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 Laarya Volnera [Mirage]

 
Jeu 26 Mar - 22:22
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Laarya Volnera

Lâche – Orgueilleuse (mais seulement lorsqu'il n'y a aucun danger) – Kleptomane – Méfiante – Adore les défis – Déteste les chiens – Perd vite son calme face à l'imprévu – A horreur de tuer – Analyse beaucoup
Information
Surnom Aucun. A dire vrai, c'est normal. Son job, c'est d'être inconnue au bataillon.
Âge : 15 ans. Enfin, ça, c'est ce dont elle a l'air. Si on fait le calcul, elle doit avoir plus de 300 ans au compteur.
Nationalité : Terre
Profession : Vagabonde
Camp : Neutre
Noblesse : Aucun
Croyance : Elle ne croit pas. Elle sait. Se faire maudire par Kerchak, le Dieu des Ombres, ça remet les pendules à l'heure, niveau croyances.
Famille :
Race
Humaine
Caractère

Difficile à déterminer quand on ne la connaît pas. Laarya peut sembler changeante, voire lunatique, mais il n'en est rien : C'est juste qu'elle a tendance à beaucoup analyser son entourage, cherchant à repérer menaces et options de fuite en toutes circonstances.
Maligne, elle l'est sans conteste, et rien ne l'excite davantage qu'une cible difficile d'accès. Et lorsqu'elle se sait en position de supériorité sur les autres, elle peut se montrer railleuse et bravache.
En revanche, ce qui arrive bien plus souvent, si ses suppositions se révèlent fausses, ou si les évènements ne se déroulent pas selon ses plans, elle perd tout orgueil au profit d'une lâcheté que ne renieraient pas les plus grands couards de Terra Mystica.
En dehors de son job, Laarya est loin d'être une grande gueule, préférant largement baisser les yeux et ne pas faire de vague, optimisant la fuite au moindre prétexte. Oui, fuir, Laarya est douée pour ça. Et c'est à la seule condition qu'un obstacle se dresse entre elle et sa liberté qu'elle peut se montrer violente.
Enfin, par "violente", elle risque de vous casser le nez d'un coup de tête ou de vous transpercer le pied de son poignard, mais ce sera davantage pour vous déstabiliser et détourner votre attention que pour vous faire vraiment mal. Le sadisme ne fait pas partie de ses habitudes. Et encore moins le meurtre : Elle répugne à ôter une vie, fut-elle celle d'un violeur et tueur d'enfants.
Par ailleurs, elle demeure d'une discrétion excessive sur sa malédiction. Que d'autres personnes puissent l'apprendre lui fait aussitôt perdre tout courage et abandonner sa tâche, quelle qu'elle soit, pour se carapater dans la seconde.

Physique
Laarya est petite. A peine un mètre soixante, et plutôt mince, voire maigre, selon certaines mauvaises langues. Mais cela semble la rendre plus rapide, souple et agile que la plupart des gens. Sans compter ses talents d'acrobate et de monte-en-l'air, l'expression "la peur donne des ailes" n'a jamais été aussi vraie qu'avec Laarya : La terreur la pousse à adopter une vitesse de course impressionnante, digne d'un guépard. Evidemment, elle n'est pas inépuisable, alors lorsqu'elle s'arrête (jamais avant d'être à l'abri), le contrecoup est plutôt violent.
Ses cheveux sont d'un noir de jais, ses yeux d'un vert émeraude et sa peau est pâle comme la lune. Certains y voient là une conséquence de sa malédiction, et d'autres, de sa couardise permanente. Sa chevelure est coiffée en catogan, et elle renie bijoux et maquillage, trop inutiles et encombrants à son goût. Sauf s'ils ont de la valeur. Auquel cas, elle s'en remplit les poches pour aller les échanger contre des pièces d'or chez le receleur du coin.
Elle est vêtue simplement, avec un pantalon de lin et un haut de la même composition, surmonté d'une courte veste sans manche. Tout simplement, parce que cela lui permet de bouger dans tous les sens sans souffrir de la moindre gêne. Elle dissimule par ailleurs dans son sac un capuchon qu'elle accroche à sa veste, ainsi qu'une écharpe qu'elle passe autour du bas de son visage, à chacun de ses cambriolages, histoire de dissimuler son identité, au cas où.
Capacités
Armes : Un arc (Laarya est douée avec. Rien d'exceptionnel, mais généralement, elle atteint sa cible), un carquois (contient des flèches de fer classiques, mais aussi quelques flèches magiques ou spéciales, telles que des flèches à eau (pour éteindre les flammes, celle des torches, surtout), des flèches à mousse (pratiques pour étouffer les bruits de pas sur une grille métallique), des flèches à corde...), un poignard (Il sert plus à dépecer du gibier ou à tailler de nouvelles flèches qu'à blesser des individus pensants. Mais en dernier recours, il aide les assaillants de Laarya à reconsidérer la nécessité de mettre la main sur la voleuse).
Pouvoirs : L'immortalité.
Ca sonne bien, dit comme ça. Mais en fait, non.
Certes, il lui est impossible de mourir, et même réduite en cendres, elle se reconstituera toujours. Et c'est là que ça se complique : Sa régénération n'est pas instantanée. Un bras coupé repoussera au bout d'un mois, mais une remise en état d'un corps calciné peut prendre plusieurs années.
Ah, et sa conscience demeure tant que son cerveau est intact. Conscience ET sensations.
Vous pigez, maintenant ?
En tant que grande brûlée, Laarya souffre atrocement de façon chronique. Jetée au fond de l'océan avec des blocs de plomb en guise de pompe, elle se noiera en permanence. Voilà ce qui la fait fuir chaque fois que la situation devient risquée pour elle. Elle ne veut plus souffrir.
Autres petites choses à savoir : Laarya ne développe ni maladies, ni infections. Certains supposent que la malédiction l'en protège, mais la théorie la plus valable est que les microbes sont trop terrorisés par la malédiction pour s'implanter dans l'organisme de la "jeune" fille.
Elle ne vieillit pas non plus, un des rares autres avantages. Mais elle n'est pas davantage capable de tomber enceinte et de donner la vie.


Avant sa malédiction, Laarya dédaignait la magie, préférant compter sur ses seules capacités physiques. Elle a légèrement changé d'avis depuis, et est parvenue à apprendre deux sorts : Un de guérison des plaies, et un d'anesthésie.
Peu douée, il s'agit essentiellement de sorts basiques, lui permettant de guérir des estafilades en quelques secondes. En revanche, pour les blessures plus graves, c'est une autre paire de manches : Une plaie ouverte nécessitera des heures de concentration intensive avant d'être refermée. L'anesthésiant, quand à lui, est comme un glaçon sur un bleu. Ca calme, mais seulement quelques heures, et seulement sur une petite zone.
Familier : Aucun
Artefact : Aucun
Autre : Un passe-partout (Très utile pour entrer dans une pièce verrouillée sans alerter toute la ville), des bandages.
Histoire

Histoire Je suis née... Je sais plus quand, en fait. De parents normaux. Ni riches, ni pauvres, habitant dans les Terres et vivant du métier de marchands, dans un quartier moyen de la capitale, Sen'tsura. J'ai eu une enfance tranquille, et j'ai été bien élevée...
Alors pourquoi je suis devenue comme ça ?
Je n'ai jamais très friande de l'activité "se faire des amis". En revanche, leur faire les poches, c'était beaucoup plus amusant. Je sais pas pourquoi. Mes parents avaient assez d'argent pour vivre confortablement, mais ça ne me suffisait pas.
A huit ans, j'arrivais à faire les poches d'un client sans me faire prendre. A douze, je cambriolai ma première maison. Enfin, c'est un bien grand mot : Le propriétaire avait un chien, qui m'a couru après en aboyant à qui mieux mieux jusqu'à ce que je décampe sur les toits. Cette foutue bestiole m'empêchait d'atteindre la porte !
Le bon côté de cette péripétie, c'est que cela m'apprit que me déplacer dans les hauteurs, sur les maisons plutôt que dans les ruelles, était certes plus dangereux, mais également bien plus discret.
Alors j'ai continué à m'exercer, toutes les nuits pendant un an, m'entraînant à grimper aux murs et aux arbres et à bondir de toit en toit, tout en continuant à travailler mes talents naturels de pickpocket.
Je faisais les poches des marchands lorsqu'ils regardaient ailleurs, chipai les clefs des gardes qui me passaient devant... Je devins si douée qu'après un tel entraînement, je parvenais à dérober une demi-douzaine de clochettes sans en faire tinter une seule. Certes, j'ai dû les abandonner dans une gouttière car elles ne valaient strictement rien, mais au moins, cet exercice fut très enrichissant.
Le lendemain de mes quatorze ans, néanmoins, mes parents, rouges de honte, vinrent me récupérer dans le bureau du capitaine de la garde.
La veille, j'avais tenté de cambrioler une des plus grosses fortunes de la cité, et y étais presque parvenue... Malheureusement, j'avais omis de prendre en compte la paranoïa chronique du propriétaire, le poussant à effectuer trois ou quatre allers-retours chaque nuit, entre son lit et son coffre, comme un gnoll accroc à son shkooma.
La tête lorsqu'il me surprit en plein pillage fut cocasse, et son hurlement de fillette apeurée encore plus. La cohorte de gardes que son cri suraigu rameuta, beaucoup moins.
J'avais tenté de fuir, bien sûr, mais je me rendis compte qu'il est plus aisé de filer à l'elfique lorsque personne ne vous a repéré. Et ne disposant pas d'une carrure de troll, mes piètres capacités combattives se révélèrent plus inutiles encore que les clochettes.
Évidemment, une fille qui agit ainsi... C'est suffisamment déshonorant pour que le capitaine se contente de me tirer les oreilles après avoir convoqué mes parents pour qu'ils assistent à la scène. Mais je demeurais une gamine, une adolescente trop gâtée, à leurs yeux, qui avait fait une bêtise et méritait d'être punie de façon conséquente.
Le retour à la maison fut particulièrement éprouvant, et ce fut presque à coups de pompes dans le derche que mes parents me firent abandonner mes frusques de "travail", pour une robe plus digne de mon sexe. A leur goût.
Ce rose pastel me filait la nausée chaque fois que je croisais mon reflet dans un miroir.
A gerber.
Avant, ils ne me surveillaient pas énormément. J'étais juste une famine plus intéressée par le contenu des livres que par les familiarités avec d'autres personnes. D'une certaine manière, ça leur plaisait, leur faisant imaginer la carrière intellectuelle que je pourrais mener, à force d'engloutir des bouquins de toutes sortes. Dure fut la chute.
Maintenant, je devais me trouver en permanence dans leur champ de vision, et gare à moi si je faisais mine d'ouvrir un livre en leur présence.

Mais mon père, après quelques mois de ce traitement, me prit en pitié. Entre ma confrontation forcée avec les clients et l'impossibilité d'accéder à mon exutoire fétiche, j'entrais dans une sévère dépression, qui ne fit que croître avec le temps, contrairement à ce que ma mère pensait. Cela eut un impact sévère sur ma santé, creusant mes joues et mes côtes, cernant mes yeux et les injectant de sang. Niveau moral, je n'en parlerai même pas.
Ma mère était loin d'être une idiote. Elle avait compris que je lui mentais comme une arracheuse de dents depuis des années, et ma promesse solennelle de ne plus jamais jouer les monte-en-l'air ne lui fit ni chaud ni froid. Ou alors plus froid que chaud, puisque le soir même de mon retour du bureau du capitaine, ma fenêtre arborait de lourds barreaux de fonte, et ma porte était verrouillée chaque soir à triple tour.
Ma mère a inventé le verrouillage à triple tour.
C'est génial, une mère qui pense à vous comme ça...
Mais mon père était un brin plus sentimental, et me voir dépérir ainsi lui brisait le cœur. Ou alors, il trouvait que je commençais à faire peur aux clients. Quoi qu'il en soit, il comprenait mon besoin de liberté, d'amusement, d’évasion, que me refusait ma mère. Et ma brave génitrice avait beau être inflexible sur le sujet, elle n'était pas un cœur de pierre pour autant.
Quelle ne fut donc pas ma surprise quand, un matin, mon père me conduisit chez une Maîtresse Archère de la capitale, qui distribuait des cours contre rémunération. L'annonce ne m'emballa que très modérément.
Même si j'appréciai cette échappatoire de cette prison qu'était devenue ma vie, j'aurais préféré qu'ils me lâchent la grappe... genre, définitivement.
Je changeai définitivement d'avis quand je rencontrai l'archère. Un éclair frissonnant me parcourut le corps, et plus particulièrement le bas-ventre, lorsque nos regards se croisèrent. Elle était grande, belle... Magnifique, même. Ses cheveux d'or pur étaient coupés courts, et ses iris d'une couleur identique foudroyaient sur place tous ceux qu'elle fixait.
D'un ton tranchant et sans appel, elle annonça à mon père que son cours ne s'adressait nullement aux fillettes souhaitant s'amuser, et que si je ne pouvais suivre son rythme, elle ne s'encombrerait pas de moi plus longtemps que nécessaire.
Il allait renoncer. Pas moi.
En m'entendant lui répondre que je tiendrai, surprenant mon père au point de le tétaniser, elle me fixa à mon tour.
Bien plus tard, elle m'avoua ne pas avoir vu en moi le moindre talent pour l'archerie. En revanche, la ténacité brûlant au fond de mes pupilles la poussa à réviser son jugement de fond en comble, pour m'accorder une petite chance.
Nous étions dix à suivre ce cours quotidien.
Quatre abandonnèrent avant la fin de la journée.
Trois renoncèrent avant la fin de la semaine.
Un dernier quitta le groupe avant la fin du mois.
Certains ne se rendirent compte que trop tard de la disparition de leur bourse...
Noktya était sévère. Rude, même. Et son entraînement était infiniment pire. Mais malgré les trois mois d'inactivité, mes réflexes d'acrobate me revinrent rapidement, certes un peu rouillés, mais ils me permirent de continuer là où d'autres s'effondraient en pleurant.
Le seul autre élève a avoir tenu se nommait Kendor, et contrairement à moi... Il était naturellement doué. Pourtant, mon acharnement et mon travail dans la forêt où nous conduisait Noktya chaque matin payait peu à peu, me permettant de me rapprocher du niveau de celui qui devint, avec le temps, un ami. Ou du moins, ce qui s'en rapprochait le plus.
Noktya était fière de nous. Et elle nous l'annonça en même temps que notre inscription au tournoi de tir à l'arc. Notre rivalité amicale n'ayant jamais été vraiment départagée, elle souhaitait que, pour une fois, nous nous entraînâmes avec un objectif commun. Non pas celui de nous battre mutuellement : Mais de vaincre la totalité des adversaires qui se présenteraient à nous.
Kendor s'en réjouit.
Et moi aussi.
Mais pas pour les mêmes raisons.
Ma situation n'avait nullement changé, chez mes parents. Fenêtres condamnées, portes verrouillées et surveillance permanente reprenaient sitôt revenue de mes longues journées d'entraînement. J'avais soif de liberté, de larcins et de nuits agitées... Mes mains me démangeaient presque en permanence, tant l'envie de dérober quelque chose, n'importe quoi, se faisait pressante.
Je passai la nuit suivante à établir mes plans.
Quand le grand tournoi débuta, j'en profitai pour m'échapper. La surveillance s'était relâchée, autant de la part de mes géniteurs que de mon enseignante. L'excitation du tournoi, la pression de la foule... En un quart d'heure, j'étais loin de ceux qui m'étaient proches, passant les portes de la cité le cœur léger.
Avais-je eu le moindre regret ?
Pas vraiment.
Je ne détestait pas mes parents, mais je ne les appréciai pas particulièrement non plus. Et l'idée de retourner en cellule pour leurs beaux yeux ne me tenta pas assez pour que je rebrousse chemin.
Kendor m'était sympathique, un ami sincère. Je lui offris donc une longue accolade avant de m'enfuir. Pour Noktya, ce ne fut pas aussi simple.
J'aurais aimé lui voler un baiser avant de quitter les lieux. Mais en admettant qu'elle se soit laissée faire, elle m'aurait rattrapée par la peau du cou et botté le cul trois fois de suite avant que je ne puisse mettre les voiles.

Je m'installai dans une petite ville voisine, vivant comme une vagabonde, pillant des maisons pour obtenir de quoi subsister pour le lendemain. Si j'avais su...
Ce n'était pas difficile de dérober des trésors, mais il me fallait un point de chute. Un lieu où déposer mon butin quelques semaines le temps que les gardes du coin cessent de le rechercher activement, avant de le proposer à un receleur. C'est que ça prend du temps, de revendre un larcin.
Or, un quartier général, j'en avais pas.
Et le peu que je pouvais dérober d'un jour à l'autre ne me rapportait pas assez pour espérer développer mon "entreprise" et m'offrir une quelconque demeure, fut-elle une vieille cabane de bois au fond d'un jardin.
Sur les conseils de mon receleur favori, qui finit par me prendre en pitié après quelques semaines à me racheter des petites babioles sans grande valeur, me proposa de contacter la guilde des voleurs locale.
L'idée même de partager mes biens me révulsait d'avance. J'adorai peut-être voler, mais j'avais surtout horreur de prêter. Alors donner...
Mais j'en avais ma claque de dormir sous les ponts ou de me nourrir de plats à peine chauds vendus à la sauvette par des "marchands" sans licence. Plein le dos de devoir passer la moitié de mes nuits à trouver une cachette pour échapper aux violeurs et aux assassins, vomis par les ruelles mal famées d'une ville dont on prévoyait l'auto-digestion par la criminalité d'ici quinze à vingt ans.
Alors j'acceptai.
Le recruteur de la guilde me retrouva le lendemain matin, dans l'interstice entre deux cheminées où je m'étais logée pour la nuit. Voir un type sinistre revêtu d'un capuchon, entièrement habillé de noir, vous fixant comme si vous étiez une mouche à merde sur son plat favori, alors que vous venez tout juste de vous réveiller, ça vous calme.
Ou plutôt, ça vous terrifie au point que vous en êtes à deux doigt de vous faire dessus. Mais ça, mieux valait que ça ne vous arrive pas le jour de votre entretien d'embauche. J'ai quelques doutes sur l'envie du gars de vous recruter s'il venait à renifler une persistante odeur acide dans votre entourage...
Il m'entraîna, presque sans décrocher les mâchoires, jusqu'à un bureau en sous-sol, accessible grâce à un passage secret au fond du cimetière. Une cachette que j'aurais plutôt jugé digne d'assassins, mais je choisis de la boucler sur ce détail.
Le bureau en question était rempli de piles de parchemins enroulés, et le recruteur, après une rapide discussion sur mes capacités, me désigna celles-ci. Il s'agissait en réalité de nombreuses demandes de cambriolages, réclamés à la guilde par des clients divers et variés. Je n'avais qu'à en sélectionner un, accomplir la mission sans me faire prendre, et je serais acceptée dans leurs rangs.
La rage et l’écœurement auraient pu me faire exploser à eux seuls. Des vols sur commande, c'est... C'est... C'EST PAS NATUREL, BORDEL !
Les voleurs ne devraient agir que sur leur propre volonté, pas sous les ordres de mystérieux mécènes ! C'est une honte ! Ils défiguraient la profession ! Non, c'était tout l'art du vol et du cambriolage qu'ils déshonoraient !

Si mon estomac ne s'était pas mis à gargouiller à cet instant, me rappelant la faim qui me tenaillait depuis la veille, j'aurais probablement hurlé ses quatre vérités au recruteur. Je devais manger, me faire un peu d'argent, m'acheter un coin tranquille, et après, je pourrais me permettre de faire la fine bouche.
Mais ça me faisait gerber.
J'épluchai donc une demi-douzaine de rouleaux, aussi démotivée par leur provenance que par leur contenu. Quand j'arrivai à un parchemin, plus jauni et moisi que tous les autres, le recruteur me l'arracha des mains. Pas celui-là, qu'y disait. Maudit par les dieux, apparemment. Le contrat pourrissait dans ce bureau depuis près de trente ans, sans qu'aucun voleur de la guilde n'ait jamais eu le cran de relever le défi.
Il n'en fallut pas plus pour attiser ma curiosité et me porter volontaire, promettant de revenir dès le lendemain avec le butin maudit, et à l'aube, en plus !
Le convaincre de me laisser tenter le coup dura deux bonnes heures, et je suppose que s'il céda, c'était parce que je lui portais sur les nerfs plus qu'autre chose.

La tombe abandonnée au milieu de nulle part fut infiniment plus simple à piller qu'à localiser. Les indications du contrat dataient, et n'étaient déjà pas très précises à la base. Quant à m'y introduire...
Disons que mon orgueil en prit un sacré coup.
Aucun piège, aucune magie, aucun adversaire. Pas même un labyrinthe !
Et pourtant, la tombe semblait à l'abandon depuis des milliers d'années, faisant refluer les pilleurs de tout poil malgré le fait qu'elle soit ouverte aux quatre vents et dépourvue de la moindre protection.
Depuis des siècles qu'il existait, personne n'osait y venir pour dérober son fabuleux trésor, un énorme diamant gros comme un poing de troll. J'étais franchement vexée, de devoir partager pareil butin avec une bande de couards pareils – qui avait probablement fui devant l'absence de piège, craignant ce que cela pouvait cacher – mais aussi qu'on ne m'impose pas un meilleur défi.
Ce fut donc dans un état d'agacement sévère que je m'emparai du bijou, avant de m'enfuir au trot.


***


Je reposai violemment le diamant géant sur son socle. Puis je relevai la tête, scrutant le plafond du tombeau.
"KERCHAK ! Hurlai-je. Je te l'ai rendue, ton offrande !"
Seul le silence me répondit. Je ne le supportai pas.
"20 ans, Kerchak ! J'ai mis vingt ans à la retrouver, dieu des Ombres ! Reprends-la et laisse-moi tranquille ! Laisse-moi retrouver ma vie !"
Aucune réaction.
Après tant d'années à traquer ce maudit diamant et ses propriétaires successifs, le frêle espoir chevillé au corps que tout s'arrête si je lui ramenai son tribut... Je comprenais désormais que ce ne serait jamais le cas. Divinité malsaine, perfide et vindicative, Kerchak m'avait maudite et ne cesserait jamais cette étreinte glaciale, quoi que je fasse. Quoi que je dise.
Quoi que je subisse.
Mes forces m'abandonnèrent, et mes genoux s'écrasèrent sur le sol de pierre. Les larmes roulèrent sur mes joues, avant de dégringoler de mon menton pour finalement se fracasser sur les dalles poussiéreuses. Je craquais. Je n'en pouvais plus. Tout mon corps hurlait à la mort de rage, de douleur et de désespoir.
"Pitié, implorai-je. Libère-moi, je t'en supplie... Je t'en supplie... Je ferais tout ce que tu voudras, mais arrête ça... Pitié..."
Pendant une heure entière, rien d'autre ne passa que les minutes. Et moi, je comprenais le sort qui m'attendait.
Je ne pouvais l'accepter.
Mes doigts glissèrent jusqu'à mon poignard, bien à l'abri dans son fourreau, accroché à la cuisse, et le dégainai. J'ignorai peut-être comment mettre fin à cette malédiction. C'était sans doute impossible, même. Mais j'étais prête à accomplir le sacrifice ultime pour ne plus en avoir conscience.
Alors quand la lame creva mon œil et pénétra mon cerveau, j'accueillis les ténèbres qui suivirent avec joie, sombrant dans le néant comme s'il s'était agi du Nirvana.



La première chose qui me ramena à la conscience fut la douleur. Encore elle.
Mon œil mit près d'une semaine à se reconstituer. Mais je ne pouvais me permettre d'attendre.
Des gens s'étaient introduits dans la tombe. Ils m'avaient trouvée. Frêle cadavre vêtu d'habits en grande partie digérés par les trois siècles qui s'écoulèrent depuis mon geste. Sans que mon corps ne subisse les affres de la décomposition. Et quand ils ôtèrent la lame de mon crâne, ils furent surpris de voir le saignement reprendre.
Alors ils m'avaient conduite au temple de leur ville. Un temple de Sen'tsura, la Capitale de la Terre. Quelle ironie du sort...
Le souffle revint dans mes poumons alors que la pièce avait été désertée. Sans doute ceux m'ayant retrouvée étaient-ils partis à la recherche d'un supérieur, d'un prêtre, ou d'une quelconque érudit pouvant expliquer l'étonnante bonne conservation d'un cadavre après trois siècles au fond d'une grotte.
Mais j'avais déjà disparu lorsqu'ils revinrent.
J'avais mal, j'avais un œil en moins, et j'étais presque nue.
Mon arc avait résisté au temps, j'ignorais pas quel miracle. Mon poignard aussi. Pas mes flèches, ni mon carquois.
La première de mes actions fut de profiter de la nuit pour cambrioler quelques boutiques, histoire de me refaire un équipement complet. La seconde fut de me trouver un coin tranquille, le temps de régénérer et de pouvoir à nouveau me balader en toute tranquillité.
Peut-être que l'éminence grise rameutée par les gugusses m'ayant retrouvé leur avait conseillé d'arrêter l'alcool. Peut-être l'avaient-ils écouté. Ou peut-être cherchaient-ils activement une adolescente borgne aux cheveux noirs.
Alors je restais à l'abri, contemplant depuis les toits les immenses changements qui avaient gangréné la capitale depuis mon tout dernier passage. C'était la même ville que celle ou j'avais grandi, indubitablement. Mais pas le même monde.
Partout où je laissais traîner mes oreilles, on parlait de démons, d'une aile ténébreuse qui envahissait les terres, d'une déesse de la mort revenue à la vie, d'armées de morts-vivants, de sacrifices rituels, de guerres...
Pas moyen de discerner le faux du vrai, le vrai du faux. Mais mon estomac gargouillait, encore.
J'étais seule.
J'avais peur.
Et personne ne devait savoir pour moi.
Ou tout recommencerait.
Comme avant.
Maudit sois-tu, Kerchak. Toi et tous les dieux pour ce que vous m'avez fait.

Dans la réalité

Âge : 27 ans
Avez-vous déjà fréquenté d'autres forums, si oui lesquels ? Oulà, il y en a beaucoup. Beaucoup trop. Et je ne me souviens plus forcément de leurs noms. Donc faudra me croire sur parole. :-p
Vos passions : Ecriture, lecture, les films, les vidéos sur Youtube... Et les CHATS !!! ^^
VÉNÉREZ-LES !!!!
Votre avis sur le forum? Pour le moment, que du positif. J'attends de voir les membres, maintenant. ^^
Comment avez vous connu le forum? Par une certaine gnoll maquerelle. Je ne cite personne, suivez mon regard...
Phrase fétiche : WHAT THE FUCK ?!!!
Crédit avatar : http://lauratolton.deviantart.com/art/Archer-182841695



Ven 27 Mar - 1:05
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http://www.terramysticarpg.com/t4569-resbourbe-rised
Bienvenue!!! Very Happy



Code d'écriture : #cc00cc

Boris Chibi :3:
 






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Orc

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Crédit avatar : D&D
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Ven 27 Mar - 13:07
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Les amis de Leuffa sont mes amis. Bienvenue, dood!



Thème du Conglomérat : https://www.youtube.com/watch?v=kBZ3Uw3fabo
Thème d'Alaric : https://www.youtube.com/watch?v=KVAmBmdvHrU

Ses succès :


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Nain

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Vitesse de réponse : Moyen à rapide.


Ven 27 Mar - 16:30
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http://www.terramysticarpg.com/t3792-leuffa-shteinguell
Bienvenue parmi nous, camarade ! Puisse ton pas être léger et tes chasses fructueuses.


Besoin d'un peu d'affection, beau guerrier ?
Envie d'un mâle au ventre plat, belle dame ?
Tendrons, mignons, chardons, saints ou démons, vous trouverez à coups sûr ce que votre coeur (ou votre corps) souhaite à La Perle de Draavras !
Si vous préférez une atmosphère plus festive, n'oubliez pas que Le Sourire d'Automne vous attend dans son écrin de granit !
Et bien sûr, si vous ne cherchez qu'à vous abriter du froid salinien, n'oubliez pas que vous pourrez trouver refuge au Cœur de Yove
Entrez, entrez, belles dames et damoiseaux... vous n'en reviendrez pas !


avatar



Partie IRL
Crédit avatar : Shaksaag
Double compte : non
Vitesse de réponse : rapide


Ven 27 Mar - 19:27
Voir le profil de l'utilisateur
Merci à vous tous, chers futurs alliés et AAAAAAAAH !!! UN NAIN ET UN ORC ! FUYOOOOONS !!!!!!


Sam 28 Mar - 2:49
Je n'ai qu'une chose à dire vu que c'est ma femme qui t'as amené ici :
C'EST POUR QUAND LE PLAN A TR...*schbam !*

je veux dire ... Bienvenue !!! Very Happy

Invité

avatar




Sam 28 Mar - 11:07
Voir le profil de l'utilisateur
affraid


Mer 1 Avr - 6:32
Voir le profil de l'utilisateur
Bonjour Laarya, je suis le modérateur en charge de ta fiche Smile

Fiche qui, je te le dit tout de suite, est affreuse ! Franchement c'est de la daube en boîte ! Tu devrais partir d'ici sur le champ !! D8

Regarder, pataper, ni crier, ni pleurer steuplait o/:
 

Bon, maintenant passons aux choses sérieuses. ^^

Premièrement, au niveau de tes armes, il faudrait que tu me décrives tous les types de flèches que Laarya peut tirer, pas seulement quelques exemples. En décrivant bien leurs effets et, surtout, leur mécanisme. Personnellement n'ayant pas trop compris le fonctionnement de ta "flèche de mousse" par exemple, j'apprécierais que tu mettes un peu plus de détail sur celui-ci. Smile

Ensuite, dans la première partie de ton histoire, j'aimerais que tu rendes un peu plus cohérent les compétences de Laarya. Selon moi elles sont beaucoup trop précoces =/ A 12 ans elle était déjà, sans doute, l'une des meilleures voleuses de sa région ! Et ce n'est malheureusement pas très cohérent. ^^' Voilà, si tu pouvais revoir cette partie là de l'histoire en la... vieillissant simplement, par exemple, ce serait apprécié ^^

Et maintenant on arrive au point final, ta malédiction.
Je ne peux pas accepter l'immortalité. Une humaine qui peut revenir avec une seule cellule intacte et qui vit plusieurs siècles sans prendre une ride... non. Il faut que tu enlèves cela, je suis désolé. =/ Je sais que ça te fait changer une grosse partie de ton histoire etc... mais je ne peux pas t'autoriser ça. Tu peux toujours garder le côté malédiction mais en général ce n'est pas quelque chose qui ai censé nous être utile ! La lycanthropie (l'originelle, donc les loups-garous comme on se les imagine ^^) est une malédiction et... ça se voit. Tu vois ce que je veux dire ? Si c'est une malédiction... Ton personnage doit en baver ! xD Là elle apporte trop de points positifs (et sacrément puissants) à mon goût.

Donc voilà ! Je te laisse revoir ces quelques points et je pourrais te donner ton épreuve. Smile

Bonne journée à toi ! /o/


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Mer 1 Avr - 7:02
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Arf...
Je comprends parfaitement le problème que ça pose. Le souci, c'est qu'enlever l'immortalité modifie à tel point sa psychologie et son histoire que je vais devoir recréer un personnage entier. :-(

Tant pis. Mettez Laarya au placard, je recréerai un personnage quand l'inspiration me viendra. ^^'

Encore désolé pour la gêne occasionnée.


Mer 1 Avr - 8:20
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Je m'excuse aussi, je comprends qu'abandonner un projet de personnage c'est toujours dur =/ Surtout que tu semblais y tenir. Mais voilà, ton pouvoir est impossible à garder =/

En tout cas tu as tout mon soutien pour te refaire un personnage ! Si tu as besoin d'aide, n'hésite surtout pas à faire appel à moi ou aux parrains disponibles sur le forum ^^

Aller ! Bonne journée à toi Smile


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Mer 1 Avr - 9:01
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No souçaï, vous serez prévenus si un nouveau personnage voit le jour ! ^^


Mer 1 Avr - 9:16
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Je suis toujours dispo o/

Bonne journée ^w^


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