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 Voleuse tête en l'air + Assassine maladroite = Projet apocalypse [PV Melphit]

 
Dim 13 Juil - 0:53
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La première grande cité dans laquelle je pénètre depuis mon arrivée sur le continent est celle d'Arkham, capitale du duché de Sola. Et je dois dire que je suis plutôt déçue. Les portes sont grandes ouvertes, signe qu'on ne rejette pas les étrangers, ce qui est un point positif, certes, mais les rues sont si vides, et les passants si tristes... Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il s'agit d'une ville fantôme, le terme serait un peu fort. En revanche, on est bien loin de la rude activité de Cardrak ou des couleurs paisibles d'Him'néa. La vie, ici, n'est pas chose savourée, encore moins adorée. Pas plus que la mort d'ailleurs. Simplement, le train-train quotidien suffit, et seuls les ABs parviennent à éveiller une étincelle de curiosité dans les yeux vitreux des nombreux marchands. En résumé : une ville commerçante sans réelle ambition.

De toute façon, je ne suis pas là pour visiter et flâner au gré des allées à la manière d'une touriste. Un contrat d'assassinat a été déposé sur un nain habitant en ces lieux, un contrat que je me dois de réussir. Et ce nain, pour quelqu'un d'une taille aussi réduite que la sienne, a un sens des proportions assez étonnant. Sa demeure, que dis-je, son majestueux manoir, est composé de trois ailes, une centrale et deux adjacentes. Dans la première se trouvent les salles principales, dans les deux autres des chambres à coucher et d'étranges pièces soigneusement verrouillées qui contiennent sûrement l'intégralité de ses richesses, j'en mettrais ma main au feu.

Toutefois, ce ne sont pas l'or et les pierres précieuses qui m'intéressent mais leur propriétaire. Un nain donc, avare, arrogant, imbu de lui-même et s'étant en conséquence attiré de nombreux ennemis. L'un d'entre eux a voulu en terminer avec ce détestable rival en ayant recours à des moyens peu recommandables, et me voilà, assassine de mon état, pour mettre fin à la vie de ce nabot prétentieux. Il est d'ailleurs si confiant que je n'aperçois que deux gardes qui font des rondes à l'extérieur, un autre à l'entrée de sa chambre et, dans un bâtiment un peu plus loin, une escouade d'une dizaine d'hommes prête à intervenir en cas de secours.

C'est ainsi qu'avec une aisance déconcertante j'escalade la façade de l'aile est et passe par une fenêtre afin de pénétrer dans sa chambre. L'intérieur respire le luxe de par les lourdes tentures et le mobilier fourni. Lui également, son corps gros et gras vautré dans un lit à baldaquin en bois précieux. Il ronfle la bouche grande ouverte, et un filet de salive coule sur son menton. Au moins mourra-t-il comme il aura vécu, engoncé dans sa suffisance et son idiotie. Un coup de mon poignard, et tout est déjà terminé. C'était facile, si facile que je ne peux m'empêcher d'éprouver une pointe de déception. Moi qui avait espéré m'amuser...

C'est alors que tout bascule. Car, voyez-vous, le mobilier fourni mentionné tout à l'heure a la fâcheuse manie de se trouver là où on ne l'attend pas. Toute à ma satisfaction d'avoir accompli la mission avec succès, mon attention se relâche. Je ne regarde plus où je vais et, soudain, mon pied heurte un complexe assemblage d'argent et de verre, l'envoyant valser sur le sol dans un vacarme épouvantable.

« Aïe ! » je m'écrie en sautillant sur une jambe. « Clac ! » fait la porte en s'ouvrant avec fracas. « ALERTE ! » s'exclame le garde en m'apercevant avant que le lancer d'un poignard ne le fasse taire définitivement. Mais trop tard, le mal est fait. J'entends les soldats accourir au-dehors et s'interpeller mutuellement. Je ne pourrais visiblement sortir de la même façon que je suis parvenue à entrer. Il va falloir dénicher autre chose. L'heure est désormais à l'action, non à la réflexion. Reprenant mes esprits, je sors de la chambre et me dirige rapidement vers l'aile centrale, où siègent les deux grandes portes principales du manoir qui, je l'espère, pourront me sauver de cette dérangeante situation.

Et là, nouveau coup de théâtre ! Je percute de plein fouet quelqu'un courant dans le sens inverse, c'est-à-dire provenant de l'aile ouest. Je m'effondre sur le sol, désorientée. Un garde ? Comment est-ce possible ?

Puis je me rends compte qu'il ne s'agit pas d'un garde. Ni d'un nain. Ni même d'un homme.



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Mer 23 Juil - 17:16
La nuit est d'encre ce soir, une nuit profonde et calme qui semble profiter de l'absence du soleil pour tirer de son manteau de ténèbres de quoi écrire les lourds desseins qui se trament dans la pénombre. Parmi les marchands véreux qui se promènent d'auberges en auberges pour vendre des onguents falsifiés, des panacées étranges et des poisons médiocres, parmi les gueux, les racketteurs et les détrousseurs qui se tiennent aux abord de chaque rues pour attraper le premier venue afin d'avoir sa petite pièce, parmi les villageois fatigués d'une longue journée d'harassant travail et de commentaires acerbes se tiens une ombre agile, vive, puissante, qui marche toutefois d'un pas léger au milieu de toute cette lie de la société, habituée à voir pareille misère dans tout Terre. Capuche couvrant son visage, longue cape montrant à peine les pieds bottés de la demoiselle, elle avance dans la nuit comme si elle en faisait partie, forme noire qui se glisse d'ombre en ombre sans que personne ne puisse la remarquer plus d'une demi-seconde, temps qu'il lui suffit pour définitivement disparaître aux yeux d'un quelconque badaud ou d'un garde un peu trop vigilant. De touts manières même si ils voyaient un pan de cape et qu'il s'approchait de trop près, elle avait de quoi les endormir avant qu'ils ne comprennent quoi que ce soit, ou pouvait user de son agilité naturelle pour partir par la voie des toits et ainsi reprendre son chemin par un passage certes plus long, mais qui au moins lui offrait une sécurité totale.

Mais bien sur elle était trop discrète pour avoir besoin d'user d'un tel stratagème et c'est sans mal qu'elle parvient à rejoindre sa destination, un grand manoir aux airs austères, des gardes bien sur postés aux entrées et dans la cour intérieur, mais surtout un sacré pactole au coeur de la maisonnée, pactole qui était la grande cible de la meilleure voleuse de tout Terra Mystica. Ce pactole appartenant à un riche marchand nain allait lui permettre de combler le gros des ressources nécessaires pour l'expansion de la guilde des faubourgs, et en plus elle allait pouvoir mettre de coté pour d'éventuelles surprises durant l'année. Elle avait chercher du coup un moyen de faire passer la marchandise légalement, pour vider les coffres peu à peu et ainsi s'enfuir en douce une fois que le filon aura été en grande partie vidée, mais le seul travail qu'offrait ce manoir en ce moment était un travail des moins glorieux : Le nain ayant besoin de s'amuser, il embauchait des jeunes femmes à prix d'or afin qu'il s'amuse avec leurs corps. Ce fut donc bien malheureusement que la voleuse se refusa à faire le moindre travail d'intérieur et se prit donc au jeu d'agir comme à l'ancienne, en vidant les coffres en un soir, puis en envoyant le butin dans une zone prévue à cette effet il y a deux jours par un camarade de la guilde qui vivait à Sola. Autrement dit une action rapide et efficace, et qui évitait à Melphit d'offrir son corps à un nain un peu trop sur de lui, tout ce qu'il fallait en gros !

Ah Arkham, en ton sein se trouve décidément les plus pourris de ce monde, les porcs qui se gavent de tout ce qui leur tombe sous la main au détriment des bons et des innocents ! Si le nain qui dans ce manoir avait une once de vertu, quel pitié pour lui que le travail de Melphit soit de le détrousser, mais il ne fallait pas s'y tromper, la voleuse n'avait absolument rien en elle qui puisse agir comme une retenue quand au châtiment lucratif qu'elle allait lui infliger, parce qu'il n'y avait bien qu'une seule expression pour définir ceux qui comme ce marchand se pavanaient dans l'or et la chair : d'immonde tas de déjections ambulants. Sortant de sous sa cape un grappin qu'elle avait lestée pour qu'il soit parfait au lancer et à l'attache, elle s'approche du premier mur d'enceinte et observe par la grille d'ouverture le passage des gardes à l'intérieur de la cour. Elle attends une rotation, puis une deuxième pour être sure du rythme de passage, puis quand elle sais la zone libre, elle jette le grappin par dessus l'enceinte, tire un coups sec dessus pour le bloquer puis grimpe avec agilité sur le haut du mur pour observer de haut l'entrée du manoir. Peu de bruit, et une action rapide, voilà tout ce dont elle avait besoin pour réussir t elle mettait toutes les chances de son coté pour que ça marche. C'est ce qui faisait d'elle la meilleure parmi les voleurs, et ce qui lui permettait ce soir de voir le trajets directs jusqu'à la maisonnée sans se faire remarquer. Comme quoi un instinct aiguisé aide aussi beaucoup pour tout réussir.

Traverser le jardin n'est donc pas un problème. Débloquant son grappin, la voleuse saute du mur et se réceptionne sans un bruit avant de plonger en avant et de faire une roulade qui l'amène à l'ombre d'un buisson, alors que le garde qui l'avait juste avant en bord de vision viens de tourner la tête, surement pour vérifier qu'il n'a pas rêvé. Quand il hausse les épaules et reprends sa ronde, la voleuse se dirige alors vers un nouveau bosquet, puis se lève, fais deux pas et saute sur la branche d'un arbre à laquelle elle se hisse pour attendre patiemment que les gardes se croisent. Un peu de vent fais bruisser les feuilles tandis que la voleuse ferme les yeux, se calquant sur les bruits de pas plutôt que sur sa vision, étant donné que dans sa position elle est dos au chemin principal. C'est quand les pas se croisent qu'elle compte jusqu'à 5, puis redescend d'un bond et reprend son avancée le plus rapidement possible pour n'avoir à s'arrêter que pour un seul garde, chose à laquelle elle parvient rejoignant le dernier buisson de son chemin quand le garde passe devant. Encore une fois elle joue de patience, le souffle calme et les muscles détendus, attendant tranquillement que cet idiot s'éloigne pour s'engouffrer dans la zone la plus sombre du manoir, un renfoncement entre l'aile principale et l'aile ouest.

Là une porte. Bien sur c'est celle que la voleuse avait prévue d'ouvrir, tout cela parce que dans le noir personne ne la verrait faire son travail, encore moins en pleine nuit, encore moins dans son accoutrement, encore moins au vu de son silence. Alors elle s'agenouille près de la porte, laisse ses doigts glisser lentement dessus à l'aveugle jusqu'à trouver la serrure, puis son autre main viens chercher son matériel de crochetage sous sa cape et elle commence à faire son travail, cherchant les verrous un par un tandis qu'elle les déverrouille dans le bon ordre afin d'ouvrir cette discrète entrée. Bien sur, l'indispensable nécessité d'un silence parfait durant cette action l'oblige à agir avec une précision et une lenteur infinie, ne lui faisant terminer cette séance de crochetage que cinq minutes plus tard, mais au moins s'en sort-elle avec un franc succès, et pousse-t'elle la porte lentement pour pénétrer dans la demeure. Elle referme la porte derrière elle et se déplace dans la pénombre sans un mot, sur la pointe des pieds et avec des gestes délicats, l'empêchant de renverser quoi que ce soit. une nouvelle porte, elle l'entrouvre lentement et observe le couloir avec un fin sourire : Personne ! Très bien, sa destination est à l'étage, aussi ne fait-elle pas de vieux os et sort-elle de la pièce pour monter les escaliers les plus proches furtivement, atteignant dés lors le premier, et tout bientôt le trésor si elle ne se méprend pas.

Elle se déplace à pas feutrés, un pied après l'autre, lentement, écoutant au loin si elle perçoit quoi que ce soit qui s'avance en sa direction, et se dirige alors vers l'aile centrale. Là se trouve quatre des six pièces qui contiennent la richesse du nain, et ce sont celles-ci qu'elle compte bien ouvrir pour le détrousser le plus rapidement possible. Le seul souci c'est que l'aile centrale est composée d'un grand hall, et la voleuse se retrouve obligée de redoubler de vigilance lors de ses déplacements, car en bas se trouve deux gardes près des portes d'entrée principales, et le moindre bruit à l'étage aura le don de se faire entendre vu l'acoustique du lieu. Allez un pas après l'autre, avec l'espoir que ces idiots ne se retournent pas pour dire une bêtise quelconque à l'autre, la voleuse longe le mur et atteint la première porte qui l'intéresse, avec les preuves indubitables qu'il s'agit du premier coffre du marchand. En effet, les nains se moquent de cacher leurs richesses avec discrétions, jugeant leurs verrous et leurs serrures trop élaborés et résistants pour le commun des mortels. Cette porte là comportant pas moins de quatre sécurité, aussi Melphit ne tarda pas et se mis au travail rapidement, commençant par ôter le premier verrou, puis le deuxième, les laissant sur la porte pour l'instant pour faire illusion si elle doit se cacher précipitamment d'un garde... C'est pourtant un autre surprise qui l'attendit :

- ALERTE !
- ... Alerte ?
- ALERTE !
- Oh putain !

Plus le temps de crocheter, Melphit se relève d'un bond et regarde autour d'elle, Estimant par où viennent les futurs gardes. Cela va sans dire, il ne peuvent que venir de l'étage du dessous et de l'extérieur, il n'y avait rien en haut elle était certaine quand elle est montée plus tôt. Donc si elle ne peux pas redescendre ou retourner en arrière elle n'a qu'un choix, partir droit vers l'aile est et espérer qu'elle s'en sorte en trouvant un sortie aisée, peut-être un petit escalier en colimaçon ou alors une échelle menant à un quelconque cellier. Bien sur il fallait que quelque chose aille sur sa route et la bouscule, la propulsant en arrière et la faisant tomber sur ses fesses, qu'elle se masse péniblement après avoir gémit lors de la chute. Bon dieu, est-ce qu la fortune était contre elle ce soir ? C'était bien sa veine décidément ! En tout cas elle redresse les yeux et observe la personne en face d'elle, personne qui au demeurant essoufflée et à l'air contrit semble bien être dans une mauvaise position et .... Oh putain c'est elle ! C'est à cause d'elle que la situation est aussi embourbée, c'est à cause d'elle que les gardes ont été alertés, Melphit en était certaine ! Bon dieu mais que fait cette cruche ici ? Et qu'est-ce qu'elle fait ici, elle n'était tout de même pas une des filles achetées par le nain pour lui servir de défouloir ? Bon dieu la voleuse se relève d'un trait prête à décamper mais entends alors peu loin la voix des soldats et surtout le bruit de leurs pas lourds de gardes armurés.

- Toi je ...

Pas le temps de parler, elle attrape le poignet de cette trouble-faite porte-poisse et l'oblige à se lever pour qu'elle la suive, puis court dans le sens opposé au garde avec la femme sur ses talons, qu'elle trainerait au sol de toutes manières si elle ne fait pas les deux grammes d'efforts pour courir. Alors qu'elle sent qu'elle est au plus loin possible des gardes sans que pour autant elles ne soient encore dans leurs champs de vision, elle ouvre une porte à la volée, puis une deuxième juste après et jette son infortunée camarade de problèmes à l'intérieur avant de prendre un sac pleins d'outils et de le jeter contre la fenêtre de la première pièce qu'elle a ouverte, l'explosant. Enfin, de justesse, elle passe dans la pièce où elle a jetée Délyë et ferme la porte délicatement, profitant que la porte de la pièce ouverte devant elle leur sert de bouclier visuel. Récapitulons, elle a créée une diversion dans la pièce voisine, en brisant la fenêtre pour faire croire qu'elles étaient sortie dans le jardin tandis que les gardes étaient tous à l'intérieur, puis elle s'était cachée avec la gaffeuse dans la pièce adjacente, profitant de la position de la porte pour le faire en toute discrétion. En gros tout était parfait pour s'en sortir sans soucis ... Hormis le faite qu'elle était collée à Délyë avec littéralement un balais dans les fesses et son pied sur celui de l'assassin, sans parler de l'étagère qu'elle s'était prise dans le coin du nez en entrant normalement et qui les obligeaient toutes deux à se tordre dans des positions pas possibles pour être à peu près confortable. Les voilà cachées dans un placard d'outils ménagers.

- Je vais faire un malheur...

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Sam 26 Juil - 0:37
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J'ai juste le temps de remarquer une chevelure aux reflets bleutés encadrant deux grands yeux d'un mauve étonnant, surprendre des formes indubitablement féminine et entendre un « Toi, je... » prononcé d'une voix rageuse avant que l'inconnue s'empare de mon poignet et m'entraîne dans sa course folle. Nous galopons à toute allure comme si notre vie en dépendait, ce qui est peut-être d'ailleurs le cas, franchissant portes et couloirs et utilisant toute la rapidité dont nous sommes capables.

– Qu'est-ce que tu...

Encore une fois, le temps, ce fameux temps, ne m'est pas donné pour me permettre de terminer ma phrase. Je suis projetée violemment dans un placard à balais, avec une force telle qu'un flacon de nettoyage me tombe sur la tête et manque de m'assommer. Mais le temps, toujours lui, ne me laisse qu'à peine reprendre mes esprits. Je perçois un bruit de verre brisé, puis la jeune femme se jette sur moi et ferme la porte derrière nous, le souffle court.

Je sais que je ne suis pas bien placée pour critiquer, que tout est de ma faute et qu'elle n'essaie que de réparer les pots cassés, mais quand même. Collées l'une contre l'autre, nos corps sont tordus dans des angles improbables qui rendent nos positions plus qu'inconfortables. Ajoutons à cela qu'il fait noir comme dans un four, que je n'aime pas être enfermée et que son pied sur ma poitrine m'empêche de respirer, et vous avez tous les ingrédients pour que je fasse une belle crise d'angoisse. Craquer devant une parfaite inconnue ? Hors de question. Je tente donc de me redresser, à la recherche d'un filet d'air et d'un bribe de lumière, déclarant pour unique justification :

– Je vais voir où en sont les gardes.

Manque de chance, quand j'ouvre la porte, lesdits gardes apparaissent justement à l'autre bout du couloir. Le premier, qui m'a l'air un peu simplet, s'arrête brusquement, stoppant tous les autres en plein élan dans un fracas d'armures et de ferrailles.

– Là !!! s'écrie-t-il en me pointant du doigt.

Je referme sauvagement la porte, la laissant juste légèrement entrouverte pour capter une maigre lueur. Les yeux fermés, laissant mon ouïe prendre le pas sous tout le reste, je fais appel l'animorphe en moi pour détecter jusqu'au moindre bruit. A la vitesse de l'éclair, un plan s'est formé dans mon esprit. Plan scabreux, certes, mais ai-je le choix ?

Malheureusement, ma partenaire de galère choisit ce moment pour faire un boucan de tous les diables. Peut-être qu'elle aussi s'est prise aussi un flacon sur la figure... J'espère même qu'il s'est ouvert, comme ça elle aura l'air maligne.

– Chut ! je lui souffle d'un ton pressant, essayant de lui faire comprendre par ce simple mot que c'est une question de vie ou de mort.

J'entends les soldats avancer, leurs pas lourds résonnant sur le carrelage. Ils sont encore trop loin. Allez venez, plus près, un peu plus près... voilà ! Ouvrant une nouvelle fois la porte comme un diable sort d'une boite, je balance un balais dans la figure du premier, un poignard dans le cœur du deuxième et bouscule tous les autres, entraînant l'inconnue dans mon sillage.

Je pénètre dans la première pièce que je vois. Et je réalise alors ce que signifiait ce bruit de verre brisé. La jeune femme, tentant une diversion, a voulu faire croire aux gardes que nous nous étions échappées par la fenêtre. C'est bien trouvé, très bien trouvé, et aurait certainement marché à la perfection si je n'avais pas tout fait foirer. Mais peu importe, j'assume mon statue d'assassine à problème, et maintenant, il faut trouver une autre solution. Ni une ni deux, j'enjambe le rebord et me laisse pendre dans le vide. L'inconnue a-t-elle quelques connaissances en escalade ? Sûrement, sinon elle ne serait pas venue jusqu'ici. Je me décale donc pour lui laisser de la place avant de me mettre à descendre. C'est sommaire, très sommaire. En fait, si les soldats nous attendent dans le jardin, ce qui est certainement le cas, ça ne tient même pas la route. Il ne reste plus qu'à prier Nayris et compter sur nos capacités pour se sortir de ce très mauvais pas.



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Mer 20 Aoû - 22:17
Comment dire, la voleuse avait déjà eut l'occasion de connaitre les joies de la situation difficile, voir ingérable, mais elle devait avouer qu'aujourd'hui, elle atteignait peut-être quelques records dans la complexité d'une situation. Ce n'était pas tant de devoir se cacher après un mise en alerte un petit peu rapide, non ça elle l'avait déjà connu de nombreuses fois au fur et à mesure de ses vols, mais là elle n'avait même pas eut l'occasion de procéder à sa rapine, et non seulement elle avait les poches vides, mais c'était en plus d'une condition que Melphit considérait comme inacceptable : Elle était accompagnée, et cette dite compagne avait eut la joie de lui pourrir tout son beau plan. On en rencontrait peu des boulets de ce genre, très peu, mais les faits étaient là, elle devait être tombée sur la pire des demoiselles possible ce soir là, et cela avait le don de la mettre un peu en colère, surtout quand les choses étaient aussi bien partie qu'elle le semblait l'être à l'instant où elle était rentrée dans le bâtiment. Tout n'était pas non plus foutu, mais il fallait bien se rendre compte que foutu ou non, il allait devenir plus que compliqué de procéder à ce vol maintenant, et l'indiscrète jeune femme n'allait surement pas être utile vu que sa malchance n'avait apparemment pour égale que son art du camouflage !

Enfin pour l'instant les choses étaient au point mort et elle ne pouvait qu'attendre de voir comment elles allaient évoluées dans les quelques minutes qui suivent. Après tout l'inconfort ressenti actuellement dans ce placard à balai alors qu'elles sont l'une sur l'autre, écrasées en partie à cause de la première étagère bien trop basse, et qu'elle est à moitié avachie sur sa porte-poisse, lui coupant en partie la respiration, n'était rien comparé à ce qu'elles pouvaient subir si les gardes les trouvaient toutes les deux, et les faisaient prisonnières. Oh elle ne pensait pas à une quelconque histoire d'abus d'ordre charnelle comme le pouvait le faire le nain maître de cette maison avec les serveuses et jeunes femmes qu'il embauchait, mais elle n'était tout de même pas vraiment à l'aise à l'idée de se retrouver sous les verrous avec une bande d'homme de peu de foi en pleine nuit. La patience, on y revenait toujours, la précipitation avait du bon dans les cas extrême, mais ce qu'il fallait faire avant tout, c'est faire preuve d'une patience exemplaire, sans limite, et qui permettait généralement de penser calmement afin d'avoir les solutions les plus viables possible. Malheureusement la demoiselle sous elle ne semblait pas vraiment de cette avis.

– Je vais voir où en sont les gardes.

-Non qu'est-ce que tu ... Arrêtes !

Trop tard, la voilà qui se glisse en partie par la porte et essaye d'observer les couloirs au dehors, tandis qu'une goutte de sueur d'une nature tout à fait réflective glisse sur la tempe de la voleuse, imaginant déjà le désastre que cela pourrait engendrer. Le pire c'est qu'elle ne pouvait pas agir, ne pouvait pas tirer la demoiselle en arrière ni faire quoi que ce soit pour l'arrêter dans son mouvement étant donné que le moindre mouvement de sa part allait obligatoirement amener un déséquilibre, et potentiellement un furieux tintamarre qui ne manquerait pas de les faire remarquer. Elle attends donc en espérant que le manque de patience de sa partenaire de fortune ne leur offre pas un aller direct vers les cachots, et continue l'opération tendue mais nécessaire de se calmer afin qu'elle puisse agir de la manière la plus efficace possible dans le maudit cas où les choses se gâtent. Ce qui est apparemment le cas car la demoiselle en face d'elle rentre soudainement dans le placard en fermant la porte, l'air passablement pressée, voir affolée, et lève les yeux vers elle un court instant comme un aveu d'un quelconque bêtises tandis qu'une voix étouffée provenant du fond du couloir lui parvient, claire et forte, la voix de celui qui est sur de ce qu'il a aperçut :

– Là !!!

... Si l'instinct de solidarité de Melphit n'était pas supérieur à son instinct d'honnête travailleuse qui se voit son boulot réduit à néant par une débutante à peine sortie de la couvée, cela aurait fait longtemps qu'elle se serait enfuie très loin d'elle et l'aurait laisser à son sort, car elles étaient actuellement encore plus mal barrée qu'une faute d'orthographe sur le livre d'un jeune étudiant. Etait-ce ce qui avait entamer ses forces calmes ? En tout cas la nervosité et l'envie d'étriper cette demoiselle eut le mauvais effet de la faire se déplacer, sa tête soulevant l'étagère qui se trouvait juste au dessus d'elle, et d'ainsi faire tomber le contenu léger de la dite étagère, à savoir les clous et les vis, sur sa tête, son corps, une partie de celui de sa compagne de malheur, et enfin le sol, produisant un bruit qui ne laissait pas vraiment de doute quand à la position des deux femmes, et ce n'était pas comme dans les belles histoires, un chat sortant de je ne sais où n'allait pas réduire les suspicions des gardes en présences ! Malheur pour malheur, Melphit n'avait dans le coup pas put entendre les paroles de la demoiselle à ses pieds, ni les voix des gardes et ainsi n'avait pas put obtenir les informations nécessaires pour la suite des opérations. Quelle erreur de sa part bon dieu, encore heureuse qu'elle ne s'était pas assommée afin de leur facilité la tâche dans le fond, mais confirmer sa position était déjà un gage de respect envers les gardes un peu trop exagéré à son goût.

Les pas se rapprochaient et Melphit commençait à passer un à un les différentes possibilités de sortie dans sa tête, essayant de trouver la plus efficace afin de surprendre les gardes, leur échapper, et avoir une échappatoire sans risquer de prendre un coup ou de se faire agripper dans la fuite. Elle ne comptait pas utiliser d'armes, les siennes n'étaient là que pour impressionner, surtout quand elle les emportaient en faite, et ce n'était clairement pas le cas ce soir, aussi allait-elle devoir se faire confiance dans ses mouvements et sa réactivité pour réussir à leur échapper. Maintenant la question était de savoir si la jeune femme qui l'accompagnait allait pouvoir réussir à faire preuve des même prouesse physique pour la suivre durant cette cavalcade, mais au vu de ses multiples erreurs, la reine des voleuses avait quelques doutes quand au résultat de cette entreprise. Les pas juste à porté de la porte, c'était le moment et ... QUOI ? Voilà que la demoiselle saute d'un coup de l'armoire, comme un diablotin de sa boîte et envoie deux de leurs adversaires au tombeau avant de s'élancer dans une suite d'esquive. Elle n'était en rien une voleuse ... C'était une assassin ...

Bon on ne pouvait pas s'en sortir si la voleuse restait sur sa haine naturelle de ceux qui obtenait leur vie et leur lucres dans la pâle action de propager la mort tel un expert, et suivit donc la demoiselle dans des capacités à l'esquive et aux déplacements largement égales aux siennes, avant de débarquer dans la chambre qu'elle avait voulu utiliser comme leurre. Pourquoi la jeune assassin avait prise cette direction, ça Melphit ne le savait pas du tout mais c'était là l'occasion de profiter de son premier passage pour avancer un peu dans leur course. La demoiselle semble d'ailleurs avoir la même idée qu'elle, aussi la voleuse fait fi de l'ordre de passage et passe par la fenêtre avant de s'accrocher au mur de pierres inégales, et d'observer les alentours. Des gardes se trouvent au dehors, et il ne tardera pas avant qu'ils ne remarquent les deux ombres qui jouent les acrobates le long du mur, à quelques mètres du sol. Observant dés lors les échappatoires, elle remarque vite une fenêtre plus loin dont les volets n'ont pas été rabattus. C'était le lieu parfait pour remonter et prendre une pause afin de ne pas compliquer la situation et de faire des choix mutuels, plutôt que de continuer à ce que les deux femmes n'agissent qu'à leurs têtes.

-... Par là-bas, suis moi ...

L'escalade n'est pas bien compliquée sur le mur de cette bâtisse, mais elles doivent faire vite avant que quelques gardes de la maisonnée ou du jardin ne les remarquent et interpellent leurs compères pour les canarder du mieux qu'ils peuvent. En tout cas Melphit ne perd pas de temps pour atteindre la dite fenêtre, qui se trouve à trois balcons de son lieu de départ, et elle ne cherche pas à regarder derrière elle le rythme de sa camarade porte-poisse, si elle ne peut pas la suivre c'est son problème, mais la voleuse n'a aucune envie de se retrouver dans une situation bien trop compliquée pour ses talents de voleuse née. Finalement elle passe en dessous du dernier balcon sur son chemin, la vigne qui s'y trouve lui ayant offert quelques frayeurs quand elle glissa dessus à deux reprises, et enfin prend un peu d'élan pour finir sa difficile avancée par un bond vers le rebord de la fenêtre auquel elle se hisse et entame de défaire le loquet grâce à une lame d'acier de très basse épaisseur. Elle fatigue passablement son bras droit pour se maintenir dans la position précaire obligatoire à cette opération dangereuse, mais finalement le loquet se relève de l'autre coté de la fenêtre, et celle ci s'ouvre, permettant à Melphit de rentrer en toute discrétion et de s'asseoir sur le bord de la fenêtre en silence, massant son bras en parti tétanisé.

-Bon où suis-je ?

Une chambre. Pas des plus riche ni des plus importante de la maison au vu de la décoration et de l’ameublement, mais de quoi bien vivre malgré tout. Des draps qui semblent confortables, une armoire dont une porte en partie ouverte montre un ou deux vêtements féminins, Melphit commence à se douter d'où elle se trouve. Une des chambres qui sont offertes aux servantes du nain, au moins ça a le don d'être clair. Eh bien, elle qui avait décider d'agir en voleuse professionnelle pour ne pas tomber dans une de ces chambres, il semblait que le destin l'ai menée bien contre elle dans une de celle-ci, certes pas pour les mêmes raisons, mais il fallait avouer qu'elle n'était pas enchantée par cette moquerie du fatum. Entendant sa camarade arrivée par la fenêtre et rentrée dans la pièce, elle lui fait signe de son coté et l'invite à s'asseoir comme elle contre le mur pour récupérer avant de reprendre leur fuite. Bon maintenant il allait falloir discuter, et elle ne savait pas vraiment pourquoi mais elle ne se sentait pas vraiment l'âme à discuter actuellement, surtout avec une porte-poisse d'assassin. Elle, contre le meurtre ? Nooooon ce n'est pas comme si l'une des règles de base de la guilde des voleurs était de ne pas blesser autrui dans l'exercice de leurs fonctions ...

- Bon, écoutes-moi. Va falloir qu'on agisse intelligemment sur ce coup-ci... Pour l'instant nous allons patientez et réfléchir à une fuite discrète, pas un bruit, et nous réussirons surement à nous en sortir. Pas que ce soit de joie que j'aide une tueuse, mais je dois avouer que ça nous a aider ton petit tour de plus tôt pour surprendre les gardes !

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Sam 6 Sep - 22:11
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Je suis loin de la terre ferme de plusieurs centaines de mètres, accrochée tant bien que mal à un mur de pierre. Des gardes au-dessus, des gardes au-dessous, la situation, sans être catastrophique, n'est tout de même pas brillante. Et pourtant, je me sens bien. Je me sens libre. Le vent fait voler mes longs cheveux de jais et caresse ma fine silhouette. Parfois, dans de subtils instants comme celui-là, la vie en deviendrait presque belle...

La jeune femme m'enjoint de la suivre, et, n'ayant moi-même aucune idée de la direction à prendre, je m'exécute aussitôt. Nous sommes toutes deux des grimpeuses affirmées et les aspérités entre chaque pierre sont nombreuses. La vigne glissante essaie de nous barrer le chemin de ses longues branches noueuses semblables à des tentacules, mais rien ne nous arrête, et nous finissons par arriver au bas d'une fenêtre qui paraît intéresser ma compagne d'infortune. Usant de ses talents de voleuse, elle ouvre le loquet avec aisance et pénètre à l'intérieur en se massant le bras, moi à sa suite. Eh bien, qu'allons-nous trouver là-dedans...

Décorée avec goût sans être opulente, la pièce est meublée d'un lit aux draps de soie, d'une armoire ouverte sur des robes en tissus précieux, et autres bibelots sans importance. La jeune femme me fait signe de s'asseoir à côté d'elle contre le mur, et je m'exécute, tentant de calmer les battements de mon cœur. Si cette escalade n'avait rien de difficile ni de déplaisant, nous sommes tout de même à bout de souffle. Il nous faut récupérer pour la partie suivante, qui, elle, s'annonce bien plus délicate. N'ai-je pas déjà dit que je n'avais aucun goût pour la discrétion ni quoi que ce soit d'autre approchant ?

– Bon, écoute-moi, m'interpelle ma camarade. Va falloir qu'on agisse intelligemment sur ce coup-ci... Pour l'instant nous allons patienter et réfléchir à une fuite discrète, pas un bruit, et nous réussirons sûrement à nous en sortir. Pas que ce soit de joie que j'aide une tueuse, mais je dois avouer que ça nous a aidé ton petit tour de plus tôt pour surprendre les gardes !

Voilà qui ne manque pas de culot. Cependant, moi aussi je n'ai pas ma langue dans ma poche, et c'est à mon tour de lui révéler ma façon de penser.

– Je n'ai pas besoin de ton aide, je rétorque simplement avec un sourire moqueur, mon regard dans le sien. Si c'est un fardeau pour toi, tu n'as pas à te sentir obligée de le faire.

J'ai un petit rire désabusé suivi d'un haussement d'épaule. Entre le fait d'avoir mis à mal son plan, mon métier d'assassin et mes paroles aussi mordantes qu'effrontées, elle doit sûrement bouillir de rage. Jusqu'où son entraînement de voleuse prendra le dessus et la convaincra de garder son sang-froid ?

– Une fuite discrète ? je répète, laconique. Pourquoi pas...

J'entends soudain des bruits de pas dans le couloir, suivis d'exclamations et de claquements de porte. Les soldats sont tout près. Ils nous cherchent, et se rapprochent. Si nous ne bougeons pas d'ici, ils finiront par nous trouver, c'est une certitude. Toutefois, je préfère laisser ma camarade prendre les choses en main. Elle me donne des ordres ? Elle prétend savoir ce qu'il faut faire pour nous en sortir ? Très bien, voyons voir jusqu'où elle va.

– Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? je la questionne d'une voix basse au timbre narquois.



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Animorphe

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