possible afin d'étoffer ses larges connaissances sur ce monde. La matriarche lui annonça qu'il était désormais temps de partir découvrir le côté le plus intéressant de la profession. Leur destination était le tombeau d'un ancien chef d'une tribu de Feu appelée « Les Rachadim ». Elle était aujourd'hui disparue mais selon certains textes, elle était réputée pour vouer un grand culte à leurs ancêtres et les tombes de ces derniers pouvaient ainsi potentiellement regorger de trésors  somptueux.

Mais avant de partir à l'aventure dans ces contrées lointaines, il fallait s'équiper. Le jeune nain ne vit jamais autant d'argent circuler de la main de sa mère vers celle de quiconque. Habitué d'ordinaire à voir l'opération inverse. Et c'est avec des yeux ronds qu'il se vit offrir une splendide tunique en cuir de bœuf avec des épaulières d'aciers et des bottes solidement attachées à ces jambes par d'innombrables lanières. Avec tout cela arriva ensuite une petite hachette très simple, en acier, mais de bonne facture. On lui offrit également une arbalète aussi large que son propre corps. Ébahi par autant de générosité maternelle, il s'étala en remerciements devant celle qui lui offrait tout cela, sans imaginer une seule seconde que si l'équipement était aussi solide et complet... ce n'était pas pour cueillir des fleurs. Une fois qu'il eut rempli un immense sac de provisions et équipements divers indispensables à la survie de l'explorateur qu'il était, la mère et le fils partirent tous les deux en direction de Sahawi et le tombeau de Azeph Elmakir...

Tu vas voir pourquoi on s'appelle les Jambes-d'acier ! Aucune route ne peut nous résister ! Prépare-toi à marcher p'tit, on fait tout à pieds chez nous !

Une information à laquelle Dwalek ne prêta pas beaucoup attention ce jour-là, mais il se révéla que les jours qui suivirent lui montrèrent tout le sens du mot « Fatigue ». Ils marchaient du levé du soleil au couché... pas de chance pour lui, on était en été. Les journées étaient affreusement longues et éprouvantes pour le pauvre nain qui regardait avec désolation sa mère parcourir les kilomètres les uns après les autres sans jamais montrer le moindre signe de fatigue... C'était usant et pour l'esprit et pour le corps mais cela avait le mérite de muscler les jambes. Ils couvrirent ainsi une distance impressionnante, pour des nains, pendant trois longues semaines. Une fois arrivés à destination, Dwalek fut surpris de constater à quel point les tribus nomades respectaient leurs disparus. La grotte dans laquelle le dit chef reposait pour l'éternité était abominablement grande. Des quantités de boyaux qui ne menaient nulle part, des pièges retors sûrement posés ici par la famille du défunt, des chauve-souris, de la poussière... Tout pour plaire.  

Les deux nains mirent du temps à atteindre la salle principale, et ils étaient dans un sale état. Dwalek boitillait à cause d'une corde qui l'avait fait trébucher et sa mère avait un bandage à la main des suites d'une fâcheuse rencontre avec une fausse torche dont le manche avait été recouvert de métal et qui était donc chauffée à très haute température en permanence. Néanmoins, ils étaient entiers et c'était ça le plus important. Au centre de l'immense alcôve creusée à même la roche sèche et poreuse du désert s'élevait un écrin de pierre gravé de symboles ancestraux inconnus de Dwalek mais que sa mère, qui avait plusieurs siècles d'explorations derrière elle, savait lire sans problème.
« Ici repose notre vénéré chef, Azeph Elmakir. Puisse-t-il trouver l'éternel repos dans la mort après avoir passé sa vie à le chercher dans le combat et l'honneur. » C'était une bien belle épitaphe, mais elle n'intéressait guère les Jambes-d'acier. Eux étaient plus attirés vers les nombreuses urnes de terre cuite remplies à ras-bord d'objets précieux. Il y avait là des bijoux, des pierres, des pièces d'or... Ils avaient décrochés le gros lot ! Embarquant tout ça dans leurs gros sacs vidés de moitié par le voyage, ils repartirent en direction de la maison avec la joie au cœur !

On peut dire que cette expédition-ci se passa dans les meilleures conditions qu'ils pouvaient espérer. Car les suivantes qu'ils organisèrent ensemble apprirent au jeune nain que le métier d'aventurier était loin d'être sans danger. Au fur et à mesure que les années s'écoulaient, il apprenait à se battre de mieux en mieux, que ce soit à la hache ou bien à l'arbalète. Les différentes reliques que les Jambes-d'acier convoitaient n'étaient pas sans gardiens pour la grande majorité d'entre elles. Et il fallait bien laisser l'extraordinaire détermination de côté lorsqu'un immense dragon vous faisait comprendre que le vase doré que vous essayez de prendre était le sien, et ce à grand coup de souffle enflammé. Il fallait savoir courir vite et la famille du nain, en particulier dans cette branche-ci, excellait dans cet art.

Et le temps fila, les Jambes-d'acier vécurent de la même manière que des siècles durant. Dwalek, dans la tradition de celle-ci, avait le droit de garder une partie des richesses qu'il rapportait pour lui. Ses expéditions étaient désormais solitaires, mais l'expérience qu'il avait acquit suffisait largement à compenser l'absence de compagnons. Il était heureux, ainsi. Et cela dura... dura longtemps... Jusqu'à un jour que le nain continu encore aujourd'hui de maudire de mille jurons.

C'était pourtant une expédition ordinaire. L'explorateur avait été chargé, par un riche client, de retrouver une amulette que son défunt ancêtre portait lorsqu'il fut inhumé et qui était réputée receler des tas d'enchantements fabuleux. A vrai dire, l'objet importait peu pour Dwalek. Ce qui l'intéressait surtout c'était la prime qu'il y avait à la clé. Il alla donc sans hésiter dans l'immense caveau familial du client qui était alors infesté de gobelins. C'était d'ailleurs pour cette raison que le richissime descendant n'allait pas chercher le bijoux lui-même. La chambre principale fut atteinte en quelques moulinets de hache bien placés. Le toit de la grotte c'était à demi effondré mais la tombe était encore intacte. On pouvait voir les rayons du soleil arroser copieusement le cercueil de granit. Au bout de quelques minutes, le nain vint à bout du couvercle et contempla le corps desséché du nain, mais surtout la flamboyante émeraude qui luisait joyeusement au centre de son torse, baignant dans la lumière pour la première fois depuis des siècles.

Le cœur en fête, le nain attrapa vite fait bien fait le collier et referma la tombe avant de repartir vers la sortie. Ne craignant nullement les foudres de nains fantômes. Il était loin d'être superstitieux et la récompense offerte valait bien ce petit écart de comportement. Ce fut sans compter sur la présence alors d'une vile bestiole aux écailles de rubis qui volait silencieusement au-dessus de sa tête. Elle s'empressa de jeter sur Dwalek un flot de flammes rougeoyantes qui fit roussir sa barbe et briller son casque d'éclats de métal rouges. Surpris et terrifié, le nain ne demanda pas son reste et lâcha l'amulette au milieu de la chambre puis prit ses jambes à son coup en hurlant comme un possédé. Il dévala à vive allure les couloirs sombres de la crypte avant de fuir le plus vite possible de cet endroit. C'était la première mission qu'il échouait. Et tout ça à cause d'un dragon. Il se promit alors de se venger de cette bestiole qu'il n'avait même pas pu voir tant sa fuite avait accaparée son corps, ses yeux y compris.

Les années suivantes furent toutes semblables. Le nain amassait toujours plus de profit et devint bien vite un marchandeur expert qui arrachait de la langue des clients les meilleures affaires. Sachant manier les pièces comme personne, il continuait cependant de parcourir le monde à la recherche de trésors perdus. La mauvaise fortune fit qu'il recroisa de nouveau ce maudit dragon qui s'avéra, plus tard, pouvoir se transformer en humaine. Apprendre cela fut un choc pour le nain, mais cela ne l'empêcha pas de continuer à disputer à la demoiselle des objets qui pouvaient valoir une fortune ! Lui rendant coup pour coup de ses poings voir de sa hache lorsqu'elle avait la lâcheté de reprendre son apparence d'immense lézard. Elle devint rapidement sa pire rivale. Bienheureusement, leurs rencontres étaient tout de même rares si on prend en compte le fait que quatre siècles passèrent ainsi.

Oui, 400 ans pendant lesquels Dwalek devenait de plus en plus vieux. Alors que la dragonne, elle, était éternelle et lui volait de plus en plus souvent ce qu'il convoitait. Il ne se souciait nullement de la guerre qui faisait rage partout sur le continent. Seul importait ce fichu sac d'écailles et d'os. Mais le temps éroda de plus en plus la haine qu'il éprouvait envers elle. Les années passèrent et ils se rencontraient de plus en plus souvent aux quatre coins des marchés d'antiquités du monde. Car oui, Dwalek avait quitté le nid familial depuis longtemps et marchait désormais seul sur les routes. Alors qu'il voyait les vies humaines s’éteindre les unes après les autres, il demeurait Luz. Elle était toujours aussi jeune en apparence mais elle était aussi ancienne que lui. Elle avait traversée, tout comme lui, les rigueurs de l'Hiver Éternel et s'en souvenait encore. Il n'y avait qu'avec elle qu'il pouvait parler de ce qui fut jadis et dont personne ne se souvenait. Au fil du temps, et malgré leurs incessantes bagarres, ils devinrent... amis.  

Et cette amitié aboutie à cet évenement-ci : en l'an 113 le nain prit sa retraite du métier d'explorateur. Il avait de moins en moins la capacité de voyager. Se faisant plus vieux et plus fragile. Cela le désolait mais il ne pouvait rien contre la morsure des années écoulées. Il retrouva donc une énième fois son éternelle rivale et s’enrôla auprès d'elle comme assistant du trésorier de la guilde qu'elle avait ouverte. Le projet était intéressant et pouvait amener beaucoup d'argent dans les poches des participants. Il surpassa donc la rancune séculaire qu'il gardait à l'encontre de Luz et l'aida du mieux qu'il pu. Plus par intérêt que par réelle envie de faire plaisir. En effet, plus il pouvait être dans ses petits papiers, plus il y gagnerait. Lorsque la trésorière attitrée se retira finalement de son poste, quelques mois plus tard, il prit sa place et gagna ainsi un petit plus d'attention de la part des autres membres de la guilde. Il savait très bien gérer l'argent. 500 ans à manier les petites pièces... cela le rendait des plus aptes à faire ce travail.

Mais toute chose prend fin à un moment ou à un autre. Luz disparu, la guilde aussi. Dwalek n'avait plus rien... mais cela ne dura guère de temps. En effet son travail de qualité au sein de la Confrérie était arrivé aux oreilles de la chef d'une autre guilde. La Neo-Voëlkara. Monsieur Nogarad offrit au nain le même poste qu'il occupait jadis avec un petit bonus. Il pouvait également participer tout à loisir aux missions de mercenariat que la guilde proposait. Une perspective qui amusa beaucoup Dwalek, alors il accepta. C'était un nouveau départ alors que sa vie se rapprochait année après année de la fin. Il comptait bien, un jour, prendre sa retraite. Mais ne rien faire était au-delà de ses forces.

Voici donc comment vit le nain aujourd'hui. Attendant avec stoïcisme le jour où il cassera sa pipe. Mais même si il est proche du trépas, ne vous y trompez pas. Il est encore vigoureux et un coup de ses phalanges dans vos mâchoires pourrait bien vous faire changer d'avis quant à la prétendue faiblesse des personnes âgées.






Dans la vraie vie  


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Mer 17 Juin - 9:58
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