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 Il ne faut pas changer les bonnes habitudes...

 
Mer 17 Déc - 16:30
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Elle vivait à la Cité des Arbres depuis un moment. Et pourtant... Elle ne connaissait pas réellement la forêt. Elle restait souvent à l'intérieur de la ville. Elle la connaissait donc par cœur, dans ses moindres recoins.
Le soir de ses 4 ans dans la Cité, elle regardait le ciel, comme chaque année. Et elle soupirait, comme chaque année. Et Ninquelotë venait la câliner, comme chaque année. Enfin, comme chaque année, elles se couchaient toutes les deux et la vie reprenait.
Mais cette année, Luinil avait d'autres projets. Pour les 5 ans dans la ville, elle décida de ne rien faire comme chaque année précédente. Elle choisit de se lâcher, de s'amuser.
Elle dansa, chanta, rigola. Seulement, quand elle se coucha, elle regarda dehors, les lumières de ses quatre ans brillaient encore. Elle décida d'aller dans la forêt se promener. Bien sur, elle emmena Ninquelotë. Et son arc.
Elle se dirigea vers la lisière de la forêt, arme à la main, et entra sans hésiter. Prenant une de ses flèches, elle s'entraîna à tirer dans les arbres, visant de plus en plus loin. Soudainement, Ninquelotë grimpa sur sa jambe, la griffant. Elle hurla :

L : Aïe ! Nin, qu'est-ce-qu'il te prend ? Tu m'as fait mal !
N : J'ai peur... Je sens une présence...
L : Mais non, il n'y a rien... Tu te fais des idées, on est seules... Allez, c'est juste parce que c'est la première fois...
N : Je t'assure...
L : Stop ! Arrête d'avoir peur et cache-toi dans mes cheveux alors...

Elle senti sa sœur grimper dans son cou et se camoufler. Elle se détendit et écouta. Rien d'anormal. Elle recommença donc à tirer, après avoir repris ses flèches. Elle ne se doutait pas de ce qui allait se passer.


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Jeu 18 Déc - 11:53
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La traque avait amené Silence beaucoup trop près de la cité des elfes, il le savait ; mais le danger qu’ils pouvaient représenter pour lui — et il était réel, Alyna le lui avait bien précisé — n’était rien, comparé à son entêtement qui l’avait poussé à ne pas lâcher la piste de sa proie. La faim le tenaillait, attisée par l’effort fourni pour se maintenir dans le sillage de ce grand cerf qui lui échappait depuis des heures : une bête superbe, mais hélas vieillissante qui s’était éloignée de sa harde, probablement délogée par un jeune mâle plus fringant.

Une proie idéale quoique fort coriace, mais n’était-ce pas tout l’intérêt pour un chasseur comme Silence ? Il aurait amplement de quoi se nourrir et même assez pour ramener à la Meute, avec cela, mais encore fallait-il qu’il puisse s’approcher suffisamment de sa proie pour la tuer, ce qui, depuis le déclin du jour, s’annonçait beaucoup moins aisé qu’il ne l’avait pressenti. L’obscurité était tombée sur la forêt, mais le loup ne s’était pas découragé, bien que Skallag commençât à montrer des signes de fatigue. Toutefois, chez le loup comme chez le chien, l’appât d’une bonne chère encore sanglante parvenait sans peine à faire oublier les premiers élancements douloureux qui se manifestaient à eux. Et si la course folle parvenait à fatiguer un lycan, un cerf n’y résisterait pas mieux, ce qui était plutôt bon signe.

Silence et Skallag flairaient la piste de leur proie quand un choc sourd leur fit lever le nez : ce son était familier, quoique difficilement identifiable, mais l’oreille si fine du lycan reconnut sans trop de peine le bruit d’une flèche dans le bois vert. Des elfes ? Ils s’aventuraient souvent à proximité de leur cité, mais sa méconnaissance des environs l’empêchait de juger de la distance de celle-ci. La prudence était nécessaire, mais elle était dérisoire comparée à sa faim et son envie d’en découdre avec cette bête trop maligne.

Une flèche perça soudain le couvert des feuillages et se planta quelque part dans un buisson, délogeant soudain la bête de sa cachette, aussitôt talonnée par les deux chasseurs qui se remirent aussitôt dans la course, hors d’haleine, si proche qu’ils n’avaient besoin que d’un élan supplémentaire pour parvenir à le piéger. Skallag s’efforça de rabattre le cerf vers son maître, qui profita de ce que l’épuisement faisait trébucher la bête sur une racine saillante pour bondir sur lui et refermer ses mâchoires sur la gorge de l’animal. Celui-ci se débattit dans un dernier effort, avec une violence inouïe qui fit presque lâcher prise à Silence. Il planta fermement ses griffes dans son col pour tenir bon, alors que sa proie se débattait encore pour s’échapper, jusqu’à s’effondrer quelques mètres plus loin, à la lisière d’une clairière, et surtout aux pieds de quelqu’un à qui Silence ne prêta aucune attention.

Alors que le cerf était à terre, il tint ses crocs fermement enfoncés dans la trachée de l’animal qui ruisselait de sang et s’agitait de soubresauts, et ne relâcha sa prise que lorsqu’il fut certain que sa victime était bel et bien morte. Les bois immenses du cerf et l’entêtement désespéré qu’il avait mis à lui échapper n’avaient pas laissé Silence indemne, et des contusions et des plaies plus ou moins profondes zébraient son pelage, mais un œil attentif put très vite constater qu’elles guérissaient d’elles-mêmes et disparaissaient peu à peu. D’autres blessures plus sévères seraient plus longues à disparaître, mais pour quelqu’un qui venait de passer presque un jour entier à chasser, Silence se sentait étonnamment bien.

Il releva le museau de la gorge lacérée de sa proie, et prit soudain conscience du grondement sourd de Skallag qui se tenait à quelques pas de lui. L’énorme chien de chasse, le pelage hérissé, les pattes arquées, prêt à bondir, montrait les dents à une jouvencelle dont tout, de l’accoutrement aux traits du visage en passant par l’arc qu’elle tenait encore à la main trahissait qu’elle était une de ceux que Silence aurait dû fuir comme la peste. Une elfe ? Dans le petit espace dégagé où ils avaient échoué, la lumière de la lune et des étoiles, beaucoup plus vives, laissaient planer une clarté bien suffisante pour qu’il puisse ignorer le moindre détail de sa personne.

Dans un mouvement de recul, il montra les dents à son tour, alors que son chien n’attendait manifestement qu’un ordre de lui pour bondir à la gorge de l’intruse. Silence savait pertinemment que ce n’était pas tant l’irruption d’une étrangère dans leur chasse que sa proximité avec une proie chèrement gagnée qui mettait le molosse dans cet état : pour lui, la menace venait surtout du fait qu’il la soupçonnait de vouloir s’emparer de leur victime. Que ce fût vrai ou non, l’heure n’était pas à l’incident diplomatique. Après un moment d’hésitation, Silence laissa place à Ivor, qui s’empressa de reprendre forme humaine, fut-ce dans ces états fort peu élégants dans lequel le laissaient ses chasses solitaires, le souffle court, couvert de contusions, le menton et la bouche encore barbouillés de sang frais.

D’un mot, il intima à Skallag de se calmer, et rappela le molosse à ses pieds. Celui-ci obéit à contrecœur, et continua à fixer l’elfe de ses yeux fauves qui luisaient d’un éclat féroce à la lumière éparse de la lune.

— Paix, lança Ivor d'une voix sourde en étendant les mains devant lui. Nous n’avions pas l’intention de transgresser vos frontières. Notre chasse nous a menés bien plus loin que nous le souhaitions.

Pour lui, l’affaire était entendue : elle avait encore l’arc à la main, la flèche prête à être encochée, et le projectile qu’il avait vu filer dans les fourrés un moment plus tôt avait été destiné soit au cerf, soit à lui-même. Cependant, il s’étonna d’en distinguer autour de lui, fichés dans les troncs des arbres et dans la terre ; peut-être son inquiétude avait-elle été exagérée ? Mais la prudence n’est jamais excessive quand il savait les risques qu’il encourait à s’aventurer trop près de la cité des elfes. Sa race et la leur n’étaient pas vraiment en bons termes, et de ce qu’il savait d’eux, même si les relations avaient été au beau fixe, il n’aurait voulu les approcher pour rien au monde.

Comme pour se donner un air moins menaçant, il essuya sa bouche d’un revers de main où une vilaine estafilade s’estompait déjà. Mais dans la clarté pâle qui tombait sur eux, les ombres profondes qui naviguaient sur les traits rudes de son visage se piégeaient en flaques de ténèbres dans sa barbe hirsute et ses cheveux crasseux, tout cela ne faisait que lui donner une allure de sauvage tout droit sorti de sa caverne. Il ne fallait pas vraiment compter sur lui pour donner bonne réputation aux lycans...


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Lun 22 Déc - 19:56
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Elle se retourna vivement. Un chien et un loup se tenaient derrière elle, aussi sombres que la nuit noire. Un cerf mourait entre ses crocs acérés, du sang coulait. Elle plaqua sa main sur son nez, une expression de dégoût se peignit sur son beau visage. Elle senti une odeur qui lui donna la nausée et elle s'éloigna un peu. Elle savait l'avoir dérangé dans sa chasse.
Le chien lui grognait dessus, babines retroussées. Elle sentait Ninquelotë trembler de tout son petit être sous ses cheveux, sur sa nuque. Elle glissa doucement sa main et la prit pour la réconforter. Mais quand elle senti qu'elle voulait repartir, elle la laissa se recacher.
Soudainement, le loup lui grogna dessus aussi. Le sang qui dégoulinait sur ses babines lui donnait encore plus peur, et elle eu un mouvement de recul involontaire. Elle s'attendait à ce que les deux bêtes lui sautent à la gorge, mais il n'en fut rien.
Au contraire, le loup sembla se calmer et la bête laissa place à un homme, pas plus accommodant que ça. Luinil se sentait de moins en moins bien, surtout avec le sang qui assaillait ses narines. Elle sursauta quand l'homme rappela le chien a ses pieds, qui ne lâcha pas des yeux l'elfe. L'inconnu parla :

H : Paix. Nous n’avions pas l’intention de transgresser vos frontières. Notre chasse nous a menés bien plus loin que nous le souhaitions.

La voix de l'homme était sourde, mais Luinil ne sentait aucune agressivité dans ses paroles. Le lycanthrope s'essuya la bouche, mais le sang continuait à donner mal à la tête de Luinil. Cependant, elle essaya de n'en rien faire et bougea lentement, très lentement. Elle recula et récupéra la demi-douzaine de flèche qu'elle avait lancées. Elle les compta et vit qu'il en manquait une. Quand elle l'aperçue, derrière l'homme, elle fit un grand détour pour la récupérer.
Elle passa non loin de la proie, et quand ses yeux se posèrent sur le cerf, ses iris devinrent gris de peine. Elle croisa le regard de l'homme et se força à se calmer. Ses iris redevinrent bleus et elle parla lentement :

L : Permettez-moi de me présenter. Je m'appelle Luinil et la petite boule de poils que vous avez vue tout à l'heure est mon familier, Ninquelotë. Nous vivons à la Cité des Arbres et sommions sorties afin de profiter de cette belle nuit. Votre présence ici ne me dérange pas particulièrement, mais je doute que la patrouille soit contente. Aussi, permettez-moi de vous inviter. Ce soir, je fêtait mes cinq ans dans la Cité, et il reste assez de nourriture et de vin pour vous deux. Et je pourrais vous offrir un toit pour la nuit. Cela me ferait de la peine que vous deviez dormir à même le sol en pleine forêt. Voulez-vous me raccompagner dans la ville, manger, boire et dormir, même si votre départ sera dès demain dès la première heure si vous le souhaitez. Acceptez-vous de m'accompagner ?

Elle attendit avec calme la réponse.


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Lun 22 Déc - 23:01
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Ivor avait encore le souffle court, les veines encore brûlantes de cette ivresse sans pareille qui lui envahissait l’esprit quand il chassait. Silence s’attardait encore, et leurs esprits, comme souvent unis dans un même élan alors qu’ils se noyaient sans vergogne dans l’allégresse et l’excitation de la traque peinaient à retrouver leur dualité coutumière. Tout était encore si vif, si précis, ses sens encore à l’affût, tellement éveillés, tellement aux aguets qu’il entendit presque le son des brins d’herbe se courber sous le pas léger de l’elfe, le grincement sourd des pointes de flèches tirées de l’écorce des arbres ou des fourrés, et il distinguait très clairement son visage, les reflets dans ses yeux, notant non sans intérêt leur teinte changeante sous la lune. Il demeura aussi immobile qu’il le pouvait, sa large poitrine encore soulevée par une respiration profonde et rapide qui trahissait les vestiges de l’effort fourni.

Haussant un sourcil curieux, il intima à Skallag de se calmer, flattant son encolure du plat de la main. Le molosse se calmait difficilement et l’idée que l’inconnue puisse tenter de leur voler leur proie était manifestement bien imprimée dans l’esprit buté du chien. Lorsqu’elle les contourna pour récupérer une de ses flèches, il fit mine de s’élancer vers elle dès qu’elle fit un pas en direction du cadavre, vite rappelé à l’ordre par son maître, cependant.

Un sourire amusé fendit la bouche du lycan quand l’elfe parla, et puis il répondit d’abord par un rire amusé qui résonna avec force dans le silence des bois. Le son de sa voix encore rauque et grondante fit de cet éclat de rire comme un aboiement, mais il y avait soudain beaucoup de douceur dans les yeux gris du chasseur.

— Eh bien, Luinil, répliqua-t-il en saluant avec la politesse rude qui était la sienne, si j’avais eu idée que les gens de votre race pouvaient se révéler si aimables, j’aurais peut-être pris moins de précautions à m’aventurer jusqu’ici. Mais le pauvre hère que je suis n’a que faire de dormir par terre, et je préfère largement cela au sort funeste qui m’attend si j’accepte votre aimable invitation.

Un nouveau sourire, fugace, un peu moqueur, fila dans sa barge.
Tandis qu’ils parlaient, Skallag alla fureter autour de la bête égorgée, lapant le sang encore frais qui jaillissait encore à flots gras des ses blessures ouvertes.

— Les gens de ma race ne sont pas bienvenus dans votre cité, et quoique la perspective d’un lit et du confort de votre maison soit alléchante, cela ne changera rien au fait que les vôtres me tueront dès qu’ils me verront.

Il fit une pause, et salua de nouveau.

— Je m’appelle Ivor, et le brave compagnon que vous voyez là — il désigna son chien qui releva les yeux d’un air menaçant — se nomme Skallag. Nous nous contenterons de prendre notre gibier et de retourner en un territoire moins dangereux pour nous.

Un instant de silence figea Ivor dans une moue hésitante, tandis qu’il jaugeait très attentivement l’elfe d’un regard perçant, avant d’esquisser l’un de ses sempiternels sourires pleins d’une amabilité brusque.

— Néanmoins, et ne serait-ce que pour vous remercier de ne pas avoir alerté la patrouille et de nous avoir proposé le gîte et le couvert, permettez-moi de vous retourner l’invitation : il y a là bien assez pour remplir trois estomacs, et s’il sied à une jeune dame de partager le fruste campement d’un vagabond, je vous y recevrai avec plaisir.

Et, sans attendre sa réponse, il éloigna Skallag d’un geste avant de charger la carcasse du cerf sur ses épaules. Il était évident qu’il n’avait pas envie de s’attarder ici plus que nécessaire, d’autant que sa longue chasse du jour lui avait ouvert l’appétit.


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Lun 22 Déc - 23:18
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Il déclina son invitation. Cependant, avant qu'elle ne proteste, il fit une chose étonnante. Il la convia à rester avec eux. Enfin, c'est ce qu'elle comprit quand il se prononca, après s'être présenté comme étant Ivor et Skallag:

H : Néanmoins, et ne serait-ce que pour vous remercier de ne pas avoir alerté la patrouille et de nous avoir proposé le gîte et le couvert, permettez-moi de vous retourner l’invitation : il y a là bien assez pour remplir trois estomacs, et s’il sied à une jeune dame de partager le fruste campement d’un vagabond, je vous y recevrai avec plaisir.

Mais il ne semblait pas attendre sa réponse car il chargea le cerf sur son épaule, et le sang goutta. Luinil regarda de nouveau le cerf et ses iris redevinrent gris terne. Puis quand elle reposa ses yeux sur Ivor, ses yeux prirent une couleur entre lila et gris. Elle sourit aimablement et répondit :

L : Vous savez, je n'aurait pas alerté la patrouille car je pense que vous avez le droit de vivre où bon vous semble. Je ne comprend pas pourquoi toutes les races sont acceptées dans la Cité et pas les lycanthropes. Aussi, je garderait votre présence dans Drayame sous silence. Personne n'en saura rien. Et, si je ne vous dérange pas, j'avoue que passer la nuit dans la forêt me plairait. Surtout si le ciel est aussi beau. Mais je ne mange pas ma viande crue...

Elle partit dans un éclat de rire chantant et continua :

L : Cela vous embête si j'allume un feu ? Je commence à avoir froid, et la clarté rassurera Ninquelotë.

Elle reposa ses yeux sur Ivor, puis sur le chien et sourit gentiment.


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Mar 23 Déc - 14:28
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Ivor ne put s’empêcher de marmonner quelque chose comme quoi ça n’était pas son affaire si les elfes avaient décidé d’appliquer une politique stricte en matière de transgression de leur territoire, en particulier quand il s’agissait de leurs colocataires forestiers et eut un haussement d’épaules en réponse aux paroles de Linuil.

— Les elfes et les lycans n’ont jamais été en bons termes, je crois. Qu’importe, je n’aime pas les villes, fussent-elles elfiques.

Il siffla Skallag et s’enfonça dans l’obscurité des arbres à grands pas, faisant signe à l’elfe de le suivre.

— Il faudra marcher un peu pour atteindre mon campement, il y aura du feu, ne vous en faites pas.

Un sourire moqueur fut décoché à Linuil, sans trop de méchanceté, mais simplement parce que son allure de petite jeune fille propre sur elle l’amusait beaucoup. Il savait les apparences trompeuses et sans doute était-elle plusieurs fois plus âgée que lui, mais cela ne lui donnait en rien l’allure sage et digne des anciens de sa race. Elle avait une innocence gracile qui était plutôt divertissante à regarder, et qui faisait beaucoup rire Silence, au fond.

Sans attendre, Skallag sur les talons, le chasseur s’en fut dans l’ombre des bosquets, trouvant sans peine son chemin à travers les bois. Il allait sans hésitation, retrouvant sa propre piste et celle du cerf qu’il avait chassé, jusqu’à ce qu’il puisse retrouver un terrain familier. Sans s’attarder, il mena Linuil jusqu’au flanc d’une petite colline rocheuse qui formait une large cavité abritée du vent et des éléments, au pied de laquelle courait un petit ruisseau qui murmurait entre les pierres. Les vestiges d’un feu de camp et quelques effets éparpillés pouvaient se voir çà et là, comme si on avait cherché à dissimuler sa présence aux yeux d’éventuels étrangers de passage.

Très vite, Ivor déposa la dépouille du cerf près du foyer, et une joyeuse flambée s’éleva sous le roc humide pour illuminer le recoin d’une lumière éblouissante après des heures passées dans la pénombre de la nuit. Tandis qu’il s’attelait à débiter la bête et à jeter quelques abats et autres morceaux indésirables à un Skallag piaffant d’impatience et de faim, il tâcha de trouver un sujet de conversation sans vraiment trouver quoi dire.

— Cela fait seulement cinq ans que vous vivez ici ? demanda-t-il dans un élan soudain d’inspiration, se souvenant de ses paroles. Où viviez-vous, avant cela ?

Il s’acharna un instant sur une articulation rétive, tout en se disant qu’il s’était peut-être montré indiscret, mais rien n’obligeait la demoiselle à lui répondre et à lui dire la vérité.


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Lycan

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Mar 23 Déc - 21:55
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Elle l'entendit marmonner mais ne comprit pas ce qu'il disait. Cependant, il haussa les épaules et parla :

I : Les elfes et les lycans n’ont jamais été en bons termes, je crois. Qu’importe, je n’aime pas les villes, fussent-elles elfiques.

Puis elle le vit s'éloigner en lui faisant des signes. Sans doute pour lui dire de le suivre, ce qu'elle fit avec empressement. Il continua de parler :

I : Il faudra marcher un peu pour atteindre mon campement, il y aura du feu, ne vous en faites pas.


Elle lâcha un soupir de soulagement quand il lui sourit. Mais son sourire ne parut pas réel, mais plutôt moqueur. Aussi décida-t-elle de l'ignorer et de continuer de le suivre. Ils arrivèrent au campement, où une petite rivière était présente, et des restes de feu, montrant que quelqu'un était là.
Elle le regarda poser le cerf à terre et lancer des morceaux à Skallag. Entre temps, un feu avait été allumé, éclairant le campement. Luinil se sentait un peu gênée, comme si elle n'avait pas à être là, mais une petite voix lui chuchota qu'elle avait choisi.
Ninquelotë sorti de sa cachette et l'elfe se rapprocha du feu afin qu'elles se réchauffent. Le silence avait pris place entre eux, et elle sursauta quand il lui adressa la parole :

I : Cela fait seulement cinq ans que vous vivez ici ? Où viviez-vous, avant cela ?


Elle réfléchit avant de répondre :

L : J''habitais dans la forêt, une petite grotte avec Ninquelotë, et parfois les animaux venaient me voir. Et avant cela, j'habitais chez des humains, jusqu'à ce que j'apprenne que j'étais une elfe. Je suis partie, ne supportant pas d'être différente d'eux. Je ne les ai pas revus depuis plus de 10 ans.

Tout en disant cela, ses yeux étaient devenus bleu-gris, comme elle repensait au passé. Elle tendit la main vers un bout de viande, qu'elle fit griller un peu. Puis elle se ressaisit et continua :

L : Puis, dans la forêt, j'ai sauvée Nin. Depuis, nous ne nous sommes plus quittées. Elle est la seule qui me comprenne dans ce vaste monde. Et vous, quelle est votre histoire?

Elle enleva la viande du feu et croqua dedans. Elle était saignante, comme elle l'aimait. Le jus lui coulait sur le menton, qu'elle essuya rapidement, attendant la réponse de son hôte.


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Jeu 25 Déc - 22:45
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Sifflotant un air sans suite entre ses dents, Ivor s’était immédiatement attelé à dépecer le cerf. C’était manifestement quelque chose qu’il avait l’habitude de faire car très vite, quelques beaux morceaux de viande habilement découpés furent déposés à même les pierres près du feu. Il laissa son hôte se servir et entamer son repas, alors qu’il se hâtait de donner quelques belles pièces à Skallag qui abandonna alors toute velléité agressive envers l’elfe tant il était ravi de pouvoir enfin profiter du fruit de leur chasse.

Essuyant son visage d’un revers de main, Ivor considéra la jeune femme d’un regard intrigué lorsqu’elle parla de son enfance.

— Vous avez grandi chez les humains ? C’est étonnant.

Il l’observa avec attention pendant un instant et se fendit d’un sourire, puis d’un haussement d’épaules.

— Mais les gens de votre race sont bien semblables aux humains, après tout. Cela a dû être un choc que d’apprendre quelles étaient vos véritables origines. Quant à vous installer dans un monde totalement nouveau et à devoir vous faire à l’idée que vous ne faites pas partie de cette race qui vous a élevée, eh bien... Je comprends étonnamment bien ce sentiment.

Un rire bref se faufila sous sa barbe, il fixa le vide devant lui un instant avant de reprendre son ouvrage, les mains couvertes de sang frais jusqu’aux avant-bras, déposant soigneusement la peau, les os, et tout ce qui pouvait être utile, en petits tas près de lui. Un autre sourire, plus aimable cette fois, lui vint en regardant l’étonnant compagnon de la jeune elfe ; il n’était guère familier de ces êtres-là, et il préférait amplement des bêtes qu’il pouvait comprendre et qui n’étaient pas dotées d’étranges pouvoirs. Toutefois, ils semblaient tous les deux se compléter à merveille, autant que le molosse hirsute et grognon qu’était Skallag convenait au lycan hirsute et également grognon qu’il était lui-même.

Faisant passer un moment de silence qui put laisser entendre qu’il ne répondrait pas à la question de Luinil, il acheva rapidement son ouvrage et s’assit près du feu, essuyant sommairement ses mains souillées dans un pan de son manteau. Il saisit à son tour un morceau de viande et le posa sur les braises avant de répondre enfin.

— Je n’ai guère à vous dire, en vérité. Je naquis un jour dans les Glaces, j’en suis parti, j’ai vagabondé d’un horizon à l’autre, jusqu’à ce que la Meute fasse de moi l’un des leurs. Je ne me mêle guère à mes semblables, toutefois. Skallag et moi préférons amplement la solitude.

La simplicité et le détachement du ton employé pouvaient suggérer que sa vie était à ce point insignifiante et inintéressante qu’il n’y avait pas grande chose à en dire, mais il se trahit comme toujours par l’expression de ses yeux gris qui fixèrent les flammes avec une attention qu’elles ne méritaient pas. Repenser à cela lui fit aussitôt repenser à Alyna, dont l’absence lui faisait chaque fois comme la brûlure d’un fer porté au rouge. Et avec cela venaient toujours l’inquiétude, et cette question qui le taraudait sans cesse : et si elle ne revenait pas ?

Chassant ces sombres pensées, il s’attaqua gaillardement à sa pièce de viande qui fumait entre ses doigts et vint ajouter un peu plus de sang à celui qui lui couvrait encore le menton. Le contraste entre son regard si expressif, tour à tour très aimable et très doux, puis envahi de sombres nuées était saisissant, la seule chose en vérité qui parvînt à faire paraître l’homme sous l’allure fruste du vagabond crasseux qu’il était. Il reprenait rarement forme humaine, ces derniers temps, et les loups avaient bien moins à se soucier, quant à leur apparence...


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Lycan

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Jeu 25 Déc - 23:11
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Elle répondit par un sourire amusé à son étonnement du fait qu'elle ai grandit parmi les humains. Son sourire qui suivi et son haussement d'épaules lui faisaient penser à une sorte d'ignorance, avant qu'il ne continue :

I : Mais les gens de votre race sont bien semblables aux humains, après tout. Cela a dû être un choc que d’apprendre quelles étaient vos véritables origines. Quant à vous installer dans un monde totalement nouveau et à devoir vous faire à l’idée que vous ne faites pas partie de cette race qui vous a élevée, eh bien... Je comprends étonnamment bien ce sentiment.


Elle l'entendit rire brièvement, puis elle le vit sourire. Il continuait de mettre en pièce le pauvre cerf. L'odeur du sang ne la dérangeait plus, elle s'y était habituée. Elle le vit regarder Ninquelotë, d'un air songeur selon elle, avant de lui résumer sa vie. Cependant, l'air qu'il avait en regardant ensuite le feu donna un frisson à Luinil, qui ne put s'empêcher de se demander que cachait ce regard. Elle le regarda mordre dans son morceau de viande, avant de faire de même, tout en le regardant. Elle sentait que cet homme n'était pas seulement qu'un lycan ''normal'', mais qu'il avait un passé chargé.
Cependant, elle ne voulu pas s'imposer dans sa vie, ou le faire remonter le temps. Aussi, elle se tut et se mit à repenser réellement pour la première fois aux humains qui l'avaient élevée. Elle ne se souvenait que d'une chose, le rire de cet homme. Elle l'entendait encore résonner à ses oreilles. Ce rire grave, rassurant, qu'on les grands-pères. Elle senti une larme perler au coin de son oeil, mais elle n'y prêta pas attention.
Elle leva les yeux au ciel et chantonna, comme pour elle même :

L : Elle a les yeux de toutes les couleurs, et la main sur le coeur. Elle manie l'arc comme personne, c'est une petite friponne...

Puis elle revint à la réalité, sentant plusieurs larmes rouler sur ses joues. Cette chansonette, c'est Annie qui lui chantait pour s'endormir. Désormais, elle comprenait qu'elle ne parlait pas que de la véritable mère de Luinil mais aussi de cette dernière, inconsiemment.
Elle laissa tomber son morceau de viande, s'excusa et s'éloigna de quelques pas. Elle s'allongea à même le sol et contempla les étoiles, avant de parler :

L : Quand partez-vous ?


Elle se releva et posa ses yeux, devenus verts sans qu'elle sache pourquoi, sur le visage de l'homme qui l'accueillait volontier dans son campement.


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Jeu 25 Déc - 23:41
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Ivor eut une grimace quand il sentit, à l’expression intriguée de Luinil, qu’elle avait parfaitement compris qu’il en disait beaucoup moins que la franchise l’exigeait. Il lui en fut néanmoins reconnaissant de ne pas pousser sur ce sujet, et la vit s’abîmer à son tour dans les souvenirs, sans doute aussi chargés que les siens. Il ne dit mot, voyant une larme éclore à ses paupières longues, et s’apprêtait à changer de sujet afin de chasser ces ombres anciennes quand il l’entendit chantonner quelque chose qui le figea sur place et lui fit légèrement écarquiller les yeux. C’était peut-être un tour de son esprit, mais cela décrivait si bien Alyna qu’il se demanda un instant si elle n’avait pas tout simplement lu dans son esprit.

— Seriez-vous magicienne ? lança-t-il d’une voix que le trouble rendait presque agressive. Comment savez-vous ?

Il se rendit toutefois compte de sa méprise en voyant de nouveau les yeux de la jeune femme changer de couleur tandis qu’elle se levait, manifestement inconsciente de ce qu’elle avait ravivé chez Ivor.

— Pardonnez, reprit-il d’un ton bourru en marmonnant à demi, comme il le faisait toujours lorsqu’il était mal à l’aise. Cette chanson... Elle me rappelle quelqu’un.

Il jeta un regard autour de lui et se raccrocha désespérément à la question de l’elfe pour changer de sujet.

— Je pense rester ici quelques temps. Après cela, j’irais faire commerce à la Meute, mes chasses ont été fructueuses, ces derniers temps. Il auront viandes, os et peaux à foison pour le reste de l’an.

Après un moment d’hésitation, il lava sommairement son menton et ses mains en vidant une outre d’eau et vint s’asseoir à l’entrée de la caverne, sortant une pipe et un sachet d’herbe de sa sacoche. Avec un soin méticuleux, il en remplit le fourneau et enflamma les feuilles broyées à l’aide d’un tison embrasé qu’il jeta dans les ténèbres devant eux. Le brandon fila dans le noir comme une étoile filante et disparut dans la nuit, éclairant brièvement la pente et les buissons en contrebas.

Il prit place confortablement, le dos appuyé contre les pierres, observant les étoiles d’un air songeur.

— Il semble que vous ayez encore quelque nostalgie de votre famille, osa-t-il observer.

Le ton était prudent, et laissait clairement entendre qu’elle pouvait éluder le sujet sans aucun problème si elle ne désirait pas en parler. Mais il était intrigué, et au fond, sans doute un peu de compagnie lui rappelait qu’il y avait un monde au-delà de cette forêt, au-delà de la Meute, et que même l’absence déchirante de son aimée ne pouvait empêcher le monde de tourner. Discuter de cela le distrairait de ses pensées, et c’était ce dont il avait le plus besoin à présent. La ritournelle chantonnée un instant plus tôt lui revenait sans cesse, et les reflets jetés par le feu lui rappelaient d’autres nuits, d’autres foyers solitaires dans la nuit, d’autres obscurités, loin autrefois dans les montagnes...


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Jeu 25 Déc - 23:57
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Il parla. D'un ton assez agressif, selon l'elfe :

I : Seriez-vous magicienne ? Comment savez-vous ?


Elle n'eut pas le temps de répondre qu'il reprenait :

I : Pardonnez. Cette chanson... Elle me rappelle quelqu’un. Je pense rester ici quelques temps. Après cela, j’irais faire commerce à la Meute, mes chasses ont été fructueuses, ces derniers temps. Il auront viandes, os et peaux à foison pour le reste de l’an.


Elle déglutit et laissa échapper un ''ah'' timide. Cet homme l'avait un peu surprise, avec son ton bourru. Ton qui s'était changé, d'ailleurs. Elle le regarda bourrer une pipe et fumer, puis elle répondit à ses paroles :

L : Je mentirais si je disais que oui... Je ne me rappelle pas grand chose d'eux, seulement le rire de l'homme et la chansonette de la femme... Pardonnez-moi si j'ai ravivé d'anciennes blessures intérieures... Quand à votre question, non, je ne suis pas magicienne. Certes, je peux ''lire'' les gens, mais je ne possède pas de pouvoir particulier...

Elle soupira et pris Ninquelotë dans ses mains. Elle sentait que l'atmosphère s'était alourdie, et pour la détendre, elle commenca à chanter une chanson elfique, joyeuse et à danser non loin du feu, sans aucune gène. Ses cheveux volaient gracieusement autour de sa tête, tandis que son corps frèle se mouvait avec grâce.
Elle sentit un regard sur elle, et s'arrêta. Nin la regardait, fascinée. Cependant, elle sentait un autre regard, qu'elle n'osait pas croiser.


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Dim 18 Jan - 14:48
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Ivor fronça brièvement les sourcils et adressa un regard intrigué à l’elfe.

— Lire les gens ? C’est-à-dire ?

Non pas qu’il se sentît inquiété d’une manière ou d’une autre par sa présence tant elle semblait parfaitement inoffensive, mais il était toujours vigilant quand il était amené à côtoyer des gens qui possédaient un pouvoir quelconque. On ne savait jamais vraiment où cela pouvait mener, et il n’aimait guère que l’on aie un avantage sur lui, qui n’y comprenait goutte en la matière.

Il ne put retenir un léger rire amusé, teinté d’un étonnement perplexe quand il la vit entamer une chanson qu’elle accompagna bientôt d’une danse près du feu. Non pas qu’il fut particulièrement doué dans l’art de tenir une conversation, mais l’attention de l’elfe ne semblait guère tenir plus de quelques instants sur un sujet particulier... Baste, cela ne dérangeait pas le Silencieux qui se contenta de se taire et d’écouter. Il avait glissé ses doigts usés dans la fourrure épaisse de son chien qui reposait sur lui, les yeux à demi clos, ne cessant de fixer Luinil d’un regard vigilant. Ses yeux sombres luisaient encore entre ses paupières entrouvertes, et il y avait sans doute beaucoup de curiosité, et de méfiance aussi, envers l’elfe et son étrange compagnon. Ivor ne doutait pas qu’il eût bien voulu savoir quel goût avait ce type d'écureuil.

Pris dans une torpeur agréable après ce bon repas et surtout l’épuisement d’une chasse effrénée tout le jour durant, il avait baissé les yeux sur les ombres et les reflets qui couraient à ses pieds, se mouvaient pour dessiner la silhouette dansante de l’elfe qui se découpait à contre-jour sur le fond lumineux des flammes. La scène ne manquait certainement pas d’intérêt et sans doute beaucoup se seraient ravis du spectacle qu’offrait sa fine allure qui ondoyait et se tordait au rythme de sa chanson délicate, mais Ivor n’en était pas, et surtout il était bien loin, en pensée. Cette vision lui rappelait bien des choses, cette nuit dans le désert où Alyna avait dansé pour lui avant d’aller courir dans les dunes.

Son absence ne cessa pas de lui peser, mais émoussé par la douceur du souvenir, elle devenait une mélancolie familière, si suave et si entêtante que l’on s’y plaisait à s’attarder sans fin. Au moins, ce n’était pas son deuil qu’il portait, simplement la mémoire de moments heureux qu’il espérait ardemment voir revenir encore, et encore.


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Lycan

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Sam 24 Jan - 10:02
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Elle se décida à répondre, voyant que l'homme semblait reparti dans ses pensées. Elle s'assied d'abord à coté du feu, Nin sur ses genoux et parla avec douceur :

L : Quand je dit que je lis les gens, je veux dire que je peux savoir ce que leur coeur renferme. Bien sûr, je ne lis pas les pensées, juste les sentiments. Je me concentre sur la voix et je peux savoir. Mais je n'use pas de ce don sans autorisation de la personne. De toutes manières, les gens sentent que je suis en train de les sonder.

Elle se tut, consciente d'avoir trop parlé. Elle était trop bavarde. Elle devait apprendre à se taire, avant de s'attirer des ennuis. Et il était sacrément curieux, ce bonhomme. Ça ne plaisait pas à Ninquelotë, qui lui avait dit.

Luinil décida donc de rassurer son amie et d'être plus prudente. D'autant plus que la façon qu'avait le chien de regarder Nin ne la rassurait pas.

Un frisson la parcouru. Le froid ? Impossible, elle était à coté du feu. La fatigue ? Peut-être. Elle n'en laissa rien paraître, si ce n'est que le voilage légèrement noir qui couvra le bleu de ses pupilles.

Elle posa sa main sur le poil de velours de la petite écureuil, signifiant au chien qu'elle protégerait Nin si il la touchait. Elle sentit le corps du rongeur bouger tandis qu'elle se couchait.

Luinil leva les yeux au ciel, le silence devenant lourd et embarrassant. Elle décida de se coucher aussi, ses paupières se fermant toutes seules. Elle marmonna un vague ''bonne nuit'' et se coucha, Nin à côté de la tête. Demain serait une longue journée.


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