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 [Abandonné] La rencontre psychédélique [PV: Freya Coradran]

 
Dim 17 Aoû - 17:23
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2 d'Astarr

Tant de verdure, tant d'animaux, tant de vie ! Le jeune homme venait de passer trois mois dans ce qui ce rapprochait le plus de l'enfer. Des cadavres déambulant partout, la nature corrompue par un virus malsain, même l'air était vicier et rendait malade. Une horreur sans nom dont il était ressortit vivant pour son plus grand bonheur. Ce qu'il voulait désormais c'était de plonger dans la vie, de s'y noyer, de ne plus jamais en sortir. Il voulait aller dans les tavernes pour boire tout son saoul. Il voulait se baigner dans les lacs et pouvoir en boire l'eau sans risquer de se transformer en monstre. Il voulait retrouver le plaisir de vivre innocemment, sans être obliger de faire couler le sang, au moins pour un temps... Il était désormais dans l'armée de Aile Ténébreuse. Du sang, il en ferait couler. Des vies, il en prendrait. Mais aujourd'hui, il voulait retrouver le plaisir de vivre simplement.

Le voilà donc cavalant à travers une grande plaine adjacente à une forêt. Galopant le plus rapidement qu'il pouvait pour sentir l'air pur passer dans ses cheveux, lui assécher la gorge, lui rafraîchir le visage. Il faisait chaud aujourd'hui mais la vitesse de sa monture lui procurait un petit vent frais qu'il appréciait pleinement désormais. Il souriait sans raison. Pensant tantôt à ses amis de la Confrérie, tantôt à son pauvre Francis mort pendant son absence. De multiples souvenirs qui réveillaient en lui l'ardeur de vivre. La première chose qu'il voulait faire en sortant de ces terres maudites était de retourner à la Confrérie. Il savait que, grâce à ses informateurs dispersés partout dans Terra, Luz savait ce qu'il avait fait là-bas. Mais il voulait tous lui raconter lui-même.

Cependant, après des heures de chevauchée, il y avait bien un moment où la monture et son cavalier étaient fatigués et avaient faim. L'archer décida donc de s'arrêter près d'un petit étang, à quelques dizaines de mètres de la forêt. L'eau était clair et devait être bonne à boire et les multiples arbres autour offraient de l'ombre salvatrice en cette chaude journée. Il attacha son cheval à un arbre pour qu'il puisse brouter l'herbe et boire à l'étang sans qu'il s'en aille. De son côté, Trataïr cherchait au bord de l'eau de quoi caler un peu son estomac. Il trouva finalement quelques champignons qu'il décida de manger cru. Après sa brève collation, il s'appuya contre un arbre et sombra dans le sommeil.


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Lycan

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Lun 18 Aoû - 18:16
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2 d'Astarr 114, un jour comme un autre…


Le soleil planait dans ce ciel sans nuage. Ca faisait un moment que je me suis transformée pour la première fois en Veuve noire, de façon complète. Combien de fois depuis ce moment-là, mes nuits sont hantés par ces cauchemars… J’avais peur de devenir ce monstre face aux autres, même devant Ezéchiel.
Il avait cette fâcheuse tendance à me demander chaque matin sur un ton triste, comment j’allais. Je vais bien, même si dans la douleur de ma colère, j’ai le sentiment que ma peau va craquer, que mon corps va changer. Ils vont tous fuir, en me voyant ainsi. J’étais bien comme j’étais. J’étais libre tout étant carnassière.

Je me sentais emprisonnée par le point de ma propre vie, comme un malaise effroyable. Et ce matin-là ne dérangeait pas à la règle. Et Ezéchiel était toujours au rendez-vous, me rapportant mon petit déjeuner, que je n’avalai pas. J’avais envie d’aller en forêt de bonne heure, sans me préoccuper des obligations que le duché m’apportait. Ezéchiel voulait me suivre, cependant je refusais. Je voulais voir si je pouvais choisir de me transformer ou pas. Que j’ai une once de contrôle sur cette araignée que je suis.

Je l’espérais tellement que si l’échec se faisait sentir, je ne sais pas ce que je deviendrais. Je me relevais surement mais avec un certain mal cette fois – ci. Je pris un long bain pour me détendre de tous ces cauchemars. Ils étaient bien trop envahissant à mon goût. Un bain fait de bulle, et calme. Je pris bien une heure. Je me sentais si bien dans l’eau.
Et heureusement que je ne suis pas comme ces araignées qui ont peur d’une goutte d’eau. Ce n’est pas digne d’une duchesse de sentir le putois ! Après mon long et agréable bain, je m’habille d’une simple robe blanche avec le bout orné de dentelle, à manche courtes. Des manches dont les bordures sont faites de dentelles et brodaient avec des fils rouges. Sous ma poitrine ornaient un ruban rouge, fermé en nœud papillon dans mon dos. Ca mettait en valeur le décolleté, et ma poitrine.

Je n’avais rien aux pieds, car je me disais que sentir la terre me permettrait de mieux me comprendre. Je partis après avoir mangé un petit quelque chose. J’avais toujours mes lames autour de ma cuisse. Je partis dans la forêt qui est près de l’étang. Je passais des heures à déambuler, frôler les arbres de mes doigts. J’entendais les araignées jacassaient. Elle parlait de leur vie dans le silence de la forêt. Cela me sourire de les entendre se plaindre de leurs gosses.
Certaines pouvaient en pondre des centaines. Je ne sais pas comment elles font pour tout gérer. Déjà l’optique d’en avoir huit en même temps me faisaient peur, alors une centaine…. Elles sont de très bonne compagnie. Ma mygale aime souvent se perdre dans les sous-bois pendant les bonnes saisons.

Malgré la douce chaleur de cette journée, les feuilles commençaient à prendre leur habit rougeoyant, orangé, marron… Les écureuils commençaient à faire leur réserve pour l’hiver. J’aime ce paysage. Le moment ou la nature s’endort pour laisser l’hiver s’épanouir. Je souriais à cela. Les araignées bientôt devront se terrer pour mieux vivre à la saison suivante. Mon côté humanoïde faisait que je n’hiberne pas et que je puisse profiter de la neige, à mon grand bonheur.

Vers le début de l’après – midi, mon ventre gargouillait. J’avais une petite faim. Je soufflais. Je ne voulais pas chasser même si mes pulsions me le soufflaient. Prendrai- je forme ? Je ne le voulais pas ! Je ne voulais pas que mes vêtements se déchirent, que je finisse nue à cause d’une pulsion… Je cherchais donc des champignons, c’est la saison. Au dédale des arbres, je sentis une drôle d’odeur, plutôt sucrée. Elle était comme caramélisé, sentant le fruit… C’était comme si j’avais toujours eu envie d’en manger. Je m’accroupis. Je touchais le dit champignon, car oui cela venait d’un champignon tout à fait commun. Je le touchais du bout de mes doigts. Il était tout doux.

Et d’un coup, je fus pris d’une envie de le croquer, de sentir sa chair dans ma bouche entre mes lèvres, tellement son parfum était si envoûtant. Je l’arrachai. Je le humais, le léchant du bout de ma langue.
C’était onctueux, délicat… C’était… Je le mangeais, et puis un autre et puis…

Mes yeux s’écarquillèrent comme si j’étais choquée, seulement un sourire bien grand décora mes lèvres. J’étais joyeuse. Je voulais chanter danser, faire simplement la fête. Je voulais jouer, rire, m’amuser, m’enivrait.
Je pris plusieurs champignons, et me redressais. Je regardais autour de moi comme si je m’étais perdue. Je vis des papillons aux couleurs plutôt éclatantes. J’avais l’impression d’être une petite fille émerveillée parce qu’elle voyait.

Je tournais sur moi-même en criant « youhouuuuuuuuuuuuuuuuu ! » quand je vis un raton laveur courir comme un fou en zigzagant. Enfin je crois parce qu’un raton laveur avec des lunettes rondes, une pipe en bois, un gilet, et les poils violet, ça n’existe pas ! Je m’arrêtai de tourner, le cherchant du regard. C’était curieux. Je n’avais jamais vu cela. J’essayais de rester calme mais j’avais envie de rire comme une folle…

J’attendis quelques minutes, puis je le revis. Il criait des choses incompréhensibles. Et je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que je veux le comprendre ou peut-être pas mais je le suivis.
Je sautillais comme une petite folle vers l’étang, le suivant. Bon j’avoue, je l’ai perdu à un moment.

Quand je compris qu’il avait disparu, je me mis devant l’étang, laissant tomber les champignons à mes pieds. D’un air boudeur, je pris un caillou et je le lançais dans l’eau. Ce qui fait un grand « plouf » et éclaboussa tout ce qu’il y avait autour dont moi. Je n’avais pas un caillou tout petit, non non… mais plutôt un caillou proche du petit rocher.

- Mais ou es tu petit raton laveur !!!


Voilà ce que je dis dans un ton tout tristounet, alors que je sentais le vent se chamailler avec mes cheveux.


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Veuve Noire

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Lun 18 Aoû - 23:29
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Ça c'est ce que j'appelle se prendre une douche froide, au sens propre ! Tranquillement assoupit, heureux en vivant des rêves qui ne regardent que lui. Il est sorti de sa torpeur par une vague d'eau glacée des pieds à la tête ! Je sais pas vous mais moi je trouve qu'il y a mieux comme réveil ! L'archer ouvrit les yeux dans un sursaut, prêt à enguirlander la personne qui avait eu la mauvaise idée de faire une bombe dans la mare près de laquelle il se reposait ! Bizarrement, l'eau faisait un drôle d'effet sur ses yeux. Est-ce normal que quant on reçoit de l'eau dans les yeux on voit des fleurs multicolores qui tournent dans le ciel ? Et puis c'était bizarre. Le pauvre bougre était même plus en colère. Il souriait en voyant que le ciel n'était pas vide, bleu et incroyablement triste. Il regardait le monde autour de lui d'un nouvel oeil. Désormais, il pouvait voir les nombreux petits chevaux qui couraient à la surface de l'eau ! Il pouvait voir que quand ses doigts fendaient l'air, des arcs-en ciels les suivaient ! Tant de merveilles qui échappaient à son oeil auparavant ! Mais qu'avait-il bien pu faire pour avoir un regard aussi clairvoyant sur le monde qui l'entourait ? Quel dieu lui avait fait ce cadeau pendant qu'il dormait ?

Tout en admirant les nouvelles merveilles qui s'offraient à ses yeux, il tomba finalement sur une ravissante jeune femme qui, selon ses dires, cherchait un raton laveur. Quelle pauvre lady ! Trataïr ! Tu es un gentleman ! Il faut l'aider ! En plus... son visage t'es étrangement familier... Le jeune homme se leva de sa torpeur en s'étirant. Ses vêtements étaient maintenant trempés mais peu importe ! Il fallait aider cette pauvre dame sans raton-laveur ! Une femme sans raton-laveur... C'est comme si ton cheval avait plus de troisième oeil ! Il la regardait d'un air empathique.

- Bonjour demoiselle, vous avez perdu votre raton-laveur ? Je vais vous aider à le retrouver ! Il s'appelle comment ?

Le jeune homme était réellement triste pour la jeune femme. Il ne pouvait pas apprécier toutes les nouvelles choses qu'il pouvait voir. Balayant l'environnement du regard, il cherchait activement l'animal. Quand soudain, au bord de la mare, il le vit ! Le raton-laveur en or ! Il le regardait d'un air de défi que soulignaient son élégante barbe et ses sourcils qui sautillaient.

- Le voilà, regardez !

Sans plus attendre, il se jeta sur lui mais celui-ci disparut tout d'un coup ! Ne laissant que la perspective de plonger dans la mare ! Le point d'eau n'était pas très profond, un mètre tout au plus. Et l'eau qu'il trouvait auparavant glacée était en fait plutôt tiède. C'était agréable. Il ressortit la tête et regarda de nouveau la jeune femme.

- Venez belle demoiselle ! Il faut absolument que vous vous baignez !

Une voix se fit entendre à sa droite. C'était un lapin rose avec un chapeau haut-de-forme, très élégant. Sa voix était cependant celle d'un fumeur de cigare vieux de cent ans tellement elle était enrouée.

- Elle est belle la donzelle ! Mais elle serait mieux sans sa robe !

Trataïr se retourna immédiatement, indigné par tant de vulgarité.

- Whoah ! Vous êtes bien vulgaire pour un lapin aussi élégant ! Allez-vous en !

Le lapin rigola avant de plonger pour rentrer dans son terrier sous-marin. Pendant ce temps, l'archer reposa ses yeux sur la belle demoiselle qu'il invita des mains à venir le rejoindre dans l'eau.



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Lycan

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Mar 19 Aoû - 17:03
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J’étais là fixant cette étendue d’eau. Je cherchais ce raton –laveur. Il devait bien être quelques parts. Je l’avais pourtant suivi. Ca me frustrait et me rendait tout triste. Je fis une mine boudeuse comme une enfant de 5 ans qui a perdu son doudou. Il est peut –être tombé dans l’eau ? Non, je l’aurais vu faire !
Je n’arrivais même pas me concentrer sur mes vibrations. Elles ondulaient comme si c’était une fanfare d’éléphant qui courrait. C’était vraiment étrange comme si le sol se dérobait sous mes pieds. C’est là qu’un homme se montra. Il était où ? Je ne l’ai pas vu. Je suis sûr qu’il n’était pas là, il y a encore quelques minutes.

Son visage me disait quelque chose. J’ai déjà vu ces traits quelques parts. Mais où ? Ou j’ai bien pu le rencontre.
D’un air plutôt bizarre, je pointais mon doigt vers lui, en criant « Je te connais ! Je te connais ! Je te connais ! »

Quand je m’interrompis en entendant « le voici ». J’avais à peine le temps de voir que c’était un flamand rose, que l’homme sauta dans l’eau comme un tonneau de bière. Il m’éclaboussa ! J’avais pris un bain moi, ce matin ! Il me proposa de baigner quand un truc m’interpella.
C’était un lapin rose drogué. Il me faisait plus peur qu’autre chose. Je pris des cailloux pour lui lancer dessus, mais il disparut laissant une odeur de chocolat derrière lui.

L’inconnu qui est très familier à mes yeux me demanda de venir dans l’eau. Ce que je fis. Etrangement l’eau m’attirait, comme si elle regorgeait de merveille. Je ne me déshabillais pas. Je ne pensais même pas qu’on pouvait voir mes sous vêtement du au tissu blanc que je portais. Je marchais rentrant dans l’eau.

Puis d’un coup, je m’arrêtai face à l’homme. Un grand sourire sur mes lèvres, comme super heureuse de le retrouver sans que je comprenne pourquoi et je lui sautai littéralement sur lui, l’entrainant dans l’eau.
On coulait à pic mais l’étang n’était pas profond. Je restais scotché à lui en mode koala, alors que mes cheveux ondulaient dans l’eau. Quelques bulles s’échappèrent de ma bouche. Je regardais autour de moi, émerveillée par ses poissons qui faisaient du tango. Ils étaient colorés. C’était tout joli. Ma robe montait un peu à cause de l’eau. On pouvait voir ma culotte blanche en dentelle, mais je m’en moquais. Ce que je voulais c’était attrapé ces poissons colorés qui dansent.

Je regardais l’homme qui était en dessous de moi. Je lui mordille tendrement le nez. Je le laissais ensuite seule, et partait à la conquête des poissons. Cela se passa vite, que quelques secondes d’écouler. Je remontais à la surface pris une grosse bouffée d’air, et replongea.

Je pensais dans mon esprit « Petit, petit, venez voir Tata ! ». Rien à faire ! Les poissons disparaissaient entre mes mains. Je remontais à la surface, fixant tout autour de moi… Je voulais CES poissons et CE raton – laveur ! Pourquoi ils disparaissent toujours !! Pourquoi ?

- Personne ne m’aimeuh !!!!
Dis – je avec une voix enfantine.

J’aurais pu bouder dans mon coin, ça aurait été la même chose. Je suis une gamine de 5 ans, qui n’a plus de doudou !




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Veuve Noire

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Mar 19 Aoû - 22:44
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Et la jeune femme si familière rejoignit notre bougre dans l'eau. Elle était splendide avec ses longs cheveux aux reflets argentés qui ondulaient dans l'air tels des éclats lunaires dans le ciel. Elle s'arrêta devant Trataïr, la beauté céleste de sa peau pâle l'envoûtait. Puis d'un seul coup, elle lui sauta littéralement dessus pour l'entraîner dans l'eau. Le duo s'enfonça dans la mare et virevolta au rythme de la musique jouée par les sauterelles au bord de la mare. Un véritable orchestre avec violons, trompettes et tout le toutime ! Une magnifique symphonie aux accents printaniers qui contrastaient avec ce début d'automne. La belle l'était encore plus une fois dans l'eau. Les poissons chanteurs les accompagnaient dans leur danse aquatique. Trataïr riait, appréciant ses retrouvailles avec cette personne qu'il connaissait mais dont il ne se rappelait plus vraiment. Et cela importait peu. Ils étaient heureux, là, dans l'eau. S'abritant des méchants qui peuplaient le château dans les nuages. Ils étaient à l'écart du monde, de ses contraintes. Enivrés par de nouvelles saveurs, de nouvelles merveilles.

La danse prit fin et le duo remonta à la surface pour reprendre leur souffle. Trataïr voyait son amie en contre-plongée en lui adressant un sourire des plus chaleureux. Quand la belle lui mordille le nez, il se prend à rougir. Après tout, ils n'étaient pas seuls, la girafe bleue les surplombaient et les observaient de toute sa majesté. Et puis qu'importe ! Il était heureux avec elle ! Et tant pis si le ciel passe du rouge, au vert puis au jaune ! Il regardait tendrement son amie partir en quête des poissons chanteurs sous l'eau. Pendant ce temps, le jeune homme voyait des tas d'oiseaux essayer d'enlever sa chemise, soit disant pour la laver. Ravi de cette charmante attention, Trataïr les aida et il était désormais torse-nue dans l'eau. Bien plus à l'aise, il put enfin voir que son corps était recouvert de plantes grimpantes. C'était donc ça qui le grattait depuis tout ce temps !

La belle demoiselle remonta quelques instants après à la surface. Prétextant au ciel que personne ne l'aimait. Le ciel ne lui répondit pas, quel mal élevé j'te jure ! Le jeune homme fut prit d'une immense envie de consoler cette pauvre demoiselle. Il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras comme on prendrait un enfant qui pleure.

- Mais non pas du tout mademoiselle ! Moi je vous aime bien !

Il la regardait dans les yeux, ses beaux yeux dans lesquels dansaient mille et un joyaux. Lui adressant un sourire bienveillant.

- Il faut pas vous mettre dans des états pareilles !

Il essuya une larme sur la joue de la belle. Une larme ou de l'eau, peu importe. Elle était bien mieux sans !


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Lycan

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Mer 20 Aoû - 19:39
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- Ooooh ! tu m’aimes ? C’est vrai ça ?


Réaction enfantine… Cependant, je ne contrôlais rien ! Je me retournais, le voyant torse nu. Je m’approchais de lui avec curiosité. C’était bizarre. Il m’enleva ce qui coulait de ma joue. Je souris comme charmer par son geste. Le monde n’existait plus. Il y avait lui, moi et cet étang… Sans oublier cette folie envoutante. Son torse était couvert de plante grimpe. Un bruit comme un plop s’en échappa. Il se répéta. Sur le torse de l’inconnu, dont je n’arrive toujours pas à me rappeler qui sait, des fleurs multicolores éclatèrent. Elles faisaient « plop »

Je les fixais avec attention puis je les arrachais une par une … Il y en avait de plus en plus sur son torse, c’est fou. Je continuais. Je voulais lui enlever les morceaux de végétation.
Puis soudain tout tomba dans l’eau. Je ne comprenais décidément toujours rien. Je passais mes mains délicatement contre sa peau.

- Toute propre ! Huhu ! Toute lisse ! Huhu !

Je le disais en chantonnant. De mieux en mieux ! Qu’est ce qu’il …. Oh un éléphant ! Mais il vole ! On dirait qu’il arme sa trompe. Il va nous cracher dessus ! Beurk ! Déjà que j’ai ma robe me collait à la peau, on voyait mes sous – vêtement blanc. Enfin pas grave !!! On dira que c’est comme un maillot de bain en moins opaque. Je me cachais derrière l’homme, en me blottissant.

- Il va nous faire quoi le n’éléphant ?



J’aurais peut-être dû préciser que l’éléphant était assez énorme, avec des coccinelles qui courraient sur sa peau. Il portait un haut - forme arc en ciel et il avait comme cheveux des rubans rouges brillant.

- Il est moche !


L’éléphant me répondit :

- Non je ne suis pas moche, c’est toi qui est laide…. Tu devrais avoir meilleur gout ! Vilaine fille !
- Je ne te permets pas !

Et je lui tirais la langue comme une gamine pris en flagrant délit de bêtise. Je trouvais l’éléphant effronté. Quant aux coccinelles, elles tricotaient en réconfortant ce petit « énorme » éléphant qui a priori boudé.
Sa trompe toujours sur nous, prêt à tirer, il pleurait presque. Je me cachais toujours derrière l’homme, l’enserrant de mes bras comme si je lui faisais un calin.

- Protège – moi du vilain éléphant qui parle et qui boude !!!


Je le prenais pour mon chevalier, mon héros, mon sauveur alors que l’éléphant était plus gros que nous deux, comme le soleil, rond. Je savais que si il voulait agir, je devais le lâcher, mais je ne le fis pas ! Pourquoi ? Je n’en savais rien. Cependant, je restais figée !




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Veuve Noire

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Lun 1 Sep - 12:57
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- Ooooh ! tu m’aimes ? C’est vrai ça ?

A ces mots, le bougre se surprit à rougir, comme pour cacher quelque chose. Aimait-il réellement cette jeune femme ? Ou n’était-ce que les divagations d’un hippie halluciné qu’il était en cet instant ? Des questions qui resteront probablement sans réponses, mais il n’y a rien de grave. Ils n’étaient que tous les deux, sans rien d’autre que leur innocence de mangeur de champignons. Sans un mot, il regarda Freya lui arracher les plantes qui parcouraient son torse, et ce, malgré leur obstination à toujours revenir, inlassablement replantées par une colonie de fourmis jaunes. Cependant, après quelques minutes, celles-ci, épuisées, renoncèrent à leur besogne et laissèrent la belle finir de débarrasser le jeune homme des parasites qui peuplaient son torse.

- Toute propre ! Huhu ! Toute lisse ! Huhu !

- Euh, merci madame.

Il baissait la tête, comme gêné par l’attention qu’elle lui portait. C’était tellement rare pour lui. Mais aujourd’hui ce n’était pas un rêve, il vivait réellement ce moment, et il était heureux. Cependant, ce joyeux temps fut de courte durée lorsqu’un éléphant volant vint troubler leur quiétude. Freya sembla prendre peur et se cacha derrière Trataïr en se blottissant pour se protéger de l’animal. En même temps, qui n’aurait pas peur devant un éléphant qui cachait le soleil tellement il était grand et qui avait assez de bras pour tenir ses six épées prêtes à tout découper.

- Il va nous faire quoi le n’éléphant ?

- Ne vous inquiétez pas belle demoiselle ! Je vous protégerais !

Trataïr leva le bras en un geste héroïque vers le diabolique pachyderme. Il tenait à protéger la belle ! Même au prix de sa vie !

- Il est moche !

- Non je ne suis pas moche, c’est toi qui es laide…. Tu devrais avoir meilleur gout ! Vilaine fille !


- Je ne te permets pas !


Un dialogue bien enflammé, que Trataïr avait du mal à saisir tant le chien qui volait autour de sa tête obnubilait sa concentration. Quand la jeune femme resserra un peu plus son étreinte, le jeune homme était prêt à lui crier dessus pour qu’elle le lâche quand le mâtin, le joli mâtin bleu en papier mâché, l’en empêcha en allongeant sa patte pour qu’elle se pose sur son épaule.

- Hey mec ! Tu comprends pas que la lady elle veut que tu la protège de l’éléphant ? Attends, je vais t’aider.

Il sortit aussitôt une trompette de sa poche de veston avant de la donner à l’archer.

- Si t’en joue, l’éléphant il s’en va, ça marche comme ça ! Allez vas-y ! Mets-y toutes tes tripes !

Il avait un étrange accent exotique mais l’archer obtempéra, quand bien même il ne savait pas du tout comment jouer de cet étrange instrument. Une belle mélodie sortit du cuivre lorsqu’il souffla dedans. Mélodie qui semblait rendre l’éléphant anxieux.

- Arrêtes ! Arrêtes ça tout de suite !

Mais le soldat ne s’arrêta pas ! Il continua de souffler dedans pour faire fuir l’ennemi. Si seulement les guerres pouvaient être comme cela à chaque fois. Finalement, l’éléphant s’envola en quatrième vitesse vers le lointain en hurlant de terreur. Le chien s’empressa de féliciter l’ex-chasseur.

- C’est bien mec ! Maintenant tu peux me redonner la trompette steuplait ? J’ai un autre concert à organiser moi !

Trataïr acquiesça avant de s’exécuter. Il dit rapidement adieu au chien bleu d’un geste de la main avant de prendre celles de Freya, toujours agrippée à lui, et de se retourner vers elle pour pouvoir voir ses yeux, ses beaux yeux d’ébène.

- C’est bon, il est parti l’éléphant ! Il t’embêtera plus ! Et puis faut pas l’écouter, t’es pas du tout laide !


Comme pour la rassurer, il la prit dans ses bras.

- Ava mieux maintenant ?




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Lun 1 Sep - 20:46
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Il était une fois une vie….
Dans cette histoire nuance de mille et une couleurs, un homme se présenta comme le preux chevalier.


Le chevalier avait une belle armure qui brillait. Fier de lui, il se figea devant le démon éléphantesque qui rugit de sa trompe envers la belle princesse aux cheveux noirs. Et dans cette eau glaciale, le chevalier pourfendit la dite bête de sa douce mélodie.
L’épée devenant l’instrument cuivré de son combat. Un héros que fut cet homme au regard de la belle demoiselle.
Un sourire se dessina et l’histoire s’envola….


***

Et il me prit dans ses bras, mes mains posaient contre son torse nu. Je lui souris alors que des roses rouges poussaient dans mes cheveux comme pour les embellir. De ma robe blanche tout collante, je restais contre lui. De mes doigts sur son torse, je dessinais un écureuil qui danse.

- Tu es mon héros. Je t’en remercie.

Je lui fis innocemment un bisou sur la joue, un bisou timide, mais pourtant si doux. Puis je reculais de quelques pas comme si j’avais commis une erreur. Une erreur qu’étrangement je ne regrettais pas. Un bisou sur une joue est innocent. Cela symbolise le remerciement, la beauté du geste, l’amitié, la fraternité et encore plus.

La terre se mit à trembler, comme une secousse venant des fin fonds de la terre. Elle se fissura même. Des milliers d’araignée en sortirent, de toutes les couleurs. Elles étaient belles. Elles discutaient dans leur langue.

Je compris : fleur, moustache, oh un papillon !

Elles se précipitèrent sur le papillon géant qui avait des étoiles sur le dos. A la file indienne, elles attendaient chacune leur tour.
Je trouve cela si adorable que je m’en approchais.

- Ne sont –elles pas belles ?

Je sortais de l’eau doucement, les suivant à quatre pattes. Je caressais certaine du bout de mes doigts. Elles étaient douces. Je m’assis en tailleur, jouant avec la balle rouge qui venait d’arriver à mes pieds quand le papillon s’envola avec toutes les araignées.

J’étais emmerveillée par cette beauté.

- Tu veux bien venir auprès de moi ? Quel est ton nom déjà ?


Je suis sûr de le connaitre. Cette esquisse souriante que fais son visage, je la connais. Je souriais. Le sourire ne me quitta plus les lèvres. J’étais bien depuis que j’ai avalé ces champignons. Ils ont vraiment un effet bizarre sur moi. Le monde parait plus joyeux et plus coloré. Et c’était amusant, très amusant même.




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Mer 3 Sep - 23:20
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L'étreinte dura un certain temps. Temps durant lequel l'archer ne cessait d'admirer, émerveillé, les innombrables pierres précieuses qui ornaient le corps de la princesse qu'il venait de sauver de l'horreur pachydermique. Des dizaines de diamants brillants de mille-feux ornaient ses cheveux noirs et semblaient danser dans un balaie des plus étincelants. De sa robe semblait couler des perles. Des perles d'eau de pluie. Au fond de ses pupilles noirs, on aurait dit que des rubis brillaient. Tellement flamboyants qu'ils feraient rougir le soleil même. Aucun doute, même sans ces parures idylliques, la jeune femme ressemblait en tout point à une princesse, à "sa princesse" osa penser Trataïr. Il se prenait à rêver. Elle était si belle sous cette atmosphère enrosée (dans laquelle tombe des roses). Une chimérique vision qui était si belle qu'elle semblait irréelle. Mais Trataïr voulait le croire. Il voulait croire que ce rêve devenu réalité était bien réelle.

Sa princesse l'appela même son "héros" avant de l'embrasser sur la joue. Un geste fort simple mais qui contenta l'archer. Il aimait les choses simples, remerciement compris. Pas besoin de s'étaler en palabres ou en cadeaux. Un simple baiser comme ça lui suffisait amplement.

Puis soudain, le rêve sembla prendre fin. Un trou béant s'ouvra dans le sol même et des dizaines, des milliers, des dizaines de milliers d'araignées sortaient de cette fissure ! Ce n'est pas que le bougre n'aimait pas les araignées mais.... Que venait-elle faire ici ? Il venait de sauver sa princesse ! Dans les contes, quand le chevalier sauve sa belle il n'y a pas encore d'autres dangers derrière ! C'est fini ! Point à la ligne ! Mais visiblement, ils n'étaient pas dans un conte de fée. Ce qui confortait encore plus Trataïr dans son raisonnement qui lui disait que tout cela était réelle.

Cependant, la jeune femme ne sembla pas de l'avis du jeune homme. Et alors que les araignées commençaient à cueillir des fleurs empoisonnées pour préparer leur macabre décoction, elle s'approcha tranquillement d'elles. Sans aucune peur.

- Ne sont –elles pas belles ?

Belles ? Elle trouvait ses bestioles belles ? Quoique.... à y regarder de plus prêt, elles n'étaient pas si laides que ça. Avec leur bouille craquante de petite fille et leurs fleurs multicolores sur le dos. Le jeune homme imita donc sa princesse et s'approcha, doucement mais sûrement, de ces animaux qui le rebutaient tant il y a quelques minutes. Mais quand, finalement, il fut un peu trop près à leur goût, elles firent tourner leurs fleurs et, grâce à cette rapide rotation, réussirent à s'envoler dans une nuée noire vers les cieux. Cieux qui étaient d'ailleurs recouverts de tâches de peinture mais passons.

- Tu veux bien venir auprès de moi ? Quel est ton nom déjà ?

Trataïr baissa la tête en entendant la jeune femme lui parlait. Lui qui avait été si facilement distrait par les araignées. Il acquiesça en arborant un franc sourire et approcha de sa princesse jusqu'à arriver près d'elle. Là, il s'assit en tailleur à ses côtés, l'imitant en admirant le nuage d'araignées qui s'envolaient vers d'autres cieux. Finalement, au bout de plusieurs minutes, il se rappela de sa question et fini par lui répondre.

- Moi... moi je m'appelle Trataïr. Et toi ?

Tout en lui parlant, il gardait le regard fixé vers l'immensité céleste. Pour lui, aucun doute, il y avait forcément des hommes qui vivaient là-haut. C'était impossible qu'il en soit autrement. Il y avait tout pour être heureux là-haut ! Des arbres garnis de fruits sur des nuages. Des troupeaux de caribous galopants sur un tapis de soie rouge qui se déroulaient devant eux... Tout pour vivre serein, sans manquer de rien. Il y avait même, et je dirais même plus, il y avait surtout des araignées fleuristes !


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Jeu 4 Sep - 12:35
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Mes yeux se perdaient dans les yeux. Je le regardais avec une certaine douceur alors que mon esprit cherchait dans mes souvenirs, ou j’ai bien connaitre cet homme… Ce prénom ne m’était aucunement familier. L’aurais – je confondu sans me rendre compte avec une autre personne ?
Non cela n’est pas possible… Je ne peux faire une erreur aussi énorme que celle-là. J’approchais mon visage du sien, tellement je voulais savoir ou j’avais bien pu le rencontrer. Je suis sûre d’avoir croisé son chemin, un jour… Peut –être une nuit.
A force de rapprocher mon visage du sien sans le quitter des yeux, je sentis son souffle contre mes lèvres, et il a dut sentir le mien contre les siennes. Mon sourire toujours aussi présent orné mon visage. Il aurait fallu encore quelques millimètres pour que nos lèvres se touchent. Cependant quand je m’en rendis compte, je reculais d’un coup.

J’étais un peu gênée. Je n’aurais pas dû m’approcher d’aussi près. Perdant légèrement mon sourire, je fermais un instant les yeux puis je les ré-ouvris à nouveau. Ma gêne s’était envolée comme le papillon qu’il y avait sur ma joue.

- Je suis désolée.

J’avais dit cela d’une façon un peu peiné, pensant qu’il m’en voudrait pour cette audace involontaire. Alors que notre environnement prit une teinte sombre, que les oiseaux dansèrent dans le ciel, mon sourire renaquit sur mes lèvres.

- Je m’appelle Freya. Enchanté Monsieur Trataïr !
Dis – je d’un ton plus enjoué.


Alors que j’étais assise sur l’herbe fraiche, je vis le raton laveur violet d’avant. Tout contente, je me redressais d’un bon.

- Regarde, regarde… Il est là !!!
Dis – je en pointant du doigt l’animal.


Le dit raton – laveur s’arrêta me regardant, fumant sa pipe. Je marchais tout doucement vers lui, discrètement pour ne pas l’effrayer quand il se met à courir vers le bois. Je le suivis tout en courant. Je voulais lui demander quelques choses. Arrivé dans le petit bois, je vis horde de petit lutin qui était assis à une grande table, buvant de la bière, festoyant. Je m’arrêtai un instant, ne comprenant décidément pas.
C’est là qu’un de ces petits lutin venaient à moi en souriant, et me tira légèrement sur la robe pour m’interpeller.


- Belle madame, veux-tu boire avec nous ?

J’hésitai un bref instant puis je criais « ouiiiiiiiii ». Je m’installai donc sur la plus grand chaise, et on me donna une chope de bière.

- On fête quoi ? Demandai – je.




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Sam 6 Sep - 15:19
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"Imaginez. Vous êtes en face de l'océan, calme et paisible. La brise fraîche au parfum iodé qui souffle contre votre visage, fait légèrement flotter vos cheveux en arrière. Vous rafraîchi le visage tout comme le sel qu'il transporte vous l'assèche petit à petit. Vous êtes assis au bord d'une falaise. Les pieds qui ballottent tranquillement dans le vide. Vous n'avez aucune peur. Et d'un coup, quand vous regardez en bas, il vous prend l'envie de sauter. Et vous le faite. Vous flottez dans les airs comme dans une couette d'air frais. Vous ne pensez même pas ça puisse finir... "

Et bien c'est ce qui était en train d'arriver à Trataïr. Il flottait dans le regard de sa princesse. Il ne pensait à rien d'autre que de se laisser aller à se noyer dans le noir secoué de paillettes de ses yeux. C'était si envoûtant, il n'existait plus rien. Le visage de Freya se rapprochait petit à petit mais l'archer n'y voyait qu'un moyen de se laisser envahir un peu plus par cette beauté onirique. Le souffle chaux sur ses lèvres le faisait rougir sans même qu'il s'en rende compte....

"...Et finalement, la chute. Aussi douloureuse qu'inattendue."

Elle s'en alla aussi vite que la vie du corps d'un guerrier blessé. Le jeune homme se sentait tomber. Mais plus dans un rêve doux et sucré. Mais dans un abîme sans fond où il était seul et ce, à jamais. Il aurait voulu ramener sa princesse à lui mais il ne s'en sentait pas le courage. Elle s'excusa, mais il se demandait de quoi. Son sourire s'était un peu effacé, Trataïr voulait le lui redonner mais sa timidité avec le beau sexe l'empêcha de faire quoi que ce soit. Lui affichait une mimique triste, presque boudeuse. Finalement, le sourire de sa princesse revint au triple-galop ce qui rendit, par la même occasion, la joie du jeune homme.

- Je m’appelle Freya. Enchanté Monsieur Trataïr !

Alors c'était cela son nom... Freya. Ce patronyme familier renforçait encore plus l'archer dans son sentiment de déjà vu. Mais où ? Où l'avait-il déjà rencontrée ? Mais comme à chaque fois, cette question reparti bien vite en silence dans le bazar que formaient ses pensées embrumées par la consommation de certains champignons. Il regarda le sourire au lèvres sa douce s'asseoir dans l'herbe. Il voulait la rejoindre mais lorsqu'il commença à se baisser, Freya s'écria: "Regarde, regarde… Il est là !!!" Ce qui le déstabilisa un peu et il tomba sur le côté tandis que sa princesse repartait en courant vers les bois en poursuivant quelque chose. Mais va savoir quoi...

"C'était comme un rêve. Un rêve qui est enfoui au plus profond de vous. Vous voulez à tout prix qu'il se réalise. Et quand vous rêvez que cela arrive, vous êtes le plus heureux de tous. Cependant, quand le rêve s'effrite peu à peu, annonçant votre réveil proche, et quand enfin il disparaît pour que vous reveniez au monde réel... vous êtes triste. Vous êtes triste et peut-être même en colère. Et vous vous levez pour reprendre le train-train quotidien."

Une image qui correspond bien à la situation, n'est-il pas ? Trataïr voyait un rêve, en la personne de Freya, s'en aller sous ses yeux à une vitesse folle. Elle s'en allait dans un bois sombre où l'attendait des dizaines d'animaux, tous postés à l'entrée, et prêts à l'emmener pour toujours. Sans attendre, l'archer se releva d'un bond et partit à la poursuite de sa chimérique princesse. Ne voulant pas qu'elle disparaisse comme ça ! Non ! Il la poursuivrait jusqu'au bout du monde, ne serait-ce que pour lui dire "adieu" en bonne et dû forme ! Elle s'enfonça dans les sombres bois gardés par des dizaines d'arbres mouvants. Prêts à tous pour ne pas laisser rentrer d'autres personnes. Cependant, malgré le danger qu'ils représentaient, Trataïr ne s'arrêta pas. Il esquiva coup de branches, de racine, les dents des fauves qui sortaient du sol, et fini par rentrer lui aussi dans la maléfique forêt. Là, il chercha du regard Freya. Regardant partout. Dans les buissons de bonbons, les troncs des arbres à ressort (pas pratique de les maintenir immobiles), les terriers des petits hommes de bois... Partout ! Finalement, dans une clairière éclairée, à une table bien établie, avec un verre bien verni, il la vit. Elle festoyait avec des tas de petits hommes avec d'étranges tenus. Elle rigolait, buvait, mangeait. Elle était heureuse. Un homme normal l'aurait laissée tranquille. Mais pas Trataïr ! Non ! Parce que Trataïr en cet instant n'était pas normal ! (La consommation de produits étranges aidant beaucoup ) Il accouru vers la table en glissant sur les genoux pour arriver aux côtés de sa princesse.

- Je peux m'inviter ? Demanda-t-il aux minuscules hôtes.

- Bien sûr-bien sûr ! Répondit l'un d'eux. Tiens, prends un verre de bière-bière !

L'archer prit le verre verre et trinqua avec les petits hommes-hommes tout en lançant un regard amusé à Freya-ya. ( On ne sait pas pourquoi ces petites créatures parlent comme ça mais autant les imités pour gagner leur confiance-iance....)


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Ven 26 Sep - 15:38
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La musique, la fête, les choppes qui s’entrechoquèrent dans un rire envahissant de bonne humeur. Ces petits bonhommes s’amusaient comme des fous, dans une joie contagieuse. Leur nectar était si mousseux que ceux qui n’avaient pas de moustache, furent décorés d’une blanche aux odeurs de bières.

J’étais au milieu de ces êtres buvant aussi. C’était sucré, délicieux, et si frais. J’étais assis sur un champignon tout mimi, avec des taches en forme de fleur. C’était moelleux. C’était chouette. Il y avait même Trataïr qui était venue partager cette fête avec nous.

C’est la fête ! C’est la fête !

Des chansons volaient dans l’air. Des chansons qui viraient assez vite dans les versions paillardes. Cependant cela restait drôle. C’est là qu’un panda géant, mâchouillant une tige de bambou, portant une couronne cria qu’il était temps de disparaitre ! Toutes les petites créatures se mirent aux gardes à vous, telle de petits soldats. Un a un, à la file indienne. La table et tout ce qu’il y avait dessus a disparu. Je restais sur mon champignon, ayant un peu froid à les fixer disparaitre.

Il ne restait plus Trataïr et moi. Les oiseaux chantaient la marche funèbre. J’en frissonnais de peur. Je ne savais pas quoi faire. La mort va arriver sur son char ? J’espère que non. Je ne voulais pas la voir. Elle est moche, et fait mal.

Je restais sur mon champignon sans bouger.

- Dis, que faisons-nous ?

Je tentais de ne pas penser à ce chant. C’est là que des petites fées voletaient. Elles étaient étrangement nombreuses. Elles portaient toutes des tutus roses, les fesses à l’air. Je me redressais, descendant du champignon. Je ne voulais pas rester avec elle. Elles n’étaient pas rassurantes.
A peine, j’avais avancé vers mon camarade de jeu, que les fées m’entourèrent. Je ne voyais plus rien. C’était comme un épais brouillard m’entourait.

C’est là que je décollais du sol. Je ne suis pas une araignée volante !

- Je veux descendre, paniquais- je doucement. Lâchez-moi !


Rien à faire, elles ne m’écoutaient pas. Je montais toujours vers les sommets. Ca m’effrayait.

- Au secours !!!!!!!!

J’essayais de bouger, de descendre par mes propres moyens. Mais quand vous avez une horde de fée qui vous empêche de le faire, c’est dur. Je n’arrivais presque pas à les toucher, alors qu’elles doivent bien me toucher pour me soulever de la sorte. Et si je les mangeais ? Ca doit être facile à manger ces petites créatures. Bon, le tutu qu’elles portent, ne doit pas être comestible… Que faire ?




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Sam 18 Oct - 0:41
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Et oui mes amis ! Ici c'est bien le paradis ! Du rhum, des femmes et d'la bière nom de Dieu ! Bon, les femmes... y'en avait qu'une, mais bien jolie donc ça compensait ! Pour ce qui est de l'alcool, là par contre aucun souci ! Bon, leur rhum était certes vert avec des petites paillettes qui flottaient dedans mais ça donnait un goût doré à ce breuvage délicieux. Oui ! Un goût doré ça se dit ! Enfin bref. Trataïr était bien heureux ici ! Entouré d'amis tous petits, de champis tous mimis, d'une belle toute jolie ! C'était la fête et il comptait bien en profiter ! Chantant à tut tête des aires de beuverie, il s'amusait à lancer en l'air des pommes de pins qui explosaient en une myriade de couleurs flamboyantes ! Savourant chaque instant fluorescent en compagnie de ces si braves gens.

Alors maintenant la suite, et voilà l'ours. Enfin... l'ours en noir et blanc... un ours de vieux film quoi ! Bref ! Et bien cet ours là, tranquillement en train de mâchouiller sa tige de... de plante... commençait à crier sur les gnomes bavarois pour les faire déguerpir. Quel toupet ! Ça suit la mode moderne et ça se croit tout permis ?! Bon, le chasseur ne bougeait pas, occupé qu'il était à essayer de retenir un des gnomes pour l'empêcher de partir. Quand il se releva enfin, l'ours n'était plus là.... fort dommage. Il lui aurai botté le derrière messieurs-dames ! Et oui ! Quoi c'est pas crédible ?...

Le chant des oiseaux ♫ Mon Dieu qu'il est beau ♪ Mais qu'il fait peur aux petits marmooots ♫ Les volatiles faisaient le deuil de la fête pendant que la belle squattait la tête d'un champignon couvert d'arêtes ! Trataïr la regardait, un peu penaud et couvert de terre.

- Dis, que faisons-nous ?


L'archer leva un doigt pour demander un silence déjà là et tandis qu'il faisait ça, sa belle s'était déjà envolée loin de là. Enfin loin... tout est relatif. Mais c'était déjà trop haut pour que l'archer puisse l'attraper. Ses kidnappeuses ? .... Comment expliquer.... vous prenez une libellule. Vous prenez un humain touuuuuuut petit. Vous croisez les deux par je ne sais quelle magie (pas la magie du lit, merci) et vous obtenez des petites bestioles aussi charmantes que... que bourdonnante ! Enfin bref, les voilà qui emmenait Freya loin de lui. Le chasseur était peiné ! Et il comptait bien la sauver ! Alors qu'elle hurlait au secours, il appela Fredo (le chien en papier mâché) pour qu'il vienne, encore une fois, l'aider dans cette besogne. Le mâtin apparu, la mine patibulaire et la barbe de trois jours qui ornait sa mâchoire... visiblement, la soirée avait été rude !

- Fredo ! Aides-moi ! Elle se fait enlevée !


Le chien bailla, ses yeux vitreux communiquaient bien sa fatigue...

- Je... je suis trop fatigué mec... appelle mon pote Johnny plutôt. Il t'aidera lui...


- D'accord, merci quand même...

Et il se retira dans son bunker souterrain. L'archer appela ensuite, comme il lui avait conseillé, l'homme nommé Johnny. Le compagnon de Fredo n'apparut pas tout de suite. D'abord, ce fut une étrange boîte rouge qui apparut comme ça ! Au milieu de nulle part ! Une porte s'ouvrit et un étrange homme en sortit. Vêtu d'un habit qu'on qualifiera d'original, il s'approcha de Trataïr avec un certain empressement. L'archer était... perplexe.

- Bonjour ! Je m'appelle Johnny ! Mais vous pouvez m'appeler le Médecin ! Bref ! C'est quoi vôtre problème ?


- Et bien je... je.... la femme là-bas, elle est en train de se faire enlever...

Il bégayait un peu, ne comprenant pas trop ce qu'il se passait. Johnny acquiesça en souriant et sortit de sa veste un étrange objet en métal qui ne ressemblait à rien de ce qu'avait déjà vu le chasseur. Il pointa cette étrange baguette sur le groupe de fée et elle s'illumina d'une lumière bleutée et toutes les bestioles hurlèrent avant de relâcher Freya et de s'envoler bien plus vite vers l'horizon. Trataïr ne se fit pas prier et s'empressa de se jeter au sol pour rattraper sa belle qui tomba dans ses bras. Il la regarda avec un sourire béat.

- Tu... tu vas bien ?

Il jeta un coup d'oeil en arrière pour remercier celui qui avait sauvé Freya mais constata avec peine qu'il avait disparu, lui et son étrange boîte rouge d'ailleurs... Quelle journée fantastiquement bizarre !


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Lycan

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Mar 21 Oct - 17:27
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Je tombais, je sombrais.
On aurait que mon monde s’écroulait, qu’il s’effondrait. Les arbres voletaient dans un bruit assourdissant. L’horloge du temps se gravait dans le sol. Ce sol qui disparut. Je ne vis rien. Je ne vis que le souffle de la mort planait au-dessus de ces fées qui prirent feu.

Le feu me terrorise. J’en ai peur. Mais je peux l’affronter. J’en suis capable, je le sais. Cependant, il faut avouer que je n’en ai pas eu le temps. Le tic tac assourdissant de l’horloge, la mort qui se préparait à m’accueillir, l’envie de disparaître qui m’envahissait.

Je tombais.
Je tombais.

Mes cheveux voletaient, ma robe l’accompagnait. Mon dos me grattait. J’avais envie de dévoiler mes pattes et de m’accrocher à un arbre, de m’envoler entre les branches. Je touchais le sol. C’était si dur, si poilu… C’était les bras de cet homme. Je le regardais comme si il portait un masque mortuaire. Je me débattais et m’écroulais sur un morceau du sol.

Le sol s’est dérobé. J’étais sur un pic. Lui sur un autre de terre. Le fond était si noir, que je ne voyais rien. Cependant des vibrations discrètes s’échappaient d’en bas. Je me redressais me mettant à genoux. Je regardais le fond. Je vis quelques petites étoiles. Comme si c’était qu’un ciel, ou la lune attendait le bon moment pour se lever. La question de Trataïr n’avait pas eu de réponse car je ne savais pas quoi répondre. Oh, je l’avais entendu. Je l’avais très bien entendu. Bon, il l’avait dit en chantant.

Pourquoi chantait – il ? C’est stupide. C’est là que je tombais encore. Je chutais. Nous chutons. Cela dura des heures ou les étoiles valsaient autour de nous. Je n’avais pas l’impression de tomber, mais de flotter. C’était étrange !

Je voyais des tables volés, des tasses de thé dansées, des cookies se perdre, des livres s’ouvrir, des tableaux se cacher dans cette immensité, des chaises cherchant leurs amis les tables. J’avais l’impression d’être dans un autre monde ou rien d’autre que n’existait. Que tout était qu’une facette de liberté, un antre à la débouche de nos âmes.

Des vêtements cherchaient leur propriétaire. Ils me demandèrent si je n’étais pas Mireille ou George. Je lui disais que non, et que je ne savais pas où ils étaient. Je continuais ma descente vers un lieu dans je ne connaissais rien.

Je regardais autour de moi et je vais Trataïr me suivre dans la chute. Il était comme un point dans le ciel, si loin de moi, et pourtant je savais que c’était lui. Il m’aurait fallu une canne à pêche pour l’attraper.

Un petit bonhomme m’en donna une comme si il avait vu mes pensées.

- Pour une jolie dame, c’est un cadeau.
- Merci.

Je pris lancer l’hameçon vers lui. Je n’ai jamais pêché. J’apprenais en même temps que j’essayais de pêcher Trataïr. Déjà, j’ai dû me reprendre à 3 fois. Ce n’est pas vraiment facile. Je pensais que la canne à pêche allait être souple, mais je la trouvais dure.

Je réussis enfin à avoir une touche. J’espérais que c’était la bonne. Je tirais donc pour la récupérer pendant cette longue chute.
Je verrais bien ce que cela va donné.




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