Terra Mystica

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 Du sang sur nos mains... Et de l'alcool aussi

 
Ven 6 Mar - 0:53
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« Toi qui veux le bien de tous les hommes, et qu’aucun ne périsse ; puisque tu ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, délivre-nous, non pas des ravages de la guerre et des tremblements de terre, ce sont des maux passagers, limités, et d’ailleurs inévitable, mais de la fureur des persécuteurs qui invoquent ton saint nom. Enseigne-leur que tu hais le sang, que l’odeur des viandes immolées ne monte point jusqu’à toi, et qu’elle n’a point la vertu de dissiper la foudre dans les airs, ni de faire descendre la rosée du ciel. Eclaire tes zélateurs, afin qu’ils se gardent au moins de confondre l’holocauste avec l’homicide. Remplis-les tellement de l’amour d’eux-mêmes qu’ils puissent oublier leur prochain, puisque leur pitié n’est qu’une vertu destructive. Hé ! Quel est l’homme que tu as chargé de soin de tes vengeances, qui ne les mérite cent fois plus que les victimes qu’il t’immole ? Fais entendre que ce n’est ni la raison ni la force, mais ta lumière et ta bonté, qui conduisent les âmes dans tes voies, et que c’est insulter à ton pouvoir que d’y mêler le bras de l’homme. Quand tu voulus former l’Univers, l’appelas-tu à ton secours ? Et s’il te plait de m’introduire dans ton banquet, n’es-tu pas infini dans tes merveilles ? Mais tu ne veux pas nous sauver malgré nous. Pourquoi n’imite-t-on pas la douceur de ta grâce, et prétend-t-on m’inviter par la criante de t’aimer ? Répands l’esprit de l’humanité sur la terre ; et cette bienveillance universelle qui nous remplit de vénération pour tous les êtres avec qui nous partageons le don précieux du sentiment, et qui fait que l’or et les émeraudes fondus ensemble ne sauraient jamais égaler devant toi le vœu d’un cœur tendre et compatissant, encore moins expier l’horreur d’un homicide. »




Ne nous abandonne pas ! Ne nous abandonne pas ! Narguiel… Narguiel…

Cette image vogua dans les yeux d’Elemiah. Une image de mort tachée de sang. Elle se sentait comme eux, coupable. Coupable d’avoir perdue la bataille. A la seule différence qu’elle, rendait une justice. Elle se battait pour la justice et non pas pour jouir du plaisir de tuer. Toutes les victimes qui avaient péri de sa lame, tous ceux qui n’avaient pour seule destinée la mort. Tous les fanatiques, les démons, les monstres, les créatures contre le bien. Tous. Tous allaient mourir. Elle l’avait promit devant sa mère, qu’un jour règne ici bas, les richesses du bien. Cette terre a été piétinée par la souillure. Elle ferait retrouver dans ses veines le chemin de la droiture. Tout deviendra bien, tout deviendra rire et joie. Le malheur n’existera plus. Mais, elle devait exterminer chaque partie que le monde du dessous avait fait naitre. Chaque homme qui aimait trop le mal. Chaque larme serra sa récompense. Elle les tuerait. Tous. Un à un. Même si elle devait y passer sa vie entière, elle leur ferait payer le prix de leurs erreurs. Les démons. Un mot. Des êtres qui sentaient la mort à plus de dix kilomètres. Ils avaient ruiné sa vie. Ils avaient fait d’elle une ombre sans cœur, elle ne vivait plus. Elle tuait. C’était une machine à tuer pour le bien et rien d’autre. Ces fanatiques d’un tyran trop cruel pour vivre dans ce monde.

Terra Mystica. Terre perdue. Terre de son enfance. Elemiah se souvenait mal de la ville. Une fois qu’elle avait traversé les rues des souffles familiers étaient venus la rejoindre. Elle avait changé depuis des années. Il y a des années qu’elle n’avait pas foulé ses pierres. Elles sont comme des cauchemars qu’elle aurait voulu éviter. Pas qu’elle en ait peur, mais elle ne voyait pas la nécessité de revenir sur ce sol salit, si se n’est pour le nettoyer un peu. Elemiah voguait le long des rues, se rappelant de ses ballades avec l’homme qui avait là, avant. Le froid l’avait prit sans permission. Les visages n’étaient plus les mêmes, il était presque impossible qu’on reconnaisse Séraphine de presque quatre cent ans, à l’époque elle en avait moitié moins, l’eau avait coulé sous les ponts. La belle passa à travers les étalages de fruits et de légumes en levant la tête. De pauvres gens qui gagnent leur vie. Dans un mouvement de bonté elle acheta une pomme à une petite fille blonde qui la remercia avec un grand sourire. L’innocence d’un enfant lui tordit le ventre. Sous sa belle robe de soie noire on pouvait sentir une cicatrice cuisante du passé.

Elemiah croqua difficilement dans sa pomme. Il était dur d’admettre qu’elle avait tout perdu par deux fois. Son père. Son amour. Pour les mêmes raisons : Les démons. Elle les haïssait plus que tout. Jusqu’à aujourd’hui le sang des Démons était facile à faire couler. Ils étaient arrogants, surs d’eux. Elemiah ne savait pas ce qu’elle détestait le plus. Les ignorants, les Fanatiques, ou les Démons ? Un Démon certainement, ou même un Démon fanatique. Un jour elle se mettrait en haut d’une colline, face au dernier champ de bataille, elle lèverait son drapeau et crierait sa victoire. Une fois qu’elle eut finit de rêver à cette victoire encore lointaine, elle jeta sa pomme à terre et marcha encore un peu dans les rues. Les hommes criaient les femmes. Les femmes appelaient les enfants. Les enfants couraient après les chiens. Ces êtres n’ont pas conscience que la guerre est encore bien là. Que la guerre lavera l’âme de Terra. Qu’un jour ici on chantera les gloires du bien, qu’un jour ici on ne serra pas obscurcit par Aile Ténébreuse.

Ce jour arrivera, Elemiah se l’était promit. Une odeur alléchante arriva jusqu’à ses narines. Du poulet. Elle n’avait pas mangé depuis des jours et cette sensation gouteuse lui mit l’eau à la bouche. Elle s’avança d’une démarche toujours aussi souple et légère en direction de la taverne qui appelait son ventre. Ses immenses ailes blanchâtres frottaient le sol de façon assez frénétique. Elemiah marchait pieds nus. Le sol était sa seule attache. Elle n’avait plus d’armure, plus d’arme, mis à part une petite dague qu’elle coinçait entre ses cuisses. Et les gens qui l’abordaient, étaient envoutés par son charme animal et sa cruelle beauté. Son visage d’une perfection ultime. Sa simplicité. Ses longs cheveux noirs. Elle était magnifique. Majestueuse. Et ça, parce que la nature lui avait offert une perfection à la hauteur du bien. Elemiah en était fière. Sa robe de soie s’arrêtait au dessus de ses genoux alors elle pouvait sans difficulté attraper son arme. Même si elle n’en avait pas réellement besoin. Ses mains étaient aussi meurtrières qu’un couteau bien aiguisé. Elemiah était une femme pleine de sagesse. Cependant derrière ses airs inoffensifs et une beauté envoutante se cachait une guerrière sanguinaire. Trop d’hommes, trop de guerrier l’avaient crus sans danger. C’est une erreur de croire qu’une femme belle, peut être inoffensive. Les apparences sont souvent trompeuses. Elemiah rentra dans la taverne. Les regards se tournèrent.

-Hé ma poupée, on s’est perdu ?

L’homme à la grosse voix la regarda de long en large sans aucune retenue. La taverne était sale et l’odeur somptueuse qui était présente ne cachait pas cette atmosphère masculine et alcoolique. Elemiah ne prêta aucune attention aux appels de l’homme qui continuait à rire en faisant des remarques machistes. Elle s’approcha du bar et pointa du doigt le poulet qui était en train de rôtir dans l’arrière cuisine, le barman acquiesça et lui proposa une table en attendant. Elle s’installa et ferma les yeux épuisée de n’avoir pas dormit depuis trois jours. Elle irait dans une auberge plus tard pour se reposer. Elemiah était assez musclée. Assez pour supporter un combat de plusieurs heures et une course de plusieurs kilomètres sans arrêts. Un mouvement perturba la taverne. L’homme qui avait appelé la Séraphine se leva et s’approcha.

Il venait lui crier dans les oreilles des phrases puantes : «Allez vient me montrer ton cul ! Je te parle espèce de catin ! » Elemiah le laissa parler, imperturbable, comme s’il n’avait pas existé. Les clients commencèrent à pousser des cris d’animaux. Quand l’homme face à elle fit des gestes obscènes. Elle ne put retenir un soupir ennuyé. L’homme s’avança encore d’un pas. Plus qu’un mètre et il pouvait la toucher. L’ambiance devenait de plus en plus chaude. Les clients attendaient impatiemment la suite en beuglant comme des bœufs. Elemiah leva les yeux vers l’homme il était trop près d’elle. Il leva la main pour la poser sur l’épaule de la femme.

-Allez, montre moi ce que tu as dans le ventre !

La taverne était emplit de cris. L’agitation était bien présente. Elemiah savait bien que face à tout ces hommes elle ne ferait pas le poids. Il fallait qu’elle trouve une issue. Une façon de se défendre sans trop s’épuiser. Son regard bleu se leva alors vers l’homme. Il était temps d’agir.


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Séraphin

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Ven 6 Mar - 2:30
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♫♪C'était une jolie fille en fleur,
Avec un sourire joyeux,
A vous mettre la bouche en cœur.
C'était...♫♪

Le ménestrel de piètre niveau ne put terminer sa chanson. En effet, difficile de chanter lorsque votre propre un instrument, ici un luth, vous soit arraché des mains pour ensuite venir s'écraser violemment sur votre crâne.

-Ta gueule. Elle est chiante ta chanson.

L'orc lâcha le manche brisé de l'instrument sur le malheureux assommé et tourna les talons. Le Tueur s'ennuyait sec dans ce trou paumé. Il aurait aimé une bonne taverne malfamé. Avec bière bon marché en quantités et des suicidaires assez fou pour s'attaquer à un gabarit comme lui. Au moins dans ce genre de trou on ne s'ennuyait pas. Mais non, bien sûr. Encore une fois le peau verte s'était fait avoir et s'était retrouvé dans un établissement "bien tenu". Bonne chère, bon vin et gens civilisés.

-Tout pour casser les couilles ... Murmura l'orc à lui même.

Les clients, habillés de chaudes couleurs et de fins tissus, laissèrent l'orc sortir et détournèrent le regard. Personne ne voulait provoquer la brute épaisse qu'il était avec un regard qu'il aurait pus juger provocant pour quelques raison que ce soit.

Nakh sortit donc pour apprécier la chaleur de la mi-journée. Il flâna quelques temps dans les ruelles, en quête d'un but qu'il n'arrivait pas définir. Glander ? Oui voila, c'était exact. Il glandait. Sur la façade d'un bâtiment publique, il soulagea sa vessie et un enfant l'apostropha :

-Mais ... Mais t'es fou ? fit l'enfant en le pointant du doigt

-Quoi ?

-Mais tu pisses sur le Champion de l'Arène là !

L'orc regarda la pierre mouillé et distingua un bas relief.

-Ah ouais. J'l'ui aurais bien chié à la tronche mais j'ai pas encore digéré l'ours à la bière d'hier.

En riant, le Tueur remis son pagne en place et repris ses déambulations. Mais il ne voyait déjà plus d'intérêt a cette activité et commençait déjà à s'ennuyer ferme. Une légère odeur de volaille grillé flottait dans l'air. Reniflant tel un animal, l'orc suivit l'odeur et se retrouva devant une autre taverne. Des voix fortes s'y firent entendre. De l'animation ? Il n'en fallait pas plus à Nakh qui fit une entrée fracassante en ouvrant la porte d'un coup de pied.

-Uk !

Mais avant toute chose, le barbare vert honora une vieille coutume de son cru qui était de commander la bière locale. Il s'accouda, dos au comptoir et entama son inspection de la salle. Rien qui sorte de l'ordinaire .. A part peut-être cette femme là bas ... Avec des ailes ? Comment s'appelait ces êtres ? Des anges ? Boarf. Dans le doute, on s'en fout.

Mais quelque chose dans les entrailles de Nakh ne voulait se détourner de la Séraphin. C'était plus fort que lui. Non pas que l'orc était intéressé. Il avait des goûts plus triviaux en matière de femme. Mais sa robe, ses traits, son port de tête, son attitude calme alors qu'on lui hurlait littéralement dessus ... Ah oui tiens. On lui gueule un peu tout et n'importe quoi d'ailleurs.
L'orc défit l'attache de sa hache runique, rangé dans son dos. Lorsqu'il l'as prit en main, il sentait que l'arme vibrait légèrement. Comme si .. Comme si elle voulait le prévenir de quelque chose, un danger sans doute. L'instinct de Nakh lui intima la prudence. Il suivait rarement la prudence. Mais rarement sa hache avait ainsi réagit. Il posa donc sa hache en la gardant à portée de main. Sans se soucier de se cacher, il fixa la femme a l'aura si particulière et attendit de voir comment les choses aller évoluer.




♪C'est la Wagh que j'préfère, c'est la Wagh !♫



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Orc

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Ven 6 Mar - 3:12
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Ne pourrait-on pas écrire une loi contre les gens
Qui n’en peuvent plus de sourire contre le sens du vent ?
Ne pourrait-on pas vomir un peu plus décemment
Sur le cœur inaudible des adolescents ?
Et je n’en peux plus de vivre d’un tableau blanc
Trop blasé des histoires qui ne sonnent jamais vraiment
Je m’enfume, je me casse et tu pleures c’est marrant
Le bonheur sans histoire ça me parait très chiant
Mon amour est allé, cracher contre vent
Dépouiller, dépouiller furent toutes ses dents
Ton amour s’effondrait, le vent ne m’en voudra pas
D’effacer, d’effacer ce qu’il reste de toi.




L’homme continuait à hurler. Comme s’il ne savait faire que ça. Elemiah ne détourna pas son regard pour autant. Il semblait amuser devant cette ‘dinde’ comme il disait. Il en fallait plus pour qu’elle daigne de se lever enfin. Elle poussa un long soupir, pour tenter de se canaliser. Les hommes n’avaient pas changé depuis son départ. Ils étaient toujours ces êtres abominables qui vous mangent les entrailles à chaque occasion.

Il était des plus laids et sa figure se déformait à chacun de ses mots. Il beuglait. Alors que se dernier continuait à se rapprocher d’elle, la séraphine se décala légèrement sur le coté pour que la main de ce dernier ne la touche pas. A ce moment même plusieurs personnes accoudées au bar se levèrent. Il était temps d’agir. Maintenant. L’alcoolique posa alors sa main sur l’épaule… Sur rien. Elemiah s’était déjà mise debout. Face à lui se n’était qu’une petite chose insignifiante. Un pantin qu’il pouvait manier à sa guise.

Elle comptait bien sur sa rapidité pour pouvoir le faire tomber. La Séraphine déploya ses ailes, l’envergure de ces dernières renversèrent plusieurs verres sur les tables alentours. Les clients de plus en plus mécontents de l’ambiance, ou l’inverse se levèrent encore. Il était temps pour elle de montrait ce qu’elle valait en temps que femme. Car à y voir de plus près, elle était la seule femme de cette taverne. Elemiah écarta une dernière fois ces ailes, avant que celles-ci ne disparaissent entièrement. Cette capacité de pouvoir les rétracter était vraiment une chose des plus pratiques. L’homme écarquilla un instant les yeux, l’effet de surprise était la meilleure chose qu’elle pouvait produire.

Elle lui attrapa alors sans finesse les bijoux qu’il avait entre les jambes et les serra jusqu’à ce qu’elle entende un petit gémissement de douleur. Ses pupilles noires se dilatèrent. Les Séraphins étaient fait pour la guerre, contrairement aux Anges dotaient d’une bonté extrême, les Séraphins n’en avaient que faire des manières. Ils étaient venus dans ce monde pour éradiquer le mal. Cet homme n’était pas le mal, mais il commençait sérieusement à lui taper sur le système. Enerver l’ancienne Générale des Armées de Ciel était une chose des plus faciles à vrai dire.

Assez sanguine malgré son air sage, Elemiah aimait aussi les plaisirs de la guerre. C’était son vis. Son défaut. Son mal. Elle serra de plus belle l’entre-jambe de se dernier, son visage devint plus dur et beaucoup moins ravissant qu’à son arrivée. Les autres clients s’étaient arrêtés dans l’action, attendant la suite des évènements. Elle parla alors d’une voix claire et cassante.

-Ecoute, gros porc, si tu ne retires pas tout ce que tu viens de dire, je t’arrache tes organes et je te les fais manger.

L’homme déglutit difficilement, ses yeux étaient en train de se remplir de larmes. Elemiah était trop aveuglée par le plaisir que lui procurer la souffrance de ce dernier. Elle n’entendit pas un des clients du bar venir se poster derrière elle. Ce dernier l’attrapa par la gorge et l’attira vers lui. La Séraphine eut le souffle coupé pendant une seconde, elle tenta alors de se dégager de son assaillant qui bloqua ses mains avec son poignet. Elle était nettement en position infériorité.

Elle tenta de respirer calmement pour trouver une issue. Il fallait qu’elle se tire de ce merdier. L’homme qu’elle venait à moitié de castrer se rapprocha alors d’elle. Il puait l’alcool et elle du fermer les yeux pour ne pas prendre sa bave en pleine figure quand il continua à beugler.

-Je crois que c’est toi qui va les avaler !

Elemiah lui lança un sourire provocateur, avant de lui lancer simplement.

-Quoi ? T’as peur de moi ? C’est pour ça que ton copain est venu t’aider ? Parce que t’as peur de perdre contre une femme ?

L’homme leva alors son poing pour la frapper. Il était en colère pour sur. Mais elle l’était plus. Elle ferma les yeux en attendant le premier coup.


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Séraphin

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Ven 6 Mar - 20:36
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Le Tueur vida sa chope de bière d'un trait tout en regardant la scène non loin de lui. Il laissa échapper un sifflement lorsque la Séraphine évita l'alcoolique pour l'attraper par ses biens les plus précieux. Il ne fut pas le seul d'ailleurs. Certains hurlaient des insanités, d'autres se tordaient, la main sur l'entrecuisse en compatissant de la douleur encouru par leur congénère. Nakh tapa sur le comptoir pour recommander et pour faire un peu de tapage aussi, il faut avouer. L'ambiance de la salle le berçait. Son sang bouilla. Il mourrait d'envie de rejoindre l'animation. Et l'aura de la Seraphine était grande.

Alors qu'il entama sa deuxième bière, le peau-verte aperçut un compère du mauvais alcoolique se glisser derrière la Seraphine. L'orc grogna de plaisir. Cet acte déshonorant fut son signal pour entrer dans l'animation. Hache sur l'épaule gauche, chope dans la main droite, l'orc s'avança parmi les clients de sa démarche pesante. Le barbare se cala derrière le premier alcoolique lorsque son compère attrapa la Séraphine par derrière, la bloquant.

-Je crois que c’est toi qui va les avaler !

La Séraphine lança un un regard provocateur à son adversaire. Décidément, le caractère bien trempé de la jeune femme amusait bien l'orc.

-Quoi ? T’as peur de moi ? C’est pour ça que ton copain est venu t’aider ? Parce que t’as peur de perdre contre une femme ?

Le malandrin leva le poing, prêt à la frapper. Mais Nakh réagit plus vite et lui explosa sa chope sur l'arrière du crâne. L'homme s'effondra par terre, tel une poupée désarticulée. Mort ou juste assommé ? Dans tous les cas, il ne se relèverais pas avant un bon moment.

-Ben on invite pas Nakh à jouer ? Pour une fois qu'il comprends les règles du jeu ce serais con d'l'exclure.

Un autre homme se jeta sur l'orc. Trop d'ivresse rend suicidaire. Nakh s'en débarrassa assez vite d'un simple coup de poing, stoppant net la charge du maladroit, sans même avoir besoin de sa hache.

-Nouvelle règle les filles.

L'orc posa un pied imposant sur la tête de l'alcoolique inerte à terre. Il regarda l'autre compère, avec un de ses sourires carnassiers dont il avait le secret, dévoilant ses crocs jaunâtres.

-Tu lâches la donzelle ou j'écrase la gueule de ton pote. Simple non ?

Si ils voulaient la jouer pute, Nakh pouvait très bien jouer pute aussi.




♪C'est la Wagh que j'préfère, c'est la Wagh !♫



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Orc

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Dim 8 Mar - 18:32
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Je t’ai tué. Je t’ai tué pour ne plus avoir à te regarder dans le miroir. Je t’ai laissé mourir dans mon cœur en ne répondant plus à tes appels. J’ai fait semblant de te vouloir du bien et tu es partit. Tu es mon ombre dans ses plus sombres recoins. Tu es entré dans ma vie en chassant le souffle de ma pureté. Pauvre enfant. Pauvre corps. Tu as aimé des mains, tu as aimé des matins qui ne faisaient que te tuer. Tu aimais ça, ils le voyaient. Des hommes sont venus te voir pour te demander de voler avec toi. Tu as volé, tu as volé le ciel. Tu as brisé les ouragans et les plus beaux soleils que j’avais en moi. Tu pensais que les mains qui se posées sur toi te rendaient libre. Tu croyais qu’elles te faisaient vivre. Pauvre amant. Tu es venu de ton corps sauvage faire de l’animal torride un objet de plaisir. Tu as caché tous ça en toi, mais moi je le sais. Moi qui veux te tuer. Je t’ai vu partir comme on verrait partir sa vie. D’une étincelle. D’un essoufflement. Je ne voulais rien. Juste le silence dans lequel tu plonges. Tu as pu regarder les astres te promettre des avenirs glorieux, mais un homme sans un lâche ne peut être heureux. Je sais tes sourires ceux qui semblent parfois vrais. Ce que tu as su faire de moi est une ombre aux sombres reflets. Je t’ai tué, parce que le sang pouvait laver mon cœur. Pardonner ma clémence que j’ai supportée souvent.


Elemiah n’ouvrit pas les yeux, du moins pas immédiatement. Le coup qu’elle attendait avec un semblant de courage ne tomba pas. Un craquement se fit entendre. Il se passait quelque chose. La Séraphine ouvrit alors les paupières pour voir d’un orc… Un Orc ? Elle fronça alors les sourcils. Il faisait quoi ? Il écrasa alors violemment sa choppe de bière sur le crâne de son agresseur, qui tomba comme une pierre sur le sol. L’Orc commença alors à parler, de cette voix caverneuse qui était typique à sa race.

-Ben on invite pas Nakh à jouer ? Pour une fois qu'il comprend les règles du jeu ce serais con d'l'exclure.

Elemiah ne pu retenir un sourire à l’attention de ce dernier. Pas qu’elle était contente qu’il lui vienne en aide, mais plutôt par cette nonchalance qui l’amusait, elle devait l’avoué. Les Orc étaient vraiment des être à part, elle les voyait comme des piliers de comptoir, toujours les premiers à foncer dans le tas. Même si ce n’était pas vraiment le cas en ce moment, elle devait reconnaître qu’il tombait à pic. Un homme se leva alors pour se jeter sur ce dernier, elle n’eut pas le temps de le prévenir, que l’Orc le stoppa net avec un simple coup de poing. L’assaillant tomba lui aussi au pied de l’homme vert. Elemiah haussa cette fois ci les sourcils, il était bon. Même si les clients commençaient à s’agiter autour de lui, il ne se démonta pas pour autant, tenant toujours sa hache d’une main.

-Nouvelle règle les filles.

L’Orc marqua alors une pause avant de poser son pied sur le crane du premier agresseur. Puis il lança un regard plein de mépris et d’amusement à celui qui tenait encore l’Ange sous son bras. Un regard assez étrange qui ne présageait rien de bon suivit d’un sourire, assez effrayant pour ne rien vous cacher.

-Tu lâches la donzelle ou j'écrase la gueule de ton pote. Simple non ?

L’Orc avait toujours son pied sur le visage de l’homme qui poussait de petits gémissements à terre. Elemiah sentit pourtant que le bras de l’homme se serrait de plus belle contre sa nuque. Sa respiration se coupa une nouvelle fois. Elle lança un regard à l’Orc. Dans tout les cas, l’homme qui la tenait se ferait certainement mettre sur la tronche, il le savait c’est d’ailleurs pourquoi il ne lâcha pas prise. Ce dernier recula un peu tout en attrapant avec son autre main libre, un couteau posait sur une table. Ses gestes étaient tremblants. Il amena alors la pointe sous la gorge de la Serphine, lui enfonçant légèrement la pointe dans la peau. Un fin filet de sang glissa alors sur sa peau blanche. Le cœur de cette dernière accéléra. Une solution. Il fallait qu’elle trouve une solution.

L’homme enfonça un peu plus la pointe, il n’était pas seul dans cette taverne. Mais personne pour le moment n’osait s’interposer entre eux. L’Orc semblait convaincu d’une chose, celle de casser la gueule à tous ceux qui viendraient lui chercher des noises. L’homme interpella alors ce dernier.

-D’accord l’Orc, tu veux la fille ? Je te la laisse, si tu me laisses partir.

Il déglutit alors difficilement, l’Ange le sentit à sa façon de bouger la lame à la surface de sa peau. Puis il renchérit.

-Et… Tu le laisses partir lui aussi.

Elemiah ne pu retenir plus longtemps son rire. Un rire éclatant qui contrastait avec l’atmosphère lourde qui s’était instaurée en quelque seconde. Un rire qui ne semblait pas vraiment approprié, surtout avec ce couteau sous sa gorge. L’homme l’enfonça un peu plus pour la faire taire. Le sang continua de plus belle sa course.

-C’est quoi qui te fait rire ?

Elemiah arrêta alors de rire, mais son regard ne quittait pas ceux de l’Orc. Pourtant dans sa voix, on sentait cette ironie envers l’homme qui la tenait encore contre lui.

-Parce que tu crois vraiment qu’un Orc va louper une occasion de refaire le portrait à des gredins comme vous ?

L’anxiété de l’homme se sentait, à sa manière de s’exprimer et à la maladresse de ses gestes. Il ne devait pas être un guerrier, son courage dans cette situation était simplement du à de l’adrénaline. Elemiah souffla, l’homme n’avait pas été ravi d’entendre ça, même si au fond de lui il savait que le combat était maintenant inévitable.



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Séraphin

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Mar 10 Mar - 2:29
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--D’accord l’Orc, tu veux la fille ? Je te la laisse, si tu me laisses partir. Et… Tu le laisses partir lui aussi.

Il avait pas compris les règles du jeu lui. Nakh n'avait pas encore parlé de son sort. Il appuya un peu plus fort sur le crâne du pauvre diable et s’apprêta à sortir une longue tirade bien fleurie de son cru mais le rire de la jeune femme le coupa. Elle avait un couteau sous la gorge, était clairement en position de faiblesse et elle riait ? Mmh, pourquoi pas après tout. En tout cas, Ange ou pas, elle en tenait une sacrée paire. D'ailes, bien évidemment.

-Parce que tu crois vraiment qu’un Orc va louper une occasion de refaire le portrait à des gredins comme vous ?

Cette fois-ci, le barbare vert leva la tête pour rire à gorge déployé. Son rire tonitruant fut extrêmement bruyant dans le silence lourd de tension qui c'était installé entre temps. Après tout ces cris, les clients s'étaient tus pour observer la scène. Ne sachant si ils devaient intervenir pour aider l'un ou l'autre.
Le rire du Tueur se termina dans un grognement de gorge, très bestial. Annonciateur de violence, de sang et de tripes éparpillés. Le Géant Vert regarda l'Ange et lui fit un clin d’œil.

-Ho ho ho. Tu viens de découvrir mon plan génial. C'est pas bon ça. J'me d'mande comment va finir c't'histoire.


L'orc perdit soudain son sourire. Une dernière réplique et le jeu était terminé. Maintenant, c'était marche ou crève. Quelqu'un allait mourir, très vite. Et il allait mourir salement.
Dans un "sprotch" lamentable, la tête de l'alcoolique s'écrasa sous le pied de Nakh, sang et cervelle éclaboussèrent ses orteils nus. Quelqu'un eu un violent haut le coeur tandis que les autres spectateurs gémissaient d'effrois. Etait-ce le signal de l'entracte ? Les acteurs étaient toujours sur scène, mais il était sans doute encore temps de filer à l'elfique pour aller chercher des rafraichissements ailleurs ... L'homme tenant le couteau poussa un étrange cri. Peur, dégout, colère, chagrin. Tout cela donnait vaguement un "Bweharg". Il recula, toujours en tenant la Seraphine. Mais l'orc s'avança aussi, l'odeur du sang frais l'avais excité. Les veines de son cou et de son crâne saillirent. Ses yeux s'injectèrent légèrement, la prise sur sa hache bien aimée se renforça. Et l'autre continuait de reculer, la jeune femme toujours prise au piège de ses bras et qui b...

-Bête immonde ! Tu vas mourir crédiou !

Le tenancier du bar, un homme plutôt bien bâti, tenait bien haut un gourdin massif. S'il n'avait pas crié, Nakh n'aurait sans doute pas pu éviter son coup qui, certes, n'aurait fait que le blesser légèrement ou simplement le sonner. Mais grâce à cela, l'orc put parer au dernier moment l'attaque frontal et le bois du gourdin rencontra durement le bois du manche de l'arme runique. Au même instant, quelqu'un sauta dans le dos de Nakh et le roua de faibles coups. L'orc lâcha un grognement animal de frustration. Voila que des minables venait l'emmerder ! La colère monta en lui. D'un coup de boule, le Tueur se débarrassa du tenancier qui alla s'écroula sur une table. Assommé du premier coup. Au retour, l'arrière du crâne du Massacreur vint s'écraser violemment sur le visage du type accroché derrière lui. Les coups cessèrent mais le bougre s'accrochait fermement. L'orc rua pour tenter de lui faire lâcher prise mais rien n'y fit. Alors Nakh se laissa simplement tomber en arrière. L'homme amorti sa chute mais rien n'amortissait sa chute à lui. Le barbare sentit des côtes se briser sous son poids. Mais il ne s'attarda pas plus, la manœuvre grossière ayant marché. Il sauta sur ses pieds pour chercher du regard la Séraphine et son agresseur mais la panique avait envahi le bar et les gens se bousculait en criant vers la sortie. Ce remue ménage empêcha Nakh de distinguer les deux acteurs qui l’intéressait pendant quelques instants...




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Mar 10 Mar - 22:05
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Les froids d’hivers, nous pensons tous les connaître. Du plus froid, au plus dur. Dans nos vies on rencontre souvent des personnes qui vous font prendre des routes différentes de celles que vous aviez planifiées. Parce que la vie ne se commande pas. Le destin n’est pas entre nos mains. Il relève d’une faction qui nous échappe. Pourtant dans nos corps de chair et d’os, on se croit capable de tout changer. En mal. En bien, pour notre humanité. Les froids d’hivers dans notre monde, nous les savons par cœur. Nous avons su éviter des tempêtes, faire fondre la calotte glacière, laisser la mer se déchainer. Nous avons tout contrôlé, comme de bons petits soldats. Sous le commandement, bien sur, d’une poignée d’homme, qui décide s’il fait bon vivre ou non. Qui décide, qui doit rester, qui doit partir.





L’orc lui lança un sourire. Amical ? De voir un Orc amical c’était assez rare, elle devait l’avouer. C’était assez étrange de le voir sourire aussi. Puis, il se mit à rire. D’un rire magistral qui laissa découvrir l’entièreté de ses dents jaunâtres. Elemiah l’observa de long en large, cet individu atypique qui ne l’intriguait grandement. Son rire raisonna dans toute la taverne, elle pouvait voir le fond de sa gorge tant son rire fut puissant. Elle ne décrocha pas son sourire, malgré la menace encore bien présente. Les autres clients restèrent en suspens. Puis il s’arrêta net, en poussant un braillement digne d’un Orc. Ce genre de grognement qui fait froid dans le dos et qui ne présage rien de bon. Elemiah déglutit difficilement la salive qu’elle avait en bouche lorsqu’il lui fit un clin d’œil complice. Il allait les massacrer et elle voulait aussi être de la partie.

-Ho ho ho. Tu viens de découvrir mon plan génial. C'est pas bon ça. J'me d'mande comment va finir c't'histoire.

Comment va finir cette histoire ? Elemiah arqua un sourcil. En effet ce n’était pas bon pour ceux qui se mettraient en travers de la route de l’homme vert. Le corps de cette dernière semblait presque en transe. De l’action, elle voulait de l’action. Des corps qui pourraient enfin se coucher sur le sol. Du sang, rien que du sang. Elemiah ne le quittait pas d’une semelle, il était la flamme à coté d’un baril plein d’essence. La partie ne devait pas tarder à commencer.

Puis sans demander son reste l’Orc pressa la tête de l’homme à terre. Son pied écrasa littéralement le crane de ce dernier. Un craquement macabre qui coupa le souffle à toute l’assemblée d’ivrogne. L’os central se brisa comme on brise un simple verre. Le sang passa entre les orteils de l’Orc qui ne lâchait pas du regard la Séraphine. Elemiah ne pouvait pas baisser la tête pour voir ce cruel spectacle. Elle pouvait imaginer les morceaux de cervelle s’étalait sur le parquet, le fluide rouge couler jusqu’à ses pieds. Ses yeux sortir de leurs orbites, les dents venir se planter dans la chair. Le souffle de vie n’était plus, il n’avait pas du souffrir tant l’action avait été nette et précise. Quelqu’un poussa un petit cri, alors que les autres se contentaient d’observer. De la crainte, de la peur, de l’envie. La Séraphine sentait son cœur battre dans sa poitrine, un tambour de guerre. Un chien qui attend qu’on lui ordonne d’attaquer, mais son assaillant la ramena vite à la réalité en enfonçant de nouveau le couteau. La pointe n’était à quelque centimètre de sa trachée.

Ce dernier recula en ne quittant pas le regard sanglant de l’orc. Elemiah sentait son anxiété, il était maintenant nerveux pour la suite des événements. La suite de l’histoire serait des plus macabres, un chef d’œuvre d’organe. L’Orc quitta alors le regard de la Séraphine pour les plonger dans ceux de l’agresseur, plus aucun signe de compassion. Ses yeux semblaient sortir droit des limbes, injectés de sang. Ses veines sur toute sa tête grossirent dangereusement, il avança alors vers eux. Son visage était crispé par la haine, il faisait peur à voir. Elemiah eut un frisson. Tant d’excitation et de sauvagerie à la fois. Il lui plaisait, il était cette bête immonde qu’on espère ne jamais croiser. Cette créature tout droit sortit de nulle part qui se damnerait pour un combat. Ses dents pointues qui ne demandaient qu’à arracher des morceaux de peaux. Cette fascination pour des individus de ce genre la dépassait totalement, elle aimait tout ce qui ne rentrait pas dans les conventions. Ceux qui dérangeaient. Ceux qui épuisaient. Ceux qui ne se soucient plus…

-Bête immonde ! Tu vas mourir crédiou !

Elemiah fut tirée de sa contemplation par le tenancier des lieux. Son cri raisonna dans toute la taverne. Il tenait un gros gourdin que l’Orc évita de justesse. La Séraphine ne pu en voir plus alors que son agresseur la tira un peu plus loin au fond de la taverne. Elle se laissa trainer sans rien répliquer, écoutant simplement les cris des autres hommes qui devaient dès lors se jeter sur l’Orc. Elle espérait malgré tout qu’il s’en sorte sans trop de difficulté, en fait elle n’en doutait pas. Il était rare qu’un Orc ne se tire pas de situation telles que celle-ci, surtout que les autres clients de la taverne n’avaient pas l’air des plus habiles.

L’agresseur la fit alors monter à l’étage, là ou se trouvait les chambres. Il la poussa à l’intérieur de l’une d’elle. Une dizaine d’autre client le suivirent à l’étage pour tenter de tendre une embuscade à l’Orc ou peut-être simplement pour se cacher. Elemiah se vit enfin libérer de l’emprise du couteau. La pièce était assez étroite et l’homme l’obligea à s’assoir. Elle pouvait maintenant les mettre en pièce. Les broyer avec élégance, mais comme un chat joue avec une souris elle voulait encore jouer. L’homme transpirer comme du bétail et cette dernière ne le quittait pas du regard.

-Tu vois dans quelle situation tu nous mets, salle catin.

L’homme leva la main pour la gifler, alors qu’un autre l’en empêcha. La raison.

-Arrête. Il faut qu’on trouve une solution pour l’Orc…

-Je me fous de cet Orc, je vais m’occuper d’elle.

L’homme se baissa alors avec son couteau et le pointa de nouveau vers elle. En serrant les dents. Le visage calme de la Séraphine ne tressaillit toujours pas.

-Tu vas me donner ce que je veux, je veux pas crever pour rien !

Elemiah esquissa un sourire, ses yeux bleus reprirent une teinte plus pure. Son visage était d’une douceur parfaite. Trompeur. Elle leva alors doucement la main, sous le regard attentif des quatre autres hommes qui avaient aussi pénétré dans la chambre. Les autres s’étaient postés à l’entrée, attendant simplement l’arrivée de l’Orc. La Séraphine approcha alors sa main de l’entrejambe de l’homme et le caressa doucement.

-Je vais te le donner…

L’homme paru surpris de ce changement de comportement mais ne se méfia que peu. Avec son autre main elle attrapa rapidement la lame qu’elle avait entre les cuisses et lui sectionna d’un cou sec le tissu. Puis dans un autre mouvement, encore plus rapide que le premier enfonça la lame dans au niveau de son sexe l’homme hurla de douleur. Les autres voulurent lui venir en aide, mais Elemiah déploya de nouveau ses ailes. Trop grandes pour la pièce, faisant alors tomber tout les malfrats à terre. Puis elle sortit de la pièce en aspirant de nouveau ses ailes dans son dos. Sa robe noire était maintenant à moitié déchirée. Les hommes qui montaient la garde n’eurent pas le temps de réagir qu’elle se dirigea en courant dans l’escalier pour rejoindre l’Orc.

Lorsqu’elle arriva au rez de chaussé l’homme vert se tenait debout, les autres clients s’étaient alors tous lever et les différents combats avaient déjà commencé. Elle lui lança un regard compatissant, mais au moment ou elle s’avançait vers lui. Un des hommes qui était en haut avec elle, sortit son épée et lui transperça le ventre. Bordel, ce n’était vraiment pas sa journée. Elemiah lâcha alors la dague ensanglantée qu’elle tenait dans sa main droite.

L’homme l’enfonça jusqu’à sa main. Elemiah cracha un filet de sang. Elle était face à l’Orc et la lame prônait fièrement au milieu de sa robe noire. Elle ne devait pas rester sans rien faire, elle ne devait pas tomber. Alors dans un mouvement aussi rapide qu’elle le pu elle s’avança pour que l’homme lâche l’arme toujours en elle, puis la Séraphine se tourna face à lui. Sans attendre elle l’attrapa par la nuque et le força à s’empaler avec lui sur l’arme. Les deux étaient embrochés, l’un contre l’autre. L’homme en eut le souffle coupé. Alors que l’Ange profita de l’effet de surprise pur l’attraper par la nuque et lui briser quelque os. L’homme cria autant qu’il le put sans pouvoir riposter. Elle serra jusqu’à ne plus sentir son cœur. Lorsque se fut le cas, malgré la douleur elle le poussa pour qu’il tombe à terre. Le corps frappa le sol avec force. Quelque client observait la scène, se demandant quand est-ce que la femme allait tomber.

Elemiah ne sentait pas encore la douleur, sa race lui permettrait de se régénérer sans problème mais il fallait que l’épée soit retirée. Elle se tourna de nouveau vers l’Orc avec un sourire fiévreux. Le cri des autres clients berçait la taverne. D’une voix calme et sensuelle elle lui demanda.

-Je vous suis reconnaissante pour votre aide, jusqu’à présent…

Elle sentit alors ses jambes trembler légèrement, la douleur commençait doucement à monter. Pourtant elle garda ce sourire radieux, tentant de ne pas tomber immédiatement.

-Mais si je puis vous demander un dernier service avant de reprendre les festivités…

Elemiah lui montra alors l’épée.

-D’un coup sec s’il vous plait.


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Séraphin

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Mer 11 Mar - 21:28
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Bordélique. C'était le mot pour décrire la scène de chaos dans la salle. Les gens se marchaient dessus en criant pour trouver la sortie. Déplorable. Une femme rondouillarde percuta Nakh en courant vers la sortie. Sans réfléchir, l'orc attrapa la femme par la gorge et lui décocha un coup de tête.
Nakh était pour l'égalité des sexes. Et ça valait aussi pour les coups. Et puis chez les orcs, les femelles combattent aussi bien que les mâles. Elles doivent encaisser autant de gnons que les autres, "y'a pas d'raisons qu'ce soit autrement" comme dirait l'autre.
La salle se vida, et même si quelques courageux restaient pour assister à la suite du spectacle, cela laissait le champ de vision libre pour le Tueur. L'Ange et les autres n'étaient plus là. Avait-ils fuient, trainant la Séraphine par les ailes ? Un cri se fit entendre à l'étage du dessus. Pas sûr que c'étaient eux, mais Nakh n'hésita pas longtemps. Il s'élança vers l'escalier, hache en main, prêt à en découdre. Mais alors qu'il s'apprêta à gravir les escaliers, l'Ange apparut en haut dudit escalier. Ils échangèrent un sourire. Bien qu'il ne la connaissait pas, l'orc était content de la voir saine et sauve, malgré le filet de sang sous sa gorge. Et puis honnêtement, ça l'aurais fait chier d'avoir pris le risque de tabasser un patron de bar -genre de personne que l'orc respectait au plus haut point même par pur intérêt alcoolique- pour rien.

Soudainement, un morceaux de métal sortit du ventre de l'Ange. La pointe d'une épée. Nakh hurla de rage et d'impuissance, mais avant qu'il puisse réagir, elle se retourna et fit s'empaler le félon sur sa propre épée. Il cria de douleur et la femme le poussa, le dégageant de son emprise. L'agresseur tomba en poussant un dernier soupir. Tout c'était passé très vite. Trop vite même pour le Tueur. Il remarqua à peine les runes sur sa hache qui brillèrent d'un chaud vermeil ...

Un autre afflux sanguin lui déchira les entrailles. L'orc sentait son berserker sortir. Il voulait plus de sang. Plus de violence. Plus de bataille. Encore et encore du sang. Si on attrapait cette femme pour lui déchirer les entrailles, serions-nous rassasiés ? Nous pourrions lui marcher sur les côtes pour faire sortir ses organes par tous ses orifices. Nous pourrions attraper ce corps et la briser comme un fétu de paille. Oh oui .. nous voulons entendre ses os se briser en elle. Nous voulons nous repaitre de son sang. Nous avons la gorge sèche, nous voulons boire son sang chaud. Il doit être si délicieux. Vois cette blessure Nakh ... Ne veux-tu pas y mettre tes mains, afin de l'agrandir et de lui manger l'abdomen ? Elle serais encore chaude et bien vivante, pour l'instant. Profites-en... Tue la. Massacre la. Mérite ton surnom. Mérite ta vie. Nous voulons encore du sang. Nous en voulons davantage. Toujours plus, encore plus ... DONNE MOI PLUS DE MORTS !

Non ! C'est assez ! Le combat est terminé ! Le sang a assez coulé ! Repose toi mon amie. Je te nourrirais bientôt ma chère. Sois patiente.

Inspirant à pleins poumons, Nakh ralentis son rythme cardiaque, calmant ses pulsions meurtrières mais puissantes. Il était bien rare qu'il arrive à repousser ses envies. Il était bien plus rare qu'il tente de repousser ses envies d'ailleurs. Lui résister demander beaucoup trop d'efforts à Nakh. Sa vue se brouilla légèrement, sa tête tourna. Il avait l'impression de revenir de très loin. D'une très longue marche, au delà des frontières du palpable et du réel. Il avait l'impression que des heures c'était passé. A batailler avec lui-même, à batailler contre cette partie de lui qu'il ne savait s'il devait accepter en son sein ou bien tout faire pour la repousser, elle et ses envies sanglantes. Mais cela n'avait duré que le temps d'un ou deux battements de cœur.

-Je vous suis reconnaissante pour votre aide, jusqu’à présent…

Le Tueur grogna quelque chose d'inintelligible. Elle lui susurrait encore à l'oreille. Des mots de violence pure et de désir de bataille. D'Anciens Mots que l'orc ne comprenait, mais dont il saisissait a peu près la signification. Il secoua la tête pour se débarrasser des derniers murmures et se concentra sur son interlocutrice. Son sourire magnifique lui rendis toute sa lucidité. En tout cas assez pour ne plus l'entendre, elle. L'Ange avait beau sourire, Nakh sentait dans sa voix légèrement tremblante qu'elle n'allait pas aussi bien qu'elle voulait paraitre.

Ah mais c'est parce qu'elle a une épée dans le bide. Tout s'explique.

-Mais si je puis vous demander un dernier service avant de reprendre les festivités…

Ses jambes tremblaient, l'orc s'avançait déjà vers elle mais soigner les blessures, c'était pas son truc. La Séraphine désigna l'épée en travers d'elle.

-D’un coup sec s’il vous plait.

-Ah ben ça j'sais faire.

Le Tueur souffla et contourna la femme. D'habitude brusque et bourru, il fit attention de ne pas la bousculer avec sa large carrure. Mais cela resta maladroit. Il mit genou a terre, pour pouvoir mieux saisir le pommeau de l'épée. Doucement, il prit la poignée d'une main et de l'autre, il prit l'épaule de femme, afin de pouvoir retirer l'acier sans mordre un peu plus la chair. Et là où d'autres personnes auraient demandé si elle était prête, sûre et aurais fait un décompte, l'orc se contenta de retirer l'épée d'un coup. D'un mouvement ample et sec. Bien. L'acier n'avait pas dévié. Le pire était évité. Sans plus de cérémonies, le barbare vert arracha brusquement un pan au bas de la robe de la Séraphine et appuya fermement sur la blessure, prévenant ainsi une forte hémorragie. L'orc se racla la gorge et fit preuve une fois de plus qu'il était un parfait gentleman :

-C'pas qu'te tenir comme ça m'emmerde mam'zelle. Mais faudrais t'trouver un guérrisseur et fissa. Nakh est pas toubib aux dernières nouvelles. Et tu s'rais bien mignonne d'éviter les coups dans l'bide la prochaine qu'j'viens t'sauver la mouille.

Un vrai charmeur ce Nakh.






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Jeu 12 Mar - 0:32
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On admire les poètes, on les qualifie de génie. Ils ont un don de Dieu. Cependant le travail est un art, un ordre et des lumières pour l’inspiration. Il met en forme une idée qui pourrait être bancale. Le poète, on lui offre ce titre qu’il accepte modestement. Il nous remercie en nous envoyant des mots, des beautés des bijoux. Il veut vivre de son art, car son art vient du ciel. Un cadeau de Dieu, cadeau du Diable. Le poète ne dit que ce qu’il ressent. L’amour de sa vie ne se résout qu’à écrire. Il est inspiré. Les plus beaux poèmes viennent de personnes, de poètes, qui sont conscients de leur amour. Le Poète, le Poème, La Poésie.


-Ah ben ça j'sais faire.

Elemiah lui lança un ultime sourire, bien sur que les Orcs savaient être délicats. Ne fallait-il pas simplement demander ce qu’il ne savait pas faire ? Il était nettement plus grand qu’elle, dépassant les deux mètres, en tout cas c’est ce qu’elle décréta. De plus près le visage de ce dernier était loin d’être parfait. Les êtres venants du Ciel ont souvent cette particularité d’avoir une beauté surnaturelle, c’était leur fardeau. Son œil droit était sombre, un néant qui semblait refléter ses différentes batailles. Il semblait être en guerre avec sa propre hygiène au vu de l’odeur qui se dégageait de lui. Cependant, et malgré les nombreuses balafres, Elemiah avait confiance. Venant d’elle s’était assez étonnant. Qu’elle puisse donner sa confiance à cet étranger, ce sauveur de l’impensable. Elle tentait de tenir debout tant bien que mal, et elle qui pensait pouvoir encore combattre le reste des clients qui se mettaient dessus. La belle le regarda une dernière fois avant qu’il se positionne derrière elle.

C’était une situation des plus étranges, des plus nouvelles. Un Orc aidant une Séraphine, dans toute l’histoire de Terra on avait seulement pu voir ça lors de l’hiver éternel. Les autres personnages de la scène ne se souciaient pas vraiment d’eux. Ils semblaient avoir formé une petite bulle, rien qu’un instant. Alors l’Orc posa sa main sur l’épaule de cette dernière. Elemiah eut un frisson, il avait les mains si froides, la faute à son arme qu’il avait lâchée quelque seconde au paravent. Sa gorge se noua mais elle le laissa faire. C’était le lien, le premier qu’ils venaient d’avoir. La grosse main de l’homme engloba presque la totalité de son épaule, le blanc et le vert. Le pur et la guerre. La belle et la bête. Sans demander son reste, et avant même qu’elle ne serre les dents. L’Orc retira d’un coup sec la lame qui l’avait transpercé. La lame froide s’enfonça en elle pour disparaitre, elle pu sentir l’acier passer de nouveau dans ses organes. Il la poignardait une seconde fois. Elemiah se retint de pousser un cri et ne bascula pas en avant grâce au soutient de l’homme qui resserra ses doigts contre sa peau. D’être un Séraphin ne condamnait pas la douleur, malheureusement. Elle pu sentir son sang couler le long de sa robe jusqu’à son entrejambe, venir finir sa course le long de ses cuisse jusqu’à ses pieds. Elle passa ses doigts sur la plaie, elle en avait vu du sang couler. Bien trop de fois d’ailleurs. Son visage, pourtant, restait aussi paisible qu’à son arrivée dans la taverne.

Sans plus attendre l’Orc déchira alors un pan de sa robe. Elemiah tourna sa tête pour l’observer du coin de l’œil. Les Orcs ne se rincent jamais l’œil, c’est bien connu. Au vu du niveau de sa tête, il pouvait nettement apercevoir le début de ses fesses. Au point ou elle en était de toute façon, elle n’était pas à ça près. Il se releva alors et pressa le bout de tissus sur la plaie sanglante. La Séraphine pouvait déjà sentir que cette dernière se refermait doucement. Elle prendrait du temps pour se refermer entièrement, la plaie était vraiment importante. L’Orc se racla alors la gorge avec une élégance rare. Elemiah ne put encore retenir un sourire, amusée par la soudaine délicatesse de ce dernier.

-C'pas qu'te tenir comme ça m'emmerde mam'zelle. Mais faudrais t'trouver un guérrisseur et fissa. Nakh est pas toubib aux dernières nouvelles. Et tu s'rais bien mignonne d'éviter les coups dans l'bide la prochaine qu'j'viens t'sauver la mouille.

Il continuait à la tenir par l’épaule, toujours derrière elle. Elemiah lui prit alors la main pour la retirer de son épaule, toujours avec une douceur angélique et se tourna vers lui. Elle se doutait bien qu’il n’était pas médecin, mais il l’avait grandement aidé en retirant l’arme. Elle continuait de lui sourire.

-Je vais éviter de refaire la même erreur, merci du conseil.

Elemiah tremblait encore légèrement, mais son cœur reprenait un poult assez régulier.

-Le guérisseur ne serra pas nécessaire, du moins pas immédiatement.

Elemiah posa une main amicale sur le torse de l’Orc. Il le surpassait de deux bonnes têtes. Son regard bleu le transperça de nouveau. C’est alors qu’un nouveau cri se fit entendre. On ne pouvait décidément pas être tranquille dans cette taverne. Alors que tous les autres clients de la taverne se mettaient dessus sans prêter attention aux deux individus, deux hommes présents en haut avec elle s’avancèrent vers eux en hurlant. Comme des animaux en rut, Elemiah tourna son regard vers l’Orc. Elle se positionna devant lui, peut-être par instinct ? Parce c’est ce qu’elle avait toujours fait envers ceux de son peuple ? Les protéger. Les servir. Qu’on ne leur fasse pas de mal. Les deux hommes se rapprochèrent d’elle, tout en lui crachant dessus des immondices.

-Tu l’as tué ! Tu vas payer !

Elemiah écarta alors les mains, son ventre tirait dangereusement. Son sourire avait totalement disparu. Elle ne riait plus, ces énergumènes commençaient à lui taper sur le système. Ses yeux devinrent plus sombres, on ne voyait plus cette beauté qui émanait d’elle. Les hommes en voyant son regard reculèrent d’un pas.

-S’il vous reste un semblant d’intelligence, je vous conseille de partir.

Les deux hommes échangèrent un regard, la menace d’une femme surtout blessée semblait presque comique. S’il n’y avait pas l’Orc derrière elle, ils auraient certainement ris. Mais la menace venait bien d’elle. Sans plus attendre, et profitant de l’effet de surprise, la Séraphine s’approcha d’eux et dans un mouvement assez rapide leur attrapa les têtes et les fit s’entrechoquer entre elles. Les hommes furent alors complètement sonnés et tombèrent à terre. L’action n’avait même pas duré une minute. Elemiah en avait marre, et une soudaine colère monta en elle. Une colère qu’elle connaissait bien. Ses pupilles se dilatèrent, la soif.

Elle qui voulait faire le bien, se laissa envahir par le mal. Un mal qu’elle tentait de garder en elle. Sans plus attendre elle monta sur le corps d’un des deux hommes, son sang coulait encore de son ventre. Puis elle leva son poing, son corps frissonnait. Elle était dans une action qui la dépassée. Le premier coup tomba, aussi violent qu’elle le put. Les autres suivirent, dans une cadence affolante. Elle semblait presque en transe, à chaque coup une giclée de sang lui recouvrait le visage. Elle aimait ça, cette violence venue de nulle part. Cette violence qui faisait d’elle un animal. Le visage de l’homme se déformait peu à peu, son crâne se perça à plusieurs endroits. Laissant découvrir des morceaux de cervelles. Du sang. Encore du sang. La Séraphine se recouvrir les mains de ce sang si frais. Puis elle s’arrêta pour contempler son œuvre, ce visage qui n’en était plus. Elemiah n’était plus qu’un corps en recherche de violence. Elle tourna alors son visage taché de sang vers l’Orc avec un sourire presque semblable à celui d’un démon. Les Anges n’étaient pas simplement faits d’amour. Ils avaient aussi cette part d’ombre. Cette part qu’elle portait en elle depuis les nombreuses guerres.

Sa voix était différente et elle se lécha les lèvres. Ses dernières couvertes de sangs.

-Tu en veux ? Alors viens.


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Séraphin

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Mer 18 Mar - 1:09
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-Alors ?

-Vous pouvez être fier, c'est un beau garçon et un vigoureux !

L' homme laissa échapper une larme de joie. Enfin ! Enfin il avais une descendance digne de son nom ! Il pourrais l'éduquer à sa façon, lui transmettre son savoir faire de forgeron et lui inculquer ses valeurs. Ah qu'il était fier ! Un beau bébé, bien jouflu et bien vivant. Trois enfants morts nés. Le forgeron se pensait maudit et sa femme ne pensais guère mieux. Mais là, il était convaincu, la chance avait tourné en sa faveur. Empli de joie et de bonheur, l'homme pris son fils dans ses bras, cette petite boule rose dans lequel il placa tout son amour paternel et l'avenir de sa lignée.

L'enfant avait bien grandit. A onze ans il était aussi grand que sa mère. Le forgeron regardait son fils se raser pour la première fois avec fierté, encore. Il le vit respecter et appliquer toutes les valeurs qui lui avais appris. Le bébé tout rose devint un grand homme musclé qui repris la forge lorsque le père se fit trop vieux pour soulever ses outils. Mais le vieux forgeron gardait un oeil sur lui. Bien qu'il aimait le bon vin et la bonne chère, il n'aimait pas trop que son fils, bien que responsable, revenait de plus en plus souvent en titubant à la maison familiale. La taverne du coin sans doute ... Mais cela empira. Le fils était tombé dans un cercle infernal, plusieurs fois il avait frappé sa mère. Plusieurs fois il s'étais battus avec son père. Il lui fallait de l'argent. Toujours plus pour aller en perdre plus dans les jeux de dés et les maisons de passe. Le vieux forgeron banni son propre fils de la maison et le déshérita.

Mais cela ne suffit pas. Le vieux forgeron, de loin, voyait son fils, son premier fils, détruire sa vie et son avenir. Sa mère mourrut de maladie, ou de vieillesse, laissant le vieux forgeron seul avec ses déceptions. Mais cela ne dura pas longtemps, en tout cas pour lui. Syndrôme des coeurs brisés paraît-il. Alors il voulut voir son fils une dernière fois, et ce dernier accepta. Sur son lit de mort, d'une voix faible et tremblante, le vieux forgeron lui dit :

-Je croyais .. Je croyais être maudit avant que tu ne viennes au monde. Je pensais que les dieux m'avais maudit pour une faute que je n'avais pas commise. Et pourtant j'en ai bien fait une : je t'ai laissé être mon fils, Larkin ...



Et aujourd'hui, un Ange mis un terme à la malediction du vieux forgeron. Triste fin. Mais au moins, il y'avais une fin. Tu peux reposer en paix, même avec tes regrets, vieux forgeron. Certes, je doute que tu puisse reconnaitre ton fils après que l'Ange en ai terminé avec ton garçon. Son visage n'était plus que bouilli informe d'os broyés, de sang et de cervelle.

Nakh regardait la Séraphin se déchainer sur le corps inanimé du pauvre Larkin. Hypnotisé par cette débauche de violence, l'orc ne savait pas si il devait intervenir. Le bruit de chaque coup tombant remua son estomac. Alors qu'il avait réussi à la calmer, elle se réveillait encore. Cette fois il ne pourrais la retenir. Elle devait sortir et manger. Il devait la nourrir. L'envie était trop forte. Trop puissante. Son crâne commença à le lancer. Elle tambourinait aux portes de son esprit pour en prendre le contrôle.

-Tu en veux ? Alors viens.

Disait-elle, des éclaboussures de sang sur le visage. Le sourire et le regard qui avaient intrigué l'orc de prime abord avaient disparus. Pourtant il se sentait toujours attiré. Encore plus même après avoir ce qu'il lui semblait être sa rage meurtrière. Elle aussi devait avoir sa propre Passagère Noire. D'une démarche mécanique il s'approcha de l'Ange et de ses mains baignant dans le sang. Son propre sang se remis à bouillir. Plus il approchait et plus il voulait se prélasser dans ce liquide vermeil.

Un bruit assourdissant le détourna des corps et de l'Ange de Sang. Une dizaine d'hommes entrèrent en trombe dans la salle. Des cottes de mailles, des épées et des casques réglementaires ... La milice du coin. Elle tombait à pic. Vraiment. Nakh laissa échapper un grognement bestial. Le sang l'avais profondément excité. Elle était réveillée. Ce sera sale, ce sera bruyant, ce sera violent. Car il allait la laisser sortir. Elle n'avais qu'a prononcer un seul mot et il ferais un véritable carnage. Elle le savais mais elle attendait le bon moment. L'orc se déplaça lentement, hache en main. Il se plaça entre la Séraphin et la milice. Les hommes l'invectivaient tout en se déplaçant pour l'encercler. Le sang du barbare battait trop fort pour qu'il ne puisse les entendre. Mais l'ambiance générale des lieux suffisait. C'était lui et l'Ange de Sang, ou eux. Ils ne feraient pas de prisonniers. Tant mieux, car le Tueur non plus.

Ils étaient en demi cercle devant lui. Ils pensaient que ça leurs donnerait un avantage certainement, mais cela arrangeait fortement le barbare. Ils les avaient tous dans son champs visuels. Bien. Maintenant ...

Lucy ...

Sa voix doucereuse fit exploser les barrières mentales de l'orc. Le fameux berserker orc fit son apparition. Les muscles gonflèrent fortement, les veines saillirent violemment, le vert forêt de la peau vira au vert sombre. Tout le corps de Nakh tremblait, même sa crête frémissait. Mais il n'était plus Nakh. Maintenant il ne restait que l'avatar de la violence et de la barbarie. Tout cela allait finir dans le sang et la douleur. Et alors que l'orc se jetait sur ses ennemis, il eu une dernière pensée lucide pour l'Ange et espéra qu'elle ne saura évitait les dommages collatéraux du berserker.





♪C'est la Wagh que j'préfère, c'est la Wagh !♫



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