Terra Mystica

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 Une corneille dans un jeu de quilles

 
Mar 12 Aoû - 19:09
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L'échoppe d'un tailleur. Voilà bien le dernier endroit où l'on se serait attendu à voir entrer Sigrid... Et pourtant. Mais ce n'était pas n'importe quel tailleur, c'était là toutefois une bien maigre consolation pour la jeune femme qui ne pouvait s'empêcher de se sentir ici aussi à l'aise qu'un canari dans un chenil. La réputation du maître des lieux allait bien au-delà des hauts murs de Cadrak, raison pour laquelle elle s'était dit que ce serait sans doute un fort beau présent que de rapporter quelque chose fait de sa main à sa soeur et à ses innombrables nièces. Cela faisait plusieurs jours que Sigrid était dans la capitale, venue avec ses gens pour vendre les produits des dernières récoltes forestières avant l'hiver et négocier quelques stères de beau bois d'oeuvre avec les chantiers navals de Cardrak. Elle avait vite prétexté visites de courtoisie et affaires de la plus haute importance pour repousser au plus loin le moment où elle aurait à passer le cap et pousser la porte des Trois Salinéens, mais las ; il serait bientôt temps de repartir à Svarholt et elle s'était promise de ne pas rentrer les mains vides.

L'automne faisait mugir une bise maussade dans les rues étroites de la ville, et le lourd manteau de laine et de peau qui enveloppait Sigrid de ses replis épais ondoyait mollement sur ses épaules, laissant ça et là se faufiler quelques courants d'air glacé et humide. La bruine perpétuelle qui planait plus que tombait du ciel lourd faisait des perles d'eau fine sur ses cheveux noirs et les longs poils de la fourrure de son col, à peu près les seuls ornements qu'on la voyait porter... Ah, elle était bien la dernière personne que l'on se serait attendu à croiser devant les étals du maître Polghotyer et elle se préparait déjà à le voir froncer le nez devant elle et ses manièrs et son accoutrement si rustiques, mais elle n'en avait cure et n'était là que pour le bonheur de sa soeur qui se ravirait à coup sûr de quelques babiole acquise ici à grand prix. Et puis, dans le cas où le tailleur se permettrait d'outrepasser les bornes, Sigrid se sentait d'humeur à se pas se priver d'un accrochage verbal, physique, ou les deux. Les compagnons de sa suite qui l'avaient accompagnés préférèrent la laisser y aller seule plutôt que de se compromettre dans cette échoppe dont ils n'avaient cure et s'en allèrent tout de go voir si la bière de la taverne la plus proche était meilleure que celle des douze précédentes fréquentées durant leur séjour. Sigrid avait pour tout dire hâte de les y rejoindre et tâcha d'écourter au maximum cette désagréable entreprise.

Franchissant le seuil, elle ramena en arrière ses longs cheveux noirs bousculés par le vent et la pluie, et se tint à l'entrée sans un mot tout d'abord, observant les environs de ses profonds yeux sombres comme si elle jaugeait le danger que pouvait receler l'endroit. A vrai dire, elle se demandait bien pourquoi l'on pouvait faire tant de manières pour quelques lais de tissu bariolé et quelques grammes de métal artistiquement disposés, quoiqu'elle reconnût sans peine la nécessité pour certains d'avoir un paraître accordé à leur rang. Sigrid se passait volontiers de tout ce cérémonial vestimentaire et préférait en imposer à ses semblables par des choses beaucoup moins subtiles et beaucoup plus martiales. On avait peu de place pour le futile et l'inutile à Svarholt, et Sigrid plus encore. Sa soeur et ses nièces pouvaient se permettre le luxe d'être coquettes, puisqu'au final elle n'avait réussi à faire d'aucune d'entre elles une guerrière comme elle, et que ces demoiselles ne seraient vraiment bonnes qu'à faire joli dans un intérieur et s'occuper de la maison de leurs époux respectifs. Elle respectait cela, car chacun doit avoir son rôle, mais tout de même...

Un pas discret rompit le fil de ses pensées alors qu'elle observait sans mot dire quelques jolis replis de tissu brodé, ses yeux noirs corbeau perdus dans les circonvolutions des motifs. Elle glissa un regard en biais et salua après un court moment de silence durant lequel elle observa avec attention la personne qui venait d'entrer. Pas un sourire, pas une expression ne vint troubler son visage impassible lorsqu'elle se retourna pour saluer, avec cette raideur digne qu'elle avait toujours en ces circonstances.

-Je cherche un présent pour ma soeur, dit-elle d'un ton égal. Avez-vous quelque chose qui puisse convenir?

La vérité était qu'elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle pourrait acquérir ici. Elle connaissait vaguement les goûts de sa soeur, plus vaguement encore ceux de ses nièces, mais pour le reste... Il lui faudrait s'en remettre à la science du couturier.


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Ven 22 Aoû - 18:57
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Ah l'automne ! La saison idéale pour préparer la saison hivernale et tester les prochaines innovations vestimentaires qui feront à coup sûr le succès de la marque Polghotyer. Aussi, Jehan était-il enfermé dans on atelier depuis plusieurs jours, n'ne sortant que pour se laver et satisfaire aux besoins naturels et vitaux d'un corps humain - ce qui comprenait une sortie jusqu'à l'établissement de Dame Leuffa une fois tous les deux soirs - et d'où parfois sortait un cri de joie.

Chaque automne, c'était le même manège : aux premières averses d'Astarr, le couturier adoptait une attitude exaltée au possible et fonçait au port et négociait comme un forcené tous les tissus qu'il trouvait digne de son talent. Après quoi il passait une à deux semaines à travailler sur des tas et des tas de croquis. Pendant le mois d'Astarr, il ne loupait pas un seul marché et achetait aux artisans tout ce qui à ses yeux valait d'être sur ses créations. Et durant les mois de Faldèn et de Nàdrillä, plus personne ne le voyait hors de sa boutique, si ce n'est aux événements où il était parfois convié - et évidemment lors de ses sorties nocturnes vers le Coeur de Yove. Et donc, depuis une poignée de jours, le sieur Jehan s'était mis au secret dans son atelier au sein duquel s'affairaient les ustensiles argentés magiques. La saison allait être grandiose !

De fait, alors qu'il travaillait dur - comprenez qu'il lançait ses sorts, laissait ses outils couper et coudre pour lui, vérifiait de temps en temps que tout se passait selon ses souhaits, et passait le temps à lire ses magazines de mode préférés qu'étaient Vague, Cardrakalitain, Citizen C, Magda Karla et Clameur. Ce n'est pas parce qu'on est le meilleur styliste de tout Terra qu'il ne faut pas se tenir à la page et regarder ce que font les autres. Histoire de ne point copier ou pour le moins de vérifier si personne ne le plagiait, surtout.

Et donc, plonger dans ses lect.... son travail, il n'était donc pas présent dans la boutique alors qu'une nouvelle cliente y pénétrait, semblant lutter contre un mal étrange lui faisant paraître tels des monstres toutes les toilettes présentées à ses yeux. Jusqu'à ce que la bonne mais sèche Dame Anne Awynthur se présenta à elle - sans bruit, silencieuse, tel l'affreux chat sans poils qui servait de familier à Jehan. Donc, la vieille bique ridée, qui passait facilement pour une créature momifiée dont on aurait ôté les bandelettes et qu'on aurait habillée à la mode Cardrakienne, s'était plantée là devant la visiteuse et la regardait de haut en bas et de bas en haut, avec l'insistance malsaine mais qu'étrangement tout le monde accepte des vendeuses de prêt-à-porter, et ce dans tous les univers connus et inconnus ... C'est sans doute pour cela que la femme se fut sentie dans l'obligation d'expliquer le pourquoi de sa venue :

Je cherche un présent pour ma sœur. Avez-vous quelque chose qui puisse convenir ?

Ce à quoi la créature que Jehan appelait Mère répondit par un intrigant "huh" avant de tourner le dos à Sigrid pour se diriger vers les rayons des toilettes féminines. Fripée et ratatinée, d'elle on ne voyait plus que le haut de son crâne entre les rayonnages. Jusqu'à ce qu'elle se hisse sur ses pieds, faisant apparaître une figure bouffie d'impatience qui cracha un amical "Alors ! Elle vient ?!", après quoi elle entreprit de fouiller dans les habits. Puis elle releva la tête, et dans une mine interrogatrice façon Inquisiteur elle s'adressa à nouveau à la visiteuse :

Elle veut quoi pour sa sœur, du prêt-à-porter à la mode ou du sur-mesure ?

Comblant le silence laissé par la vieille, un chant à peine audible se frayait un chemin jusqu'aux oreilles depuis l'atelier du couturier magicien.



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Sam 23 Aoû - 11:34
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Sigrid n'était pas du genre à se laisser impressionner, ni à être impressionnée tout court, par ailleurs. Elle était familière des combats, des heures rudes où les forces vacillent devant la perspective si proche du trépas, et plus encore à se tenir en présence de ses pairs de son roi sans jamais ni trembler ni même abaisser un cil de ses yeux de glace. Et pourtant, face à ce petit bout de vieille femme qu'on eut dit séchée et fumée comme les viandes d'hiver, quelque chose au fond d'elle repensa à sa mère, à la vieille Fjara si sévère, et se vit prit d'un minuscule frisson. Un quelconque instinct naturel plus animal qu'autre chose s'alerta tout au fond pour sussurrer que cette dame là, toute simple couturière qu'elle fut, était du genre redoutable et tout à fait apte à faire régner la terreur autour d'elle. De ce qu'on disait de Jehan à Cardrak, cela n'étonna guère Sigrid qui se demanda quel lien de parenté pouvait unir la vénérable aïeule au fantasque couturier ; après tout, les chiens ne font pas des chats.

Elle ne put s'empêcher de pincer très légèrement la bouche quand la vieille dame s'adressa à elle avec un sens tout à fait personnel de la courtoisie, mais n'ajouta rien et se contenta de la suivre lorsqu'elle l'interpela de nouveau. Adelheid et ses filles avaient fort intérêt à apprécier leurs cadeaux, compte tenu des efforts surhumains qui auraient été accomplis pour les obtenir.

-Je n'ai guère de temps devant moi pour la confection, répliqua-elle sèchement en fixant les monceaux de tissus colorés et d'ornements qui l'entouraient.

Une pensée se fit jour sous son crâne : quelque chose fait sur-mesure conviendrait bien mieux à la sœur d'une jarl que des vêtements déjà fabriqués qui risquaient de ne pas aller à sa morphologie, mais avait-elle seulement la moindre idée de la taille d'Adelheid? Sigrid n'avait toutefois pas pour coutume de tergiverser de la sorte, et surtout pas pour des affaires aussi futiles.

-Allons, fit-elle avec un geste d'impatience, vous devez bien savoir ce qui convient à une noble dame, moi je n'en ai qu'une bien vague idée. Trouvez-moi quelque chose de riche, le prix m'importe peu.

Sigrid regarda de nouveau autour d'elle, principalement pour ne pas avoir sous les yeux le spectacle plutôt déconcertant de cette vieille femme ridée comme une comme blette qui semblait avoir l'aplomb nécessaire pour commander une armée. Autour d'elle, rien qu'elle ne put vraiment considérer comme autre chose que des fanfreluches dont hommes et femmes aimaient à se charger le dos, et qui repoussaient parfois la logique dans ses derniers retranchements. Il fallait dire à la décharge de la jarl que les conceptions des gens de Svarholt en matière de mode se limitait à tout ce qui ressemblait vaguement à du tissu et que l'on pouvait enfiler en y passant la tête. Mais Adelheid n'était pas ignare, et les nouvelles allaient vite, de Cardrak à Halesund. Les marchands ramenaient fréquemment de belles pièces de tissu, des bijoux et des perles éblouissantes comparées à la sombre livrée des hommes du cru. Rien d'étonnant donc, à ce que Adheleid et ses quatre filles n'aient eu pour l'heure d'autre passion que de se graisser le museau et de se charger de ces falbalas inutiles. Tout ça devait être d'un ennui...

Souleva du bout des doigts l'ourlet chargé de broderies d'un quelconque vêtement dont elle ignorait vraiment s'il eût une fonction, Sigrid se dit que tout cela était bien triste et qu'elle n'était jamais plus heureuse d'avoir échappé à cette morne existence que lorsqu'elle voyait dans quel carcan sa sœur et ses nièces s'étaient laissées prendre.

-Nos gens n'aiment point les couleurs, reprit-elle, tordant le nez devant les teintes bariolées des choses exposées. Mais je crains d'avoir à faire une exception pour ma sœur.


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Humain

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Jeu 28 Aoû - 16:22
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La vieille dame darda une nouvelle fois son regard perçant sur la cliente. De haut en bas. De bas en haut. Trois fois.

Je vois.

Deux mots secs qui sonnèrent comme des couperets. Une sentence imparable tomba comme une chape sur la jeune femme. Sans autre parole, Dame Awynthur se détourna d'elle et se dirigea, comme glissant sur le sol, jusqu'en bas de l'escalier qui menait, entre autre, à l'atelier de son bien aimé et adoré rejeton. Arrivée là, elle se figea, tourna à nouveau son visage ridé vers Sigrid, la jaugea une nouvelle fois, puis s'en détourna une fois encore. Elle se hissa sur la première marche, agrippa la rambarde et mis une de ses mains en porte-voix.

Jehan chériiiiiiiiiiii ! Y'a du sacré boulot pour toi en bas !

Il put paraître étrange qu'un petit bout de vieille femme acariâtre comme cela puisse produire un son aussi fort et pénétrant, du moins pour ceux qui n'y avait jamais eu droit. Et cela avait souvent de quoi surprendre. En fait, tout dans cette femme avait de quoi surprendre, à commencer par le fait qu'elle était tout bonnement pleine de vie, qu'il était bien impossible de savoir son âge, et que quand on la voyait à côté de Jehan l'on brûlait de leur demander s'il n'avait point été adopté ...

Toujours est-il que la bonne femme hurlante s'était tue et attendait, comme statufiée, que son fils réagisse. Indéniablement, il avait au moins arrêté de chanter, et l'atelier semblait très silencieux soudainement. Mais par sécurité, la vieille fit un autre essai :

Jehaaaaaan ! Tu penseras à descendre ce que tu as fini aussiiiiii ?

Silence. Craquement de parquet. Bruit de porte qu'on déverrouille. Grincement de gonds.

Ha !

Sur quoi la vieille retourna à ses affaires sans même se soucier de la cliente, comme si elle l'avait simplement oubliée. Une pratique éminemment courante dans le domaine du prêt-à-porter, quel que soit l'univers et l'époque. Moins d'une minute plus tard, Jehan avait descendu sans bruit l'escalier, déposé ses créations sur le portant prévu à cet effet - après quoi sa mère se jeta immédiatement dessus comme si ce fut de la nourriture - et s'avança vers la cliente. Alors qu'il ne lui restait que deux pas à faire pour arriver à sa destination, la vieille se rappela à leur bon souvenir :

Elle veut quelque chose pour sa sœur, un habit de riche dame. Pas le temps pour du sur mesure, peut y mettre le prix, déclara-t-elle d'un ton mécanique et monotone, sans lever la tête de la tâche qui l'occupait.

Jehan haussa un sourcil et fit subir à Sigrid un énième scanner visuel. Il fit une fois le tour de sa cliente avant de se figer à nouveau devant elle et de lui offrir son plus beau sourire.

Je suis Jehan Polghotyer, Styliste et garant de la marque d'ici. Dites-moi, votre sœur a-t-elle les mêmes mensurations que vous ? Je pense que des vêtements aux fermetures et liens réglables pourraient convenir, ainsi nous ne risquons pas de vous faire acheter quelque chose qu'elle ne pourrait porter. Voyez par exemple cette robe : elle est composée d'une sous-chemise longue près du corps que j'ai réalisé dans un tissu qui tend à pouvoir s'étirer. Ainsi, il peut aller tout autant à des femmes plus mince que vous qu'à des femmes un peu dodues. Et par-dessus - permettez - comme ceci, vous avez le bliaud qui peut se porter avec ou sans les galons sur le côté. Ce modèle est très prisé des jeunes femmes de bonne famille qui aiment porter des tenues confortables en toutes occasion. Des futures mamans aussi, sans les liens même une femme enceinte peut se glisser dedans et se mouvoir sans problème. Et avec les liens, on peut parfaitement enjoliver une taille un peu ronde après un enfantement, par exemple. Oui, c'est une de nos meilleures vente. Oh bien sûr, elle est déclinée dans à peu près toutes les couleurs qui existe. Et vous pouvez prendre aussi seulement le bliaud, si votre sœur possède déjà des sous-chemises à foison ...

Et là, le moment fatidique : Jehan avait accroché la cliente et lui jetait un regard tout à la fois enjôleur, amical, et surtout, vendeur ... Mais ce n'était jamais fini, jamais. Car à la seconde même que le client prenait pour réfléchir à ce qui venait d'être débité, le couturier asséna le coup de grâce ...

Nous avons aussi des pèlerines et des capelines du plus bel effet pour aller avec. Et comme je crois reconnaître par votre port et vos manière que vous êtes native de ce pays, je tiens à vous offrir une réduction de dix pour cent sur chaque article. J'y tiens !

Ah, le fourbe ! Mais quel talent !



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Humain

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Mer 3 Sep - 16:17
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Sigrid affronta sans ciller le regard presque chirurgical qui la balaya plusieurs fois de bas en haut, et eut un très léger froncement de sourcils lorsque la vieille femme se détourna enfin. Elle avait l’impression de découvrir un tout autre univers, aussi implacable que l’armée, ou presque. Un général inspectant ses troupes n’aurait pas fait preuve de plus de précision et d’attention que cette dame lorsqu’elle détailla Sigrid des yeux ; mais enfin, pourquoi donc ? La jarl avait du mal à saisir la motivation de tout cela, et plus les choses allaient, moins elle comprenait le sens de tout ce qu’il y avait autour d’elle, pas plus qu’elle ne saisissait le sens profond de ces paroles.

Un haussement d’épaules conclut cet échange, tandis que la vieille glissait sur le parquet pour appeler le maître des lieux d’une voix aussi sonore que celle d’un instructeur mal embouché. Décidément, ce petit bout de femme était étonnant, et la jarl ne put retenir un sourire en songeant que Saline avait bien du mérite de faire naître même des couturiers aussi coriaces et qui semblaient à ce point redoutables.

C’est avec un étonnement certain que Sigrid vit Jehan Polghotyer descendre de sa tour d’ivoire — enfin, de son atelier — pour se planter devant elle. Si elle n’avait pas eu connaissance de sa réputation avant cela, elle aurait pu douter de son ascendance salinéenne tant il était aux antipodes de ceux qu’elle côtoyait d’ordinaire. Pour tout dire, il semblait être plus une créature issue d’un conte qu’un humain de chair et de sang ; cela rendait déjà plus compréhensible cette espèce d’adoration que certains avaient pour lui et ses créations parfois biscornues. Un léger mouvement de lèvres fit presque montrer les dents à Sigrid quand il l’examina de nouveau, du même regard insidieux que la vieille, tout en lui tournant autour comme un vautour curieux. Le sourire éclatant du couturier ne fit rien pour adoucir l’humeur de la jarl, et avant même qu’elle ne puisse ouvrir la bouche pour prononcer un mot, elle fut submergée par une logorrhée verbale dont elle ne comprit guère la moitié.

Il fallut un effort de mémoire simplement pour se souvenir du nom des différentes pièces de vêtements dont parlait le couturier, réminiscences lointaines du temps où on essayait encore de faire d’elle une demoiselle de bonne famille.

— C’est bien aimable, répondit-elle d’un ton un peu raide quand elle eut enfin l’occasion de caser un mot dans le monologue interminable du commerçant.

Elle prit une minute pour réfléchir et eut un hochement de tête.

— Je vais devoir songer à ouvrir une aile supplémentaire chez moi simplement pour loger la garde-robe de ma sœur, la robe et le bliaud suffiront, je crois.

Une seconde de silence de plus fut nécessaire pour faire le tri dans le flot d’informations déballé un moment plus tôt, et elle fit un vague geste de la main en direction de ce que Jehan lui avait montré.

— Quelque chose d’adaptable, ce sera bien. Elle n’aura plus à prétexter de nouveaux achats lorsqu’elle sera de nouveau enceinte... Même si cela ne sera pas bon pour votre commerce, je présume,
acheva-t-elle avec un léger sourire narquois, amusée autant qu’agacée par le manège du couturier.

Les nombreuses grossesses d’Adelheid avaient toujours été pour elle un prétexte excellent pour de nouveaux achats, et cette fois elle espérait bien lui couper l’herbe sous le pied. Quelque chose d’aussi coûteux qu’elle pourrait porter, quelles que fussent les évolutions de son tour de taille était parfait ! Et pour les nièces, quelques pèlerines et capelines de moindre qualité pour les plus remuantes d’entre elles feraient des présents merveilleux. Les regards enjôleurs du marchand ne faisaient aucun effet à Sigrid qui y était aussi sensible qu’un bloc de pierre, et elle restait fixée sur l’aspect pratique de la chose : faire en sorte que tout le monde soit satisfait et que cet achat qui lui coûterait probablement les yeux de la tête fasse le plus long usage possible. Quelque chose lui disait cependant qu’on ne la laisserait pas sortir d’ici sans qu’elle ait dépensé la moitié de son pécule en fanfreluches...


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Humain

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Ven 12 Sep - 13:12
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Jehan eut la mine contrit ... On se contentait d'une sous-chemise et d'un bliaud ? Alors qu'il y avait maintes créations beaucoup plus superbes dans sa boutique ? Et qu'il était un génie de l'habillement ? Ah, mais ça ne se passerait pas comme ça ! Le couturier vit donc dans cette jeune femme un défi à sa portée et son humeur redevint en un éclair joyeuse et surtout joueuse. Visiblement, cette cliente n'était pas encore au fait de ce que pénétrer dans l'univers de Jehan Polghotyer impliquait, mais pour sûr, elle le saurait bientôt ...

Tout d'abord, faire fi des arguments des avaricieux ...

Oh, vous savez, avec l'âge, le corps change, et les grossesses n'y arrangent rien. Et même le bliaud le plus large ne peut suffire à porter le poids des années. Et puis, les goûts subissent eux aussi les fluctuations inhérentes aux marchés, tout comme les modes varient sans jamais se fixer dans le temps. A moins d'être nonne, une seule robe ne suffit pas à une seule vie, croyez mon expérience, ma Dame.

A présent, prendre et retourner le même argument pour montrer les combinaisons possibles ...

L'avantage certain et assuré des bliauds et sous-chemises, c'est qu'avec, justement, peu de base, on peut faire de multiples tenues. Il serait bien simplet de ne se contenter qu'une d'un seul exemplaire alors qu'au moins deux peuvent déjà permettre d'avoir une grande garde-robe qui ne prendra que peu de place. Je doute que votre sororité aime la monotonie ...

Et enfin, souligner l'incitation par quelques subterfuges vendeurs ...

Vous m'êtes bien sympathique, j'ai bien envie de vous aider à gâter votre famille ! Je sais combien il peut être parfois ardu de faire plaisir à tout le monde sans devenir sans le sous ... Voyons ... Je peux vous laisser repartir avec l'offre que je réserve habituellement à mes clients déjà fidèles, le "Trois pour un et demi". En somme, vous pouvez choisir trois bliauds, et au niveau du prix cela reviendra à payer chacun à moitié prix, ce qui en réalité fera comme si vous n'aviez payé qu'un bliaud en entier et la moitié d'un autre, ce qui vous fera un bliaud et demi gratuit ! Et ainsi vous pourriez faire plaisir à votre sœur sans avoir à vous saigner le cœur ni la bourse ...

Ah, quelle offre ! Et en plus, même en faisant cela, le couturier restait dans ses marges. Il n'y a bien que les vendeurs pour faire miroiter de telles réductions pour ne rien perdre en profit. Et Jehan savait faire cela. Tout était dans le brossage du poil dans le sens adéquat ... Ne restait plus qu'à réutiliser les arguments de la dame pour parfaire l'argumentaire ...

Et puis, avec trois bliauds au lieu d'un, votre sœur vous laissera tranquille plus longtemps avant de vous quémander l'élargissement de sa garde-robe, n'est-ce point ? conclut-il avec un subtil clin d’œil.



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Sam 13 Sep - 13:23
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À voir la mine du couturier, Sigrid se douta bien qu’elle avait contrarié ses visées marchandes et crut avoir remporté une manche, mais il ne se passa pas une seconde sans qu’il revienne à la charge, tout sourire. Il y avait quelque chose d’étrange dans cette expression qui dévoilait largement une dentition parfaite et étincelante, un peu comme un chien qui montre les crocs ; on se surprenait à y trouver une évocation de quelque poisson carnassier des grands fonds.

Mais cette fois, Sigrid était prête et écouta attentivement chaque mot que prononça le marchand. Autant elle avait pu se laisser surprendre par sa première tirade, débitée d’une traite, qui l’avait quelque peu engloutie dans des considérations dont elle se fichait bien, autant là, puisque la conversation s’orientait principalement sur ce qu’elle aurait à tirer de sa bourse pour investir dans les coquetteries de sa sœur, elle était déjà bien plus sur un terrain connu.

— Une telle réduction sur le prix de ces vêtements ? Je ne voudrais pas vous saigner à blanc ni vous ôter le pain de la bouche, répliqua Sigrid en se fendant d’un sourire acerbe, son visage sinistre s’animant enfin d’une émotion quelconque. Ou bien vendez-vous vos créations ordinairement tellement cher que vous pouvez vous permettre de baisser leur prix à ce point quand vous avez affaire à quelqu’un qui n’a pas l’intention d’acheter la moitié de votre magasin...

Elle y avait peut-être été un peu fort sur ce coup, mais ni la délicatesse ni la demi-mesure n’étaient vraiment le genre de Sigrid.

— Ma sœur possède déjà de quoi vêtir trois générations de ses enfants, reprit-elle du même ton un brin acerbe, sous un vernis de sérieux parfait. Si je suis votre raisonnement, que j’achète aujourd’hui trois de vos robes ne m’empêchera aucunement de devoir en acquérir trois autres lorsque cette mode-là sera passée.

Quelque chose chez elle semblait s’être animé soudain, dans ses yeux et sur son visage jusque là impassible et quelque peu renfrogné. Qui aurait pu prévoir qu’une chose aussi insignifiante que d’acheter des vêtements pour sa sœur se transformerait en joute verbale ? Mais après tout, Jean Polgothyer n’était pas n’importe qui et même si elle avait pris en compte la fabuleuse réputation du couturier, elle n’avait cru qu’à moitié tout ce qu’on disait de lui. À présent, elle commençait à comprendre que beaucoup étaient en réalité très en dessous de la vérité... Cela lui redonna un peu de bonne humeur, qui chez elle prenait toujours une forme étrange, et amenait à ses lèvres des sourires aussi tranchants que des lames aiguës.

— Quoique votre offre soit très alléchante, je maintiens ma décision, maître Jehan, la robe, et le bliaud. Cela suffira pour l’heure, quoique je gage que si cela lui plaît, j’aurais souventes fois à faire affaire avec vous à l’avenir.

Une pointe de curiosité perçait à présent ; allait-il encore baisser ses prix pour qu’elle reparte avec plus encore de choses sur les bras ? Il avait l’air décidé à lui faire acheter le plus possible, quitte à sacrifier ses prix au passage, mais comme elle l’avait dit au départ, cela voulait bien dire qu’une simple robe coûtait bien cher comparé aux rabais qu’il était prêt à consentir dessus.

La jarl regarda autour d’elle, l’air pensif.

— Il me faudrait aussi quelques menus présents pour ses filles. Du solide, et peu salissant, elles sont du genre... Eh bien, remuantes. Si vous êtes disposés à me faire un prix sur autant de robes, faites-le donc sur ce que je prendrais en sus pour elle.


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Lun 22 Sep - 16:58
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Une telle réduction sur le prix de ces vêtements ? Je ne voudrais pas vous saigner à blanc ni vous ôter le pain de la bouche. Ou bien vendez-vous vos créations ordinairement tellement cher que vous pouvez vous permettre de baisser leur prix à ce point quand vous avez affaire à quelqu’un qui n’a pas l’intention d’acheter la moitié de votre magasin...

Ha, en voilà une belle combattante ! Qui visiblement savait user tout aussi bien des mots que d'une hache. Bien, voilà qui plaisait beaucoup à Jehan, qui, bien que préférant qu'on achète sans chercher à négocier, aimait de temps en temps avoir affaire à un ou une cliente un peu plus futé que la moyenne et avec qui il pouvait s'amuser un peu. Bien sûr, en général, c'était toujours lui le vainqueur. Et les rares fois où il avait du s'incliner, c'était pour mieux vendre par la suite, car même un client très tatillon qui ne se laissait pas faire finissait par revenir se laisser tenter, ne serait-ce que par peur de passer à côté de quelque chose ou surtout de passer pour un con. On pouvait obtenir de grandes choses en faisant croire aux autres que s'ils refusent il passeront pour ce qu'il ne peuvent pas se permettre de passer pour ... Ha !

Ma sœur possède déjà de quoi vêtir trois générations de ses enfants. Si je suis votre raisonnement, que j’achète aujourd’hui trois de vos robes ne m’empêchera aucunement de devoir en acquérir trois autres lorsque cette mode-là sera passée.

Bien raisonné madame. Oui, Jehan aurait pu dire cela. Mais non, il se contenta de sourire de plus belle, au comble de la joie, et acquiesça. Une des règles tacites de tout vendeur qui se respecte dit qu'il faut toujours faire croire au client qu'on le comprend, qu'il est très intelligent et qu'on ne l'aura pas si facilement. Le fameux lissage de poils dans le bon sens. Tout ceci bien sûr n'était que subterfuge pour mieux retourner le client, aussi facilement qu'on retourne une escalope sur un grill. Voyons donc ce qu'elle avait encore en magasin ...

Quoique votre offre soit très alléchante, je maintiens ma décision, maître Jehan, la robe, et le bliaud. Cela suffira pour l’heure, quoique je gage que si cela lui plaît, j’aurais souventes fois à faire affaire avec vous à l’avenir.

Ha ! Et voilà, elle était tombée dans le piège, elle y avait sauté à pieds joints même. Jehan avait ainsi l'assurance que quoiqu'il fasse comme concession, il avait acquis une cliente certifiée et par expérience il savait que quand on avait essayé le Polghotyer, on ne pouvait que très difficilement s'en défaire. C'était comme goûter à un nectar si délicat et agréable que même l'eau la plus pure donnerait envie de se pendre. Enfin, vous saisissez l'idée ... Il pouvait donc la laisser gagner du terrain, voire peut être même la bataille, mais la guerre, il l'avait indéniablement gagné. Emballé, c'est pesé, comme aiment à la dire les marchands de viandes généralement pourvu d'une bonne bedaine et d'un rire aussi gras que le lard qu'ils vendent.

Il me faudrait aussi quelques menus présents pour ses filles. Du solide, et peu salissant, elles sont du genre... Eh bien, remuantes. Si vous êtes disposés à me faire un prix sur autant de robes, faites-le donc sur ce que je prendrais en sus pour elle.

Bien, bien, bien ... Jehan était aux anges. Il souriait presque béatement, du moins c'est l'impression qu'il eut. Peut être que vu de l'extérieur cela avait l'air plus carnassier qu'amical, vous savez, ce genre de sourire qu'on les marchands de tous poils quand il vous ont eu mais que vous ne le savez pas encore ...

Va pour la robe et le bliaud alors ! Je vous laisse soin de choisir les couleurs, mais je vous recommande les teintes chaudes, pour égayer l'hiver qui arrivera bientôt. Quant à vos nièces ... Voyons ...

Il se dirigea d'un pas sur vers les portants réservés aux toilettes pour enfants. Il y farfouilla une petite minute, et après un "HA" tonitruant et satisfait, il revint vers sa cliente avec trois tenues différentes sur les bras, qu'il exposa sur la grande table centrale. Et c'était reparti pour la diatribe sans fin ...

C'est du classique, indémodable, fait avec de la Soie des Montagnes Noires, très solide. Nous faisons tous les vêtements pour enfants et artisans avec cette soie. Bon, c'est un peu plus cher que chez d'autres commerçant, je vous l'accorde, mais la qualité est indiscutable, et avec ceux-là, vous ne reviendrez pas dans six mois, je peux vous le garantir. D'ailleurs, et c'est valable pour tous nos produits, sachez que nous offrons à nos aimables clients une garantie d'une année complète, à compter du jour d'achat. C'est à dire que si, par exemple, votre sœur faisait un accroc dans son bliaud, vous n'aurez qu'à nous faire parvenir la robe que nous nous chargerons de recoudre avec une précision chi-rur-gi-cale ! De même, si par malheur une robe était un peu juste ou légèrement trop grande, nous pouvons aussi l'ajuster. Bien sûr cela impliquera que la personne portant le vêtement vienne ici, mais moyennant un petit extra - pas bien grand chose - je peux aussi me déplacer. Donc, pour vos chères nièces, voici ce que nous vendons le plus : une simple robe à la manière des bliauds, qui se resserre sur les côtés, ici une robe ajourée et un peu ample permettant de mettre une sous-chemise dessous - très apprécié à cette saison, l'avantage est qu'en été on peut porter ça seul, il suffit de lacer plus serré le col et le dos pour l'ajuster, et enfin, celle que nous nommons "double-emploi". Les manches sont amovibles en deux parties - épaules et coudes -, permettant de porter là aussi la robe en toute saison. Ce qui est assez intéressant avec ce modèle, c'est que vous pouvez également combiner les couleurs en achetant plusieurs modèles de la même taille. Evidemment, l'offre que je vous faisais pour les bliauds est valable aussi pour ces robes.

Et on conclu par un petit sourire aimable - vraiment aimable.

Oh, et sachez aussi que les modèles pour enfants sont traités spécialement pour limiter l'incrustation des tâches. D'ailleurs, je ne saurais que trop vous conseiller les produits que le port de Foam distribue sous l'appellation Javelandro. Un client nous a fait connaître, et leur gamme de produits lavants pour le linge est vraiment très efficace et respectueuse des tissus délicats. J'imagine que vous n'êtes pas à ça près, mais personne n'est contre, en général, garder plus longtemps ses vêtements comme neuf, n'est-ce pas ? termina-t-il en gloussant légèrement, satisfait de son placement de produit qui aura peut être réussi à noyer le poisson ...

Bien, vous avez fait votre choix, ma Dame ?



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Jehan >#99cccc / Dame Anne Awynthur > #cccccc


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