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 [Abandonné] La chute des rencontres [PV : A. W. Fletcher]

 
Mar 7 Oct - 16:32
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Dans le mois de Welnorr, vers le 15 du mois


Que je cauchemarde, que je me vois restant à jamais dans la peau d’une araignée, vivant dans la forêt, se figeant dans la terreur d’être repéré par ces chasseurs, d’être poursuivit par eux vers une mort certaine.
Combien de fois, je me suis réveillée en sueur me touchant de partout pour voir si ma crainte n’avait pas pris vie ? Je suis terrorisée à me coucher dans ces draps, dans cette chambre et de dormir. J’ai si peur qu’un matin, je me lève et découvre que j’ai détruit le lit sous la déchirure de ma chair, et que je ne suis plus ce que j’ai été.

Quand l’heure du couché se pointa sur cette horloge, que le bruit sonna dans mes oreilles, ma chair se réveillait, tremblait, avait la chair de poule. N’était – il pas ridicule que j’ai peur de ma propre ombre ? Ezéchiel ne comprenait pas ce qu’il m’arrivait. Il était aussi perdu que moi… Et peut –être bien plus que je ne le suis. Après, il ignorait le mal qui me ronge, cette peur toujours aussi présente au fond de moi.

La réalité se trouve ou ? Dans les cauchemars ? Je priais que non, que mes cauchemars ne sont qu’illusion que le tracas fait naitre dans mon esprit. Je tournais en rond dans cette demeure. Cela faisait que quelques jours que j’étais revenue de cette forêt, qu’on me retrouva allongé sur le sol, nue. Je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas quoi dire.
Ezéchiel m’avait tant posé de questions. Il voulait que je le rassure, que je lui dise que ce n’était rien… Que je lui avoue ce que je cache. J’ai confiance en lui. Il ne me trahira pas. Cependant, je n’ai pas confiance en moi. Ma peur me paralysait. Ma confiance si inébranlable tombait en morceau quand ce sujet venait dans mon esprit. Ma peur était donc si forte.

Je stressais. Tout le monde stressait par ma faute. Le manque de réponse rendait encore plus inquiet Ezéchiel. Je devais prendre l’air. Je devais essayer de m’assurer que l’araignée géante qui sommeille en moi ne se réveille pas sans prévenir. Un matin alors que j’avais passé la nuit à réfléchir sans fermer l’œil, je décidais de partir pour Drayame. Je devais essayer.

Je me préparais. Je pris des sacoches avec le nécessaire dedans, de quoi me nourrir, de quoi me soigner, et de quoi me vêtir, sans oublier des armes, et une couverture. Je pris un bain vite fait. Je me vêtue d’une tunique verte arrivant jusqu’au niveau des cuisses avec des liserés brodés au niveau du col et des manches. Sous ma poitrine, il y avait un ruban fin de couleur brune. En pantalon, j’en avais de couleur brune, serrer contre ma peau, alors que des cuissardes noires arrivèrent à mi-cuisse. J’avais une cape de couleur tout aussi brune.

J’expliquais vite fait ma balade, le temps que cela me prendra et qu’il ne devait pas s’en inquiéter. Je reviendrais.
Je partis à cheval, avec mon Sleipnir. Mon voyage jusqu’à Drayame dura quelques jours, quelques jours ou je pensais à la crainte de ne jamais retrouver mon apparence humaine. Cependant, j’étais convaincue que c’était une bonne solution pour combattre mes démons.

Une fois arrivée dans la forêt, j’installai un camp dans un endroit bien à l’abri. Je n’avais pas emmené ma mygale car je me sentais plus rassurée de la savoir à l’abri dans ma chambre. Je me changeais, et mis une robe blanche plus fine, arrivant jusqu’à mi-cuisse. Autour de ma cuisse, 7 lames étaient accrochés grâce à une lanière. Je grimpais dans les arbres. Je cherchais un endroit pour me relaxer, pour me détendre. Les vibrations étaient plutôt calmes. Quand je vis une branche haute dans le ciel, je trouvais que c’était parfait. Une fois en haut, je m’adossais et tentais de me relaxer.

J’écoutais la nature vivre pendant des heures, pensant que cette nature me montrerait le chemin du courage.

C’est là que des vibrations s’affolèrent, que la nature prit elle aussi peur sous les cris, les grognements d’un bête. J’ouvris les yeux sentant un air chaud et puant. Une bête hideuse, aux crocs énormes me fixait avec une envie de me dévorer. Je restais plaquée contre le tronc. Qu’est-ce que je pouvais faire… Je devais la tuer.

Mais comment ?




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Ven 10 Oct - 13:14
Les roues se bloquent, tressautent, s'agitent dans un bal grotesque sur les routes de moins en moins pavoisées à mesure qu'ils avancent en direction de la grande et belle forêt de Drayame. Bien sur la présence des branches et des racines n'est pas vraiment un souci pour la calèche qui roule dessus avec une aisance toute compréhensible, mais les petits bonds provoqués par les roches et autres obstacles solides sur le chemin commencent à porter l'homme sur les nerfs, et cela s'exprime par sa manie graduelle à triturer son sac de sa main droite, le cuir de celui ci résistant vaillamment aux manipulations de plus en plus agitées du stratège. Le voyage commençait à se faire long, et même si il avait eut l'occasion de compléter ses notes par quelques observations intéressante, la fin de son aller se résumait actuellement à rester dans cette carriole de bon marché qu'il avait sut louer le temps du voyage jusqu'aux abords de la grande forêt elfique, le cocher ayant accepté ce détour assez facilement finalement quand il lui avait présenté une vieille pièce d'or, désormais sans valeur, mais dont l'éclat avait suffit à faire naître toute la vénalité du pauvre homme du peuple dans le besoin. Qui sait, peut-être parviendras-t'il à acheter quelque chose à un autre être aussi ignorant que lui ?

En tout cas le voyage, si encore on pouvait appeler cela ainsi plutôt que "marche tactique de repérage des lieux", s'éternisait depuis maintenant deux bonnes hures sous le couverts des branchages et des feuillages des courtes forêts environnants le royaume des Elfes, laissant à Flechter le temps de remarquer que les arbres poussaient toujours plus en avant des terres fertiles que constituaient Drayame, laissant entendre que ce n'était pas demain que tout ceci allait flétrir pour offrir un terrain propice aux avancées des adorateurs. Il allait falloir y remédier si il était obligé de passer par Drayame pour progresser vers Sen'Tsura, et il fallait être honnête, mais il avait conscience qu'il y avait actuellement plus de 80% de chances qu'il ait à le faire, l'obligeant à cogiter un peu plus en profondeurs sur les solutions pour avancer dans une forêt aussi dense et dangereuse que celle de Drayame, surtout depuis qu'il avait entendus que la reine actuelle des Elfes soutenait le pouvoir mis en vigueur par Aile Ténébreuse. Un nouveau tressaut manque de le faire se cogner au plafond et il maugrée, se coupant dans ses pensées pour frapper dans le bois de la calèche de son faible bras, signe de son agacement et demande sourde de précautions de la part du bien mauvais cocher qu'il doit supporter.

Revenant bien comme il faut sur son siège, il croise les bras et observe le paysage défilant par la fenêtre avec un air pensif. Ce monde végétal finira sa royale présence par deux manières, l'arme ou le feu, la question était surtout de choisir la bonne époque pour attaquer, la bonne saison, le bon temps pour permettre une utilisation maximale de ces deux moyens d'éradication forestière. Actuellement son coeur allait vers les flammes, mais les soucis de vents et d'humidité rendait le choix encore assez difficile à faire, sans compter qu'il lui faudrait surement de nombreux bûchers pour faire démarrer un tel incendie. En sommes il allait falloir produire une attaque de front si il voulait un jour éliminer tout cela, et quoi de mieux dans le fond pour se faire voir à des kilomètres et donc se faire contrer tandis que l'on approche pour créer un rideau de flammes et de fumée que de venir par centaines dans un territoire éloigné ? Non pour l'instant il n'avait pas encore de claire solution, et c'st sa poupée qui se redresse, s'accroche à la vitre de la porte de gauche pour regarder à l'extérieur, puis tourner sa tête vers le stratège pour pouvoir s'exprimer clairement à son manipulateur :

- Ça grouille, c'est laid. Trop de bêtes, trop d'arbres, trop de buissons, on a l'impression de voir la fange humaine se réunissant sur le marché des esclaves. Pourquoi viens-tu ici Flechter, non seulement nous sommes de plus en plus loin de Sholat, mais en plus nous approchons dangereusement du territoire elfique. Et si l'un de tes anciens professeurs te voyait ? Et si il se rappelait de la disparition de cette Ilwynog avant ton départ ? C'est une erreur de revenir ici !
- Tais-toi, veux-tu ? Je ne peux pas élaborer de véritables stratagèmes si je ne connais pas les chemins que je vais emprunter, et les lieux que je vais traverser. Si nous voulons obtenir la gloire que nous méritons, nous ne pouvons pas nous permettre de rester passif, usant uniquement du savoir que nous offrira les livres. Nous devons chercher plus loin, quitte à prendre quelques menus risques
- Et que se passera-t'il si tu échoue hein ? Dis le moi.
- Je n'échouerais pas, j'ai toujours une carte dans ma manche et celle-ci ne peux que m'offrir la liberté...


La transformation le rend insensible à grands nombres des assauts, le rend indomptable, impossible à arrêter, pourquoi aurait-il peur d'une rencontre malheureuse avec un ancien camarade, ou un ancien tuteur, quand le moindre problème qui pourrait survenir de cette entrevue lui permettrait juste de s'habituer à son apparence monstrueuse et s'offrir un repas de choix ? Non Flechter ne vois pas de problèmes à s'approcher un peu de Drayame tant qu'il n'en pénètre pas le coeur, aussi acceptes-t'il de subir les quelques désagréments du voyage dans le seul et unique espoir de lire bientôt dans le paysage les quelques failles, les quelques dons de victoire dont il aura besoin quand il repasseras par ces terres avec une véritable armée faites pour renverser le pouvoir impérial. Encore un tressaut, ce coup-ci il l'avait prévu et se stabilise immédiatement pour ne pas avoir à se déplacer de sa position de confort, la poupée grognonne s'approchant de l'homme avant de s'asseoir aux abord de la hanches du stratège, puis remontant à nouveau la tête vers lui avec une grande lenteur, comme une marque d'hésitation provenant d'un être normalement inanimé et désormais peu sur de ses mots :

- Aurons nous besoin du cocher pour le retour ?
- Je crois que non.

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Sam 11 Oct - 15:50
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Ce monstre était si menaçant ? Ou est – ce juste moi qui n’étais pas prête à l’affronter. Ses traits sont si floue dans mon esprit que je ne saurais dire lequel c’était. Son nom, est –ce que je le connaissais ?
La menace était bien présente. Il bavait, il me voulait entre ses crocs. Et ce n’est pas avec mes petites lames que je réussirais à le battre. Je pourrais le blesser, l’affaiblir, et si je l’empoisonnais ?

Je devais agir vite, et ne pas sombrer sous ces crocs. Je devais me battre, l’affaiblir, et fuir. Toujours coller à ce tronc, j’attendais qu’il me saute littéralement dessus. Je sortis une lame, la tenant fermement dans ma main. Je priais qu’il n’a pas une peau résistance. Il finit par me sauter dessus. Je lui plantais ma lame dans le ventre, l’éventrant.

Cela n’arrangea pas l’humeur de la créature qui me griffa au poignet. Ca fait très mal. Une douleur me paralysa quelques secondes le bras. Je me le repoussais avec mes pieds. Ma robe a viré au rouge sang, entre mon sang et le sien… Je me redressais. Je ne pouvais pas le battre.

Le fait de l’avoir pousser, il perdit l’équilibre, et tenta de remonter sur la branche. Ma lame était dans son ventre. Je me redressai, et me fis à mon instinct d’araignée et aux vibrations. Je fermais les yeux. Je me mis à courir de branche en branche comme un singe, ou comme une acrobate. Je courais, je voyais les branches se dessinaient en rentrant en contact avec les vibrations. J’ouvris mes yeux, fixant le lointain, au-delà des arbres.

Le rugissement de la bête marqua le début de la chasse. J’étais la proie. Je ne voulais pas le rester. Je ne le restai pas, je chutai.

Le pas de trop, la branche de trop, l’obstacle de trop. Je ne suis pas lourde, je suis plutôt léger. Pourtant cette branche n’a pas été assez solide pour m’accepter, pour m’offrir asile. Elle se brisa. Il était trop tard pour que je saute ou que je fasse quelque chose pour ne pas tomber.

Je tombais.

Le sol était si dur. Je ne veux pas mourir. Je tentais de m’accrocher aux branches, mais sans succès. Ma peau se faisait griffer par elles. Je me protégeais le visage de mes bras. La chute fut si longue que je crus un instant que je ne toucherais jamais le sol. Est-ce que je criais ? Je ne m’en souviens plus.
J’avais si peur de finir en morceau…. Que je ne pensais pas qu’à la mort.

Ce n’était pas une vision qui m’enchantait. Je ne voulais pas mourir, me perdre dans ces limbes tant redoutés. Je voulais vivre. J'aurais pu user de mes capacités de veuve noire, mais j’étais tellement pris au dépourvu que je n’y ai pas pensé tout de suite.
Quand l’idée me vit à l’esprit, mon corps se fracassa contre quelque chose de dur, le traversant. Je ne sais pas ce que c’est mais le choc me brula le dos… Je tombais sur un sol plus dur que la terre, me cognant la tête. Je regardais autour de moi sans oser bouger. Je vis un homme. Ses traits me paraissaient si flou… Je vis des murs, une petite porte… Une calèche ? Je me sentais vraiment mal. Je n’arrivais pas à réfléchir.

Je lâchais un gémissement de douleur, sentant mes paupières être lourde. J’avais envie de vomir. Je… Je frissonnais de douleur, ne sachant pas dans quelle merde, j’étais. Je me laissais emporter par l’appel du sommeil. Je n’arrivais pas… Je… Sombrais….




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