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 Première pas, loin de chez moi... [Pv Calliste et Tomoya Iryo]

 
Mer 10 Sep - 14:49
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Enfin, me voilà devant le pont de cristal, celui qui mène à la grande et légendaire citée de Sen’tsura. Le voyage a été long et franchement éprouvant. Passer tous ce temps à bord d’un navire bondé de monde, ces marins crasseux sentant la sueur d’un bord à l’autre, ces rats qui circulaient d’une caisse à l’autre à la recherche d’une cachette idéal pour leur traversée... Heureusement que l’on m’y avait laissé une cabine pour que je puisse m’y reposer et tenter d’oublier l’horreur dans laquelle je me trouvais. Toute cette crasse, ma peau collante sous l’effet des embruns salés… Vraiment pas mon truc ! Ce n’est pas pour rien si j’ai mis tant de temps a accepté l’invitation que j’avais reçus trois semaines plus tôt d’un de mes riches client. Sa missive me faisait part de son désir de me faire visiter cet endroit, où il aurait souhaité me présenter à de nouveaux clients désireux de me rencontrer. J’aurais certainement refusé de faire le voyage si seulement je ne rêvais pas secrètement de quitter mon île à la découverte du monde. Et puis…. Ces marchands que je recevais régulièrement au domaine pour m’approvisionner en ingrédient et potions ou en étole de qualité, m’avaient tous vantés la magnificence et la grandeur de cette citée qu’ils décrivaient pour certains comme enchantée.

Mon amie Tarella à l’abri dans le petit miroir que je gardais toujours en poche, j’admirais la structure de cette gigantesque passerelle qui brillait de mille feux. Celle-ci précédait la silhouette d’une ville aussi splendide qu’imposante. Et je dois bien l’avouer, toute cette grandeur et cette nouveauté avait lieu de m’impressionner. Restant plantée là, je tachais de garder une expression la plus neutre et noble possible alors que mon sang fourmillait dans mes jambes et dans ma tête. La petite fille qui sommeil parfois en moi se languissais de tous découvrir. De tout acheter. Pour sûre le marché devait être gigantesque ! Bien plus vaste que celui de Sen’rin en tous cas… Pourtant, une autre part de mon être, la plus rationnel sûrement, me poussait à garder la tête froide. Je venais ici pour des affaires de travail, et jouer la bonne petite touriste n’arrangerait rien à ma réputation déjà bien précaire. Pas toujours évident de se faire respecter en tant que la petite dernière d’une si grande famille…

Prenant une grande aspiration, pour me donner un peu plus de courage et calmer mes ardeurs, je m’avançais donc, de la démarche la plus noble que j’ai en magasin, vers les grandes portes de la ville. Evidemment, je dus y passer les gardes qui en gardent l’entrée, mais une fois mon identité découverte, c’est comme une célébrité que l’on me laissa le passage. L’un des gardes me proposa même de me faire venir un de ses sous fifre pour m’accompagner. Un homme de confiance qui saurait me guider au travers de cette interminable citée comme me l’avait décrit se garde. Mais c’est poliment que je refusais. Mes sombres affaires demandant discrétion, je n’avais guère besoin d’un chaperon.

Me voilà donc dans la ville. Avançant au hasard de mon chemin, tout ici semblait attirer mon regard. Les bâtiments à l’architecture aussi belle que compliquée semblaient garder avec leur grand âge le souvenir des siècles passés. La richesse de l’endroit sautait aux yeux, et rapidement je me surpris à en apprécier la clarté. Tout ici est tellement différent de Sen’rin ! Les commerçant qui venaient m’y voir ne m’avaient guerre mentis. Recouverte d’une longue et sombre cape de velours à capuche, qui masquait au mieux ma grande silhouette si visible et reconnaissable, je tâchais de me mêler aux autres passants, ignorant ceux qui, malgré mes efforts, se retournaient, admiratif, sur mon passage.

Ayant gardé la missive qui m’avait faite venir ici, je la ressortis pour en lire une nouvelle fois l’adresse inscrite, mais hélas le rendez-vous n’était pas fixer avant le lendemain et il me faudrait donc trouver un endroit digne de ce nom pour y passer la nuit… Pour autant, hors de question d’aller dans une de ces tavernes miteuse qui couraient les cités comme on me les avait toujours décrites. Non hors de question. Partager mon repas avec toute une salle bondée d’ivrognes tous plus bruyant les uns que les autres, dormir dans les draps d’un autre… Et puis quoi encore ?! Non, il me faudrait trouver mieux que ça ! Mais nous n’en étions pas là encore… Le soleil était bien haut dans le ciel et une magnifique journée de découverte m’attendait. Puisque finalement le temps m’en était offert.

Tout semblait attirer mon attention, surtout l’architecture hors du commun qui n’avait de cesse de captiver mon regard. Avec un plaisir certain, je passais devant une grande bibliothèque digne de ce nom. Pour quelqu’un aussi avide de connaissance que moi, ce serait une aubaine de pouvoir y passer un peu de temps. Je me demandais aussi si la ville était équipée de thermes, un bon bain chaud ne serait pas de trop après un tel voyage… Et c’est ainsi, qu’au hasard de mon chemin, j’arrivais dans ce qui semblait être la grande rue commerçante. Des étales s’étendaient à perte de vue ! Certaine joliment colorées proposaient toutes sortes d’étoles, d’autres aux odeurs enchanteresse étalaient des épices provenant des quatre coins de Terra. Les vendeurs d’armes et d’artefacts ne semblaient pas désemplir, mais ce fut vers un vendeur de bijoux que mes pas me guidèrent. Celui-ci possédait toutes sortes de merveilles. Toute cette beauté, cette nouveauté, je m’en voulais de ne pas le partager avec ma chère amie. Sortant mon miroir de ma poche alors que le vendeur était occupé ailleurs, je plongeais ma main dans ce qui aurait dû servir à se contempler et murmurais, a peine audible. :

« -Astapor… Rends-moi l’amie que je t’ai confié. »

Alors dans une petite lumière blanche j’en ressortir la main, ma familière en dépassant largement.

« -Regarde Tarella ! Regarder comme cet endroit est grand… et beau ! »

« -J’ai faim… Il y a trop de monde… Trop de souliers prêts à m’écraser. Cet endroit ne me plait pas Alissya. Il n’y a même pas de forêt pour que je puisse chasser. Rentrons ! » Me répondit elle, maussade.

Certains clients qui m’entouraient s’écartèrent vivement à la vue de mon amie, mais je les ignorais royalement. Amusée de sa réaction, je secouais légèrement la tête, indulgente, avant de reprendre.

« -Les villes grouillent toujours d’insectes en tous genre… Tu y trouveras de quoi manger j’en suis certaine ! Et puis tu sais bien que je ne laisserais personne te faire du mal. On n’est pas venus pour rien souviens toi… Alors reste calme et installes toi là ! »

Ainsi je la déposais sur mon épaule pour reprendre la contemplation d’un divin collier ras le cou, fait d’un métal étrangement sombre et brillant. Celui-ci avait captivé toute mon attention comme le remarqua le vendeur, décidé à m’en venter la valeur.



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Jeu 11 Sep - 18:33
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Samuel n'étant pas rentré trop tard la veille, aussi il avait décidé d'accorder une demie journée de répit à sa femme, lui donnant sa matinée. Pas assez de temps pour être vraiment libre mais souffler rien qu'un peu lui ferait du bien, tout été bon à prendre. Calliste s'était empressée de se préparer dès que les lueurs crépusculaires lui eurent caresser le visage, s'armant de son carcan de cuir et se nettoyant rapidement le visage. Elle avait pris le chemin du marché à la hâte.

C'était appréciable de voir la ville de Sent'sura s'éveiller avec la lumière douce et diffuse du matin. Point de tumulte, rien que le chant festif des oiseaux, la bonne odeur de la rosée roulant sur le calcaire et de mets fraichement préparés. à cette heure ci, elle ne risquait pas de se faire bousculer ni harceler par un homme en manque d'amour. Cela dit, les échoppes étaient fermées pour la plupart, le choix des activités par là même restreint, mais qu'à cela ne tienne. Dans le monde fabuleux de Calliste on trouvait toujours à s'occuper ! Elle se perdait dans les entrelacs des rues, caressant la pierre fraîche au passage pour en faire rouler les grains humides sous ses doigts. S'arrêtant ici et là, il était parfois bon de se perdre.

Elle s'arrêta devant une vitrine, sa volonté d'avancer l'avait soudainement quitté. La clarté du jour naissant lui renvoyait son image, elle pouvait à peine y croire. Elle tendit la main pour toucher le verre glaciale, s'unissant à son triste reflet. C'était à ça qu'elle ressemblait, un mirage solitaire et à y réfléchir, c'est vrai qu'elle ne devait pas passer inaperçue ainsi fagoter. C'était si sombre et austère, repoussant même. Son bras tomba le long de son corps comme mort. Heureusement le gérant de la boutique interrompit se face à face mélancolique avec sa tête empourprée par l'alcool et probablement une vie un peu trop pécheresse. D'un pas elle recula, croisant et décroisant ses bras dans l'air, lui montrant qu'elle n'était pas intéressée par ses babioles en or inutiles. Le bougre sorti de son établissement, insistant, si certaines filles étaient prête à n'importe quoi pour quelques objets de valeur, elle était loin de s'offrir de la sorte.

Elle prit ses jambes à son cou pour fuir le porc, allant aussi vite qu'elle le pouvait même si au vu de sa corpulence l'homme n'était guère allé loin. Elle accéléra encore, toujours plus, se sentant libre, libre d'aller où elle veut. Sa gorge la brulait, un liquide ardent s'emparait petit à petit de son système respiratoire. Haletant, elle se décida à chanceler jusqu'à la petite fontaine dont les clapotis lui faisait envie, elle qui était essoufflée et transpirante dans sa camisole de cuir. Elle tomba les bras tendu, se réceptionnant des mains sur le rebord, quelques gouttes de sueurs s'explosèrent contre le granit, le tachant comme l'explosion de sang sur le sol après un coup de hache. Les remous de l'eau, couplés au doux bruit résonnant de la collision des gouttes entre elles, tout cela l'apaisait, son rythme cardiaque revenait peu à peu à la normale. Elle croisa son regard rosé secoué par les anneaux se mouvant dans l'eau. Elle y jeta sa main pour brouiller ce reflet qui lui rappelait sa presque humanité et vint porter le liquide à sa bouche, un fin filet s'échappa de la commissure pour se promener sur sa jugulaire, se glissant dans sa combinaison. Et comme pour se purifier, elle se rinça le visage et la nuque. ça y'est elle suintait déjà à l'intérieur du cuir, elle se posa un moment sur le rebord, pas vraiment motivée par l'idée de reprendre la marche dans un grincement de cuir humide.

Des enfants la guettaient au loin, en haillon, probablement des sans abris, elle sentait leur faim. C'était triste mais les bourgeoises étaient là pour donner aux bonnes oeuvres, le paradis n'a pas de prix quand on a un toit, trois repas par jours et des richesses à n'en plus savoir que faire. Ce n'était pas son travail à elle, pas plus que de faire la nounou. Elle regarda le ciel presque entièrement bleu faisant mine de ne rien soupçonner, seulement le plus jeune des gamins s'avança "Hé m'dame, t'es un monstre ? t'es puni ?" Ses yeux tombèrent en un soupire sur un petit homme, six, sept ans, comme quoi la stupidité était intemporelle. Elle ne répondit rien, ses yeux pleins de mépris parlaient pour elle. Le petit se rapprocha alors "Moi tu m'fais paaaas peur ! File moi ta bourse !" Calliste jeta la tête en arrière, un rire guttural s'échappa de sa bouche, elle se redressa nonchalante, les coudes posés sur ses cuisses "Bah viens morveux ... Mais déjà faut-il que tu trouve ma cachette"

Le petit impertinent s'avança, sure de lui et pour une fois qu'un homme s'avançait sans pensées lubriques, nul doute qu'elle allait en profiter. Il grimpa sur le rebord un peu difficilement et se redressa maladroitement, pointa une lame fort peu émoussée sur son visage. Un cure-dent l'aurait autant effrayée que cette vieille lame rouillée, aussi, elle leva un sourcil lorsqu'il lui dit "Le fric putain !" Elle tourna ses cuisses pour lui faire face et parlait d'une voix calme "Madame putain s'il te plait" et avec dextérité le poussa dans la fontaine, il faisait déjà surface reprenant une grosse goulée d'air lorsqu'elle lui appuya sur la tête pour asseoir son autorité. Ses deux petites comparses accoururent à son secours, tirant les cheveux de Calliste et se pendant à son bras, mordant par moment pour la faire lâcher. Elle réussit à envoyer la mangeuse de bras dans l'eau avant de remonter le morpion par les cheveux "Tu as les idées plus claires maintenant ?" Il lui répondit en faisant couler un mince filet de sang du poignet à l'aide de son coutelas qu'elle lui arracha "J'ai tout mon temps" Elle serra une touffe de cheveux et l’immergea à nouveau. Les petites filles criaient et faisaient ce qu'elles pouvaient pour lui faire mal mais la rage qui habitait la démone l'aveuglait. Elle remonta sa prise une nouvelle fois "Et là, plus claires ou pas ?" Le petit opina tout penaud. Elle lâcha prise, l'enfant tomba dans un fracas liquide avant de se jeter sur le rebord et de rouler pour atterrir sur le sol.

Calliste se releva en se frottant les mains alors qu'une petite fille était toujours agrippée à sa crinière qu'elle dégagea d'un revers de la main "bien ! Maintenant qu'on est tous d'accord, si on allait manger ?" elle commença à avancer avant de se retourner "Bah alors les marmots ? Je sais que vous avez faim alors la méchante madame vous propose de manger ... à moins que vous ne préféreriez un gentil monsieur qui vous mettrait la main sur la tête mais pas pour vous la mettre sous l'eau" Force est de constater qu'à son grand regret ils savaient très bien de quoi elle parlait ... Enfance perdue à jamais dans les limbes du vices humain. Calliste les invita à passer devant d'un roulement de poignet alors qu'elle releva les bras, les mains sur la nuque. Elle les suivi comme cela un bon moment, ils la surveillaient du coin de l'oeil, méfiants, avant qu'ils ne s'arrêtent pour baver devant une boulangerie. Elle tendit la main au chef malmené qui se protégea instinctivement le visage "Hé chef, on entre pour choisir ?" Il hésita, son ventre gargouilla comme pour lui dire *au diaaaable accepte !* et finalement attrapa son pouce de sa petite main.

Ils en sortirent avec des chocolatines, des croissants et moult gâteaux aux fruits bourrés de sucre. Elle leur donna le tout avant de reprendre sa route mais visiblement les microbes avaient décidés de la suivre *Donne à manger à un animal et il te suivra jusqu'au bout du monde ...* Mais il ne fallait pas s'y attacher, elle prenait un air détaché écoutant leurs histoires, leurs conditions de vie et leurs petites magouilles. Pourtant en les voyant rire de bon cœur et se remplir la pense copieusement, ils ressemblaient à n'importe quels enfants. Ne pouvant s'en dépêtrer et ne voulant pas les ramener, elle décida de marcher jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus, mais ils avaient de la ressource les petits bougres. Le malaise de Calliste grandissait à mesure que la foule grossissait. Elle essayait d'éviter de toucher qui que ce soit mais au bout d'un moment elle bouscula une jeune femme qui paraissait de fort bonne famille au vu de ses vêtement. Elle était tellement grande et majestueuse qu'elle faisait ridicule à côté. Elle n'y pensait guère longtemps alors qu'elle tomba nez à nez avec la magnifique araignée bleu sur son épaule, elle n'avait jamais vu pareille merveille. Ses yeux s'illuminèrent alors que les gosses s'enfuyaient en hurlant, décidément quel animal prodigieux ! Elle pencha la tête "Oooooh ! Bonjour toi, que tu es jolie !!! Je n'ai jamais vu d'araignée aussi majestueuse que toi auparavant ! Comment tu t'appelle ?"


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Succube

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Sam 13 Sep - 22:29
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Voilà quelques temps qu'Iryo était arrivée à Sen'tsura et travaillait comme serveuse - et parfois danseuse - pour Calliste Mandra, à l'auberge du Griffon rieur, et jamais la jeune femme n'avait eu à se plaindre. Elle évitait soigneusement de croiser le mari de sa patronne, faisait correctement ce qu'on lui demandait de faire... Bref, elle avait tout pour être heureuse.

Sauf qu'elle n'avait pas prévu d'être prise du mal du pays si rapidement. Quelques semaines seulement avaient suffi pour qu'Iryo sente son cœur se serrer en songeant à son petit village de Sahawi... Bon, c'était décidé, elle resterait encore trois jours avant de rentrer chez elle.

Trois jours plus tard, elle se leva et commença à ranger ses affaires, avant de redescendre dans la pièce principale. Elle grimaça en voyant le mari de Calliste y rôder ; et zut, elle n'y échapperait pas cette fois... Sauf si elle allait attendre derrière l'auberge, avec un peu de chance elle croiserait sa patronne à ce moment-là. Enfin, elle l'espérait... Elle alla donc se glisser par la porte de derrière et attendit que Calliste revienne afin qu'elle mette son mari dehors. Hors de question de travailler pour son dernier jour avec un boulet comme lui, en plus, il lui faisait peur...


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Lycan

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Dim 14 Sep - 20:28
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L’argent n’étant pas un problème en ce qui me concerne, j’achetais donc ce collier, qui me plaisait assez, sombre et pourtant si brillant et tout en finesse. Le vendeur me le remit dans un petit coffret que je rangeais dans une poche dissimulée dans les plis de ma robe. Ainsi je le laissais retourner à d’autres clients, et reprenais mon exploration du marché.

Avançant dans la rue à présent bondée de monde, je ne vis la petite femme approcher, je dois bien l’avouer. Celle-ci me percuta assez brusquement, et reculant d’un pas je me reprenais dans un petit grognement outré d’un tel traitement. Une fois stable sur mes grandes jambes, je me permis d’observer la petite personne qui me faisait face en détaille, du moins ce que j’en pouvais voir sous cette tenue ridiculement envahissante et qui devait lui être franchement désagréable. Si j’aurais pu croire à une enfant de par sa petite taille ainsi que son visage aux joues rosies et aux trait doux parfaitement poupins, les courbes généreuse qu’elle masquait sous cette tenue de cuire, eu tôt fait de me détromper.

Lorsque celle-ci s’adressa à ma familière, l’araignée eux un mouvement de recul, laissant claquer ses petits croquets avant de me lancer comme un avertissement.

« -Si elle me touche je la mords ! » Toujours aussi ronchonne et avec sa facheuse tendance à voir le mal partout.

Auquel je répondis un peu sèchement.

«- Allons, ne dis pas de bêtise ! Pas sans mon accord souviens toi. Et puis rien ne te dis qu'elle en aurait l'idée... »

Puis reportant mon attention sur la demoiselle, qui peine d’être de haute naissance et d’avoir mon éducation, ce que j’avais jugée à sa façon de parler, était au moins jolie à regarder. Je ne suis pourtant pas du genre à regarder les femmes, mais il émanait d’elle quelque chose de captivant. J’aurais parié qu’elle n’était pas humaine, même si je n’aurais pu dire ce qui me le laissait pensé. Et puis, le fait qu’elle trouve mon amie belle et non effrayante ou repoussante me la rendait plus sympathique. Quoi qu’il en soit, je lui répondis donc, d’une voix bien moins enjouée que la sienne certes, mais que je voulais amicale. Enfin pour ce que je connais des comportements amicaux.

« - Elle s’appelle Tarella. C’est un magnifique spécimen dans son genre c’est vrais, mais elle n’aime pas vraiment le contact avec les étrangers. Je vous déconseille donc de trop l’approcher. »

Ce n’était guère une menace, juste une mise en garde pour éviter quelconque accident que je lui donnais dans un petit haussement d’épaules. D’ailleurs, comme pour me donner raison, celle-ci partit se cacher tant bien que mal dans mes cheveux, bien trop grosse à présent pour y être parfaitement dissimulée.

« -Il semblerait que vous appréciez les araignées ? C’est assez rare de ce que j’ai pu en voir. Je les trouve fascinantes personnellement. Et puis, se sont de grandes artistes ! »




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Mer 17 Sep - 22:05
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Calliste regarda la jeune femme parler à son araignée avec tendresse et plutôt rassurée de ne pas être seule à parler aux animaux. Non pas qu'elle se doute d'un éventuel échange, loin de là, elle était juste convaincu que les animaux pouvaient comprendre ce qu'on leur disait. Mais Samuel n’aimait pas ça car c’était les élever au même niveau que l’Homme et puis on l’aurait dit folle et ça, il ne le supportait pas. En revanche, d’après ce que la grande dame disait, il était possible que l’araignée n’apprécie pas vraiment sa démarche, aussi elle recula d’un pas, toujours aussi souriante. Elle savait les animaux peureux, timides ou parfois ils détestaient tout simplement les humains et les raisons pouvaient être multiples tant la bêtise et la cruauté de l’Homme était sans limites. Elle opina lorsque les explications de la maîtresse de Tarella vinrent la conforter dans cette idée. Elle pencha la tête de l’autre côté, maintenant ses bras dans son dos en cerclant son poignet de sa petite main, se dandinant d’une jambe sur l’autre un peu impressionnée par l’aspect de son interlocutrice. Elle avait le copieux sentiment d’importuner la gente dame mais la tentation était trop forte et l’occasion d’apprendre trop belle.

« Rassurez vous, je ne touche pas les animaux qui ne me connaissent pas, je n’apprécierais pas qu’on fasse de même avec moi. Son prénom est aussi gracieux qu’elle en tout cas… Dites moi, ses couleurs vives, c’est pour que les prédateurs éventuels la sachent dangereuse ? Et est-ce qu’elle fait partie d’une espèce venimeuse dont les crochets restent accrochés à leurs victimes ? Vous ne devriez pas l’amener sur le marché, tant d’idiot pourraient lui faire du mal, même sans le vouloir »

C’est vrai que les araignées ne sont pas vraiment populaires, cela dit heureusement car les enfants seraient encore en train de lui coller au train. Mais c’était tellement stupide parce que même le plus insignifiant ou le plus laid des êtres méritait de vivre et d’être considéré, ce n’est pas l’allure qui détermine cela mais nos actes. Les animaux, peu importe lesquels vivaient de manière pure depuis la nuit des temps, ne chassant plus que nécessaire, respectant dame nature et ses bienfaits. C’était l’être humain le vers dans la pomme. Elle gardait les yeux rivés sur Tarella, sa manière de se mouvoir avec grâce et quelle rapidité. Un petit rire cristallin fit vibrer son palais lorsque la jolie fille à huit pattes se lova dans les cheveux de sa maîtresse. Elle la surveillait de ses petits yeux noirs lui donnaient un air attachant, presque candide et le petit claquement de ses mandibules était si mignon.

« Les gens s’attachent à l’apparence alors que ce sont eux les plus laids, je n’accorde aucune importance à ce que peuvent bien penser des êtres qui se comportent comme des barbares. Tarella est si mignonne, seuls ceux qui ne la regardent pas vraiment peuvent la trouver effrayante. C’est vrai qu’elles sont fascinantes … Leurs toiles sont plus vivantes que celles des plus grands maîtres, sublimée par la nature elle-même, je m’extasie souvent sur leurs œuvres au petit matin, lorsque la rosée sublime le satin et que l’aube les colore de teintes douces. » Elle lui désigna une petite ruelle de la main, le pouce rentré sur la paume pour ne pas montrer du doigt.

« Un peu plus loin vous trouverez un apothicaire qui pourra vous fournir de quoi la nourrir … Enfin si cette espèce est insectivore, mais je ne m’y connais pas assez pour leur prêter un autre régime alimentaire »


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Dim 21 Sep - 11:51
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Un quart d'heure. Iryo fut tranquille un bon quart d'heure avant d'être repérée par le mari de sa patronne. Voilà ce qu'il se passait quand on ne prenait pas assez de précautions...

Elle qui était assez réservée avec les hommes - sauf quelques-uns, comme Trataïr Erubon ou encore Artanis, rencontrés avant qu'elle ne vienne à Sen'tsura - fut surprise en voyant le mari de Calliste, Samuel, s'approcher doucement d'elle et lui dire :

Je crois que nous n'avons pas été présentés, je suis...

Samuel, je sais, dit-elle avec un léger sourire. Je me nomme Iryo.

Vous êtes une jeune femme dévouée pour ma femme et son office, je voulais vous en remercier. Avez-vous l'intention de rester à Sen'tsura un moment ?

Non, malheureusement, j'ai le mal du pays... Je comptais prévenir votre femme qu'aujourd'hui serait mon dernier jour avant que je ne rentre chez moi.

C'est dommage, on vous aimait bien ici... Dans ce cas je vous dis au revoir, bonne fin de journée et bon retour chez vous.

Il lui fit un baisemain chaleureux avant de s'en aller, laissant Iryo quelque peu interdite. Les hommes comme ça étaient rares... Hop hop hop, on se reprend ! L'amour est une distraction, Iryo verrait ça le moment venu. De toute façon, quitte à choisir un homme, autant le prendre célibataire.

Grimpant sur le toit, elle s'éloigna prestement de l'auberge et alla attendre sa patronne pas très loin du marché. Plus vite elle quitterait cet endroit, et mieux elle se sentirait. Rester avec un tel satyre comme le mari de Calliste dans les parages ne la rassurait pas vraiment...


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Lycan

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Dim 21 Sep - 23:32
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La demoiselle était assez maligne pour se reculer suite à mon avertissement, mais visiblement ma personne ou celle de mon araignée semblait la fasciner… Ce qui me mettait mal à l’aise. La voir se dandiner sur ses pieds comme une gamine qui aurait besoin de se rendre aux latrines, c’était aussi ridicule qu’attendrissant.

« -Rassurez-vous, je ne touche pas les animaux qui ne me connaissent pas, je n’apprécierais pas qu’on fasse de même avec moi. Son prénom est aussi gracieux qu’elle en tout cas… Dites-moi, ses couleurs vives, c’est pour que les prédateurs éventuels la sachent dangereuse ? Et est-ce qu’elle fait partie d’une espèce venimeuse dont les crochets restent accrochés à leurs victimes ? Vous ne devriez pas l’amener sur le marché, tant d’idiot pourraient lui faire du mal, même sans le vouloir »

Je penchais à mon tour le visage sur le côté, étudiant un peu plus le trait de celle qui me faisait face. Elle ne semblait pas si jeune, je l’aurais même pensée plus âgée que moi… Pourtant tous dans son attitude me faisait penser à une enfant. Sa façon qu’elle avait de me bombarder de questions et d’information, c’était un peu agaçant, toutefois je gardais un air sympathique, pour une fois que quelqu’un s’intéressait en bien à mon amie… D’ailleurs celle-ci plus détendue ne la quittait pas des yeux toujours à moitié cachée sous mes cheveux, finalement curieuse elle aussi de cette étrange bout de femme aux traits enfantins. Hochant la tête j’entrepris donc de répondre à ses questions.

« -Tarella est une araignée royale de Sen’Rin. La majorité sont entièrement noir, mais quelques ’une, les plus puissantes prennent une couleur qui leur est propres. Mon amie est le seul spécimen que je connaisse ayant cette couleur précisément. Et oui elle est venimeuse et redoutable même. » Je ne voulais pas en dire plus sur ce point, ainsi repartais-je donc sur un autre sujet. « Personne ne lui fera de mal ! J’y veille. Et puis je ne l’ai laissé sortir que pour qu’elle puisse un peu profiter de cette ville qui nous est inconnu. Elle retournera bientôt à l’abri. »

« -Le plus vite sera le mieux… » Ajouta Tarella visiblement pas faite pour la ville.

Puis la jeune femme repris, comme-ci elle ne s’était jamais arrêté de parler. S’était-elle seulement arrêter pour m’écouter d’ailleurs ? Je n’en suis pas sûre.

« Les gens s’attachent à l’apparence alors que ce sont eux les plus laids, je n’accorde aucune importance à ce que peuvent bien penser des êtres qui se comportent comme des barbares. Tarella est si mignonne, seuls ceux qui ne la regardent pas vraiment peuvent la trouver effrayante. C’est vrai qu’elles sont fascinantes … Leurs toiles sont plus vivantes que celles des plus grands maîtres, sublimée par la nature elle-même, je m’extasie souvent sur leurs œuvres au petit matin, lorsque la rosée sublime le satin et que l’aube les colore de teintes douces. »

Elle me désigna une petite ruelle de la main.

« Un peu plus loin vous trouverez un apothicaire qui pourra vous fournir de quoi la nourrir … Enfin si cette espèce est insectivore, mais je ne m’y connais pas assez pour leur prêter un autre régime alimentaire »

J’étais plutôt d’accord avec elle sur tous les points. Et à mesure que je l’entendais parler, elle me semblait plus sympathique. Un sourire plus sincère éclaira bientôt mon visage, alors que je suivais du regard l’endroit qu’elle me désignait.

« Tu entends ça Tarella ?! On va te trouver à manger ! » Décidemment la ville me plaisait. Il me semblait que l’on pourrait tout y trouver ! Les clients ici ne me manquerait pas, et la vie sans brume de me déplairait sûrement pas non plus. Mais mon plaisir fut vite cassé par la mauvaise humeur de ma compagne.

« -De la viande froide Alissya ? Tu veux me faire manger de la viande froide ?! Je préfère encore jeuner jusqu’à notre retour. »

Je grimaçais légèrement, puis soupirais, déçue d’une telle attitude de sa part. Avant de lui répondre sur un ton un peu froid mais toujours affectueux.

« -Tu es un vrais boute-en-train mon amie… Et qui te dis que l’apothicaire n’aura pas quelques mouches vivantes à t’offrir ? Tu es trop négative. Beaucoup trop. »

Tarella ronchonna un moment mais finalement de retournais mon attention sur la jeune femme.

« -Je m’appelle Alissya. Je suis enchantée de vous rencontrer mademoiselle ? Comme je suis nouvelle dans la ville et que tout m’y est inconnu, auriez-vous l’obligeance de m’accompagner pour me montrer un peu où trouver ce dit commerce ? Et peut-être saurez-vous aussi m’indiquer où une personne de mon rang pourrait passer une nuit convenable dans cette ville ? »



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Mar 23 Sep - 0:19
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Calliste ne pouvait se targuer de connaître Sen'rin, c'était une fille de la forêt fraîchement débarquée en ville et elle avait du mal à apprécier l’étendue de ce monde. Son nouvel emploi ne lui permettait plus de se documenter autant qu'avant, à son plus grand regret. La jeune femme était triste de savoir l’araignée seule de son espèce, affichant une mine déconfite
« Ooooh mais est-ce-que cela veut dire qu'elle n'aura jamais de compagnon parce qu'elle est différente la pauvre ? » Oui, ses préoccupations étaient futiles mais pour une femme qui redoutait la solitude ça avait son importance.

Elle avait beau être bavarde, écouter faisait partie de son métier et elle savait exercer son art ! Elle pencha la tête de côté « Et vous savez si elle apprécie ? Vous avez l'air de bien la connaître. »

Calliste se courba un peu, une main sur la poitrine pour lui faire une révérence « Je me prénomme Calliste Mandra, j'ai un peu de temps devant moi, si vous voulez bien vous donner la peine. » Elle désigna la rue de la paume de la main avant de marcher en prenant grand soin d'éviter les passants, clairement gênée par le tumulte ambiant.

Elle se tourna un peu fautive, comme ayant surpris une discussion privée « Je ne suis pas sure d'avoir compris correctement tout à l'heure mais vous allez trouver des insectes vivants, n'ayez craintes Madame »

Elle était bercée par le claquement de ses talons sur le pavés, oubliant presque les gens qui l'entouraient, réfléchissant à la meilleure réponse possible pour son interlocutrice. Il était entendu que son établissement était trop pitoyable pour une femme de son acabit et elle ne connaissait pas vraiment les hôtels du coin. Elle tapota sa lèvre inférieure, se mouvant avec fluidité, se retournant parfois et marchant à contresens, elle pouvait se le permettre grâce à son don. « Je sais ce que c'est d'être nouvellement arrivée dans cette immeeense ruche » Ses bras dessinèrent un grand arc de cercle « Mais vous vous y ferez vite si vous vous installez dans le coin, vous pouvez en être sure. J'avais quelques difficultés quand je suis arrivée, je ne dis pas que je m'y suis complètement faite, mais on s'acclimate plus vite qu'on ne le croit. Pour ce qui est de passer la nuit, j'aurais juste le temps de vous mener dans un quartier prestigieux où vous trouverez sans doute votre bonheur. Enfin j'espère car je ne connais ces établissements que de noms et de réputations, je n'ai aucune idée de leur accessibilité au public ni de leur prix. Si toutefois ils n'ont plus de place, je pourrais vous dépanner pour une nuit dans ma modeste auberge en attendant mieux mais il est certain qu'elle ne conviendra pas à une grande Dame de votre trempe. Je suis même gênée de vous proposer mais je préfère vous tendre la main par convenance car j'aurais aimé qu'on me fasse de même si j'avais été dans votre situation »

Elles arrivèrent alors devant chez l'apothicaire, Calliste s'empressa d'entrer parce qu'elle adorait le bruit de la clochette qui tintait lorsque la porte lui donnait un petit coup de hanche gentillet. Un grand sourire aux lèvres, elle salua le propriétaire en plissant les yeux « Bonjour Messire Lothaire, comment allez vous aujourd'hui ? Je vous ai trouvé une cliente prestigieuse ! » L'homme lui rendit un sourire sincère et leur fit un signe de la main avant de se rapprocher d'Alissya pour prendre connaissance de ses besoins. La tenancière s'écarta pour les laisser faire leur transaction, regardant les étales pour chercher les nouveautés, profitant des effluves divines de la boutique, c'était un mélange d'ancien, de médicaments et de cuivre. Une fois la transaction finie, elle secoua la main pour dire au revoir et franchit le pas de la porte, le soleil était déjà haut dans le ciel, il fallait se hâter.

Ses pas étaient rapides, mais nul doute que la grande femme derrière elle suivait la cadence sans aucune peine. Elle arrivèrent non loin du centre de Sent'sura, les façades blanches baignées dans les lumières colorées des vitraux, le luxe suintait des pierres de calcaires. Calliste désigna une rue de la paume de la main, tranquille, bercée par le chant des oiseaux et le clapotis de l'eau de la fontaine avoisinante. « Je vous laisse pénétrer dans ses établissements luxueux seule, je vous ferez honte et ce n'est pas mon élément. Rassurez vous, je ne partirais qu'une fois sure que votre installation dans un de ces hôtels sera validée par un des tenanciers » Elle alla s'asseoir sur le granit de la fontaine, plongeant sa main dans l'eau fraîche pour se divertir et se faire du bien, attendant sagement comme un enfant patiente devant une boutique le temps que sa mère choisisse sa porcelaine.


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Mar 23 Sep - 10:59
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Voilà un bon quart d'heure qu'Iryo guettait le retour de sa patronne pour lui faire part de sa décision de partir, et toujours rien à l'horizon. Bon, tant pis, elle l'attendrait dans l'auberge, il y avait pas mal de choses à faire.

Elle fit donc demi-tour et entra dans l'auberge ; pas un chat ou un client n'attendait ni devant, ni dedans. Tant mieux, la jeune femme pourrait nettoyer l'endroit de fond en comble, elle ne l'avait pas fait la semaine précédente et ça commençait à se voir...

Elle retroussa les manches, attrapa le balai et, sifflotant, se mit à le passer dans chaque coin et recoin de la pièce principale. Poussière, toiles d'araignées et leurs locataires furent vite jetées dehors ; le balai fait, Iryo prépara la serpillière, ouvrit les fenêtres et finit de nettoyer la pièce principale.

Ceci fait, elle s'attaqua à la vaisselle de la veille, continuant de siffloter ; résultat, en moins d'une heure c'était plié. Lessivée, Iryo alla s'asseoir à une table et s'abandonna dans les bras de Morphée. Une petite sieste et il n'y paraîtra plus... Pourtant la nuit avait été tranquille, Iryo s'était couchée relativement tôt et endormie assez vite... La perspective d'un voyage de retour à Sahawi était peut-être la cause de cette fatigue... Allez savoir.


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Jeu 25 Sep - 18:33
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Je ne pus retenir un petit rire suite à la question de la demoiselle. Celle-ci semblait si inquiète sur le compte de mon amie, que je me sentais obligé de la rassurer, lui répondant donc d’une voix où perçait clairement mon amusement.

« -C’est tous le contraire en fait ! Même si cela ne l’intéresse pas du tout, le jour où elle se sentira prête elle n’aura aucun mal à trouver un mal. Justement par ce qu’elle est différente. Sa couleur particulière ne fait que montrer à tous à quel point elle peut être redoutable, et c’est un caractère très recherché chez les araignées de ce que j’en sais. Par contre non, comme vous le voyez, elle n’apprécie pas trop la ville, trop bruyant et animé pour elle je suppose. Mais nous ne sommes ici que pour quelques jours et elle sera bien plus à l’aise dans sa cachette. »

Je répondis à son salut d’un petit signe respectueux de la tête m’étant moi-même présentée avant. Je ne lui avais bien entendu pas donné mon nom de famille, estimant qu’il était préférable de voyager incognito au maximum. Lorsqu’elle m’indiqua une ruelle je l’y suivais sans broncher, profitant bien volontiers du guide qui m’était offert. Cette ville ressemblait plus a une ruche, tout le monde y semblaient pressés et le bruit y était assourdissant. Rassurée sur le fait de pouvoir trouver a manger à son goût, Tarella restait accrochée a mon épaules, se cachant le plus possible derrière une mèche sombre de mes cheveux. Décidemment elle ne se sentait pas à son aise ici, mais au moins avait-elle cessé de râler dans l’espoir dans casse-croute tous proche.

Calliste me montra alors deux trois truc à mesure que nous avancions. C’est fous ce qu’elle est bavarde ! Avec ses grands gestes et sa voix haute, j’étais que nous attirions l’attention des passants, mais pour une fois je fis fi de cela, trouvant cette demoiselle rafraichissante avec sa bonne humeur communicative. Elle m’apprit être la propriétaire d’une taverne, mais me proposa tous de même de e conduire jusqu’à un hôtel plus classieux ce que je trouvais vraiment aimable de sa part. Je n’aurais surtout pas voulu l’insulter, mais passer la nuit dans une simple auberge serait certainement une rude épreuve pour moi que je repoussais avec soulagement. Je l’en remerciais donc chaleureusement lorsque nous arrivions devant une petite boutique bondée d’objets et marchandises en tous genres, que je reconnu comme devant être l’apothicaire. Je n’en eu plus aucun doute lorsque mon accompagnatrice en poussa la porte d’un pas enjoué, faisant sonner une petite clochette. Encore une fois elle me semblait si enfantine de par sa réaction ! On aurait dit une petite fille. Mais je gardais cela pour moi, retournant mon attention sur le vendeur a qui je retournais un rapide bonjour.

Lorsqu’il arriva à ma hauteur il ne lui fallut qu’un instant pour remarquer mon amie qui dépassait de moitiés sous mes cheveux, et d’un petit sifflement approbateur il la félicite pour sa remarquable couleur et cette prestance assurée. Il me flatta aussi en bon commerçant mais je n’y portais aucune importance. Bientôt Tarella fut installée sur une table et l’homme revint avec un bocal remplis de mouches bourdonnant à travers leur prison de verre. Il ne fallut pas plus de cinq minute a mon araignée pour en choisir une et la vider de sa substance, se retrouvant alors repus et de bien meilleurs humeur.

Une fois ressortit du magasin, ma guide de fortune accéléra le pas, m’expliquant qu’elle devait se hâter de retourner travailler, et ne voulant pas la retarder plus que nécessaire je me dépêchais de la suivre, bien trop heureuse d’avoir l’occasion de trouver un hôtel assez classe pour y passer une nuit calme et tranquille. Bientôt nous arrivions dans une grande rue pavée, où tout y semblait plus grand, plus large, mieux entretenu, plus riche. Je m’y sentais plus à mon aise. Mais par ici mon amie se ferait remarquer et ce ne serait pas une bonne idée de risquer de s’en faire chasser par peur d’une morsure d’araignée… Et alors que Calliste m’expliquait qu’elle m’attendrait là, je la remerciais une nouvelle fois, touchée par sa gentillesse, avant de sortir mon petit miroir de ma poche.

« -Tarella il est temps de retourner à l’abri ! » Et regardant mon reflet je murmurais à mon artéfact. « Miroir d’Astapor, je te confie mon amie. Prends en soin. »

Puis prenant ma familière dans une main je la plongeais dans le miroir avant de ressortir ma main et de le ranger dans ma poche. Sans me soucier de la surprise que cela pourrait créer chez la demoiselle qui nous accompagnait.

« -Merci encore ! Je reviens vite vous dire ce qu’il en est. »

Bientôt j’étais à l’accueil du dit hôtel. Laissant retomber ma capuche pour mieux dévoiler mon visage et la prestance qui s’en dégageait, j’attendais avec bien peu de patience que l’on vienne s’occuper de moi. L’homme de service qui vint prendre ma réservation m’accueilli comme il se devait à l’aide de manières bien étudié, et bien vite les détails de la réservation furent réglé. Les clefs de ma chambre en poche et remerciant l’homme, je ressortis pour retrouver et enfin libérer mon guide du jour. Elle m’attendait toujours, assise près de la fontaine au coin de la rue. J’avais bien envie de remercier ce femme du temps qu’elle m’avait accordé et sa bonne humeur qui m’étais a vrais dire si inhabituel et agréablement changeante. Et comme à présent je n’avais plus qu’à attendre mon rendez-vous du lendemain, je décidais de profiter de mon pseudo anonymat pour voir de mes yeux à quoi ressemblaient ces tavernes. Mon idée n’en était pas glorieuse c’est claire. Je les imaginais sombre, salle, d’une décoration inexistante ou dépassée, et surtout… Mal fréquentée. Peut-être bien qu’à peine entrée j’en ressortirais au risque de blesser mon hôtesse, mais nous verrons bien.

« -J’ai ma chambre, je vous remercie pour votre aide. J’espère ne pas vous avoir retardé pour votre travail. Mais à présent, mon temps et libre et je ne serais pas contre une petite visite de votre établissement. Je viendrais volontiers m’y désaltérer après toute cette marche. Je vous suis ? »



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Ven 26 Sep - 13:28
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Calliste accueilli la nouvelle non sans un certain soulagement qu'elle cacha à la perfection sous le masque de la jovialité. Elle secoua la tête et abaissa ses mains pour lui signaler qu'il n'y avait pas de mal, c'était avec plaisir qu'elle l'avait accompagné. Elle se figea un instant alors qu'elle reculait de quelques pas afin de prendre congés, se demandant si elle avait bien compris son interlocutrice. Compte tenu du prestige des établissements qu'elle fréquentait, il lui était difficile de croire qu'elle veuille la suivre jusque dans son auberge. Cela dit, la bourgeoise qu'elle était trouvait sans doute divertissant de passer un moment parmi les autochtones et de se délecter des manières des gens du peuple. Elle aurait probablement beaucoup de railleries à rapporter aux personnes de la haute, passant probablement pour une héroïne d'avoir côtoyé les animaux des bas fonds. Cette pensée la fit largement sourire alors que sa main venait lui caresser la nuque, après tout elle n'avait aucune raison fiable pour lui refuser l'accès au Griffon rieur, sa main libre rejoignit sa camarade pour l'aider à soutenir la tête.

"Mmmh soit, comme il vous plaira ... J'ai trouvé récemment un producteur d'ambroisie qui fait des merveilles pour le palet, vous m'en direz des nouvelles ! "

Elle ne jugea pas nécessaire d'ajouter quoi que ce soit, parce qu'elle aimait son établissement sans prétentions et qu'il était évident qu'Alissya ne pouvait en apprécier la beauté brute. L'argent, le luxe étaient loin d'être des valeurs d'esthétismes car il y avait des choses qui n'ont pas de prix. Puis il était loin d'être ridicule, parmi les milieux de gamme, il se situait plutôt dans le haut du panier, en revanche il monterait difficilement plus avec son histoire un peu particulière mais c'est ce qui faisait son charme.

Elle marchait songeuse, les coudes toujours en l'air, quand elle sursauta comme se réveillant brusquement. Calliste se retourna en souriant, marchant à l'envers "Au fait, il faudra que vous m'appreniez votre tour avec le miroir, je commence à manquer cruellement de place pour ranger mes livres !" Elle pencha la tête en ramenant une mèche de cheveux dorée derrière son oreille "Est-ce que c'est un portail vers une autre dimension ? Ce n'est pas dangereux pour Tarella ? Vous pourriez vendre ce concept, je ne doute pas sur le fait qu'il ferait un malheur !" Elle regarda la jolie femme ténébreuse et rigola "Mais j'y pense, vous ne semblez pas avoir besoin d'argent, suis-je bête, aucuns intérêts pour vous de le vendre alors." Elle lui adressa une mine guillerette, les yeux plissés avant de pivoter les mains dans le dos, ses hanches dansant légèrement. Sautiller jusqu'à l'auberge n'était pas un problème, ça donnait de l'engoument ! Elle ne s'arrêta que devant la porte principale, ouvrant les bras accompagné d'un petit "Tadaaaam", une de ses mains se cala sur sa hanche généreuse et l'autre désigna l'enseigne de ses doigts serrés "Bienvenue au Griffon rieur" Un petit rire cristallin fit vibrer sa gorge avant qu'elle roule du poignet pour l'inviter à entrer en lui tenant la porte.

Une fois entrée, elle leva un sourcil en voyant Iryo endormie sur une table au milieu des clients et visiblement la taverne avait eu droit à un deuxième lavage en profondeur. Elle était rutilante, les rayons colorés du soleil de fin de matinée éclairaient paresseusement la taverne. L'encens aux fruits rouges se consumait indolente dans l'autel en hommage à la nature, répendant ses effluves sucrées qui se mélangeait avec les arômes émanant de la cuisine. Samuel se tenait derrière le comptoir, visiblement passablement agacé par l'attitude de la danseuse de Sahawi qu'il désigna d'un coup de tête. Calliste opina pour répondre à sa sollicitation, elle invita Alissya à s'installer d'un geste de la main et se dirigea vers la jeune fille endormie. Son index et son majeur vinrent dégager une première mèche de cheveux de son visage, puis une deuxième, une troisième, sorte de caresse pour la réveiller doucement. Sa voix était sucrée et tendre, un murmure qui n'avait rien à voir avec une réprimande de patronne en colère.

"Hey jeune fille, ce n'est pas professionnel tout ça ... Réveille toi ma douce ... Est-ce que tu veux de l'aide pour te mettre au lit ? En tout cas, tu as fait du très bon travail, je suis fière de toi."

Même si Iryo n'était pas l'employée du mois mais elle était attachante et Calliste éprouvait une sympathie certaine voir un espèce d'attitude maternelle. La tenancière avait tendance à être plus coulante avec qu'elle qu'avec Séraphine, sans vraiment pouvoir l'expliquer alors qu'elle oubliait régulièrement d'effectuer ses tâches ou qu'elle les bâclait. Malgré tout, ce n'était qu'une enfant et elle avait plus envie de la protéger que de jouer son rôle de patronne. Elle se tourna vers Alissya en caressant le bras d'Iryo sans la regarder, comme l'invitant à la tablée.

"On le boit ce petit jus d'Ambroisie ?!"


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Ven 26 Sep - 14:03
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Iryo dormit longtemps. Trop longtemps. Elle ne se rendit même pas compte que les clients affluaient depuis un moment !

Elle fut réveillée par la voix douce de Calliste :

Hey jeune fille, ce n'est pas professionnel tout ça ... Réveille toi ma douce ... Est-ce que tu veux de l'aide pour te mettre au lit ? En tout cas, tu as fait du très bon travail, je suis fière de toi.

Elle ouvrit les yeux et bondit en voyant la salle bondée de clients ; et mince ! En effet, ce n'était clairement pas professionnel que de s'endormir au beau milieu de clients... Heureusement, l'autre employée, Séraphine, et le mari de Calliste s'étaient occupés des clients sans réveiller la jeune danseuse de Feu.

Confuse, elle s'inclina et balbutia :

Pardonnez-moi, cela ne se reproduira plus.

Calliste ne répondit pas, lui caressant doucement le bras sans la regarder, et Iryo put voir que sa patronne n'était pas venue seule : une belle dame aux cheveux presque bleus, qui respirait la noblesse. Elle s'inclina devant elle :

Soyez la bienvenue, dame... dame ?

Calliste déclara au même moment :

On le boit ce petit jus d'Ambroisie ?!

Et Iryo se retrouva assise à la même table que sa patronne et la belle dame. Remarque, ainsi, elle pourrait annoncer directement à Calliste son intention de partir, même si au fond, elle appréciait beaucoup la jeune femme. Son départ lui ferait un peu de peine, sans nul doute, mais bon, Iryo pouvait toujours l'inviter à venir à Sahawi...


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Lycan

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Lun 29 Sep - 17:33
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Comme je m'y attendais, Calliste accepta de me guider et me promis même l'honneur de goûter à sa dernière trouvaille. J'aime bien l'ambroisie, un alcool doux sucré et raffiné. Pas trop agressif pour ma jeune et fragile personne....

Encore une fois, je prenais le temps de regarder tout ce qui m'entourait, tâchant de me trouver quelques repères dans ces ruelles toutes semblables et aux airs de labyrinthe. Les passants m'évitaient comme à l'habitude, se retournant parfois pour regarder s'éloigner ma grande et fine silhouette charismatique. Cependant mon attention retourna rapidement celle qui m'accompagna lorsqu'elle sursautait, me demandant quelle mouche l'avait piqué. Elle se retourna face à moi et continua d'avancer à reculons avec une facilité déconcertante. Sa question et toute la curiosité qui en ressortait me firent rire, ce qui ne m'arrive pas très souvent, et un large sourire resta sur mes lèvres alors que je lui expliquais.

"-Hélas je n'ai rien inventé du tout. C'est... hum..." un peu gênée, je cherchais comment le qualifier avant de me lancer dans un petit haussement d'épaules. "C'est un ami qui me l'a offert il y a quelque temps. Ce miroir a été ensorcelé par un grand mage captromancien qui se nome Astapor. Tout ce que je lui confie est en sécurité, Tarella y compris. Et si elle n'aime guère y rester trop longtemps elle ne se plein jamais de devoir y aller. C'est un objet très pratique en effet!"

Comme son auberge ne se trouvait pas bien loin des quartiers riches, la marche fut rapide avant que nous y parvenions. Un petit sourire éclairait alors mon visage, lorsque d'un oeil à la fois surpris et rassuré je regardais l'enseigne du griffon dominer une fière maison en colombage. Je riais volontiers a son "tadam" si enjoué, avant de relever les yeux pour admirer l'enseigne finement doré. Le style et l'ensemble n'avaient rien du luxe qui m'était habituel, mais au moins ne tombais-je pas sur une de ses tavernes miteuses qui se trouvent au coeur des rues les moins fréquentables. Tout au contraire, l'endroit semblait passant mais plutôt calme, et même si je gardais une certaine appréhension à me mêler à la populace qui se trouvais à l'intérieur, j'y entrais sans trop de difficultés, passant non sans un petit regard admiratif le grand cadre aux admirables sculptures.

Une fois entrée je laissais mon hôtesse aller à ses devoirs, et restait pour ma part un instant sans vraiment me décider à aller plus loin. Regardant tout autour de moi, je découvris un endroit qi n'avait clairement rien de luxueux comme je pouvais My attendre, mais tout y semblait rutilant. La grande salle était meublée de tables en bois sombre, aux décors assez raffinés, et si quelques clients les occupaient, le calme régnait encore à cette heure. Assez de calme pour apercevoir une jeune endormie entre ses bras, à l'une des tables. Je la regardais une seconde, puis détournais le regard lorsque Calliste s'en approcha, n'aimant pas me mêler des affaires d'autrui. Je ne vis donc pas son signe sur le coup. Je reportais mon regard sur le grand bar que tenait un homme visiblement de mauvaises humeurs... Bien je ne m'approcherais pas de celui-là! J'étais presque impressionnée devant la collection de bouteilles aux multiples couleurs qui se tenaient derrière lui.

Je ne suis clairement pas dans mon monde par ici, mais je pourrais m'en satisfaire pour quelques instants de plus. La patronne attira à nouveau mon attention en me rappelant l'offre qu'elle m'avait faite au sujet d'un verre d'ambroisie, et puisqu'elle se tenait toujours vers la table de la dormeuse réveillée, je supposais que c'était là l'endroit qu'elle me réservait. D'abord hésitante, je gardais une atitude détaché et noble, jetant un bref coup d'oeil à l'occupante avant de m'approcher finalement pour prendre place à la table.

"-Avec plaisir oui..." Répondis-je alors à Calliste avant de répondre à l'inconnue. "Merci et Alissya suffira." Je ne lui demandais alors pas son nom, la politesse exigeant déjà qu'elle me retourne la présentation.



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Jeu 2 Oct - 10:22
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Calliste sursauta un peu, elle en avait oublié les règles de politesse les plus élémentaires mais les présentations n'étaient pas vraiment son fort. Elle tapota l'épaule dorée d'Iryo en souriant "Oh veuillez m'excuser ... Je ne sais plus où sont mes bonnes manières il faut croire ... Je vous présente Mon ... Employée, Iryo Tomoya"

L'aubergiste avait encore du mal avec ce terme, à ses oreilles cela tintait de la même manière qu'esclave, elle savait pourtant que c'était clairement différent mais avoir des gens sous ses ordres avait un côté gênant qu'elle avait du mal à assumer. Peu importe l'étiquette qu'on collait, l'assujettissement quel qu'il soit restait de une forme d'asservissement, une domestication tacite de personne dans le besoin. C'était ni plus ni moins profiter de la détresse et du besoin des autres.

La tenancière les invita à prendre place autour de la table d'un petit roulement de poignet, un peu amusée par la gêne palpable d'Alissya visiblement peu accoutumée à ce genre d'établissement. Elle se retourna pour jeter un regard sur son mari acariâtre, cette attitude n'était pas très commerçante et bien loin de mettre à l'aise, sa mine boudeuse n'avait rien d'accueillante bien qu'elle n'effraie personne. Elle s’appuya sur la table et le désigna d'un mouvement de tête, un sourire en biais aux lèvres et les yeux plissés.

"Ne faites pas attention à lui, Mon mari n'est qu'un vieux ronchon mais c'est l'âge qui le façonne de la sorte. Il n'est pas méchant, juste un peu bougon ... Je vous laisse vous mettre à l'aise, je vais chercher cet alcool d'ambroisie."

La jeune femme se recula en souriant avant d'aller chercher une bouteille à la cave qu'elle versa dans une cruche de cristal, son hôte n'apprécierait probablement pas une présentation aussi sommaire. Ses yeux tombèrent sur un gâteau au chocolat qu'elle avait préparé dans la nuit, il reposait tranquillement près de la fenêtre, attendant d'être dégusté par des papilles amatrices de sucré. Le pichet et le plat à gâteau en main, elle donna un petit coup de hanche dans la porte pour se faufiler dans l’entrebâillement, arrivant jusqu'à la table concentrée, il ne manquerait plus qu'elle ne fasse tout tomber ! Elle déposa le précieux liquide sur la table et l'appétissant met en le présentant de ses mains ouvertes victorieusement.

"Je me suis dit que vous auriez peut être faim ! Je l'ai fait moi même et je n'en suis pas peu fière, c'est une recette de ma composition. C'est un fondant au chocolat dont le coeur est agrémenté d'une pâte très légère au fruits rouge ... Accompagné de ce nectar c'est succulent, l'ambroisie se marie divinement bien avec ces nuances chocolatées et fruitées dont les arômes éclatent dans votre bouche."

Elle disparu un moment derrière le comptoir, Samuel en profita pour lui glisser quelque chose d'inaudible pour des oreilles humaines, la jeune femme réapparu le sourire au lèvres, amenant un couteau et des couverts à dessert joliment ornés, deux assiettes et serviettes aux mêmes motifs et deux verres à pieds. Ses bras s'ouvrirent sur la table dressée pour sommer le début des hostilités, divisant par la suite le fondant en six parts pour en déposer une dans chacune des deux assiettes, coulant mais pas trop juste comme les gens l'aimaient. Puis elle versa le précieux liquide dans les verres translucides de ses invitées.

"Je vous en prie Mesdames, restaurez vous ! C'est la maison qui offre, ça me fait plaisir "


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Sam 4 Oct - 14:01
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La jeune femme aux cheveux bleus répondit à Iryo doucement :

Merci et Alissya suffira.

Iryo sourit et allait se présenter lorsque sa patronne, se réveillant soudainement en entendant les deux femmes discuter, tapota l'épaule d'Iryo et s'excusa :

Oh veuillez m'excuser ... Je ne sais plus où sont mes bonnes manières il faut croire ... Je vous présente Mon ... Employée, Iryo Tomoya.

Iryo posa une main amicale sur l'épaule de Calliste ; elle savait que la jeune femme avait un peu de mal avec le terme, ne la considérant pas vraiment comme telle. Au moins, une bonne âme sur cette planète était vraiment opposée à toute forme d'emploi de la personne, esclavage ou domesticité.

Toutes s'assirent à la table que leur désignait Calliste, et Iryo nota qu'Alissya était un peu impressionnée par l'air bougon de Samuel, le mari de Calliste. La danseuse de Feu se fit le plus discrète possible ; après tout, c'était de sa faute s'il râlait, aujourd'hui...

Calliste remarqua la gêne d'Alissya et la rassura :

Ne faites pas attention à lui, Mon mari n'est qu'un vieux ronchon mais c'est l'âge qui le façonne de la sorte. Il n'est pas méchant, juste un peu bougon ... Je vous laisse vous mettre à l'aise, je vais chercher cet alcool d'ambroisie.

Elle disparut quelques instants le temps d'aller chercher l'alcool, et Iryo se détendit un peu lorsqu'elle lança un regard à Samuel, qui lui fit signe que tout allait bien. Ouf ! Bon, il était possible qu'elle se fasse rabrouer gentiment pour s'être endormie, mais tant pis. Calliste revint, déposa la bouteille du précieux alcool sur la table avant de poser un gâteau au chocolat à côté :

Je me suis dit que vous auriez peut être faim ! Je l'ai fait moi même et je n'en suis pas peu fière, c'est une recette de ma composition. C'est un fondant au chocolat dont le coeur est agrémenté d'une pâte très légère au fruits rouge ... Accompagné de ce nectar c'est succulent, l'ambroisie se marie divinement bien avec ces nuances chocolatées et fruitées dont les arômes éclatent dans votre bouche.

Là, pour le coup, c'était vraiment alléchant pour Iryo. Elle vit sa patronne chercher des verres, assiettes, serviettes et couverts à dessert ainsi qu'un couteau pour découper le gâteau ; elle distribua une part dans chaque assiette avant de verser l'alcool dans les verres :

Je vous en prie Mesdames, restaurez vous ! C'est la maison qui offre, ça me fait plaisir.

Iryo se coupa un morceau de sa part de gâteau et le goûta : elle fut aussitôt séduite par la recette et, finissant son morceau, demanda à Calliste :

C'est délicieux ! Est-il possible d'en avoir la recette, que je la retente chez moi quand je rentrerai ? S'il te plaît ?

Elle lui adressa un sourire triste avant de reprendre :

D'ailleurs, j'en profite pour te faire part de ma décision de rentrer à Sahawi. Mon village me manque trop, même si j'ai apprécié tout ce temps passé avec toi. Me permets-tu de repartir ?


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Lun 6 Oct - 9:35
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Finalement ce fut la patronne qui me présenta son employée, et d’un nouveau rapide signe de tête je la saluais respectueusement, sans trop faire de chichis. J’avais l’impression que ce serait déplacé dans un endroit pareil. Soufflant un peu après toute cette marche je laissais mes jambes s’étendre sous la table, et encore une fois je laissais mon regard circuler dans l’établissement, ayant un peu du mal je dois l’avouer a me faire à cet endroit. Mon regard se posa alors sur le barman, l’homme roux et semble-t-il assez âgé, ne semblait guère avoir retrouvé sa bonne humeur, et les regards noirs qu’il jetait parfois dans notre direction, me laissaient quelque peu perplexe. Ce que du remarqué Calliste. Rappelant mon attention, elle m’apprit qu’il s’agissait là de son mari, dont l’âge certain rendait bougon. Restant muette, j’eu grand mal a cacher à la fois ma surprise et mon incompréhension. Pourquoi cette jeune et belle tenancière, elle qui avait la vie devant elle, avait elle épousé un vieillard aussi mal dégrossit que celui qui lui servait de mari ? Gardant pour moi tout commentaire, je dois avouer avoir jeté un regard assez méprisant a mon hôtesse, pensant évidemment que ceci était un mariage arrangé a profit monétaire plutôt que dévoilant une quelconque passion. Oh, je ne suis pas de ces femmes romantique qui pense que l’amour devrait gouverner le monde, mais tous de même... Avec ses charmes évidents et sa gentillesse, Calliste aurait pu trouver un bien meilleur parti, un homme séduisant, de son âge… Une bien meilleure affaire en sorte !

Finalement, nous laissant Iryo et moi-même à la table, elle se dirigea derrière le bar, passant derrière celui qui était donc son époux, et disparut dans ce qui devait être la cuisine. Laissant le silence s’installer entre la demoiselle et moi-même, j’en profitais pour discrètement étudier ses traits et sa tenue. S’il me semblait évident qu’elle n’était pas de mon rang, cette jeune femme ne manquait pas d’atouts elle non plus. J’avisais les perles dans ses cheveux, la couleur si claire de ses yeux, et lisant une mèche de mes cheveux je me demandais comment une jeune femme qui devait avoir environ mon âge en arrivait a venir travailler dans une auberge… Mais avant que je n’ai le temps de formuler mentalement mes interrogation et de les lui révéler, que la patronne revint, les mains chargées d’une bouteille et d’un gâteau au chocolat dont la simple vue me fit sourire comme jamais. Je me rendis alors compte que j’avais faim, et cet entremet me semblait des plus apetissant. Ecoutant l’explication de Calliste sur sa composition, j’admirais le travail et en gardait mentalement l’idée que je rapporterais a mes cuisinière une fois rentré au domaine. En attendant je laissais la dame me servir avec un plaisir évident.

« -Je vous remercie de cette attention. Votre gâteau me semble des plus gourmand, et je serais heureuse d’y goûter. »

Une fois servit, je commençais par tremper mes lèvres dans mon verres d’ambroisie, laissant le liquide sirupeux voilé ma gorge d’un film de douceur et désaltéré mon palais après toute cette marche. Fermant les yeux, je soupirais doucement en appréciant chaque note sucrées du breuvage, puis ce fut le tour du gâteau. Plantant généreusement une cuillère dans ma pare, j’admirais brièvement le jeun de couleur entre la pâte sombre au chocolat, et ce rouge vif qui trônait en son cœur. Une première bouchée m’en dévoila tout les aromes, et prenant le temps de les apprécier je laissait ce gout tourner dans ma bouche avant de l’avaler. Je rinçais une nouvelle fois ma bouche avec le doux alcool avant d’exprimer ma satisfaction a notre hôtesse.

« -Ce gâteau est parfaitement exquis, un plaisir sans pareil por mon palais. Et il se mari parfaitement avec l'hydromel que vous nous avez choisis. »

Ce n’était pas un faible compliment de ma part, il faut dire que je suis assez avare pour ce genre de chose en général. Puis laissant l’employer converser avec sa patronne sur un sujet de départ qui ne me concernait en rien, je reportais mon attention sur la part de gâteau entamée qui me faisait face, et pris mon temps pour en savourer chaque bouchées, agrémenté parfois d’une gorgée d’hydromel.



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Mar 7 Oct - 7:20
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Calliste remarqua le regard hautain et étonné de la beauté froide qui se tenait en face d'elle, sans vraiment comprendre ce qu'elle avait fait de mal ni ce qui avait bien pu la piquer à ce point. Passablement gênée et déroutée de subir de si grosses foudres, ses joues ce seraient probablement vite empourprées si elle n'avait pas rapidement regagné sa cuisine, terre d'asile salutaire. Lorsqu'elle revint avec ses présents l'ambiance semblait fort heureusement redevenue décontractée, ce qui la réconforta et lui permis de retrouver son aise naturelle.

Elle commença à opiner à la demande d'Iryo quand la suite de son discours lui arracha un petit hoquet de surprise, ses sourcils relevés froissaient son visage d'enfant triste, laissant apparaître une ridule au milieu de son front. Elle se figea un instant le sourire toujours présent sur son minois mais bien moins franc, même si c'était évident que la jeune fille de Sahawi ne resterait pas éternellement cela lui faisait l'effet d'une déflagration car son départ était précipité. Elle reprit contenance, son masque joviale emplissait à nouveau entièrement sa frimousse poupine, son faciès dodelinant d'avant en arrière.

" Bien entendu ... Je te noterais la recette sur un morceau de papier ... C'est dommage que tu nous quitte aussi vite ... Je ne pensais pas que tu te sentais mal ici ... En revanche j'aurais apprécié une entrevue plus intime pour que tu m'annonce ce genre d’événement ... C'est très mal venu devant une étrangère. "

Elle ne s'étendit pas davantage, l'amertume envahissant sa bouche de son liquide nauséabond et l'acidité de la tristesse la rongeait de l'intérieur. Peut-être était-ce de sa faute et qu'elle n'avait pas été aussi bien traitée qu'elle l'aurait souhaité, ou qu'elle se sentait délaissée. Et puis quelle était cette question gênante, pourquoi lui demandait-elle la permission de partir, la jeune succube était pourtant loin d'une marchande d'esclaves et rien ne contraignait Iryo à rester prisonnière de ces murs ... Elle ... Pour toute réponse, elle lui adressa un vague geste de la main qui lui signifiait qu'elle pouvait s'en aller. De toutes les manières son orgueil et son sens des convenances lui interdisaient de s'étendre davantage sur la question tout comme de se donner en spectacles devant ses clients et son invitée. Déjà qu'elle devait avoir un piètre opinion de son établissement compte tenu des palaces qu'elle fréquentait en temps normal, nul besoin de donner de l'eau au moulin de qui que ce soit et lui permettre de répandre les rumeurs les plus folles. Au fond, peut être craignait-elle le courroux de son côté démoniaque et que la taverne lui offrait la possibilité d'être protégée par la retenue qu'imposait un lieu public.


Elle les regardait manger goulûment, c’était un petit réconfort de constater que sa cuisine était plus qu’appréciable même si son vague à l’âme ne quittait pas vraiment son cœur. Un petit rire cristallin forcé s’extirpa d’entre ses dents devant le compliment de la grande dame, nul doute qu’elle était habituée aux mets les plus raffinés alors s&a flatterie avait son importance.

La jeune femme songea à son amie coincée dans ce miroir froid, la tête de biais, elle se racla la gorge avant de lui demander.

« Votre amie souhaiterais peut être se dégourdir les pattes la pauvre ? Elle serait en sécurité ici vous savez et si je peux lui rendre l’instant agréable n’hésitez pas à me le faire savoir. »

Puis le visage tantôt plutôt maussade d’Alissya lui revint en mémoire, hésitante de prime abords, elle se risqua alors, le visage très amical pour parer toute gêne ou tout grief.

« Dites moi, cela fait peu de temps que je suis à Sent’sura, je ne connais que peu vos eusses et coutumes mais visiblement, tout à l’heure, sans vous froisser j’ai vraisemblablement piqué vos mœurs. Vous êtres très expressive madame, et cela ne joue pas toujours en votre faveur alors … Dites moi ce que j’ai bien pu faire de répréhensible à vos yeux, que je ne commette pas davantage la même erreur. Vous me feriez une fleur en acceptant de m’expliquer ma faute car je ne peux pas me corriger un comportement dont je n’ai pas conscience."


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Succube

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Sam 18 Oct - 14:11
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Deuxième impair de la journée ; quand Iryo vit la surprise de Calliste, elle comprit qu'elle venait de commettre une seconde erreur en l'annonçant devant l'invitée de la patronne. Elle baissa la tête, piteusement, lorsque Calliste la rabroua :

Bien entendu ... Je te noterais la recette sur un morceau de papier ... C'est dommage que tu nous quitte aussi vite ... Je ne pensais pas que tu te sentais mal ici ... En revanche j'aurais apprécié une entrevue plus intime pour que tu m'annonce ce genre d’événement ... C'est très mal venu devant une étrangère.

Iryo leva la tête à ce moment-là et vit qu'elle lui faisait signe qu'elle pouvait s'en aller. Partir maintenant ? Elle pourrait, il est vrai, plus rien ne la retenait ici. Sauf peut-être le visage triste de Calliste... Se levant, elle alla lui poser une main sur l'épaule pour lui souffler à l'oreille :

Merci pour tout, Calliste. Fais attention à toi, et n'hésite pas à venir me voir à Sahawi si besoin.

Puis elle déposa un baiser furtif sur sa joue avant de serrer la main à Alissya. Elle monta ensuite à sa chambre, où ses affaires étaient prêtes, et redescendit saluer Samuel avant de sortir par derrière l'auberge. Elle partait comme elle était arrivée, de manière discrète et furtive. Comme une ombre.

Elle marcha dans les rues de Sen'tsura, son baluchon à la main, et finit par atteindre les portes de la ville sans trop de difficultés. Poussant un léger soupir, elle se retourna une dernière fois avant de prendre le chemin sous ses pieds : direction, Sahawi !

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Lycan

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Ven 24 Oct - 19:58
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La patronne sembla embarrassée par sa conversation avec la demoiselle, et poliment je tachais de ne pas trop écouter, concentrant toute mon attention sur la pare de gâteau qui me faisait face et que je savourais avec un plaisir évident jusqu’au dernier morceau. Lorsqu’enfin je reposais ma cuillère et me rinçais la bouche d’une gorgée du savoureux breuvage que nous avait servit Calliste, je remarquais que la demoiselle Iryo était sur le point de nous quitter. Elle se tenait près de la tavernière et lui soufflait quelque mot comme le ferait une amie avant de venir me serrer la main, ce que je fis avec une moue déconfite. Les dames ne se serrent pas la main. Les dames se font des courbettes, des révérences, une bise si elles sont proches, mais elles ne se serrent pas la main… M’enfin j’en déduisis que cette règle de bienséance devait être étrangère a la jeune dame et je lui pardonnais cette impaire sans sourciller, la regardant partir avant de reporter toute mon attention sur la jolie patronne qui me faisait face avec ces yeux d’un violet fascinant qui éclairait divinement son visage enfantin.

Elle me parla alors de mon amie Tarella qui se trouvait toujours dans le miroir d’Astapor, et c’est avec une moue un peu surprise, relevant un sourcil que je portais une main à la poche où se trouvait se dernier. Faisant le tour de salle du regard j’hésitais un instant en avisant les quelques clients assez proche qui pourraient réagir a la proximité d’une araignée de la taille de ma compagne… Je lançais alors un regard interrogatif à Calliste, puis lisant dans son regard que sa proposition était sérieuse j’haussais légèrement les épaules sortant le petit cercle brillant d’un pli de ma robe pour le poser devant moi sur la table. Le cadre qui entourait la glace était d’un or blanc particulièrement brillant et entièrement orné d’araignées finement sculptées. Puis relevant les yeux vers la dame je demandais.

« -Si vous êtes sûre que sa présence n’accommodera pas votre clientèle, Tarella sera heureuse de nous rejoindre. »

Enfin je l’espérais. Avec ses humeurs changeantes mon amies est parfois bien difficile a prévoir, mais de toute façon je ne lui laisserais pas trop le choix n’aimant pas la laisser trop longtemps de coté. Plongeant finalement mon regard dans le miroir jusqu’à admiré le sombre de mes yeux, je les regardais changer doucement de couleur dans le reflet pour prendre un vert de feuille, de la couleur des yeux du mage Astapor. J’énonçais alors ma formule habituelle et plongeais la main dans le miroir qui semblait pourtant bien trop petit pour la recevoir, la ressortant finalement avec Tarella qui dépassait entre mes doigts. Lui offrant une délicate caresse au passage je la reposais sur mon épaule où elle alla bien vite prendre sa place d’usage. De la elle me demanda de sa voix pas plus enjouée qu’en général.

« -On est où ? Y a du monde ici ! Et personne de notre classe. Qu’es ce qu’on fait là ? » Puis avisant Calliste elle ajouta dan un petit claquement de mandibules. « Elle est toujours là elle ? Encore un peu et je vais croire que tu t’es faite une amie. Je vais être jalouse et je vais la mordre… Tu sais ça Ali' ? En plus ça te va très mal d’être sociable. »

Je riais légèrement, franchement amusée et lui répondit dans un murmure que j’espérais assez inaudible pour ne pas sembler complètement fole.

« -Tu n’auras pas besoin d’en arriver là, personne ne t’arrive a la patte Tarella. Et nous somme chez cette dame. Dans sa taverne. »

« -Une taverne ? Bah voyons ! Et pourquoi pas un bordel aussi ? On a rien a faire ici. C’est pas de notre niveau. Allons-nous-en. » Ajoutât-elle offusqué.

Riant une nouvelle fois je lui soufflais.

« -Tu es encore plus snobe que moi ! Maintenant tais toi un peu ! »

Puis reportant mon attention sur Calliste, je remarquais un air hésitant sur son visage. Peut être avait elle suivit notre échange et me prenait elle pour une femme dérangée ? Peu importe, je lui offris un large sourire et c’est alors qu’elle reprit la parole… Et je m’étais visiblement trompé sur son trouble. Celle-ci avait lue en moi un peu plus tôt, et c’est un peu gêné que je cherchais à lui répondre, espérant ne pas la vexer. Comment lui dévoiler le fond de ma pensé au sujet de son mari sans risquer de la blesser, et encore plus dure sans risquer de bafouer l’honneur de son époux ? Faut se l’avouer je n’étais pas vraiment dans une bonne posture, et cherchant mes mots, je me lançai, un peu hésitante.

« -Et bien… C’est-à-dire… Votre époux ne semble guère chaleureux et encore moins accueillant. N’étant pas de la région, je ne sais pas moi non plus quel sont les coutumes d’usage ici, mais voyez vous, chez moi il y a deux raisons qui pourraient pousser à une union. La première serait un mariage d’amour, le genre qui ne promet rien de valeureux à long terme mais dont à ce que j’ai ouïe dire rêveraient nombre de demoiselles. La seconde… La seconde est à raison plus profitable, pour s’offrir une place de choix, une vie d’opulence, ou au moins un cadre plus attractif que celui qui est coutumier à la jeune épousée. » Je laissais passer un instant de silence, finissant ma coupe d’hydromel et nous resservant avant de finir mon explication. « J’avoue avoir du mal à comprendre dans quelle case se range votre mariage, avec tout le respect que je vous porte à vous et votre maris. Et je tiens a m’excuser de cette curiosité mal placée. Après tous cela ne me regarde en rien. »



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Dim 23 Nov - 18:21
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Calliste resta passive, ne la regardant qu’à peine, parce qu’il n’y avait rien à rajouter, parce qu’il était impensable de se donner en spectacle pas plus que de montrer sa tristesse ou son attachement. Un sourire trônait faiblement sur son visage de poupée étrangement blanc, il faut croire qu’il y a des choses plus difficile à masquer que d’autres. L’invitation d’Iryo fut un second coup de couteau en plein cœur pour la succube qui restait prisonnière de Sent’sura, ce n’était pas très délicat d’autant plus que la jeune femme de Sahawi devait le savoir. C’était pour cela que la tenancière refusait de porter de l’intérêt de manière trop poussée pour quelqu’un, la douleur que provoquait les autres était inéluctable, peu importe les raisons ou les manières. Toutefois ce n’était pas possible d’en tenir grés à la jolie brune, la vie était trop courte pour stagner de la sorte et elle devait en profiter pour voir le monde, Calliste ne pouvait souhaiter à personne de se retrouver dans une cage dorée comme elle. Le claquement sourd de la porte sonna comme la dernière pénétration d’une lame froide et fulgurante, un déversement abondant de sang et plus rien, rien que la chaleur du baiser qui résonne. On ne ressent sur le coup plus tristesse ni de colère, plus rien, rien qu’un grand sentiment de vide qui vous inonde tandis que les regrets s’installent dans votre esprit. Non ce n’était pas une manière descente de se dire au revoir, quand bien même la peine nous envahissait, son attitude avait été déplorable et rien ne pouvait excuser cela et c’était trop tard, car on ne revient pas en arrière.

Calliste laissa sa tête basculer en arrière tandis que ses mains vinrent glisser sur son cuir chevelu pour la réconforter, se laissant tomber sur sa chaise sans aucune retenue, plus rien n’avait d’importance à cet instant-là. La grande dame devant elle pourrait lui en tenir rigueur autant qu’elle le voudrait, la mélancolie de la perte d’une amie l’empêchait d’être atteinte à quelques niveaux que ce soit, à cet instant T le monde pouvait s’écrouler sous ses pieds qu’elle n’aurait nullement réagit. Sa tête se redressa en un à-coup, reprenant un semblant de contenance face à son interlocutrice. Heureusement son amie à huit pattes était un bon moyen de détourner ses pensées lugubre, les animaux avaient ce pouvoir de fasciner et de détourner, capter l’attention de sorte qu’on se sente bien avec eux ou tout du moins qu’on ne pense à rien d’autre. La jeune tenancière haussa les épaules en souriant davantage.

« Les plus gênés s’en iront, elle a autant le droit qu’eux d’être ici et puis ce n’est pas la petite bête qui va manger la grosse »

La succube contemplait l’amie velue sortir du miroir avec une fascination non dissimulée, le tour en lui-même étant impressionnant tout comme la beauté de Tarella. Cela dit, elle referma bien vite la bouche dans un sursaut lorsqu’Alissya fut prise d’un léger fou rire avant de s’adresser à son petit familier. Déchiffrer ce qui se disait était alors impossible mais nul doute qu’il y avait bel et bien une discussion qui se déroulait devant ses yeux. Son regard se faisait un peu enfantin alors qu’elle ne voyait uniquement que les lèvres sensuelles de la femme bouger, sans distinguer ne serait-ce qu’une syllabe. Sa tête rentra dans ses épaules alors que ses yeux fuyaient le spectacle, parce qu’elle avait l’impression d’importuner et se sentait passablement exclu de ce petit duo fort sympathique. Il ne lui venait toutefois pas à l’esprit qu’elle fut folle, bien au contraire, parler avec des animaux ne la dérangeait pas outre mesure et elle pratiquait l’exercice depuis qu’elle était petite bien que les chachouans ne lui répondent jamais.

Ses billes rosées se rivèrent à nouveau sur la jolie brunette qui se tenait devant elle alors qu’elle reportait son attention sur la jeune aubergiste qui ne dissimulait pas sa joie en lui offrant un large sourire. Ce dernier s’estompa légèrement avant qu’un rire à gorge déployée ne vienne l’étreindre, lui faisant contracter violemment les abdos tandis que quelques larmes s’échappaient de ses yeux plissés pour perler sur ses joues. Elle essuya ses empourprées du revers de la main encore sujette à l’hilarité bien qu’elle parvienne à se calmer un peu.

« Mmmmh … Et bien je dirais ni l’un ni l’autre … Je suis bien loin de vivre comme une princesse, je travaille dur pour gagner ma vie honnêtement et elle est loin d’être oisive … Je ne peux pas dire que je ne l’aime pas mais ce n’est pas un mariage d’amour enfin pas de mon côté, je l’aime mais comme un père, c’est lui qui m’a élevé. Parfois ce n’est pas possible de mettre les gens dans des cases il faut croire ! »

Elle lui décocha un sourire ravissant avant de remplir à nouveau son verre, l’air plus amical que jamais.


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Lun 12 Jan - 13:49
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A peine avais-je terminé ma tirade que je regrettais de m’être montrée aussi direct et incorrect. Non mais en quoi cette affaire me regardait elle ? Même Tarella, perchée sur mon épaule ne retint pas son petit sifflement d’indignation avant d’aller se cacher sous mes cheveux en retenant une remarque que je n’entendis guère mais que j’imaginais comme amplement mérité.

Pinçant des lèvres je retenais un peu mon souffle tout en trouvant un intérêt tout particulier a la coupe somme toute banale que je tenais en main et que je ne quittais plus des yeux. Alors que je m’attendais a une vive réaction de la par de mon hôtesse, je fus surprise de constater qu’il n’en fut rien. Surprise je relevais alors mes yeux vers elle, et du constater que ma curiosité déplacée n’avait pas eu l’effet fâcheux que j’avais imaginé. Calliste m’offrit l’un de ses larges sourire poupin, sourire auquel il me fut bien impossible de résister. Ainsi j’y répondis du mieux possible bien que celui-ci ne dut paraître bien a l’aise. En réponse la matrone se mit a rire, un rire franc et communicatif qui me permis de me détendre un peu tout en élargissant un sourire plus sincère.

Sans plus de gène que cela elle me répondit donc, m’expliquant sa situation qu’il me serait bien difficile de comprendre en fin de compte et encore plus de juger. Je lui montrais alors ma compréhension d’un simple signe de tête, même si je l’avoue cette affaire m’était bien étrangère. Personne ne me poussera jamais a épouser quelqu’un sans que je le désire ardemment pour une raison ou une autre…. M’enfin c’est une autre histoire. La remerciant rapidement je me saisis a nouveau de la coupe qu’elle venait de me remplir et pris mon temps pour la vider doucement, commençant déjà à ressentir les effets de l’alcool des précédentes. Il ne me faudrait guère en abuser plus que cela je le crains. Mon amie a huit pattes dormait a présent sous une mèche de mes cheveux, nous laissant tranquille pour quelques minutes et j’en profitais pour demander a ma convive.

« -Et vous possédez cette établissement depuis longtemps ? Ce doit être agréable que d’avoir sa propre affaire dans une si grande ville… Même s’il vous faut la partager avec ce…. Avec votre époux. »

M’appuyant alors dans le dossier de ma chaise j’étendais mes jambes finissant de e détendre après ce long voyage et toute cette marche. Je sentais les effets de l’hydromel me réchauffer le sang et alléger ma tête, et commençais a me demander si je n’aurais pas mieux fait de m’arrêter a la deuxième coupe… Était-il raisonnable d’en avoir bu autant pour une nobliette aussi délicate que moi ?



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