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 Quand les souvenirs refont surface.

 
Dim 28 Sep - 23:49
    Quand les souvenirs refont surface.
    Animation du quartier en cette après-midi automnale.


___________________________

    Le voyage depuis la Cité des Arbres avait été long et angoissant mais Laimë avait fortement contribué à la rassurer car seule, l'Elfe n'aurait jamais entrepris ce long périple. Ils arrivèrent dans l'après-midi à la capitale toujours égale à elle-même, toujours aussi splendide. Les plaines enfin traversées la ville apparaissait alors plus nette et miroitait quelque peu sous les doux rayons du soleil automnal. Le fossé circulaire lui aussi devenait plus régulier à mesure que l'étalon avançait, toujours au pas. Rien ne pressait. Et puis il y avait du vent ce jour-là et parfois des rafales venaient lui cingler le visage, son visage si pâle. Et ses yeux se plissaient sous la fraîcheur de la saison et du vent qui ne faisait que l'intensifier. Sa longue chevelure rousse était tressée tout du long et se soulevait au gré des courants d'air frais.

    Finalement arrivés aux portes de Sen'tsura ils traversèrent le pont de cristal et de diamants. Eilera mit pied à terre et Laimë la suivit à la trace dans les ruelles pavées de la capitale. Elle s'était vêtue modestement. Un pantalon de lin teinté en noir surmonté de bottes de cuir naturel qui s'arrêtaient sous le genou. Elle portait également un serre-taille du même cuir souple que ses bottes par dessus une chemise de coton blanc et le même pendentif que d'ordinaire, plongeant entre ses seins. Son arc et son carquois demeuraient toujours dans son dos et le stylet volé était dissimulé dans sa manche droite, ainsi elle se sentait en sécurité. La jeune Elfe jetait de brefs regards autour d'elle, guettant des visages qui ne lui seraient peut-être pas inconnus, espérant ne pas croiser qui que ce soit qu'elle eut connu dans la période noire de sa vie. Elle avançait d'un pas aérien, lentement, caressant parfois le chanfrein de Laimë et murmurant quelques mots elfiques à son oreille.

    La capitale avait quelque peu changé depuis sa dernière visite. Elle cherchait l'auberge dans laquelle elle avait pour habitude de coucher les fois où elle avait été amenée à venir avec son père. Malheureusement, ladite auberge avait disparu comme par magie. Eil ne réussit pas à la retrouver malgré les souvenirs intacts de ses nombreux passages à Sen'tsura. L'étalon noir pangaré marchait toujours à ses côtés, las de recherches qui n'aboutissaient pas et d'être entouré de gens tous plus pressés les uns que les autres. Il ronfla bruyamment faisant comprendre à la jeune femme que s'en était assez pour lui. D'un geste désinvolte de la main Eil lui montra la ruelle qui conduisait vers la sortie.

    « On se retrouvera plus tard de toutes façons. » dit-elle d'un ton occupé comme si l'étalon était en mesure de la comprendre.

    L'équidé semblait parfaitement saisir ce que disait l'Elfe et souffla comme vexé qu'elle le renvoie d'un simple geste puis, finalement, continua de la suivre à travers les ruelles, places et avenues. L'Être de la forêt semblait être de plus en plus perdue dans la capitale mais n'avait absolument pas l'envie de demander son chemin, persuadée qu'elle finirait, avec un peu de patience et de volonté, par trouver ce qu'il lui fallait. Souvent Sëa s'arrêtait, levant les yeux vers les enseignes des établissements, sans jamais être satisfaite.

    « Quel labyrinthe par ici ! » s'exclama-t-elle en soupirant, découragée.

    Le quartier populaire n'était pas bien fréquenté mais on y trouvait un nombre de choses et de services incalculables ! Il lui fallait donc rester dans ce secteur. Et puis après tout, aller dans des quartiers plus nobles reviendrait à lui faire rencontrer d'anciens clients... Quelle horreur.

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Lun 29 Sep - 18:57
Pour ma pars, j'étais partit de l'archipel de la muerta. J'avais eu la mauvaise idée de voler le trésor à des pirates débutants, leur bateau aussi et pas mal de nourriture. Malheureusement, ils avaient réuni le reste de leur bande et ont décidé de me poursuivre. Je décidai d'aller à la capitale, j'y avais déjà mis les pieds, c'est une ville magnifique, plein de vie, de jour comme de nuit. Elle était pourtant très dangereuse et une simple promenade pouvait très mal terminer !

Une longue semaine de marche pour y arriver, c'est pendant la nuit que je suis arrivé à Sen'tsura. Je décidai d'installer mon campement sur un des toits de la rue marchande.
Le lendemain matin, la douce chaleur du soleil me réveilla, les rues étaient bruyante, l'odeur du marcher monta jusque dans mes narines, il devait être midi. Avec tout l'argent que j'avais récupéré ma bourse était bien pleine et j'allais pouvoir me payer un bon repas ! Après avoir mangé un bon steak bien saignant je m'endormis pour faire une petite sieste.

Je me réveille, c'est l'après midi, j'étais allongé sur un banc dans la rue...
J'aperçu une fille passer à côté de moi, ma vue s’habituait encore à la lumière mais une bonne odeur flottait dans l'air, mais elle passa très vite. Je me réveillai avec sursaut pour aller suivre la personne qui avait cette si bonne odeur.
Je la suis de près, elle marche d'un pas sûre et rapide, j'ai cru pendant un moment qu'on la poursuivait. Je voulais la rattraper pour lui parler, même sans savoir quoi lui dire. Elle retourna sa tête brièvement, ses cheveux flottent dans le vent et on s'est regardé, yeux dans les yeux, elle est magnifique.

Elle tourna rapidement dans une ruelle, je décidai de la suivre encore, comme si enfaite ce n'était juste comme un jeu.

"J'espère que je ne vais pas la perdre de vue !" me dis-je, en accélérant le pas.

Je piqua une rose sur un stand pour la lui donner, c'était un bon moyen de l'accoster.

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Lun 29 Sep - 20:12
    En arpentant les rues la jeune femme croisait beaucoup de monde, l'après-midi il y avait toujours de la circulation. C'est alors qu'elle passait dans une rue un peu moins fréquentée qu'elle remarqua quelqu'un allongé sur un banc. Un jeune homme aux cheveux aussi immaculés que la neige. Leurs regards se croisèrent brièvement. Ne s'attardant pas l'Elfe continuait son chemin, perturbée de ne rien trouver. Elle s'était résolue. Elle ne trouverait pas son auberge, il lui fallait donc en chercher une autre, pas trop mal fréquentée. Eilera n'avait pas l'intention de passer une mauvaise soirée.

    À mesure que les minutes passaient elle cherchait encore et encore et la foule qu'il y avait dans la rue ne l'aidait pas non plus et le brouhaha ambiant fit qu'elle ne s'inquiéta pas de suite. Quelque chose lui échappait. Écoutant plus attentivement ce qui l'entourait elle se rendit compte que le bruit des pas derrière elle était les mêmes depuis quelques minutes déjà. S'arrêtant enfin devant un bâtiment fait de bois elle scruta l'enseigne : Le Vieux Rameau. Sëa fit mine de ne pas percevoir la présence et chuchota quelques mots, toujours en elfique, à Laimë. Arrivant près d'une écurie elle y laissa l'étalon, et continua jusque dans une ruelle plus éloignée de la cohue, assombrie par son étroitesse et la proximité des deux bâtisses.

    Les sens en alerte elle attendit que les pas se soient suffisamment rapprochés pour faire volte-face et placer son stylet à distance raisonnable de l'individu bien impoli. Elle cru alors reconnaître le jeune homme dont elle avait croisé le regard quelques rues plus tôt.

    « Pourquoi me suivez-vous ? » asséna-t-elle froidement en avançant légèrement son stylet vers la poitrine de l'inconnu.

    Son visage avait d'un seul coup changé lorsqu'elle s'était retournée. Une expression menaçante et dure avait remplacée celle de douceur et de perplexité d'auparavant et sa voix s'était habillée de froideur. Elle ne laissait pas paraître son angoisse, pourtant elle l'était, angoissée. Et si son besoin d'utiliser la télékinésie se faisait grandissant elle ne pourrait l'utiliser avant qu'elle ne soit totalement calmée.

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Mar 30 Sep - 12:10
Elle semblait avoir accéléré son pas, en un rien de temps elle disparut entre deux bâtiments. Je me disais encore que je n'avais jamais vu de fille aussi jolie qu'elle et son odeur... Elle restait présente entre toutes les autres odeurs de la rue. Je tournais dans cette ruelle comme un enfant qui allait avoir un cadeau, rapide et plein d'entrain... Mais là ! Elle se trouva devant moi posé, comme si je fonçais dans un mur de brique qui allait arrêter ma course folle. Mon corps se stoppa nette ! On se regardait à nouveau, yeux dans les yeux, mais nos regards avaient changé.

J'étais pour ma pars, pris un peu la main dans le sac, ben voilà, moi qui ne savais pas comme entamer le dialogue elle venait de le faire avec beaucoup de panache, j'avais des sueurs froides dans tout mon corps et pour la première fois devant un danger inconnu et en tant qu'assassin je me mis à trembler, comme si elle était la dernière personne que j'allais voir. Quant à elle, elle était impassible, comme un bloc de marbre et son regard était froid, mais le plus gros problème était le petit stylet pointé sur mon torse. Elle me demanda pourquoi je la suivais, elle est drôle elle, j'aurais pu lui dire: "un être si joli ne devrait pas passer devant moi sans attendre quelques représailles" ou encore pour la vrai raison je lui réponds "parce que vous avez une bonne odeur", elle va me prendre pour un pervers ou un animal et ma mort serait assurée !
J'étais désespéré, tout en béguetant je lui répondis.

"Parce que vous sentez très bon, j'ai suivi votre odeur jusqu'ici et tu es très jolie aussi...", j'étais vraiment très gêné.

Je me disais qu’à coup sûr elle va me prendre pour un vicieux et me planter sur place.
Mais dans ma tête tout se bouscule et dans un élan de courage pour montrer que je suis un homme et par réflexe d'assassin, face à cette fine lame, je sortie ma dague dans la plus grande rapidité, la désarme puis pose un genou à terre et lui donne la fleur que j'avais prise en chemin, comme si j'allais la demander en mariage...

Je lui dis tout bas "Tien c'est pour toi ! Je l'ai prise en chemin pour te la donner !"

J'espère cependant ne pas mourir dans cette tentative de pacification de la situation...

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Dim 5 Oct - 0:15
    Le vent s'était apaisé mais pas la jeune Elfe. Son visage ne s'était pas déridé, la mâchoire serrée, les lèvres pincées, les sourcils s'étaient légèrement froncés sous le mécontentement et l'incompréhension des faits. Son stylet toujours tendu vers lui était menaçant, il lui suffirait d'un seul mouvement vif pour que son cœur se retrouve empalé à la fine lame.

    Eil lança un bref coup d’œil derrière le jeune homme, vérifiant si personne ne prêtait attention à ce qu'il se tramait dans la ruelle pour le moins inhospitalière. Un passant qui quelques pas en arrière pour s'assurer de ce qu'il venait de voir. Croisant alors le regard de l'Elfe qui scrutait l'entrée de l'impasse il se ravisa et reprit instantanément son chemin. L'inquiétude avait fini par se dissiper jusqu'à ce que l'inconnu réponde à sa question d'une voix chevrotante. Quelle étrange manière de faire connaissance. Mais malgré ce qu'il affirmait elle n'était en rien convaincue et l'angoisse commençait à lui lacérer l'estomac et entraver ses poumons. Cette ville était décidément un cauchemar sans fin. Pourquoi fallait-il qu'il lui arrive quelque chose dans la capitale ? Comme si son expérience n'avait pas été assez traumatisante pour que d'autres évènements désagréables se produisent.

    Sëa décida de ne pas répondre et agrippa l'arme plus fermement prête à le blesser pour s'enfuir mais à l'instant même où sa main se tendit pour asséner un coup à l'homme elle fut désarmée. Se tenant toujours de côté sa lame tomba à quelques centimètres d'elle. Désormais l'homme se trouvait agenouillé face à elle. Il avait usé d'une rapidité effarante et Eilera n'en revenait toujours pas de ne pas avoir vu venir le coup. Certainement l'angoisse qui avait amenuisée ses réflexes, comment savoir ? Les yeux écarquillés elle observa l'inconnu à ses pieds qui lui tendait une fleur d'une grande beauté. Elle ne bougea pas pendant un instant, ne sachant que faire, ni même que dire.

    Quelques secondes s'écoulèrent entre le moment où elle se repositionna normalement et prit une grande bouffée d'air puis le lys blanc. D'une main peu sûre d'elle elle cueilli la plante des mains de l'homme aux cheveux couleur de la neige puis hochant la tête la jeune femme demanda :

    « Laissez-moi deviner... Elle est empoisonnée ? Évidemment vous ne me le confirmerez pas. »

    Elle descendit sur ses genoux pour attraper son stylet et le dissimuler dans sa manche droite, le rangeant dans son étau. L'Elfe soupira puis se relevant elle saisit le bras de l'homme pour le relever. Le visage toujours fermé elle ajouta d'une voix faible :

    « Merci pour la fleur. Et accessoirement pour les compliments. Rien de tout cela n'était nécessaire. »

    Mais en réalité même si ces éloges n'étaient pas la motivation première du jeune homme Lossëa était ravie de recevoir des compliments bien qu'elle restait sur ses gardes. Il ne semblait pas bien méchant après tout, mais on ne pouvait se fier à la simple apparence des êtres vivants.

    « Et maintenant, c'est tout ? Vous ne voulez pas ma bourse ? Mon sac ? Mon cheval ? Puis-je donc penser que j'ai à faire à une personne inintéressée ? »

    Elle avait du mal à y croire, mais après tout pourquoi pas. Replaçant sa tresse sur son épaule gauche et son sac à bandoulière sur sa hanche droite elle scruta les traits de l'inconnu.

    « Votre nom ? » dit-elle, imperturbable.

    À dire vrai, ce n'était pas une question.

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