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 [Abandonné] L'anniversaire de la princesse

 
Jeu 9 Oct - 13:30
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Elwing, assise devant sa coiffeuse, se préparait au bal donné en son honneur. Elle ne paraissait pas s’en réjouir, la mine maussade en compagnie de la gouvernante qui brossait actuellement sa chevelure. Le regard plongé dans son miroir. La jeune femme qui lui faisait face semblait faite de porcelaine. Irréelle de perfection et tout à fait incapable de mouvement tant on aurait dit l’œuvre figée d’un peintre de génie. Des yeux d’un bleu abyssal régnaient sur ce masque de beauté. Ils étaient durs et froids, un simple détail qui la rendait tout de suite moins attractive, ou du moins, faisait hésiter même le plus téméraire des séducteurs. Comme pour adoucir le tableau, des lèvres rouges et charnues venaient apporter leur touche de sucré car on sentait presque le goût de la cerise rien qu’en les regardant. Elwing ne s’attarda pas devant ce visage aux allures de douce-amère qu’elle voyait maintenant depuis six cent ans et ferma plutôt les yeux en attendant que ce soit fini. La bonne avait finalement domptée les longs cheveux d’or à force de brossage et les ramenait maintenant derrière sa nuque en une tresse complexe dont les anneaux étaient sciemment desserrés pour donner du volume, tel des éruptions solaire qui jaillissaient de part et d’autre de la natte. Du soleil sous forme liquide, plus beau que l’or, plus clair que du fer chauffé à blanc. Il n’y avait qu’une seule femme qui rivalisait avec cette chevelure divine.

-Mère…

Elinfrai, la reine des elfes, venait d’entrer dans la chambre de son héritière qui l’avait salué froidement comme à son habitude. Les deux femmes ne se supportaient pas. Ou plutôt, c’était Elwing qui ne supportait pas sa mère. Ainsi, comme d’un accord tacite, elles ne se voyaient que très rarement.

La reine avait les mêmes cheveux que sa fille mais leurs points communs s’arrêtaient là. Elle était plus grande que la moyenne, contrairement à Elwing dont la petite taille était plutôt dans la moyenne des humaines. Hélas, c’était peut-être la seule chose qu’elle avait de plus que sa fille. La nature ne l’avait pas paré d’un visage sans reproche. Un faciès trop ovale, sertis de deux yeux verts, sévères, perturbants, beaucoup trop enfoncés dans leurs orbites. Des joues d’une rondeur enfantine, un nez trop pointu, un front trop grand. Seule une bouche pulpeuse rattrapait le visage disgracieux, mise en valeur par un masque de porcelaine à l’opulence royale qui l’accompagnait en permanence lors des réceptions pour ne pas infliger à sa cour la laideur de ses traits. Quelle dommage qu’Elinfrai n’ait pas jugé bon de masquer son visage à sa fille. Elle non plus n’avait pas envie de le supporter.

Quoiqu’il en soit, malgré ces défauts purement esthétiques, la reine était aimée et respectée pour sa grande sagesse. Un détail qui se rappela au bon souvenir d’Elwing lorsque sa servante cessa toute activité pour s’incliner profondément. Elle poussa donc un soupir d’exaspération que ne manqua pas de remarquer l’imposante reine.

-Laisse-nous, ordonna la souveraine à la bonne qui s’éclipsa dans un murmure respectueux.

Un silence pesant s’imposa dans la pièce tandis qu’Elinfrai prenait le relais, s’affairant sur la chevelure de sa fille avec une application qui se voulait maternel. Bien que cette dernière tente parfois de provoquer un contact visuel via le miroir pour briser cette atmosphère lugubre, c’était peine perdue devant le regard rigide de la princesse.

-J’espère que ce bal te fait plaisir, tenta Elinfrai avec l’ombre d’un sourire encourageant. C’est pour toi que je l’ai organisé.

-Vous l’avez organisé parce qu’il aurait été mal vu de ne pas fêter dignement les six cent ans de votre héritière lorsque vous multipliez ce genre d’évènement pour un oui ou pour un non, rétorqua Elwing d’une voix acerbe. Et puis, cela vous permettra de renouveler un peu votre harem de mâle avec…

-Elwing !

L’interjection avait retenti comme un coup de tonnerre faisant immédiatement taire la princesse qui replongea dans son mutisme glacial. Considérant que c’était préférable au flot d’insulte se pressant aux lèvres d’Elwing, la reine continua d’ordonner la coiffure avec un soupir déçu. Elinfrai était venue pour tenter de recoller les morceaux avec son ainée, mais il semblerait que le gouffre entre elles soit bien trop grand. Lorsque la reine eut terminé d’agencer les mèches d’or, elle opina d’un air satisfait devant le miroir avec un sourire hésitant. Elwing se leva alors sans un mot et se dirigea vers sa palette de maquillage, passant juste à côté de sa mère. A son grand dam, cette dernière tenta une dernière fois d’attirer l’attention de la chair de sa chair.

-Tu es très belle, Elwing…

La princesse elfique s’arrêta à la hauteur de la reine et lui jeta un regard de glace bleuté. La haine y brulait à feu doux, n’attendant qu’un bon carburant pour exploser. Elinfrai venait de le lui fournir…

-Merci, mère, au moins il y en a une qui l’est dans cette pièce. Venez avec votre masque la prochaine fois, j’aimerais pouvoir garder mon petit déjeuner là où il est…

La gifle partit immédiatement dans la joue d’Elwing qui tituba sous l’impact. Celle-ci se rattrapa au dossier de sa chaise et jeta un regard furieux à la reine, prête à lui sauter la gorge pour en finir une bonne fois pour toute avec celle qui lui pourrissait la vie depuis six cent ans. Elinfrai se tint droite, impérieuse, une aura de puissance l’englobant toute entière, défiant sa fille de ne serait-ce que faire un mouvement dans ce sens. La princesse en resta clouée sur place.

-Voila, tu n’auras plus qu’à maquiller l’autre joue maintenant, asséna la reine qui avait le verbe aussi facile que son héritière. Maintenant que tu as déchargé ton venin, j’exige de toi une conduite irréprochable au bal. Tu vas quitter ton air de petite peste ombrageuse et tu seras affable avec tous nos invités !

Sur ce, Elinfrai fit volteface dans une tempête de satin et sortit de la pièce, tandis que la colère faisait trembler le poing de la princesse. Une explosion de rage suivit le départ d’Elinfrai, mais cette dernière fit semblant de ne pas l’entendre, laissant le mobilier en guise de sacrifice à sa colérique enfant.

* * *

Ce fut l’énième sourire qu’Elwing offrit à l’invité qui venait lui souhaiter un bon anniversaire. Il lui glissa un nom et quelques balivernes que l’elfe oublia aussitôt avant de passer au flagorneur suivant, sous le regard sévère de la reine qu’elle devinait sans mal à travers les deux fentes de son masque d’émail irisé.

La salle de bal était un immense dôme de feuillage vert émeraude à travers lequel la lune dardait de ses rayons d’argent sur les invités qui rivalisaient d’élégance pour cette occasion de s’exhiber devant la bonne société de Drayame. Elwing, elle, était vêtue d’une robe en satin bleu roi uni sur laquelle des lisérés d’or délimitaient formes et courbes. Elle s’ouvrait sur un décolleté fournie, maintenu par un lacet noir assez serré pour ne rien laisser paraitre de sa peau virginale qui ne voulait bien se laisser contempler qu’au niveau de ses bras et épaules nues.

Les musiciens elfes jouaient une musique raffinée. Nulles cordes pincées. Elles n’étaient que frottées. Nul tintamarre de peaux tendues, mais de gracieux carillons qui donnaient un rythme oriental du plus bel effet. Sur les côtés de l’estrade, deux rangés de buffet régalaient les convives. Végétaux comestibles attendaient bien entendu les végétariens, comme le veut la réputation des elfes, mais également beaucoup de gibiers en tout genre chassés pour l’occasion. Par contre, aucune viande issue de l’élevage. Adieu donc, veaux, vaches, cochons.

Le bal fut ouvert lors de la première danse, initiée par la princesse mise à l’honneur et bientôt rejointe par la reine puis les convives. C’est évidemment la souveraine et son étalon du moment qui retint toute l’attention de la foule, tandis qu’Elwing faisait de son mieux pour la lui laisser, dansant dans son coin avec un membre du conseil militaire. Les hommes de guerre étaient les mieux placés pour encaisser le fort tempérament de la princesse, et les plus à même de créer un lien d’amitié avec elle. Bien entendu, Elwing n’avait aucun cavalier pour le bal. Sa réputation de femme difficile la précédait et il fallait bien du courage aux hommes qui tentaient de la courtiser. Ce qui convenait parfaite à la princesse, celle-ci détestant les mœurs légères de ses congénères.

D’humeur plutôt sombre, Elwing finit pas lâcher son cavalier et le saluer avant de s’éclipser de la piste de danse. Elle piocha un petit-four sur le buffet, se donnant une contenance pour balayer la salle de son regard abyssal. La princesse cherchait maintenant de quoi s’occuper en attendant le moment béni où elle pourrait quitter le bal sans paraitre malpolie. A force de s’isoler, il y avait de grande chance pour qu’elle se fasse happer par un quelconque dignitaire un peu trop prolixe.




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Sam 18 Oct - 22:29
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L'anniversaire.

Chez les être intemporels il pouvait être futile de fêter ce jour, année après année. Généralement, chez les elfes, on ne fêtait dignement que les centaines, voire les cinquantaines. Pour les plus jeunes, les enfants, parfois s'accordait-on à s'amuser pour chaque dizaine. Mais passer les siècles, on se lassait de telles cérémonies. Helyanwë étaient de ceux qui s'y intéressaient sans doute le moins, à l'inverse de son grand ami Lengwë qui chaque année trouvait moyen de lui signifier qu'elle avait prit une année de plus, mais toujours de façon habile et subtile : par une petite chansonnette amusante, une fournée de flèches gravées chacune de lettres pour former une phrase, d'un jeu de piste au cœur de la forêt menant à un agréable pique-nique. Au final, ce jour était simplement devenu le traditionnel échappatoire aux affaires familiale, le jour où Helyanwë n'était là pour personne jusqu'au soir, sauf peut être, bien sûr, lorsque la coutume voulait que le peuple fêtât cette journée aussi.

Mais ce jour-là, il n'était point question d'elle.

Ce jour était celui de son aînée. Ce jour était le jour d'Elwing, première fille d'Elinfrai, princesse héritière de Drayame Ce jour était le premier de son sixième siècle, tandis qu'il faudrait encore une vingtaine d'année pour que Helyanwë entame son cinquième.

Tôt le matin, la reine était venue toquer à la porte de sa deuxième fille, sans son habituel masque. Celle-ci, un peu échevelée et humide, sortant tout juste de son bain, lui avait ouvert avec déférence et amour. Helyanwë aimait sa mère, et celle-ci le lui rendait, aussi souvent qu'elle le pouvait, trouvant dans cette enfant qui jamais n’hériterait sa place de quoi combler le vide que sa première née lui laissait dans le cœur à chaque rencontre. Mais cette fois, la reine rompit avec ses habitude et visita Helyanwë avant Elwing, comme si elle voulait se donner du courage pour plus tard ...

Je vois que j'arrive à point nommé ... Va à ta coiffeuse.

La princesse, sans mot dire, resserra son peignoir en tissu épais et absorbant aux tons automnaux et alla s'asseoir face à son miroir. La reine tira le tabouret habituellement usité par la servante attitrée de sa fille, que celle-ci n'avait pas encore sonné, et se plaça de façon à pouvoir voir sa fille dans le miroir tout en étant à son ouvrage.

La brosse s'il te plaît ... merci.

Elinfrai commença, avec sa douceur maternelle qu'on voyait peu hors de la sphère privée, à démêler la crinière de sa fille, par de longs et lents mouvements d'une précision redoutable.

Vous vouliez me parler Mère ? Je m'étonne de vous voir à cette heure auprès de moi, j'aurais pensé que ...

Que je serais avec Elwing ? Non, je la laisse se préparer, j'irais la voir quand elle sera apprêtée, cela sera plus commode, laissons-la passer ses nerfs sur ses servantes ...

La reine grimaça : il y avait un nœud. Mais la chevelure de la jeune elfe était tout comme elle : douce et agréable à vivre, aussi l'amas de cheveux ne resta longtemps rebelle et se plia à la volonté farouche de la reine.

Je voulais simplement passer un moment agréable avec une de mes filles. Il n'y a pas de mal à cela n'est-ce pas ?

Les deux elfes se souriaient. Helyanwë aimait sa mère, et elle aimait la voir heureuse. Contrairement à Elwing, sa cadette appréciait de voir leur mère batifoler comme une abeille. Si Nature et Ingwë lui avait donné un cœur capable d'aimer autant, pourquoi devait-elle se restreindre et risquer de se faner ? Si elle n'avait eu la beauté de ses filles, Elinfrai avait au moins des amants pour lui faire connaître les joies de l'amour sous toutes ses formes. Le seul regret que l'elfe nourrissait parfois était celui de ne pouvoir savoir qui était son père. Mais les figures paternelles ne manquaient pas, et certains anciens compagnons de la reine étaient comme des pères pour ses enfants. peut être certains de ceux-là l'étaient-ils, d'ailleurs.

Soyez rassurée Mère, je ne compte point ternir le jour d'Elwing. S'il y esclandre, il ne viendra point de moi, je vous en fais la promesse !

La reine accorda un franc sourire à sa fille. Décidément, elle la connaissait bien. Trop peut être.

En fait, je venais juste te demander de choisir le masque que je porterais ce soir, c'est à ton tour. Quand tu seras habillée, tu viendras dans mes appartements.

Sur ces mots, la reine reposa la brosse. Elle se leva, déposa un baiser sur le crâne de sa fille, profitant dans le même temps du doux parfum que les cheveux exhalaient.

N'oublie pas le cadeau pour ta sœur ... dit-elle alors qu'elle fermait la porte sur elle, laissant les lieux au silence.

Helyanwë souriait. Pour de multiples raisons ... Revenant de ses pensées après quelques secondes, elle fit appeler sa dame de compagnie, et ouvrit en grand sa penderie - qui était en réalité une salle donnant à la fois sur la chambre et sur la salle de bain, et percée d'une petite et haute fenêtre - et l'inspecta à la recherche de LA tenue pour cette soirée d'anniversaire.

Elle finissait de composer sa toilette lorsque la servante frappa à son tour à la porte, pour aider sa maîtresse à se vêtir, pour la maquiller et la coiffer ...


*******


La fête avait à peine commencée quand Helyanwë arriva. Elle avait passé l'après-midi à écouter les belles chansons d'amour courtois d'un énamouré, avec deux autres jeunes elfes de ses amies. Et tandis que les dignitaires se suivaient pour présenter leurs hommages à la princesse héritière, sa sœur, suivie de sa suivante tenant un coffret dans ses mains, s'avança aux devants d'elle.

Helyanwë était élégamment vêtue d'une belle robe rouge et or, ceinte par une corset de cuir. Une toilette faite pour l'occasion par ailleurs, premièrement portée pour cette soirée. Ce duo de couleurs flamboyantes illuminait la princesse et rehaussait son teint, qui bien que n'ayant pas la pureté de porcelaine de celui d'Elwing était tout aussi remarquable par sa perfection. Mais ce qui était le plus remarquable était la coiffure de la jeune elfe, qui bien que simplement constituée d'un chignon lâche était d'une beauté agréable à l’œil. Sans doute était-ce du à l'éclat de la parure qu'elle portait, à ses pendants d'oreilles et à ce diadème réalisés par Anhvydrä, la mère de Lenwë. Pour conclure ce tableau, Helyanwë était maquillée d'un voile uniforme sur l'ensemble du visage, qui n'était rehaussé que par le fard sombre sur les paupières. Ce dégradé, du gris pâle au noir profond plus on s'approchait du coin externe de l’œil, donnait à son regard tempétueux une profondeur ombrageuse du plus bel effet, trahissant toutefois le caractère fortement trempé de l'elfe.




Quand ce fut son tour, Helyanwë vint saluer respectueusement sa sœur aînée, exécutant une révérence parfaitement maîtrisée et enchaînant d'une voix neutre et avec une élocution distinguée :

Très bon anniversaire, ma soeur, que le siècle qui arrive soit aussi prospère et agréable que les précédents.

La princesse fit un geste de la main et sa suivante s'avança puis s'agenouilla devant l'héritière, et enfin ouvrit le coffret et le présenta à sa maîtresse, afin qu'elle puisse en saisir le contenu. Helyanwë s'inclina et prit délicatement ce que recelait le coffret, pour l'offrir à Elwing.

De ma part et de celle de nos frères et sœurs. Une création unique de nos meilleurs orfèvres, conçue spécialement pour toi.

Helyanwë tendait à l'invitée d'honneur un magnifique diadème en argent massif, fait de pièces raffinées représentant des ailes de papillon et des plumes, agrémentées de fleurs stylisées. Au centre, dominante par sa grosseur, et par deux fois en toutes petite à chaque aile, une pierre précieuse bleutée et étrangement nacrée. Sur chaque côté au niveau des tempes, deux plaquettes en argent finement ciselé se terminant, en dessous des oreilles, par des séries de perles de la même couleur que les pierres.


Helyanwë attendit patiemment que sa sœur accepte son présent. Non loin, Elinfrai posait sur la scène un regard critique : l'arrogante princesse allait-elle faire fi de sa mauvaise humeur et de son désamour pour sa cadette ou refuser le cadeau devant tout le monde ?


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Lun 20 Oct - 18:24
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Chapitre 1 : Ce soir c'est le grand bal.

L'anniversaire d'une princesse, un événement hors du commun, quelque chose d'exceptionnel, surtout quand c'est les six cent années de cette dernière qui sont fêtée. La Princesse Elfique, Elwing.

J'avais reçut une invitation tout ce qu'il y a de plus formel, moi, Amiral de Terre, chargé de la protection de Terra contre les pirates, ainsi que de l'acheminement de ressource et de passagers entre Glace et Terre. C'était un très bon boulot qui m'allait à merveille, je passais du temps en mer, proche de cet élément qui pour moi représentait un mystère immense et si beau. Je souhaitais tout en savoir, mais tout en gardant cette chape de mystère qui rendait cet endroit d'une attirante beauté.

Je ne savais pas si le mystère de cet endroit était le seul lien qui m'y retenais, mais je n'en doutais que très peu. C'était avant tout sa puissance qui me tenais en son pouvoir, la capacité de la mer à écraser, dissimulé et déverser toute sa haine en moins d'une journée, pour ensuite retrouver immédiatement son calme, et être capable de remettre sa le jour d'après, ou de tout garder pour de longues durée. Un élément entier, vivant. Loin du cadavre mort que j'étais. Bien entendu je pouvais me mouvoir, mais j'avais besoin de sang, malgré ma puissance, ma rapidité, j'étais dépendant des autres. J'avais besoin, de sang, régulièrement, sous peine de devenir plus faible qu'un humain nouvellement né... C'est à dire, bien loin de mes capacités actuelle.

Pour l'anniversaire de la princesse j'avais préparer un cadeau d'une grande valeur, quelque chose d'unique, que je n'avais essayer qu'une seule fois avant. Un stylet, c'était une arme qui demandait une grande habileté pour être façonnée, un bon métal, et un bon coup de marteau. Et surtout, de la patience. Beaucoup de patience, une arme de qualité ne se forge pas en quelques minutes, avant de rejoindre sa voisine sur le râtelier, non, elle se peaufine, se fait désirée. Je devais donc forger un stylet. J'ai mis moins de six heures pour forger l'arme que je souhaitais offrir à la princesse, à peine autant de temps que pour trouver mes habits, mon arme que j'aborderais et le chemin de la sortie de ma cabine.

Je devais me rendre à la Cité des Arbres. Capitale du Drayame et première cité du royaume des elfes, ses êtres gracile et élégant, légèrement efféminé qu'on attribuait souvent à des archers émérites. Pour ce que j'en savais de par ma nourrice, c'était d’excellent combattant, atteignant sans trop de peine le niveau des meilleurs vampires. C'était quelque chose qui m'intriguait, je ne savais pas comment prendre ça, est ce que je devrais un jour en demander un en duel amical ? Histoire de voir la vivacité de la créature, où est ce que ce serais mal vu et mal venue ? Je n'en avais pas la moindre idée. Mais peut être qu'un jour, au détour d'un chemin...

J'avançais donc à vive allure vers la cité des elfes, chevauchant une magnifique créature toute noire de robe, un cheval, j'avais demandé une panthère, ou un animal plus violent, mais on me l'avait refuser. J'étais donc vécu d'un tricorne, de ma lame d'Amiral a la ceinture. D'une tenue noire et blanche, ainsi que de botte de cavalerie montante noire aussi. On ne voyait aucune parcelle de ma peau, autre que celle de mon visage, qui était pour l'instant dissimulé derrière un simple masque de porcelaine blanche. Un petit hommage à la Reine.

J'arrivais quelques heures après à la réception, les gardes vérifiant juste mon faire part avant de me laisser entrer dans le monde de verdure qu'était la pièce. Une douce musique en fond sonore, un délicat buffet offert aux yeux des gens, et une petite attente avant que la famille royale n'entrent dans la pièce. Je ne me mêlais pas aux danse, dans un coin, recevant avec toute l'élégance dont j'étais capable les quelques personnes venue me saluer. Je n'avais pas grand chose à leur dire et c'est par simple courtoisie que je répondit aux quelques questions posée par politesse plus que par intérêt.


Finalement je pût offrir mon cadeau à la princesse, attirant le regard indigné de certaines personnes qui semblaient réfractaire à ce qu'un vampire Amiral puisse s'approcher aussi prêt d'une personne de sang royale. Mais je n'en avais que faire, une fois mon cadeau offert, je rejoignais un coin tranquille, proche des militaires, pour ne pas être dérangé par des personnes attirée par ma lame ou mon accoutrement, ici, les bras croisé, j'attendais.


Thème de Roxanne Sombresang

Invité, oui, toi,  Invité Que penses-tu de la mort?


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Ven 24 Oct - 17:31
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Le sourire qui accompagnait chaque invité se durcit alors que la princesse Helyanwë s‘approchait pour rendre hommage à sa sœur ainée. Les deux elfes se retrouvaient rarement face à face, et lorsque cela arrivait, l’atmosphère devenait électrique, les curieux cessaient leur activité pour jeter un coup d’œil avide, et le regard sévère de la reine était braqué sur elles. Elwing laissa sciemment passer un ange tandis qu’elle observait sa sœur lui tendre le collier. Contrairement à ce que tout le monde pensait, elles ne se détestaient pas. Des sœurs ne se détestent jamais vraiment. Malgré la mésentente et les avis divergeant, le sang et les souvenirs communs ne pouvaient que les lier à jamais. Un lien que rien ne pouvait détruire malgré tous les efforts déployés des deux protagonistes.

-C’est un très beau cadeau Helyanwë, fit Elwing en prenant le diadème. Tu remercieras nos frères et sœurs.

Elle inclina légèrement la tête en guise de remerciement et se détourna pour confier le diadème à un valet. La princesse n’esquissa d’autre geste d’affection pour sa sœur et passa à l’invité suivant. Elwing ne le connaissait pas. Ce n’était pas son genre de potasser la liste des invités comme une bonne héritière soucieuse d’entretenir ses relations avec la haute société. Toutefois, il était vêtu comme un marin et ne ressemblait pas à un elfe. Elle ne pensait pas prendre trop de risque en assumant qu’il s’agissait d’un officier de la marine de Terre. Le cadeau qu’il lui tendait était tout à fait singulier. C’était une arme. Plutôt original pour un cadeau à l’intention d’une princesse elfique, mais celui-ci tombait si bien qu’il était peu probable que ce soit une coïncidence. Sans doute le jeune homme connaissait-il la vocation militaire d’Elwing.

La princesse attrapa l’arme par le manche et la fit tourner entre ses doigts pour en apprécier l’équilibre, puis elle fit glisser ses mires océan sur le fil de la lame. Ce n’était pas une arme d’apparat émoussée, mais bien une arme pour tuer. Quel cadeau singulier !

-Un bien bel ouvrage messire, commenta Elwing. Mes compliments au forgeron.

Comme à son habitude, elle inclina la tête pour remercier son bienfaiteur, lui indiquant ainsi qu’il pouvait disposer. Le valet avança d’un pas pour réceptionner le cadeau mais se ravisa en voyant que la princesse poussait un pan de sa robe bleue électrique pour y introduire l’arme. Elle la glissa alors dans sa jarretière de dentelle noire, plaquée contre sa cuisse.

* * *

-…et je ne vous parle pas de nos effectifs en constante diminution. De nos jours, les jeunes elfes sont plus intéressés par les arts et le commerce que par la défense de leur pays. Aujourd’hui, je suis incapable d’annoncer avec fierté que nos frontières sont entièrement gardées et que rien n’échappe aux yeux des elfes dans Drayame.

- Nous avons bien trop peu de patrouilleurs, confirma une voix bourrue. Quand vous serez amené à régner, princesse, j’espère que vous vous souviendrez qu’une armée est principalement victorieuse par sa force de dissuasion.

Elwing acquiesça en portant le verre en cristal à ses lèvres, y laissant une marque de rouge à lèvre sur son bord. Son regard passait alternativement sur le Maréchal Echtion, un grand elfe à la chevelure noire en catogan et à l’air guindé, et le Général Avraël, d’apparence sinistre en raison d’un froncement de sourcil constant, mais plutôt charismatique dans son genre. Ils formaient l’entourage d’Elwing, et bien que les complaintes de militaire ne la passionnaient guère, c’était toujours plus intéressant que la parlote des courtisans.

La princesse profita d’un creux dans la conversation pour jeter un coup d’œil aux alentours. La soirée était suffisamment avancée pour que des groupes se forment autour du buffet où les différents plats étaient renouvelés au fur et à mesure de la gloutonnerie des invités. La jeune fille avisa le marin dont elle avait fait l’honneur de garder son cadeau sur elle au lieu de l’abandonner à un valet. Instinctivement, elle porta une main à sa cuisse où était accroché le stylet. Elle en ferait forger d’autres. Il fallait toujours avoir une arme sur soi.

-Je suis prête à gager qu’il en est de même avec les autres nations, tempéra Elwing. Mais ne restons pas dans notre coin. Allons poursuivre cette conversation avec nos collègues du sud.

Les deux elfes acquiescèrent et suivirent la princesse qui prit les devants. Armée d’un joli sourire charmeur, la princesse de Drayame alla se présenter devant les guerriers de Terre, exécutant une révérence conforme à l’usage, un bras écarté et le dos bien droit.

-Bonsoir messieurs, s’introduit-elle d’une voix mélodieuse. Permettez-vous que l’on se joigne à vous ?

Un homme courtois portant un uniforme serti de médailles acquiesça avec chaleur. Il enchaina sur les compliments d’usage que l’on pouvait offrir à une femme avant de s’enquérir de l’identité du Maréchal ainsi que celle du Général qui flanquaient tous deux la petite elfe. Le sujet de conversation, d’abord banal, dériva bien évidemment sur des questions militaires. Or, ce n’était pas ce qui intéressait Elwing pour le moment. Laissant les deux elfes nourrir la conversation qui s’annonçait captivante, la princesse s’avança vers le marin pour le prendre à partie. La commissure de sa lèvre cerise s’étira légèrement alors qu’elle le détaillait sans un mot, dans un silence qui aurait pu paraitre gênant. Elle leva légèrement la tête et caressa d’une langue rosée, le palais de sa bouche entrouverte.

-Elwing, finit-elle par annoncer avant de le saluer d’un petit hochement de tête.

Elle se doutait bien qu’en tant qu’invitée d’honneur à son propre anniversaire, elle était inutile de se présenter, mais c’était surtout la réponse de son interlocuteur qui l’intéressait ; mettre un nom sur ce visage blafard dont les yeux avaient cet éclat de glace qui lui donnait l’impression qu’elle se regardait dans un miroir.




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Dim 2 Nov - 19:35
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Chapitre 2 : The golden Apple.

Peu après avoir offert mon présent à la Reine, je m'éloignais dans un coin de la salle, celui des militaire où j'écoutais un petit moment les conversations, les yeux mi clos, profitant de la quiétude de cet endroit qui aurait fais tourner plus d'une tête parmi les marins de mon équipage. Mais moi pour l'instant, je ne profitais que du repos qu'offrait cette réception, ou plutôt, cet anniversaire. J'étais là pour me remettre d'un rude coup que les pirates m'avaient porté récemment. Six navire m'avaient été ôté par un simple piège, Azuria avait du les aidé. Le vent qui tourne comme ça, la brume... Non, il y avait eu quelque chose derrière tout ça, putain de femme pirate !

Les Amazones, une vrai plaie dans l'Eau, ainsi que les autres équipages pirates. Mais c'était les Amazones avec lesquelles j'avais le plus de problème. Les conversations me berçant je ne remarquais pas immédiatement que la Princesse s'était approchée de notre petit groupe, constitué essentiellement de militaire du rang, enfin, de haut gradé. Je les connaissais bien sur de vue, mais je n'avais jamais travailler avec eux, nos rang étaient différent ainsi que nos champ d'action, j'étais un marin, et eu, des terrestres. La stratégie maritime n'avait rien avoir avec eux. Ce n'était absolument pas la même chose. Mais je m'entendais relativement bien avec le peu que je connaissais. J'avais des relations cordiale avec pas mal de monde, sauf avec ma mère. Que j'avais laissé depuis bien longtemps gérer Sholat à ma place. Une sorte de mésentente... Et cette chère Tiana... Les souvenirs me revenaient par vague et je me rendais soudainement compte que la Princesse était en face de moi, en train de me dévisager.

J'haussais un sourcil en voyant son mouvement de bouche, est ce qu'elle était en train de m'inviter à venir goûter ses lèvres, ou était ce moi qui ne comprenait rien aux elfes ? Pour l'instant je me contentais de lui rendre son regard, plongeant le mien dans le sien. J'avais envie de me perdre aujourd'hui, cette nuit, j'avais envie de laisser toute mes galères dans un coin de mon esprit, et de faire des rencontres, de m'amuser, et d'oublier que j'étais mort. Je m'avançais doucement, histoire de me décoller de la balustrade sur laquelle j'étais adosser et exécuter une courbette parfaitement orchestrée. J'avais l'habitude des réceptions.

Mon regard se planta sur les délicate lèvres de la princesse qui me parlait, d'une délicate couleur cerise, elles étaient un appel à la gourmandise, on s'attendait à y voir luire du sucre et du nectar, qu'une simple pression suffirait à faire perler. C'était une tentation, celle de qui oserait venir extraire le nectar divin de ses délicates collines. Puis je remontais sur son délicat visage de porcelaine, me rappelant une quasi perfection que je n'avais vu uniquement chez les Succubes et les vampires.

-Amiral Roxo Sombresang, pour vous servir Princesse.

J'attrapais sa main, délicatement et portais son poignet à mes lèvres, déposant une infime pression de ma bouche contre le fragile poignet. Mes lèvres étaient froide, mais on ne m'avait jamais dit que c'était une expérience désagréable. Au contraire. Mais je n'étais pas ici pour savoir si une femme trouvait mon contact agréable ou pas. Je lâchais alors délicatement sa main, me redressant, ne la quittant pas du regard, elle était captivante. Pour une elfe... J'avais sentit son sang en embrassant son poignet, elle me donnait envie de venir découvrir ce qu'elle pouvait m'offrir. Pas sexuellement non, je n'avais pas tellement le goût de ce vice que certains de mes marins poussaient au rang d'art. Mais physiquement, le goût de son sang, la saveur de ses baisers, le goût de mon sang dans sa bouche. C'était quelque chose que j'aimerais bien expérimenter avec elle.

Un bref éclair de désir passa dans mon regard, remplacé bien vite par un regard délicat et charmeur que je savais employé en présence de personne avec lesquelles je me sentais bien. Il faut dire, qu'ici, au milieu de tous ses elfes, avec une armes a mes côtés, je me sentais presque plus en sécurité qu'au sein de mon navire.

-Ma lame vous plait ? Je l'ai forgé pour vous, de mes propres mains...


Thème de Roxanne Sombresang

Invité, oui, toi,  Invité Que penses-tu de la mort?


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Jeu 13 Nov - 14:44
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Dans un silence qui n’en est pas un, dans une solitude parmi une foule compacte, la magie opère pour sublimer ce qu’une éternité s’était évertuée à ternir. Le rideau d’ennui s’écarte et dévoile. On y plonge avec plaisir dans cette eau fraiche qui nous stimule et nous rend vivant ; le renouveau. Jusqu’alors figé, le ballet se met immédiatement en branle, comme une petite créature que l’on effarouche d’un doigt taquin. Les yeux initient la danse. Une obsidienne dans une cangue de glace navigue sur un océan laiteux jusqu’à la commissure de ces lèvres grandes ouvertes coiffé de cils. Ils battent la mesure tel un chef d’orchestre pour emporter tous les autres danseurs. Elwing était témoin de ce spectacle sur le visage blême de son interlocuteur. Elle s’amusait, grâce à ses propres mimiques, à provoquer la réaction des artistes qui composaient son visage. Elle aimait les voir bouger, froncer, plisser, creuser, sourire… danser pour elle par la seule diction de sa voix. Elle se sentait comme une enfant maniant, sans savoir, la baguette du chef d’orchestre devant un parterre d’artistes bien décidé à la distraire.

Très vite, et après une très courte représentation, la princesse eut la chance de rencontrer l’un des acteurs principaux car celui-ci vint étreindre son poignet avec un touché qui rappelait le contact des pétales frais sur la peau ; son poignet, et non le revers de sa paume qui accueillait habituellement ce genre d’attention. On comprenait aisément pourquoi lorsqu’un léger frisson agita ses épaules, la caresse des lèvres était exacerbée sur cette portion si sensible. Esclave de ses sensations comme tout un chacun, Elwing ne pouvait que subir en silence les sévices de son bourreau. Il lui avait dit son nom. Elwing fit rouler silencieusement les phonèmes dans sa bouche pour en apprécier toute la musique « Roxo Sombresang ». Un nom immortel, ou bien ne survivrait-il pas à la prochaine génération ? La princesse s’en souviendrait peut-être, elle, s’il parvenait à marquer son esprit aussi bien que son poignet.

Elle acquiesça donc et le gratifia d’un hochement de tête respectueux pour noter son grade. La guerre sur la mer était complètement étrangère aux elfes. Ces derniers n’avaient que peu d’intérêt pour cette immense étendue d’eau salée où aucun arbre digne de ce nom ne peut pousser. Quant à se battre dessus, c’était tout bonnement impensable. Non pas parce que les elfes n’avaient pas le pied marin – l’un des grands seigneurs pirate n’était-il pas une elfe ? – mais parce qu’ils n’avaient rien à y faire. D’ailleurs, lorsqu’Elwing sera reine, elle s’assura que cela continue ainsi.

Le délicieux jeune homme engagea la conversation en lui parlant de son cadeau. C’était effectivement l’un de ses préférés. Celui de ses frères et sœurs était également magnifique mais il symbolisait parfaitement de tout ce qui les séparait. Elwing abhorrait le faste, et donc les bijoux, ne portant que le stricte nécessaire pour ce genre de réception. C’est ce que forgeait une éducation militaire : le mépris du superflue. Une arme lui plaisait davantage. Voila un objet dont elle pouvait apprécier les détails.

-Vraiment ? S’émerveilla la princesse. De vos propres mains ?

Tout en se fendant d’un large sourire, Elwing remonta un pan de sa robe, dévoilant une jambe d’ivoire pendant les quelques secondes qui suffit à sa main pour décrocher le stylet de sa jarretière. Elle l’attrapa alors par la lame et l’examina avec plus d’attention que la première fois, la faisant osciller pour en tester l’équilibre, puis en appréciant le travail effectué sur la garde. La princesse gardait un sourire de circonstance pour ne rien laisser transparaitre de ses pensées. Finalement, elle s’arrêta soudain, l’arme en équilibre entre ses deux index qui tenaient chacun une extrémité. Ses mires azurées fixèrent alors l’amiral avec un pétillement malicieux dont les échos pouvaient se retrouver jusque dans ses lèvres retroussées.

-Un cadeau bien étrange à offrir à une princesse. Une lame d’assassin ? Vraiment ? Qui vais-je bien pouvoir tuer avec ça ? Pas un agresseur en tous cas, la lame est trop fine pour bloquer sans se briser et son tranchant… pas assez tranchant. C’est plutôt le genre d’arme que l’on glisse dans sa manche pour ensuite l’enfoncer en toute discrétion dans les reins d’un nuisible… Cependant, je reconnais qu’elle me sera bien utile si je rencontre un adversaire en armure.

Tout en parlant, elle faisait onduler la petite lame entre ses doigts jusqu’à ce que l’un d’eux se mette à rougir au contact de la pointe. Elwing ne s’en aperçut pas immédiatement, ce n’est que lorsque le métal s’enfonça encore dans la chair qu’elle avisa ce qu’elle faisait. Elle ôta alors la lame coupable et leva son index meurtri. Une petite perle écarlate était en train de grossir à vue d’œil. La princesse l’écrasa avec son pouce comme on l’aurait fait pour un insecte.

-Quelle maladroite je fais ! Fit-elle avec une légèreté qui prouvait qu’elle en avait vue d’autre. Si votre lame a une âme, sans doute n’a-t-elle pas apprécié mes critiques. Des critiques qui n’en étaient pas vraiment d’ailleurs. Je ne faisais qu’honorer votre présent d’un peu d’attention. J’espère, messire, que vous ne m’en voulez pas.

Elle lui décocha alors l’un de ses sourires sans artifice, tandis que ses bras retombaient le long de ses hanches, l’un tenant encore la dague et l’autre encore imprégné de sa touche carmin. Etrangement, Elwing ne l’essuyait pas, se contentant de caresser sa blessure d’un air absent.




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Sam 22 Nov - 21:12
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Chapitre 3 : Le sang de la Princesse.

La femme que j'avais en face de moi était avant tout une guerrière, et si je lui avais offert cette lame, c'était avant tout pour la jaugée, et parce que je n'avais aucune autre idée de cadeau que j'aurais put offrir à une personne de sang royal... Elle savait manier aussi bien la lame que la langue, délicieuse langue que j'apercevais fugacement, quelque fois, derrière ses collines pulpeuse et fruitée nommée lèvres. Elle parvenait à crée le désir chez les autres, désir des saveurs oubliées tel les fruits rouges, ou les sucreries... C'était ce qu'il manquait le plus quand on était un mort, on n'avait pas la chance de connaître les goûts et les couleurs devenaient bien fâde. Le sang pouvait, bien entendu, changer cela, mais très peu de gens étaient d'accord pour ingurgiter assez d'aliments pour que le sang en prennent le goût. Mais cette princesse en face de moi... J'aurais été prêt à tout pour pouvoir m'emparer de ce qu'elle représentait. Cette figure libre et puissante, féroce et créatrice de désir.

Je n'aurais pas été mort, j'aurais jurer qu'une maladie m'avait frapper, mais je connaissais trop bien l'effet que les femmes avaient sur moi... Je me sentais quasiment comme un esclave, prisonnier de mon propre corps et de mes propres sentiments... Et cela s'aggrava encore plus quand elle souleva sa robe, découvrant une cuisse d'une blancheur laiteuse, cuisse qu'on avait envie d'embrasser et de goûter tellement elle semblait immatérielle. Je comprenais maintenant pourquoi les elfes étaient si demandé dans certains bordel... Elles semblaient faite de nuage.

Les quelques secondes de contemplation qu'elle m'offrit sur sa cuisse me permit de rebondir sur le sujet qu'elle aborda ensuite, parlant de mon stylet et semblant affectée par le fait que je l'ai fais de mes mains pour elle... Elle semblait si fragile et délicate, si manipulatrice... Que je me retenais à grand peine de la prendre dans mes bras pour partir à l'aventure de ce corps presque parfait. Je m'imaginais détacher sa robe, embrasser son gracile cou et mordre à plein croc dans son épaule, effleurer sa poitrine et apprécier la fermeté de ses cuisses autour de mes reins.

J'aurais été humain, mon visage aurait arborer une rougeur à faire pâlir d'envie une tomate, mais là, sous ma forme vampire, je me contentais d'un doux sourire. Puis elle m'attaqua, non ce n'était pas une attaque physique, mais une petite pique verbale, comme on le fait quand on se sent a l'aise, en présence de proche avec qui on peut se permettre de montrer notre véritable nature.

Mais avant que je puisse répliquer, ma lame, semblait avoir punie l'intrépide de sa témérité en faisant saigner un de ses doigts agile. Elle s'excusa et m'adressa un sourire vrai, à faire chavirer un époux endurcit. Chose que je n'étais pas. Mais j'étais ailleurs... Ce qui me captivait était le liquide vermeil qui suintait avec délicatesse sur un de ses doigts, elle tenait toujours le stylet à la main, mais semblait passive, comme attendant quelque chose... Avait-elle aperçut mes crocs ? Savait-elle ce que j'étais ? Ou n'avait-elle justement pas fais attention ? L'odeur, en ses lieux, avec l'attraction qu'elle exerçait sur moi, ne me firent pas attendre, mettant genoux à terre, j'attrapais délicatement son doigt que je portais à ma bouche, laissant ma langue agile et humide saisir le doigt comme si c'était mon dernier souffle de vie et le lécher avec délectation, laissant le goût de son sang m'envahir comme son regard avait dévasté le mien.

Je me fichais d'attirer les regards, rien n'importait d'autre que le sang que ma lame avait fait poindre sur la main de la Princesse. Elle était entière, et son sang était d'une perfection proche de l’irréalité. Qu'est ce qui me causait ses afflictions ? Avais-je contracter une maladie inconnue, qui pouvait s'en prendre aux corps mort, où était elle en train de faire chavirer mon cœur et mon esprit ? Était elle une succube en plus d'être une elfe ? Non, j'étais le seul qui semblait atteint par ses choses ci... Mais elle aussi, semblait distante. Une fois mon forfait accomplit, je me relevais souplement, attrapant son poignet pour y déposer une nouvelle fois un baiser. Lui montrant par la même occasion la plaie parfaitement cicatrisée, dont seul un peu de salive rosée pouvait témoignée de la présence passée.

La salive des vampires à des vertus fascinantes, et nous avions été chassé à un moment par certains alchimiste qui voyais en notre salive, un moyen de crée une drogue régénératrice. Ils ont bien vite arrêter en découvrant la rage qui avait saisit certaines mère en voyant leur progéniture... Enfermée.

-Pardonnez moi, vous aussi de mon effronterie, je vais vous avouez n'avoir pas réfléchis et d'avoir été captivé par ce liquide carmin qui est le centre de ma vie.


Thème de Roxanne Sombresang

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