Terra Mystica

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 " Le loup est l'ami de la forêt ! Et il sera le tien désormais !"

 
Lun 1 Sep - 14:21
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Chapitre 1: L'attaque


Nous sommes le 20 d'Astarr 114, début de l'automne.
Une journée ordinaire dans les Montagnes. Il fait assez chaud mais un éternel vent frais rappelle l'arrivée prochaine de l'hiver et de ses neiges immaculés qui couvriront bientôt ses sommets majestueux. Par delà les chemins escarpés, par delà les profondes vallées, un silhouette marche. Elle marche désormais depuis des jours. Revenant d'une mission pour sa guilde un peu plus haut dans la montagne. Cette silhouette est celle de Trataïr. Il devait livrer un renseignement à un riche commerçant nain du conglomérat et revenir le plus rapidement possible au quartier général de la Confrérie. Il avait fait tout le voyage allé à cheval mais avait dû le laisser à la base des montagnes tant les chemins devenaient ardus et périlleux. Il avait grimpé des chemins tortueux durant deux longues journées pour finalement atteindre son but et livrer le précieux message oral. Tant de risques pour quelques mots, et il ne savait même pas ce qu'ils signifiaient en langue naine. Tant de périls pour un peu d'argent. Mais l'archer était habitué à ce train de vie, et il lui convenait. Il aimait voyager et découvrir toujours plus de majesté au sein de Terra. La nature était pour lui ce qu'il y avait de plus beau et il la respectait plus que tous. Cependant, il aimait prier Nielhing avant ses périples et même pendant, c'était devenu un rituel, son rituel pour le dieu qu'il révérait.

Le voilà à présent, parcourant une forêt au fond d'une vallée aux parois abruptes taillées par des millénaires d'intempéries. C'était une forêt qui ne connaissait que quelques mois sans neige par an. Le reste du temps, ses pins aux millions d'aiguilles étaient recouverts d'une couche de neige argentée. Un paysage qui devait être magnifique, mais pour le moment, ce n'était qu'une forêt ordinaire. Verte et vivante. Avec des tas de bêtes qui se préparaient à affronter l'hiver rigoureux en amassant de la nourriture. D'autres se préparaient simplement à partir vers des terres plus clémentes, comme certains oiseaux sur les hauteurs des montagnes. Une vie foisonnante qui faisait sourire l'ex-chasseur. Malgré son ancien métier, il avait toujours gardé l'amour de la vie et de la forêt. Il tuait les habitants des bois uniquement pour se nourrir et nourrir sa famille. Et il était certain que Mère-Nature le comprenait. Aujourd'hui, il continuait, pendant ses voyages, d'exercer un art qu'il n'avait jamais oublié. Continuant de se nourrir en tentant de préserver la quiétude de cet endroit.

En ce début d'après-midi, il venait de lever le camp de fortune qu'il avait dressé pour manger le fruit de sa chasse et repartir sur les sentiers le ventre plein. Il marchait d'un pas rapide vers le bout de la vallée sans savoir ce qui l'attendait après. Il savait simplement la direction à prendre, mais pas les obstacles à franchir pour la suivre. Dans cette paisible journée, hormis les bruits de la forêt qui travaille, rien ne venait troubler le calme et la paix régnant en maître. Rien, sauf un craquement, un petit craquement qui se perdait dans des dizaines d'autres craquements de branches au milieu des arbres. Cependant, ce craquement était différent. Il avait été causé par autre chose qu'un rongeur ou un cervidé maladroit. Non, la cause était humaine. Et a peine Trataïr eu le temps de se retourner que la cause du bruit, en la personne d'un groupe de bandits, vint à sa rencontre en hurlant, brandissant des armes divers. L'un d'eux avait une arbalète et une écharpe cachait son visage. C'est celui qui versa le premier sang en tirant un carreau dans l'épaule gauche de l'archer. Sous le coups de la douleur, il ne pu réagir assez rapidement pour éviter la lame qui s'abattit sur son flan. Ni le coup de poing en plein visage qui le fit tomber au sol dans une gerbe de sang, uniquement son sang. Et il s'évanoui. A son réveil, il ne trouverait plus ni son argent, ni sa besace avec ses vêtements, ni son arc. Il n'aurait plus que ses habits d'alors, tâchés de rouges, comme seul possession dans ces montagnes.




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Lun 1 Sep - 17:04
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Chapitre 2: Le réveil

Quelques heures plus tard...

Ses yeux s'ouvrent. Ses iris verts scrutent l'environnement alentours. Des arbres, les mêmes pins que tout à l'heure, donc il est toujours dans cette forêt. Mais l'endroit exact n'est pas le même... Où est-il ? Il fait nuit, il fait froid. Cependant, le crépitement d'un feu se fait entendre pas très loin. Et sa lumière ainsi que sa chaleur réconfortante confirme sa proximité. Impossible de voir les détails du paysage pour le moment. Ses yeux voient flou. L'aléa du réveil. Une douleur lancinante lui paralyse le bras droit et des maux s'emparent de sa hanche à chacun de ses mouvements, petits ou grands. Il a également une légère migraine. Tout cela est le fruit des blessures causées par ses assaillants. Au prix d'incroyables efforts, il parvient à se redresser légèrement pour admirer les nombreux bandages qui parsèment son corps. Il était en caleçon, ce qui expliquait le froid qui le secouait. Devant lui, rien que les sombres bois. Le feu était dans son dos et il essaya de tourner la tête pour le voir. peine perdue, sa hanche le torturait pour qu'il cesse de bouger. Et c'est ce qu'il fit. Il retomba lourdement sur le sol, étonnamment confortable, en poussant un râle de douleur. Soudain, une voix douce se fit entendre près du feu derrière lui.

- Restez calme... vous aurez du mal à bouger pendant un petit moment.

La propriétaire, car c'était une voix féminine, de cette voix le mettait en garde sur un ton amusé qui aurait frustré n'importe qui à sa place. Mais l'archer n'avait pas la force de l'être dans un état pareil. Il se contenta simplement d'essayer de jouer le jeu.

- Si je ne peux pas bouger, pourriez-vous au moins m'expliquer où suis-je ? Et ce que je fais ici ?

Son vis-à-vis marqua une petite pause, comme pour choisir ses mots.

- Et bien... vous vous trouvez dans la clairière qui nous sert de logis pour le moment. Nous avons été attirés par l'odeur de votre sang et nous vous avons retrouvé au sol, inconscient et gravement blessé. Nous vous avons amené ici et nous vous avons soigné. Cela répond à vos questions ?

Trataïr avait du mal à se concentrer pour comprendre les paroles qu'il entendait tant la douleur lui parasitait l'esprit. Mais il parvint quand même à comprendre et à répondre.

- Et bien je vous remercie, vous et toutes les personnes qui vous ont aidées. Cependant, vous devez vous douter que ce ne seront pas mes seules questions.


Un petit rire se fit entendre. Léger et espiègle comme celui d'une enfant.

- Je le sais. Maintenant dormez. Vous irez mieux demain.

Sans un mot de plus, l'archer s'assoupit de nouveau. Il ne connaissait rien de celle avec qui il venait de parler et pourtant il lui avait obéit.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Quant il se réveilla de nouveau, le jour était réapparu. Il était toujours au même endroit. Il avait les idées plus clairs et la douleur était moins forte. Il pouvait désormais deviner qu'il se trouvait sur un matelas d'épines de pin recouvertes de tissu. Il pouvait aussi deviner que des personnes l'entouraient. Selon les voix, il y en avait cinq. cinq personnes se trouvaient au même endroit et discutaient de choses qu'il n'arrivait pas à comprendre. Il pu aussi sentir l'odeur attirante du gibier griller et la chaleur bienveillante du feu crépitant. Il se redressa comme la dernière fois. Mais cette fois avec moins de mal. Il était toujours en caleçon et avait toujours ses bandages. Ses yeux étaient cependant moins brouillés et il pu remarquer la présence de ses vêtements à côté de son lit. Encore tâchés de son sang. Cette vision le remplie d'amertume à l'égard de ses agresseurs. Il s'étira les bras avant de se retourner vers le feu et ceux qui se trouvaient avec lui. Dans le groupe il y avait une femme aux cheveux blonds qui jouait avec un enfant mais qui se stoppa en le voyant. Il y avait aussi un homme, aux cheveux et à la barbe blonde également mais plus foncé que celui de la femme, qui était entouré de trois autres enfants qui se ressemblaient tous plus ou moins. Il y avait aussi de la viande de cerf qui étaient suspendue au-dessus du feu en train de cuire. Un long silence régna ensuite dans la clairière. La petite famille fixait Trataïr qui les dévisageait en retour. Ce fut la jeune femme qui rompit le silence.

- Tiens, vous êtes enfin réveillé.
Dit-elle avec un doux sourire. Vous vous sentez mieux ?

C'était la même voix que la veille. Voilà donc la femme qui lui avait parlée cette nuit. Le jeune homme ne répondit pas tout de suite. Il continuait de dévisager les cinq personnes en face de lui. Les enfants faisaient de même, assis par terre, tandis que l'homme s'occupait de la viande sur le feu.

- Euuuh... et bien oui. Je pense que oui, je vais mieux. Merci de vous en souciez.

Il avait du mal à trouver ses mots au réveil. Ce qui arracha un léger rire, de la même douceur que la veille, à la jeune femme.

- Tant mieux alors. Je peux donc vous demandez votre nom.

Trataïr avait un peu reprit ses esprits et affichait un sourire amical.

- Tutoyez-moi s'il vous plait. Je m'appelle Trataïr. Ravi de faire votre connaissance.

- De même. Je me nomme Lina. Elle désigna l'homme d'un geste de la main. Voici Silgfrid mon mari, sa main désigna ensuite les enfants un par un. Il y avait trois garçons et une fille. Et voici Hudir, Zatel, Loam et Illita, nos enfants.

Que de noms à retenir pour le pauvre jeune homme à peine réveillé. Mais il se promit de les retenir.

- Je suis ravi de tous vous rencontrez. Et je vous remercie de m'avoir soigné. Je serais sûrement mort sans vous.


Cette fois-si, ce fut Silgfrid qui prit la parole.

- Ne t'inquiètes pas, c'est normal. Nous ne sommes pas des sauvages. Tu as faim ?

Trataïr pouvait clairement voir ses yeux, et ceux-ci étaient d'un doré profond et brillaient d'une animalité flagrante, comme ceux des prédateurs nocturnes.

- J'accepte volontiers à manger. Je te remercie.

Avec un large sourire, l'homme s'empressa de lui tendre un morceau de viande que l'ancien chasseur dévora avec joie.




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Lun 1 Sep - 17:37
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Chapitre 3: Le choix


Après le repas vint le retour des questions. Pendant de longues minutes, le chasseur interrogea la petite famille sur ce qu'ils étaient et ce qu'ils faisaient ici. Il apprit qu'ils appartenaient tous à la race des lycans. Des êtres qui sont intimement liés aux loups, ces animaux au comportement social complexe et aux techniques de chasse mortellement efficaces. Trataïr écoutait sans dire mot, émerveillé une fois de plus par les prodiges que pouvait offrir la nature. Ces gens étaient en communion parfaite avec elle. Ils la respectaient et elle leur rendait bien en leur offrant nourriture, eau et logis. Dans ce tumulte d'informations, chaque membre du groupe racontait quelques anecdotes de sa vie pour rendre l'ambiance plus légère. Durant près de trois heures, l'archer passa ce qu'il désigna comme un des meilleures moments de sa vie. Il s'était lié d'amitié avec ses sauveurs. Apprenant à les connaître, à les comprendre. Il aimait ce qu'ils étaient. Pour lui, c'était des êtres nobles. Des êtres qui ne se préoccupaient pas des guerres, des royaumes, du pouvoir. Il ne se souciaient que de vivre en paix avec cette nature qu'ils chérissaient tant. Trataïr était presque jaloux d'eux. Il voulait être comme eux. Il ne voulait plus se battre, il voulait vivre, simplement vivre.

La discussion fut clôturée par les blessures de l'archer. Blessures qui le torturaient tant qu'il avait été obligé de se rallonger pour que la douleur se calme. Lina parla ensuite tout bas à son mari. Cependant, l'ancien chasseur réussit tout de même à comprendre en se concentrant.

- ... pauvre. Si il était comme nous il n'aurait pas à supporter ce calvaire, ses blessures guériraient bien plus vite.


En entendant ces mots, le jeune homme ne pu s'empêcher de se redresser, quitte à raviver la douleur.

- Qu'avez-vous dit ? Si j'étais comme vous, mes blessures guériraient plus vite ?

Le couple affichait une mine peinée, comme si il avait fait une gaffe.

- Oui... quand nous sommes blessés, sauf si c'est avec de l'argent, nos blessures guérissent plus vite que celles des humains...


- Oh mais c'est sup...


Elle le coupa en pleine phrase.

- Il ne faut pas que tu laisses la douleur t'aveugler ! Tu guériras bien assez vite, sois-en sûr ! Tu n'as pas à demander qu'on te transforme juste pour ne plus avoir mal...

- Je sais... mais il n'y a pas que ça.

- Ah ?


Trataïr baissa les yeux, comme honteux de ce qu'il allait dire.

- Oui... j'aime votre respect pour la nature. Vous vivez avec elle dans une parfaite harmonie. Je suis jaloux de la paix qui vous entoure. Je vis dans un monde de conflits perpétuels. Je dois me battre pour vivre. Vous, ces tourments vous épargnent. J'aimerais être comme vous...


Un long silence plana. Comme un voile de réflexion. De tout son cœur, il voulait être comme eux. Mais est-ce que ces gens le comprendraient ?

- Très bien... tu as gagné. Je vais te transformer et ensuite nous t'apprendrons comment vivre avec cette nouvelle part de loup en toi.

L'archer écarquilla les yeux. Ils acceptaient ! Ils acceptaient qu'il devienne l'un des leurs ! Il ne pu s'empêcher de sourire et de prendre Lina dans ses bras.

- Merci Lina, merci beaucoup !

Silgfrid, quant à lui, souriait en voyant cette scène. Tout comme les quatre enfants qui rigolaient ensemble avant de repartir jouer dans la forêt. Lina, elle, avait toujours des doutes. Était-ce vraiment une bonne idée ?




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Mar 2 Sep - 14:29
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Chapitre 4: La transformation

Lina était d'accord. Elle voulait bien transformer Trataïr alors qu'elle le connaissait seulement depuis la veille. Il devait y avoir anguille sous roche. D'autant qu'elle ne semblait pas très enthousiaste à cette idée. Cependant, l'archer était bien trop heureux d'avoir son accord pour avoir une quelconque méfiance. C'est donc après un petit moment pendant lequel les deux protagonistes se préparaient que la transformation pu enfin commencer.

La clairière voyait le jour tomber peu à peu. Le soleil amorçait doucement sa descente pour se coucher le soir venu. Mais il était encore là, et l'astre solaire frappait vigoureusement tous ceux qui avaient le malheur de passer sous ses rayons. Les créatures de la forêt, grandes comme petites, profitaient de cette chaleur pour faire la sieste ou, au contraire, s'activer pour trouver à manger et préparer l'hiver. Une quiétude bienvenue dans l'esprit de Trataïr, habitué maintenant au tumulte des combats. Il était assis en tailleur sur le sol caillouteux de la clairière. Détendu, silencieux, comme un condamné à mort qui attend son heure. Cependant, ce n'était pas pour mourir qu'il patientait, mais pour renaître. Renaître dans la peau d'un loup tout en conservant une part de l'humain qu'il était jusqu'alors. Il avait les yeux clos et un fin sourire se dessinait sur ses lèvres. Lina lui avait expliquée que la transformation se faisait par morsure dans une artère principale la plupart du temps. Il appréhendait donc un peu la future douleur. Surtout qu'il était déjà blessé. Comment allait-il survivre à une telle transformation ? Mieux vaut ne pas se poser ce genre de questions dans un moment pareil. Il était désormais temps de commencer.

- Tu es prêt ?
Lui chuchota Lina alors qu'elle était en face de lui dans la même position.

Il acquiesça en silence. Silgfrid était assis un peu plus pour regarder le spectacle. Les enfants, eux, n'étaient pas autorisés à être présents. Ils étaient donc repartis dans la forêt alentours pour s'amuser en attendant que la transformation soit terminée.

Doucement, la jeune femme approcha son visage de l'épaule gauche de Trataïr. Son souffle chaud semblait vouloir prévenir l'archer de ce qui l'attendait en indiquant l'endroit où elle allait mordre. Mentalement, il se prépara à la morsure. Se crispant un peu lorsque les crocs de Lina vinrent percer sa peau, toujours plus profond, laissant couler son sang le long de son torse. La morsure sembla interminable et quand, enfin, la jeune femme arriva à l'artère, une immense vague de chaleur, presque suffocante, envahie le corps de Trataïr tout entier à mesure qu'une étrange substance voyageait à travers tous ses vaisseaux sanguins pour finalement envahir tous son corps. Il ne pu s'empêcher d'ouvrir grand les yeux qui semblait s'être animés de la même lueur prédatrice que ceux des membres de la petite famille. Il sentit ses canines s'allonger légèrement et il ne pu retenir un râle de douleur. Au bout de quelques minutes interminables, c'était terminé. Lina retira ses crocs de l'épaule du jeune homme, la bouche recouverte de son sang. Elle le lécha subtilement avant d'aller se nettoyer un peu mieux à l'aide d'une cuvette d'eau.

Pendant ce temps. L'archer resta là, assis, presque immobile. Il avait le souffle court tant la température de son corps lui donnait l'impression d'être dans un désert. Il tressauta et dû poser ses mains sur le sol pour s'empêcher de tomber. Il était désormais sur les genoux dans une position qui rappelait une supplication. Il gémissait tout en se transformant petit à petit. Un pelage d'une blancheur semblable à celle de la neige recouvrit petit à petit l'intégralité de son corps. Sa tête se transforma. Un long museau fit son apparition à la place de son nez et allongea sa mâchoire qui était désormais garnie de crocs puissants. Ses cheveux blanchirent eux aussi pour se confondre avec les poils de sa tête. Ses oreilles furent remplacés par un modèle plus animal, elles aussi étaient recouvertes de poils blancs. Son corps lui aussi évolua grandement. Hormis le pelage. Il se vit grandir de plusieurs centimètres et dépassait désormais de peu les deux mètres de hauteur. Son dos se voûta très légèrement et son buste prit du volume. Ses bras et ses jambes prirent bien plus de muscle et donnaient à Trataïr une silhouette massive et inquiétante. Ses mains grossirent elles-aussi ainsi que ses pieds et ses doigts étaient maintenant terminés par de puissantes griffes. Quand son corps eu fini de changer, un long silence plana. La transformation n'avait pas été douloureuse comme il l'aurait pensé. Mais les changements étaient tellement conséquents qu'il n'en croyait pas ses yeux, qui brillaient désormais de mille-feux. Il souffla pendant une bonne minute avant de finalement pousser un hurlement lupin à travers toute la forêt. Il comprenait ce qu'il hurlait. Il hurlait sa présence. Il essayait d'intimider toute les créatures qui peuplaient la forêt en hurlant ainsi. Dans son cœur il le savait. Grâce à un corps comme celui-ci, il était devenu plus fort. Bien plus fort qu'avant. La prochaine fois qu'il verrait Victo, il pourrait lui montrer cette nouvelle force.

Il était désormais devenu un lycan dans toute sa splendeur. Il tourna sa massive tête vers le couple qui le regardait, le sourire aux lèvres.

- Me... Merci beaucoup.


Sa voix était plus grave et il semblait grogner en même temps qu'il parlait.

- Tu as eu ce que tu voulais, c'est le principal. Tu dois savoir que tu peux également te transformer en loup normal quand tu le souhaites. Tu retrouveras tes vêtements dès que tu reprendra forme humaine.

Trataïr regarda instinctivement son corps. Ses bandages étaient déchirés et étendus au sol mais son pantalon avait complètement disparu. "Bizarre" Ce dit-il. Il pu également remarquer que ses blessures ne le faisaient plus souffrir. Etait-ce l'effet de l'adrénaline ? Non. Elles guérissaient rapidement petit à petit. Un véritable prodige.

Décidant que cela suffisait, il reprit petit à petit forme humaine. Il n'avait qu'à le souhaiter. Quand cela fut fait, il tomba sur ses genoux. Dieu merci, il avait retrouvé son pantalon. Il avait toujours le souffle court mais cela allait passer. Au bout de quelques instants, il releva la tête vers le couple.

- Maintenant, vous allez tous m'apprendre sur ce nouvel état ?

- .... Non. Dit finalement Silgfrid avec une mine sévère.

- Qu... quoi ?




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Mar 2 Sep - 15:38
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Chapitre 5: Le départ

Ils ne voulaient pas ? Ils ne voulaient pas lui apprendre comment bien vivre avec ce nouveau corps et le contrôler ? Comment pouvaient-ils lui faire cela ? Ils lui avaient promis pourtant. Et là, ils se défilaient ! Mais était-ce vraiment ça ?

- Po... pourquoi ?

- Ta décision a été prise sous le coup de l'émotion. Tu n'as aucunement réfléchi avant de la prendre.


- Mais, mais...

- Tais-toi. Tu as voulu qu'on te transforme, voilà qui est fait. Maintenant tu dois apprendre seul comment maîtriser le pouvoir que l'on vient de te donner. Hors de question qu'on apprenne quoi que ce soit a quelqu'un d'aussi impatient.

- Mais je...

L'archer n'en revenait pas. Il voyait ses nouveaux amis le trahir comme cela.

- Entends-le bien. Ce n'est pas que l'on ne t'apprécie pas. C'est juste que tu es jeune et naïf. Tu nous attirerais des ennuis si tu restais avec nous. Nous sommes quand même liés désormais, et tu peux revenir quand tu veux. Mais tu ne pourras nous rejoindre que quand tu auras appris à te maîtriser. A contenir tes émotions.

Trataïr était coi. Lina avait raison. Il avait prit cette décision sur un coup de tête. Etait-il certain de ne jamais la regretter ? Il n'en savait rien et c'est ça que la jeune femme essayait de lui faire comprendre. Il allait devoir apprendre tout seul comment vivre avec cette nouvelle part animale en lui. Si il n'y arrivait pas, il n'avait rien à faire ici.

L'archer se releva donc doucement et se plaça face au couple. La mine désolée.

- Vous avez raison. Je m'excuse de m'être emporté aussi facilement. Ce n'est pas digne de quelqu'un qui prétend pouvoir contrôler une telle puissance.

Puis il laissa planer un silence avant de relever la tête. Un chaud sourire aux lèvres.

- Mais je peux vous le promettre. Quand je saurais enfin comment maîtriser ce pouvoir et comment vivre avec, je reviendrais. Vous serez fier du lycan que je serais devenu. C'est une promesse.


Les deux lycans en face de lui le rassurèrent en même temps en répondant à son sourire. Lina posa une main sur son épaule auparavant meurtrie.

- J'en suis sûr aussi Trataïr. Maintenant il te faut partir. Tu es définitivement guéris. Tu n'as plus rien à faire ici. Sache quand même que tu as tout ton temps pour devenir plus mûre. Les gens comme nous ne vieillissent pas.


Encore une bonne surprise. Il ne vieillira pas ! Il pourra, tout comme Luz, vivre des décennies, voir des siècles ! Cette nouvelle ne fit qu'élargir son sourire. Il imita la jeune femme avec sa main avant de répondre.

- Je te remercie. Toi et toute ta famille. Vous m'avez sauvé la vie et plus encore. Tu ne seras pas déçu de moi.

Le sourire de la louve se fit plus affectueux.

- Je n'en doute pas. Maintenant pars.

Tout en retirant sa main. Il acquiesça de la tête. Il tourna celle-ci vers Silgfrid et le salua avant de se rhabiller complètement et de quitter la clairière. Avant de sortir totalement du havre de paix dans lequel il avait passé la nuit, il salua de la main une dernière fois le couple et les quatre enfants qui venaient de revenir de leur balade. Il repartit ensuite sur le sentier. Vers le fond de la vallée et vers sa maison.

Son nouvel état lui donnait accès à un meilleur odorat et une meilleure audition. Cela le troublait un peu de recueillir ce nouveau flot d'informations. Il pouvait sentir les lapins creusant leur terrier sous ses pieds. Il pouvait sentir qu'un ours avait marqué son territoire à quelques kilomètres de là. Tant de nouvelles informations qu'il fallait assimilé. C'était tellement intense que la migraine ne mit pas longtemps à arriver.

Au bout d'une bonne dizaine de minutes, une odeur âcre vint chatouiller ses narines. Une odeur de sueur et de cuir usé. Aucun doute, c'était des bandits qui approchaient. Sûrement les mêmes bandits qui l'avaient attaqués. Un sourire inquiétant vint étirer les lèvres de l'archer lorsqu'il imagina pouvoir se venger et, en même temps, récupérer ses affaires. Il se cacha rapidement dans les fourrés, prêt à bondir au bond moment. Tout en gardant le nez à l'affût des hommes qui approchaient. Il se transforma en quelques instants et resta immobile. Essayant d'être le plus silencieux possible. Tout en restant paré à l'attaque. Quelques minutes plus tard, le groupe de bandits approchait de sa cachette, marchants sur le sentier sans se douter de ce qui les attendait. Trataïr pu voir que l'un d'eux portait sa besace et son arc. Parfait, il allait tout récupérer d'un coup. Dès que les cinq hommes furent à porter, le lycan fondit sur eux toutes griffes dehors. L'une de ses pattes vint rencontrer la tête de l'arbalétrier au foulard qui s'écroula au sol avec la moitié du visage arraché. D'un coup d'avant bras, il envoya valser un second bandit sur un arbre et il tomba au sol, inanimé. Trataïr était stupéfait de la force qu'il possédait. Et surtout de la colère qui l'animait. Il tuait ces crapules sans remords, se disant que le monde se porterait bien mieux sans elles.

Quelques minutes plus tard, plus un bruit. Tous les bandits étaient morts ou inconscients. Et le corps du lycan était recouvert de sang. Deux d'entre eux avaient essayés de le frapper de leurs épées, en vain. Il était devenu puissant. Trop puissant pour que de simples malfrats humains puissent l'avoir aussi facilement que la dernière fois. Redevenu humain d'apparence, il récupéra ses affaires sur le corps sans vie d'un des hommes et s'en alla de nouveau sur les routes. Maculé du sang d'autres sans que ça le gêne plus que ça. Aucun doute, il avait changé aujourd'hui.

FIN




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