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 [TERMINE] On a tous besoin d'un banquier

 
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Mar 8 Juil - 11:39
3 Dennarès

Voilà maintenant une année qu'Amaranthé, n'était pas venu dans la cité qui l'avait vu naître et grandir. C'était étrange de revenir ici surtout dans des conditions pareilles, elle avait fini par rejoindre les adorateurs, mais elle avait fait en sorte que personne ne soit réellement au courant. Et puis honnêtement qui s'intéresse à une fille sans importance ? Personne, du coup c'était plus facile pour rentrer en ville et reprendre le court de sa vie, la où on l'avait laissé.

Amaranthé arriva face au grande porte de la ville, il avait toujours autant de monde à rentrer et sortie et certaines personnes se faisait contrôler par l'armée. Elle n'avait jamais eu besoin de décliner son identité et en une année, elle n'avait pas du vraiment changé. Par chance, les gardes étaient différents, non pas que cela pose un réel souci, mais certain l'avait vu quitter la ville. Et la jeune femme n'avait pas envie de passer trois heures à expliquer son retour en ville, surtout qu'elle repartirait au bout d'un moment.

Elle passa sans problème et pénétra dans la ville, elle connaissait bien la ville même ci parfois, elle confondait certains quartiers. Amaranthé fut prise d'une envie folle de revoir sa maison, juste un petit peu. Toute façon, elle n'avait pas vraiment le temps de s'attarder, elle avait un rendez-vous. De toute évidence pour qu'on lui demande de venir dans la capitale le rendez-vous devait être important, elle avait entendu vaguement qu'il s'agissait d'un banquier. Mais elle n'en avait pas appris plus, ce qui était un peu dingue d'ailleurs surtout qu'elle était censée s'occuper de cette rencontre. Enfin, s'il avait le moindre souci, elle pourrait toujours utiliser son don en espérant que celui-ci fonctionne sur le banquier.

En arrivant devant son ancienne maison, Amaranthé fut triste de voir qu'on l'avait transformé en auberge. Juste un petit coup d'œil, ce n'était pas bien méchant de jouer les curieuses surtout en sachant qu'elle avait vécu dix-neuf ans dans cette battisse. La jeune femme poussa, la porte, l'auberge était plutôt animée. Des hommes au bar rigoler joyeusement en faisant du bruit et des femmes ce pavané en petite tenue. Un des hommes du croire qu'Amaranthé était là pour ça, car il commençait à lui lancer des regards pervers et à lui demander de s'approcher. Certes, elle était très peu vêtue, mais elle fut outrée de voir qu'on pouvait penser qu'elle était là pour batifoler. L'homme insista, il commençait à mettre la jeune femme en colère. Une petite pensée lui ferait le plus grand bien et quand bien même celle-ci ne passerait pas au moins il aurait une gentille migraine. Amaranthé le fixa et lui insuffla une pensée plutôt morbide. Après quelques minutes, l'homme détourna les yeux en ce tenant la tête.

La pensée n'était pas passée au moins elle était tranquille. Il était tant maintenant pour elle de se rendre à son rendez-vous, elle jeta un dernier coup d'œil à cette maison qui l'avait vu grandir et prit la direction d'une auberge, situé dans un quartier tranquille de la ville. L'auberge portait un nom étrange que la jeune femme ne put retenir, elle pénétra à l'intérieur. Une chambre avait été réservée pour pouvoir parler tranquillement. Amaranthé donna le nom de la réservation au grand type derrière le comptoir, il lui tendit une paire de clés portant le numéro six. Puis il indiqua les escaliers, Amaranthé les monta tranquillement et se stoppa devant la porte six, elle glissa les clés dedans et ouvrit la porte. Par chance, son rendez-vous n'était pas encore là, elle retira sa veste et se posa sur une des chaises de la pièce. Il ne restait plus qu'à attendre.

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Mar 8 Juil - 16:19
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Le grand destrier à la robe alezan renâcla et gratta les pavés avec impatience tandis que William, qui était juché sur son dos, faisait promener son regard de jade sur la ville de Lyonesse. Perdu dans ses pensées il flatta l’encolure de la bête qui devait attendre que son maitre se repaisse de ce nouveau paysage livré ainsi à ces prunelles. En contrebas, la route pavée continuait sa course en serpentant entre les reliefs rebondis du terrain jusqu’à s’engouffrer sous les murailles de la cité gardées par quelques vigies semblables à de petites silhouettes sombres, sans importances. Au-dessus, les panaches de fumées sortant des cheminées se mêlaient dans un ballet rythmé par les vents qui faisaient danser les fumeroles sur un parterre fait de toits de chaume anguleux.

D’un bref coup de talon, William fit progresser sa monture sur la courte distance qu’il restait encore à parcourir. Il n’eut pas de mal à passer le bref contrôle qu’on lui imposa et continua sa chevauchée dans les rues de plus en plus étroites à mesure qu’il s’approchait de son but. Lorsqu’il arriva à « La couche du Rark » … … William mit pied à terre et jeta une pièce au gamin qui attendait à moitié assoupi aux portes de l’écurie. Celui-ci l’attrapa au vol et vint aussitôt prendre les rênes que lui tendait le jeune homme.

-Et ça aussi, décocha William en lui lançant les jambières de cuir qui le gardait un minimum de l’odeur musqué de l’équidé.

Sans ses protections, le banquier était habillé avec un goût sobre et sans expression artistique trop prononcée. Une veste brune foncée laissait apparaitre une chemise blanche. Le pantalon était tout simplement assorti à la veste. Rien de bien impressionnant vous dit-t-on, juste de quoi souligner ce qu’il y a déjà ; un corps grand et athlétique, fait pour la vitesse et l’endurance. Efficace pour tuer si cela s’avérait nécessaire. Car autant le dire, William se méfiait cordialement des prêtresses de Nayris, trouvant leur culte malsain et inapproprié. C’était comme vénérer la douleur sous prétexte que, comme la mort, on ne pouvait y échapper.

Ce mépris, son charmant rendez-vous n’en saurait rien, car il n’était pas venu pour ça. William était plus intéressé par l’argent des prêtresses que par leur culte impie, ne comptant pas braquer son interlocutrice par un débat vain. Une certaine mademoiselle Wilsdom. Le jeune homme prononça le nom du bout des lèvres pour en apprécier tous les phonèmes. Inutile de préciser qu’il préférait négocier avec une femme qu’un homme. Pas que l’issue des négociations changeaient fondamentalement, mais mêler l’utile à l’agréable était un des rares plaisirs du banquier.

William tapota sur le comptoir pour attirer l’attention du bonhomme qui griffonnait quelques notes dans son registre. Il prononça un nom et le Six tomba. Le jeune homme remercia d’un léger hochement de tête et partit dans la direction qu’on venait de lui indiquer. Au détour d’un couloir, un homme le fixa d’un regard neutre, ses mires vertes étant la seule couleur qui se démarquait derrière un rideau de cheveux ébène ébouriffés. William profita du miroir pour remettre un semblant d’ordre dans ses cheveux récalcitrants. Avant de se présenter à son rendez-vous, il durcit également son expression, déjà réticent à affronter la prêtresse de la mort qu’il s’imaginait déjà bien dérangée.

Avec un soupir, il toqua donc à la porte du numéro six et fut presque rassuré de la voix qui lui répondit. La jeune femme qu’il découvrit en ouvrant la porte avait les quelques caractéristiques que William s’attendait à voir sur une prêtresse de Nayris ; le tient pâle, l’allure sombre. Par contre, le reste était une surprise. Agréable surprise s’il ait besoin de le préciser. Un joli petit minois serti de deux orbes sombres irradiant un magnétisme non négligeable. Cette femme savait parfaitement ce que voyait William en ce moment même, et elle savait probablement aussi en user.

William sourit malgré lui en glissant un discret regard aux formes de son rendez-vous qui était ainsi livrées au banquier, avec le strict minimum de tissu pour masquer ce qu’on ne saurait voir. Est-ce qu’elle l’avait fait exprès pour se faciliter les négociations ? Dans tous les cas, cela amusa l’avocat qui s’approcha d’elle avec un de ses sourires plein de malice. Cela ne l’empêcha pas de d’incliner humblement la tête pour la saluer comme il se devait.

-Enchanté, Miss Wilsdom, commença-t-il avec une pointe de miel dans la voix. Je suis William Dolan, directeur de la banque Emeraude, votre rendez-vous. Ou du moins, je l’espère.

Il masqua son compliment à demi voilé par un autre sourire insolent et hésita quelques secondes. Devait-il lui tendre la main pour serrer la sienne ou bien devait-il attendre qu’elle-même lui tende la sienne pour la baiser ? Quoiqu’il en soit, il lui donnerait quelques courtes secondes pour lui laisser décider s’il aurait cet honneur, sinon il prendra les devant.

-Désirez-vous que je fasse monter des rafraichissements avant de commencer ? Demanda-t-il. Je ne voudrais pas que mes ennuyeuses diatribes vous laissent asséchée.


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Mar 8 Juil - 17:56
Cela faisait quelques minutes qu'Amaranthé était arrivé, qu'elle entendit déjà des pas dans le couloir de l'auberge. De toute évidence, son rendez-vous arrivé, c'était déjà un bon point il savait être à l'heure. Car s'il avait bien une chose que la jeune femme n'appréciait pas, c'était qu'on la fasse attendre. C'était surement dû à son enfance de fille unique, elle avait pris l'habitude d'avoir tout ce qu'elle veut sans attendre.

Les pas se stoppèrent devant la porte et un petit tapement se fit entendre contre le bois de la porte. Amaranthé lança un oui sans trop de convictions, elle imaginait déjà la tête du banquier. À tous les coups, il serait petit, chauve et répugnant à regarder, manquerait plus qu'en plus, il soit un peu pervers. La jeune femme releva les yeux sur l'homme qui venait d'entrée, ce fut une sacrée surprise de voir qu'il était plutôt agréable à regarder.

C'était un homme plutôt grand, de jolis cheveux ébène et de magnifiques yeux vert émeraude. Pour une surprise s'en était une, l'homme eut l'air surpris lui aussi. De toute évidence, lui aussi s'attendait à voir quelqu'un d'autre, et tant mieux si Amaranthé l'avait surpris, c'était toujours ça de gagner. L'homme s'approcha et se présenta à la jeune femme

-Enchanté, Miss Wilsdom, commença-t-il avec une pointe de miel dans la voix. Je suis William Dolan, directeur de la banque Emeraude, votre rendez-vous. Ou du moins, je l'espère. Désirez-vous que je fasse monter des rafraichissements avant de commencer ? Je ne voudrais pas que mes ennuyeuses diatribes vous laissent assécher.

Amaranthé ce leva de sa chaise et tendit la main au certain Dolan.

"Enchanté de faire votre connaissance. Pour les rafraichissements, je pense que pour le moment, je supporterais de vous écoutez en me déshydratant. À dire vrai, j'aimerais que nous réglions ça rapidement, les murs ont toujours des oreilles, et même si nous sommes dans une auberge très peu fréquentée, j'ai tendance à me méfier. Il ne serait pas dans nos intérêts que quelqu'un découvre cette petite réunion..."

La jeune femme paraissait sur d'elle, mais en réalité, il n'en était rien. Elle était surtout prête à utiliser son influence de pensée si ça devait mal tourner. Même s'il fallait être honnête, elle avait du mal à croire que cet humain soit capable de l'attaquer. Mais peut être que ce serait son erreur...

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Mer 9 Juil - 14:40
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Ce fut avec un plaisir non dissimulé que William prit la main de la jeune fille dans la sienne. Il s’inclina ensuite devant elle pour y porter ses lèvres le plus respectueusement possible sans pour autant la toucher. Embrasser la main, c’était juste pour les petits malins qui modifiaient légèrement le baisemain à leur avantage.

Sa douce collaboratrice ne voulant pas se désaltérer, le banquier fit intérieurement ses adieux au verre de scotch qu’il s’était imaginé siroter après une pénible chevauchée. Mais peut-être avait-elle raison. Peut-être fallait-il régler cela au plus vite. Il était très profitable que la jeune femme veuille hâter les choses. L’impatience née de la prudence. Profitable car William de son côté, n’était pas aussi inquiet qu’elle et donc pas aussi pressé d’en finir. Qui le serait en si agréable compagnie ?

Quoiqu’il en soit, il serait presque trop facile de lui faire céder du terrain sachant qu’elle n’avait pas le temps de discuter des closes en détail. A force de trop se presser, il arrive de bâcler et d’oublier des points très importants auxquels on aurait peut-être pensé en temps normal. Ce serait tellement fâcheux…

-Je vous comprends, lui assura William. L’argent est un tabou presque aussi sérieux que la mort.

Le jeune homme lui décocha alors un clin d’œil entendu, suite à ce parallèle contestable et décida de s’installer pour parler affaire. Il prit son temps pour se mettre à l’aise, retirant l’épée qu’il portait dans son dos et l’accrocha au porte-manteau ainsi que sa veste. Ainsi paré de son plus beau sourire, William joignit ses longs doigts sur ses genoux et commença.

-Si j’ai bien compris, nous sommes ici pour parler de l’éventualité que votre ordre garde ses économies dans mon humble structure. Ainsi vous protégez vos bien, les faites fructifier et ajouter un intermédiaire opaque, c’est-à-dire moi, au cas où un fouineur aurait envie de savoir ce que vous faites de votre argent. C’est bien de ça que nous parlons ? Sinon corrigez-moi je vous prie.


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Humain

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Mer 9 Juil - 22:05
Amaranthé regarda l'homme lui attraper la main et s'incliner légèrement pour y déposer un baise main, sans pour autant toucher sa peau. Puis il retira tout ce qui pouvait l'encombrer, une épée ainsi que sa veste avant de revenir vers la jeune femme qui se reposa sur la chaise derrière une petite table.

-Je vous comprends, L'argent est un tabou presque aussi sérieux que la mort.

Amaranthé le fixa un moment se demandant ce que cela signifiait exactement.

"La mort ne devrait pas être un tabou, surtout de nos jours et puis je suis sur que certaines fois il vaut mieux être mort...au moins on n'est pas obligé de ce soucier des vivants."

La jeune femme avait toujours eu une vision étrange de la mort, mais que voulez-vous quand on est une adepte de la déesse de la mort, c'était une pratique tout à fait normal. Mais pour l'heure, Amaranthé n'était pas là pour faire un débat sur les avantages et les inconvénients. Le banquier reprit alors tranquillement comme pour s'assurer qu'il avait compris son rôle ici.

-Si j'ai bien compris, nous sommes ici pour parler de l'éventualité que votre ordre garde ses économies dans mon humble structure. Ainsi vous protégez vos bien, les faites fructifier et ajouter un intermédiaire opaque, c'est-à-dire moi, au cas où un fouineur aurait envie de savoir ce que vous faites de votre argent. C'est bien de ça que nous parlons ? Sinon corrigez-moi je vous prie.

La jeune femme se mit à rire légèrement, elle ne pouvait pas parler pour la secte. Elle n'avait pas ce pouvoir et puis elle n'était pas sûre que les adorateurs apprécient beaucoup qu'elle mette le nez dans les comptes.

"Vous ne faite pas totalement erreur, mais je ne suis pas la pour les économies de mon groupe très cher, non si vous êtes ici c'est avant tout pour les miennes..."

Amaranthé se pencha un peu plus sur la table se rapprochant ainsi de son interlocuteur, lui offrant une vue des plus agréable.

"En revanche si vous faites correctement votre travail et que vous êtes capable de me satisfaire, je ne manquerais pas de glisser un mot en votre faveur."

La jeune femme plongea son regard dans les yeux vert de William et lui lança un sourire.

"Je suis sur que nous allons bien nous entendre !" Lança-t-elle sur un ton enjoué avant de reprendre sa position initiale.

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Jeu 10 Juil - 16:16
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William cligna des yeux, étonné devant le discours de la prêtresse de la mort. Bien sûr qu’il s’attendait à une remarque glauque à un moment ou à un autre, mais il n’était pas sûr d’en saisir tout le sens. Quel dommage d’entendre la mort ainsi chaleureusement accueillie de la bouche d’une si délicieuse jeune femme ! William se demandait si son accueil serait toujours aussi chaleureux lorsqu’il ouvrirait sa jolie gorge d’un coup de son épée. Pure hypothèse bien sûr. C’était la curiosité qui parlait, mais William aurait bien aimé savoir comme quelqu’un qui adule la déesse de la mort réagit à sa propre agonie.

Veillant bien à garder ses réflexions pour lui-même, le banquier ne fit que décocher un regard perçant à la jeune femme en face de lui. Il ne répondit rien, ne voulant pas entrer dans ce genre de discussion. C’était comme essayer de convaincre un prêtre que son dieu n’existe pas. C’était vain et ennuyeux.

William fut un peu déçu de savoir qu’elle n’était pas venue pour gérer le patrimoine de la secte mais d’un de ses membres. Heureusement, la vision que lui offrait Amaranthé était là pour le consoler. Bien sûr qu’il regardait vu qu’elle les mettait sous son nez. Pour aller plus loin, ça aurait même été très malpoli de ne pas garder. C’est donc en bon gentleman que William continua de regarder droit devant lui, même s’il avait quelque peu perdu le contact avec le regard, lui aussi profond, de la jeune femme.

William replongeant enfin dans ses yeux noirs avec un sourire amusé alors que la jeune femme venait de finir de parler. C’est qu’elle était joueuse en plus… Le jeune homme en avait presque du mal à rester professionnel. Tout en se promettant de lui offrir un verre après avoir terminé le travail, le jeune homme se racla légèrement la gorge pour en revenir au business.

-Vous satisfaire. Bien sûr. Je crois que c’est dans mes cordes.

William se pencha à son tour sur la table, absorbant toute l’attention de la jeune femme à l’intérieur de son iris verte.

-Vos finances seront en sécurité chez nous. Nous proposons divers services. Convertir votre or en n’importe quel monnaie existante, masquer vos transactions, - il claqua des doigts – le faire disparaître aux yeux de tous. Je suis votre banquier et je peux également faire fructifier votre capitale. Tout ce que je vous demanderai c’est de ne pas me demander ce que je fais de votre or.

William lâcha un petit rire pour lui signifier que c’était une plaisanterie alors que c’en était pas du tout une. Comme tous les banquiers qui se respectent, il se servait allègrement de l’or qu’on lui confiait pour investir dans des projets commerciaux. Ses clients ne percevaient qu’une maigre part des bénéfices engendrés, mais c’est toujours mieux que rien.

-C’est en général ce que nous proposons, mais je ne suis pas contre personnaliser nos services en fonction des désirs de nos clients les plus chers. Avez-vous quelques problèmes ou interrogations que je saurais résoudre ?

La jeune prêtresse avait sans doute quelques projets intéressants si elle avait besoin d’une banque. William serait enchanté de les entendre.


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Humain

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Jeu 10 Juil - 20:26
Amaranthé regarda le jeune homme, elle se doutait bien que celui-ci soit capable de faire un effort pour la satisfaire et elle avait hâte de voir comment il allait le faire.

-Vous satisfaire. Bien sûr. Je crois que c'est dans mes cordes. Vos finances seront en sécurité chez nous. Nous proposons divers services. Convertir votre or en n'importe quel monnaie existante, masquer vos transactions, le faire disparaître aux yeux de tous. Je suis votre banquier et je peux également faire fructifier votre capitale. Tout ce que je vous demanderai c'est de ne pas me demander ce que je fais de votre or. C'est en général ce que nous proposons, mais je ne suis pas contre personnaliser nos services en fonction des désirs de nos clients les plus chers. Avez-vous quelques problèmes ou interrogations que je saurais résoudre ?

Comment ça ne pas lui demander ce qu'il fasse de l'or d'Amaranthé ? Il était hors de question, que la jeune femme attend sagement sans rien demandé alors que monsieur toucher à son or. Son regard se durcit légèrement, mais reprit rapidement son naturelle pétillant et intriguant. Elle eut un léger sourire, elle en avait pas mal des désirs et elle comptait bien sur le jeune homme pour qu'il les satisfasse correctement.

"Des problèmes ou interrogations ?" La jeune femme se mit à réfléchir un moment "Non, je n'ai aucun problème ni interrogation, en revanche, j'ai plusieurs désirs que j'aimerais réaliser. Vous comprenez, il me faudrait une maison en Adhès, je ne suis pas contre le fait de vivre en communauté dans mon ordre, mais j'ai besoin d'un peu d'intimité... On sait jamais si j'ai besoin de ramener quelqu'un..."

Elle marqua une pause et lui lança un regard sensuel et plein de sous-entendus

"En ce qui concerne les autres envies, j'aimerais récupérer la maison de ma mère... J'ai pu voir tout à l'heure, qu'il l'avait transformé en auberge où je ne sais quoi. Et voir des gros pervers ce vautré sur le sol de la maison qui m'a vu naître ne me plaît guère. Je n'ose même pas imaginer ce qu'ils font là-bas..."

Amaranthé se pencha légèrement et regarda rapidement par la fenêtre de la chambre

"Ensuite, je vous fais confiance, à condition de ne pas me ruiner sinon ça risque de mal se terminer entre nous..."

Elle reposa son regard sur le jeune banquier et lui lança un petit sourire

"Et je suis sur que vous comme moi n'avez pas envie que cela se termine. N'est-ce pas ?"

La jeune femme leva un sourcil en attendant la réponse de William.

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Ven 11 Juil - 15:17
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William fut enchanté que la demoiselle n’insiste pas sur sa petite plaisanterie qui n‘en était définitivement pas une. Et ce, malgré sa petite moue qui indiquait bien que ça ne lui avait pas plus. C’est ainsi que fonctionnait une banque ; s’octroyer le capital de ses clients comme si c’était le sien pour le faire fructifier. Mais le concept de banque était nouveau, c’est normal qu’il puisse paraitre choquant. Un jour le monde devra pourtant s’en accommoder et accueillir ce système comme le messie. En attendant, William devait mater les sceptiques en les noyant sous un flot d’or. Enfin… façon de parler…

Le banquier n’était pas insensible aux charmes de la jeune femme, mais il se concentrait principalement sur ses projets, pour l’instant en tous cas. Il nota l’allusion aguicheuse de la demoiselle avec un demi-sourire tout en frottant son menton pour réfléchir à ce qu’il pouvait faire pour elle. Il n’était définitivement pas un agent immobilier. Oh bien sûr, il pouvait sans doute faire quelque chose pour qu’elle récupère son auberge miteuse, mais il n’en avait ni l’envie, ni la motivation. Il n’y avait rien de grisant à négocier le rachat de sa cahute à un proxénète au langage châtier, même pour les beaux yeux de sa cliente. Mais pour l’heure, il voulait la rassurer sur leur collaboration, quitte à revenir sur le sujet de l’immobilier plus tard.

-N’ayez aucune inquiétude, mademoiselle Wilsdom, le rassura-t-il. Si vous êtes ruinée, ça veut dire que je le serais aussi. Ce qui est bien loin de se produire.

Et dans un tel cas, la colère de la demoiselle serait le dernier de ses soucis. Pourtant, c’est ainsi. Si une banque tombe, tous ses clients s’écroulent avec elle. Ca peut paraitre instable de prime abord et c’est le cas, mais les gens semblent s’en accommoder. Mais revenons plutôt au sujet de ses différentes demeures qui semblent tant l’intéresser.

-Notre banque est prête à soutenir tous vos projets immobilier, répondit-il sans trop se mouiller. Nous pouvons tout à fait vous prêter des fonds pour construire votre maison même si j’avoue ne pas connaitre beaucoup d’architectes prêts à aller travailler dans un tel endroit. De même pour votre demeure familiale. Je suis sûr que le propriétaire vous cèdera les lieux pour une somme modique.

William en doutait mais ce n’était pas vraiment son problème. Il se tut ensuite tout en conservant une expression affable sur son visage.


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Humain

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Ven 11 Juil - 17:13
William semblait tenter de rassurer Amaranthé, cela dit vu l'explication du jeune homme, la jeune adepte n'était pas sûr de vouloir mettre son or à la banque.

-N'ayez aucune inquiétude, mademoiselle Wilsdom, si vous êtes ruinée, ça veut dire que je le serais aussi. Ce qui est bien loin de se produire. Notre banque est prête à soutenir tous vos projets immobiliers, répondit-il sans trop se mouiller. Nous pouvons tout à fait vous prêter des fonds pour construire votre maison même si j'avoue ne pas connaitre beaucoup d'architectes prêts à aller travailler dans un tel endroit. De même pour votre demeure familiale. Je suis sûr que le propriétaire vous cèdera les lieux pour une somme modique.

La jeune femme ce mit à réfléchir un moment, pourquoi pas tenté son don sur le propriétaire de l'auberge ce serait déjà un bon début et peut être qu'elle pourrait récupérer la maison de sa mère sans devoir mettre un seul or. En ce qui concernait les architectes, elle avait une petite idée également d'avoir ce qu'elle voulait, mais il fallait tout de même faire ça dans les règles. Il était hors de question qu'on croit, qu'elle manipulait les gens à tout va pour son bon plaisir.

Elle lança un magnifique sourire à William, il fallait bien avouer que le jeune homme était plutôt agréable à regarder et qu'il ne la laissait pas indifférente. Enfin ce n'était pas le moment de s'emballer ou de penser à des futilités pareilles, mais elle serait prête à le revoir, si bien entendu, il en avait envie lui aussi.

"Ne vous en faites pas pour la maison familiale, j'ai peut-être une idée qui éviterais que je dépense un seul centime. Pour ce qui concerne les architectes, il y a toujours moyen de trouver quelqu'un prêt à faire le travail pour une certaines sommes et sinon je trouverais un autre moyen, la dessus je ne m'inquiète pas."

Elle marque une courte pause

"Et sinon est-ce que je peux être certaines d'avoir toute la discrétion nécessaire ? Vous comprenez, je n'ai pas trop envie qu'une autre personne, que vous, êtes un droit de regard sur mon argent et mes dépenses... J'aimerais aussi qu'on évite de me poser des questions quand je demande une somme d'argent, autant dire que je veux un banquier aussi discret qu'un mort, mais qui sait correctement gérer le budget d'une jeune femme."

Amaranthé avait gardé son sourire, il était peut-être temps qu'elle se détende un peu et qu'elle lui fasse un peu confiance même ci, elle garderait un doute.

"Pensez-vous être capable de cela ? Et est-ce que votre invitation à boire tient toujours ?"

Peut-être qu'après ça, ils pourraient arrêter de parler affaires et apprendre un peu à se connaitre.

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Lun 14 Juil - 15:10
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William était ravi que des solutions soient trouvées pour les problèmes de sa charmante cliente. Le banquier gérait son argent, ses entrées comme ses sorties. Pour ce qui est des détails c’était à elle de voir. D’ailleurs, ses inquiétudes, bien que légitimes n’avaient pas lieu d’être, car la discrétion était justement le point fort de la banque de Dolan. L’argent de la jeune femme serait bientôt absorbé par le monstre banquaire, disparaissant dans un flot de transactions anonymes toutes plus nombreuses les unes que les autres. L’or n’a plus d’odeur lorsqu’elle se trouve dans une banque et nulle n’est capable de dire à qui il appartient. Bien entendu, c’était un concept nouveau et il fallait donc un peu de tact pour en parler.

-Une fois que vos émoluments seront dans mes locaux, personne d’autre qu’un professionnel n’aura accès à vos informations personnel, le rassura-t-il. Si vous vous voulez que ce soit moi, alors ainsi soit-il. Rassurez-vous la façon dont vous dépensez votre argent ne me regarde en aucune façon.

William affichait un sourire confiant comme s’il avait dit ce discours tellement de fois qu’il s’échappait maintenant de ses lèvres avec une aisance divine. Pourtant, le jeune homme fut un peu pris de court par la demoiselle entreprenante. Lui avait-il proposé un verre ? Il la regarda un instant un peu surpris, mais retrouva très vite le contrôle de la situation.

-Certainement, affirma le jeune homme qui n’en croyait pas sa chance.

William se leva aussitôt et attrapa ses affaires, enfilant sa veste d’un coup d’épaule. Il n’oublia pas la longue épée qu’il fit glisser dans son dos, contrastant avec son apparence de banquier mais lorsque l’on voyage seul, on n’était jamais trop prudent. Voila un acier qui ne glisserait jamais sur la jolie peau de sa cliente. William avait d’autres projets pour elle.

-Venez avec moi je vais essayer de nous trouver un endroit un peu plus charmant que ce bouiboui, fit-il en lui présentant son bras.

Ainsi harnaché à sa toute nouvelle cliente, William descendit les escaliers avec une expression encore plus condescendante que de coutume. Avoir une si gracieuse créature à son bras devait sans doute en être la cause, à moins que ce ne soit l’auberge qui n’était pas à son goût, étant plutôt habitué au faste de Sen’tsura. Il ne pouvait définitivement pas y inviter une dame, au milieu des piliers de bar, sorte de murs porteurs pour cette bâtisse à l’architecture approximative. Malheureusement, William ne connaissait pas beaucoup la ville et ce n’était pas très gentleman de laisser à sa jeune amie le labeur de choisir un établissement digne de ce nom.

Le banquier héla l’aubergiste et commanda deux verres après s’être enquis de ce que désirait la demoiselle.

-Vous les servirez là-bas, demanda William.

L’aubergiste suivit le doigt du jeune homme qui pointait un banc de l’autre côté de la rue. Il était sous un chêne centenaire dont le tronc aussi large qu’une cabane. Son toit de feuille projetait une mosaïque de pétales de lumières grâce aux quelques rayons de lumière qui avaient la chance de percer à travers ce labyrinthe végétal. C’était un endroit un peu plus charmant que sa pauvre terrasse des plus classiques. L’homme fit la moue, n’étant pas dans ses habitudes de servir ses clients hors de son établissement, mais y consentit finalement en ramassant, de sa grosse main, le généreux pourboire du banquier.

William entraina donc sa cliente jusqu’au banc. Il était au calme dans un petit parc qui semblait dominé par ce grand chêne, dispersant pour un moment les affres de la ville. Le jeune homme s’assit alors sur le banc après avoir invité la demoiselle à faire de même.

-Alors dites-moi, mademoiselle, votre décision de vous installer en Adhès est-elle définitivement entérinée ? demanda-t-il sur le ton de la conversation. Je souffre qu’une dame telle que vous ne profite pas plus longtemps de l’hospitalité des vivants.


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Humain

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Lun 14 Juil - 21:03
De toute évidence Amaranthé venait de surprendre le jeune homme. Elle appréciait particulièrement regarder les yeux surpris de ses interlocuteurs, ça lui donner l'impression d'avoir un petit pouvoir sur eux. Même si ça ne durer que quelque seconde, c'était plutôt appréciable pour une adoratrice.

L'homme ce leva de sa chaise et reprit sa veste et son épée, et bien il avait l'intention de conduire Amaranthé ailleurs ? La jeune femme ce leva à son tour, elle replaça sa tenue et attrapa le bras de William qu'il était en train de lui proposer. Elle descendit les escaliers accompagnée du jeune homme, une fois arrivé dans la salle de l'auberge, elle lança un regard de mépris aux hommes ivre qui l'a fixé.

C'était toujours la même chose, les hommes se bloquaient sur elle à chaque fois qu'elle rentrait dans une pièce. Mais il avait quelque chose de différent cette fois, un autre sentiment que celui du désir, s'installer dans leurs yeux en voyant le jeune banquier. La jeune femme devina rapidement le sentiment qui commençait à envahir les hommes. Cependant, elle n'eut pas le temps d'avoir confirmation, William l'entraîna dehors. Un petit banc trônait sous un vieux chêne, le coin était plutôt joli. Il fallait bien le reconnaître l'Adhès n'était pas un endroit très beau.

Amaranthé lâcha le bras du banquier et se posa sur le banc.

-Alors dites-moi, mademoiselle, votre décision de vous installer en Adhès est-elle définitivement entérinée ?

Elle eut un petit sourire en coin et le fixa

"Et bien cela dépendra si on me propose quelque chose de mieux... Non entre nous si je rachète la maison familiale, c'est pour sortir de temps en temps de l'Adhès. Je vous fais confiance pour ne pas ébruiter mon statut, les adorateurs ne sont pas tellement bien vus et je n'ai guère envie de devoir tuer la population."

Amaranthé regarda le patron de l'auberge arrivé avec les boissons, elle glissa ses longs doigts autour du verre qu'on lui tendait.

"Et vous alors ?! Je serais curieuse de savoir où un banquier vit..."

Elle porta le verre à ses lèvres avec un petit sourire pour le jeune homme.

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Lun 14 Juil - 22:02
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William savait ce qu’il y a dans les yeux des hommes qui regardaient ainsi la jeune femme. C’était de la jalousie. Quel plaisir de voir ce doux sentiment remplir la pupille d’un autre mâle. L’amertume de la défaite est un doux nectar pour l’ego de notre banquier préféré qui pouvait ainsi voir à quel point sa cliente devait être courtisée. Il ne savait pas trop encore quoi penser d’elle. D’un point de vue strictement politique William se moquait éperdument qu’elle soit une prêtresse de Nayris, n’étant lui-même un partisan de l’Aile Ténébreuse que parce que Zelphos contrôle Sen’tsura. C’était une obligation d’appartenir à cette religion s’il voulait garder son influence dans la ville. En un claquement de doigt, les démons pouvaient dissoudre sa précieuse banque. Ce n’était pas des gens qu’il fallait mépriser, mais de là à les aduler, il y a un gouffre.

Pour l’instant donc, William voulait simplement connaitre un peu plus sa cliente. Discuter avec une jolie femme étant un plaisir qui se suffit à lui seul.

-N’ayez crainte, la discrétion fait partie du métier, la rassura-t-il une nouvelle fois. L’argent n’a pas d’odeur. Votre situation personnelle ne m’intéresse pas, en tant que banquier en tous cas.

William lui décocha un sourire franc comme pour lui signifier que c’était en tant que banquier qu’il parlait. Bien sûr que la jeune femme l’intéressait au-delà du professionnalisme qu’il se devait d’assurer. Quoiqu’il en soit, la conversation allait bon train et c’était maintenant à William d’en dire un peu plus sur sa situation personnelle.

-Je vis dans un petit manoir, révéla-t-il. Mais je travaille beaucoup donc je n’y passe pas tout le temps que je voudrais. En fait, c’est plus un musée qu’une maison, où j’entrepose mes objets de collections. Si vous avez le temps et l’envie nous pourrions y passer. En fait, j’avais prévu de passer toute mon après-midi avec vous et je ne pensais pas que nos affaires seraient aussi vite réglées. Mais avant tout…

Mais avant tout, il comptait bien prendre une gorgée du scotch qu’il venait de commander. Il salua la jeune fille en levant son verre et trempa ses lèvres dans le liquide ambré, il prit une petite rasade avant de faire la moue. Il n’était pas terrible mais il n’était pas sensé s’attendre au meilleur cru de Sen’tsura. En parlant de Sen’tsura, son invitation était lancée à la volée par pure courtoisie. Il n’avait aucun doute sur le fait que sa cliente était bien plus occupée que lui. Ironiquement.


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Lun 14 Juil - 22:15
Amaranthé avait glissé ses lèvres dans le verre tout en écoutant le jeune homme.

-Je vis dans un petit manoir, Mais je travaille beaucoup donc je n'y passe pas tout le temps que je voudrais. En fait, c'est plus un musée qu'une maison, où j'entrepose mes objets de collections. Si vous avez le temps et l'envie nous pourrions y passer. En fait, j'avais prévu de passer toute mon après-midi avec vous et je ne pensais pas que nos affaires seraient aussi vite réglées. Mais avant tout...

La jeune femme se demandait bien de quel objet il pouvait s'agir. Elle savait qu'elle ne devait pas succomber à la curiosité, mais finalement, elle était revenue ici et puis personne ne l'attendait vraiment en Adhès. Et un petit détour ne ferait de mal à personne. Alors pourquoi pas faire un petit tour pour voir la fameuse collection du jeune homme. Et puis s'il devenait son banquier, elle devait en apprendre un peu plus pour lui. C'était toujours utile de connaitre les goûts des gens quand il avait besoin de faire un pot-de-vin.

Amaranthé posa son verre entre elle et William et regarda un moment la ruelle, il ne fallait pas qu'elle se précipite. Toujours prendre son temps sinon les gens profiter de l'empressement.

"Et bien, je serais honorée de voir votre collection, je suis sur qu'un homme comme vous a du goût."

La jeune femme se demandait où elle avait bien pu apprendre à manier les mots, ça mère n'était pas une personne avec un langage très développer. Son enfance dans les ruelles de la Lyonesse avait dû lui être bénéfique.

"Alors dites, moi quel est l'art que vous préférez ?"

Amaranthé croisa ses jambes et reprit son verre en main attendant la réponse du jeune banquier. Au fond, elle ne connaissait rien à l'art, mais ça, il n'était pas censé le savoir. Parfois, il fallait faire illusion, et puis il fallait bien reconnaître qu'elle était étonnée de voir qu'il avait de l'art dans ce monde.

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Mar 15 Juil - 9:50
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Vraiment ? Elle était intéressée par toutes ses vieilleries qu’il conservait tel un dragon gardant son or. C’était une première. Il n’y avait que William pour donner de la valeur à des morceaux de bronzes rouillés aussi vieux qu’un elfe, mais pas aussi bien conservés. Même si d’un côté, il espérait également que ce n’était pas que pour ses œuvres qu’elle acceptait son invitation.

-L’art que je préfère ? J’aime les vieilleries en tout genre. Fragments d’œuvres anciennes, artefacts magiques, et… les armes exotiques.

C’était surtout cette dernière catégorie que William affectionnait. Il en avait d’ailleurs un magnifique spécimen attaché à son dos. Dans son fourreau, l’épée avait l’air tout à fait banal, si ce n’est la garde presque inexistante.

-On pourrait croire qu’un banquier se passionne pour la numismatique, mais j’avoue ne pas trouver d’intérêt aux pièces en tant que tel. Si vous espérez voir des anciennes devises dans ma demeure, vous risquez d’être déçu.

William n’avait aucun doute sur le fait que la jeune femme ne se passionne pas pour les vielles pièces. C’était donc confiant qu’il termina son verre, le goût de la mixture le décevant de plus en plus. Mais peut-être était-elle une connaisseuse d’art qu’il allait pouvoir éblouir de son goût qui, comme mademoiselle Wilsdom le disait, était surement bon.

-Seriez-vous une connaisseuse d’art antique, mademoiselle Wilsdom ?

Pendant ce temps, un gamin curieux les observait vautré dans un tas de paille de l’écurie. Sans doute ne les espionnait-il pas mais son ennuie devait le pousser à s’intéresser à tout et n’importe quoi. William sortit un demi-bronze de sa poche et la lança vers le gamin. Le tir fut assez précis pour qu’il l’attrape aisément.

-Prépare mon cheval, ordonna-t-il.

Le gamin se releva alors avec souplesse et commença à cherche la sellerie dans son client dans l’arrière salle afin d’en équiper la jument alezan.


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Mar 15 Juil - 20:37
William expliqua en détail le type d'art qu'il appréciait, Amaranthé fut un peu étonné de voir qu'il s'intéressait aux armes, mais pourquoi pas après tout, il en avait une dans le dos. Même si, la jeune femme pensait qu'il l'avait pris spécialement par ce qu'il avait rendez-vous avec elle.

-Seriez-vous une connaisseuse d'art antique, mademoiselle Wilsdom ?

Elle lui lança un sourire et termina sa boisson, en réalité, elle n'y connaissait rien, mais il fallait bien faire attention aux gens.

"Pas vraiment monsieur Dolan, à vrai dire, je m'intéresse à beaucoup de choses et surtout quand il s'agit d'une personne qui va devenir importante dans ma vie, soyons honnête, j'aime connaître la personne qui va s'occuper de mon argent."

Amaranthé eut un petit sourire et regarda la pièce volait dans la main du garçon qui s'empressa de préparer le cheval de William. La jeune femme en profita pour ce lever du banc et remettre sa tenue en place.

"Et bien, je suppose qu'on se rejoint là-bas ? À moins que votre cheval puisse supporter deux personnes..."

La jeune femme commença à marché vers l'écurie et regarda à travers la porte sans pour autant pénétrer dans les lieux. Elle n'était pas spécialement passionnée par les chevaux et il fallait être honnête l'odeur n'était pas des plus sensuelle.

"J'avais oublié à quel point l'odeur était particulière... Bizarrement, ça ne m'a pas manqué.Vous n'avez pas de carrosse ?"

Elle reposa son regard sur William

"Vous n'avez pas de carrosse ? Une personne de votre stature devrait faire attention lorsqu'il voyage à cheval."

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Mar 15 Juil - 22:23
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William sourit malgré lui. Ainsi il allait devenir important dans sa vie ? Oh, elle n’imaginait pas encore à quel point. Sa toute nouvelle cliente avait le don de devenir intéressante à chaque minute qui passe. Il se félicitait de l’avoir convaincu aussi rapidement de mettre ses fonds chez lui. Cependant, il sentait comme une méfiance latente ou peut-être un intérêt un peu plus poussé que de coutume. Quoiqu’il en soit, elle avait tout à fait raison de vouloir en savoir plus sur le banquier. La vraie nature de William était des plus instructives. Un sucré-salé des plus délicieux, à son humble avis.

Tout en l’écoutant se demander comment elle allait le rejoindre chez lui, William flatta l’encolure de sa bête et fit passer les rênes par-dessus ses oreilles. L’équidé restait placide, même lorsque William lui sauta sur le dos, n’émettant qu’un bref reniflement. Un nouveau sourire vint illuminer le visage du jeune homme face aux touchantes mises en garde de la demoiselle.

-Ne vous inquiétez pas pour moi, mademoiselle Wilsdom, fit le banquier du haut de sa jument. Je ne suis pas trop mauvais cavalier, quant aux bandits ils attaquent en priorité les carrosses justement. D’ailleurs, je vous assure que mon cheval est des plus confortables à chevaucher, même à deux.

Si la jeune femme ne savait pas où il voulait en venir, William le lui révéla en donnant un petit coup de talon de manière à ce que la jument se rapproche d’elle. Puis, avec force et souplesse, il attrapa la taille de la jeune femme et la hissa sans encombre sur l’encolure du destrier, bien assez large pour accueillir son séant avec tout le confort possible et imaginable.

Il lui décocha alors un autre sourire désolé pour se faire pardonner de ne pas avoir de carrosse à disposition et flanqua un coup de talon au destrier qui, bien loin de partir au galop, se mit à avancer au pas. Heureusement, son domaine n’était pas très loin.

-Vous m’excuserez pour le manque de confort. N’hésitez pas à m’indiquer si vous êtes indisposée à une telle chevauchée. Je comprendrais.

La jeune femme était très proche de lui. A tel point, que le jeune homme fixait obstinément la route devant lui, pour éviter à son regard la tentation de dériver sur le corps de la jeune femme dont les vêtements ne faisaient que dévoiler les formes les plus exquises. Assise devant lui, entre ses bras qui s’efforçait à diriger la bête, William faisait semblant d’ignorer son parfum entêtant, qui masquait totalement le musc de la jument. Après tout cette dernière avait été brossée et elle ne puait pas tant que ça. Rien que ne vienne troubler les délicates flagrances sucrées émanant de la jeune femme. Encore une fois William sourit. C’était une très belle journée !


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Mer 16 Juil - 20:14
Amaranthé regardait l'animal, c'était une jolie jument et c'était une belle bête. William grimpa dessus et lança

-Ne vous inquiétez pas pour moi, mademoiselle Wilsdom, Je ne suis pas trop mauvais cavalier, quant aux bandits ils attaquent en priorité les carrosses justement. D'ailleurs, je vous assure que mon cheval est des plus confortables à chevaucher, même à deux.

Et bien, c'était bon à savoir, la jeune femme éviterait d'acheter un carrosse pour ne pas devoir tuer des gens. Elle sentit la main du banquier s'enrouler autour de sa taille, ses pieds quittèrent le sol et en quelques secondes, Amaranthé se retrouva assise sur la jument. Effectivement, elle était plutôt confortable, heureuse que c'était une bonne selle, sinon ils n'auraient jamais pu tenir à deux.

-Vous m'excuserez pour le manque de confort. N'hésitez pas à m'indiquer si vous êtes indisposée à une telle chevauchée. Je comprendrais.

Amaranthé secoua la tête, pour indiquer au jeune homme que pour le moment, c'était correct. L'animal commença à marcher tranquillement, la jeune femme appréciait que William n'est pas décidé de partir à toute vitesse, surtout qu'elle n'avait pas l'impression d'être bien tenue.

Amaranthé regarda un moment les maisons qui passaient tranquillement à côté d'eux, puis elle posa son regard sur le banquier, il semblait plutôt mal à l'aise de cette situation. Tant mieux, la jeune femme aimait mettre mal à l'aise en revanche, elle n'était pas sûre que ce soit un mal-être de crainte. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres

"Est-ce que je vous mets mal à l'aise cher William ?"

Elle avait tourné son visage face à lui, il pouvait facilement sentir le souffle de la jeune femme contre ses lèvres. Amaranthé avait plongé son regard noisette dans le vert émeraude des yeux de William.

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Mer 16 Juil - 20:58
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William était soulagé que la jeune femme ne se mette pas à hurler au moment même où le banquier posait les mains sur elle. Cette situation très gênante aurait sans doute conduis à quiproquo mal compris par les forces de l’ordre, qui loin d’attendre les explications penaudes du jeune homme, l’auraient sans doute rossé avec zèle, le bon droit étant de leur côté. Tout en étant satisfait qu’un tel scénario ne se soit pas déroulé, William réalisa que le voyage allait être long avec une telle beauté contre lui. Misère ! Il aurait mieux fait de casser sa tirelire et louer l’attelage qui ressemble le plus à un carrosse.

William fut surpris par la question quelque peu cavalière de la jeune femme. Notamment, parce qu’elle l’appelait par son prénom, et en plus parce qu’elle s’était rendu compte de sa gêne. Ce n’était pas très étonnant, il ne devait sans doute pas être le premier à rougir de sa beauté. Cependant, William ne se laissa pas décontenancé trop longtemps et soutint le regard de la demoiselle, entrant pendant un instant dans son jeu.

-N’importe quel homme le serait à ma place, lui assura-t-il.

Ne voulant pas poursuivre ce petit jeu duquel la jeune femme ressortirait inévitablement gagnante, William fit alors semblant de réajuster son étrier afin de se donner une excuse pour rompre le contact visuel avec le regard envoutant de la demoiselle. Le banquier changea ensuite promptement de sujet.

-A ce rythme nous n’arriverons à Sen’tsura que demain. Nous ferons une halte. Il y a bien une auberge mais je ne pense pas que nous y arriverons avant la nuit. Mais à moins que vous ne préfériez camper, il va falloir nous en contenter.

Le jeune homme lui lança un regard interrogateur. Ça ne le dérangeait pas de camper mais il n’osait tout simplement pas proposer cette alternative à une dame. Déjà qu’elle lui avait réclamé un carrosse, il était peu probable qu’elle se laisse charmer par une nuit à la belle étoile.


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Mer 16 Juil - 21:28
Amaranthé eut envie de laisser échapper un petit rire lorsque le banquier détourna son attention pour ne pas succomber au charme de la jeune femme. Oui, elle avait l'habitude, mais c'était toujours drôle de jouer avec son charme. Et puis il fallait être honnête, William devait avoir l'habitude de se faire draguer par les femmes mais bon, elle n'allait pas rentrer dans les détails, pas tout de suite.

-A ce rythme nous n'arriverons à Sen'tsura que demain. Nous ferons une halte. Il y a bien une auberge mais je ne pense pas que nous y arriverons avant la nuit. Mais à moins que vous ne préfériez camper, il va falloir nous en contenter.

Amaranthé posa ses mains sur le pommeau de la selle et regarda le paysage, ils étaient maintenant sortis de la ville. Les alentours étaient surement remplis de créature qui n'avait qu'une idée en tête se faire un bon repas frais mais vu qu'elle n'avait pas le choix.

"Et bien pas de problème, alors nous camperons ensemble en espérant que les créatures n'est pas envie de ce faire un bon repas..."

La jeune femme se mit à rire légèrement avant de reprendre

"Enfin, je compte sur vous pour prendre soin de moi, il serait ennuyeux qu'il m'arrive quelque chose. Cela dit, vous avez de la chance, personne ne sait où je me trouve exactement."

Elle marqua une petite pause et frotta l'encolure de la jument

"N'en profitez pas !"

Elle se redressa et lui lança un clin d'œil, avant de prendre appuie un peu plus sur le torse du jeune homme.

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Jeu 17 Juil - 10:40
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Les chevauchés n’étaient pas sans risque. Le regard de William balayait fréquemment les alentours à la recherche de la moindre menace embusquée. C’était toujours stressant d’avoir quelqu’un à protéger, n’en ayant pas l’habitude. En effet, ce n’était pas dans la nature du jeune homme de se soucier de la sécurité de quelqu’un d’autre. Même lorsqu’il était dans l’armée, il se fichait éperdument de ses camarades à côté de lui, se concentrant uniquement sur la danse de son épée exotique. Cette fois, il devrait faire un effort.

Enfin, une fois les funestes avertissements de la jeune femme passés, celle-ci le taquina gentiment, s’amusant à l’aguicher. William appréciait l’avoir tout contre lui mais le soleil commençait à s’approcher dangereusement de la ligne d’horizon, le ciel accueillant cette impact céleste par une explosion de rouge et d’or, comme si tout le ciel brulait.

Ayant choisi un endroit où s’installer, William fit descendre la jeune femme de sa jument sur une petite butte où les attendait une cahute de bucheron abandonnée. La porte était défoncée mais le toit était encore en état, offrant un abri des plus spartiates. A peine le jeune homme avait-il fini d’attacher son cheval et commencé à faire un feu qu’une voix masculine les héla depuis l’extérieur.

-Cachez-vous, lui intima William avant de sortir pour faire face aux visiteurs.

Trois hommes armés se tenaient là, à quelques mètres. L’un d’eux s’avança tandis que les deux autres arboraient des mines sombres et alertes.

-Salutation l’ami, le salua bien poliment celui qui semblait être le chef. Nous sommes des voyageurs et nous nous sommes fait rattraper par la nuit. Serait-il possible de partager votre feu pour faire cuir notre venaison ? Nous serions ravis de partager si vous voulez.

William n’avait pas écouté un traitre mot de cet énergumène et tentait plutôt d’habituer ses yeux à l’obscurité afin d’apercevoir si un archer embusqué le tenait en joue en ce moment même. C’était la façon de faire de ces brigands. Leurs victimes les plus naïves se faisaient trancher la gorge dès qu’elles les invitaient à les rejoindre et ceux qui refusaient, étaient transpercés d’une flèche. Pourtant, le jeune homme ne voyait rien.

Les trois hommes commençaient à s’agiter devant l’absence de réponse du banquier et commencèrent à s’avancer prudemment. William fondit alors sur eux sans crier gare, avalant les quelques mètres qui le séparait des brigands. Une fois au corps-à-corps il n’aurait plus à craindre un archer qui risquerait de toucher ses camarades.


Le tintement métallique retentit lorsque l’arme du banquier fut extraite du fourreau. C’était une longue épée d’1m20 à la lame spectrale sous la lumière rosée du crépuscule. Les reflets jouaient sur elle comme sur les courbes d’une femme tandis qu’elle tournait sur la paume de l’épéiste, agrémentant son entrée en scène de son chant fluté. Ce n’était pas une épée aussi commune qu’on pourrait le croire au premier abord. Elle se démarquait entre autre par sa garde presque inexistante, empêchant simplement les lames ennemis de glisser jusqu’à sa poignée fine. Il y avait aussi ce mouvement qui n’avait rien de naturel, comme une oscillation de l’épée à chaque mouvement que faisait son maitre. C’était dut à son épaisseur d’à peine quelques millimètres, la rendant plus fragile mais plus mortelle qu’aucune autre arme. C’était une dame de métal ; fragile, délicate et souple, mais impitoyable et mortelle.

La princesse de métal se mit à vrombir tout en chantant sa litanie aiguë. Elle dansait autour du jeune homme avec grâce, presque invisible tant sa vitesse et ses déplacements imprévisibles la rendaient impossible à suivre. Ces bandits n’avaient sans doute jamais vu cette arme et ne savait pas comment la contrer. Soudain, la mélodie métallique cessa et un râle étouffé retentit, l’épée transperçant l’un des bandits de part en part. William retira la lame rouge avec un sourire satisfait. Le banquier adorait tuer. C’était un de ses petits plaisirs qu’il n’avait plus beaucoup l’occasion d’assouvir depuis qu’il avait quitté l’armée. Mais dieu qu’il est bon de voir la lumière s’éteindre dans le regard d’un homme.

Malheureusement, William ne put profiter de sa victoire très longtemps car une flèche siffla à côté de lui. Une douleur à l’épaule lui indiqua que celle-ci avait touché son but.


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Jeu 17 Juil - 11:50
Amaranthé se laissa glisser de la jument, lorsque ses pieds touchèrent le sol, elle put sentir des fourmillements qui s'emparer de la totalité de ses pieds et remonter légèrement dans ses jambes. C'était une réaction tout à fait normal, car ils avaient voyagé un long moment et n'avait pas eu le temps de faire de pause.

William avait trouvé une petite cabane de bucheron, la jeune femme partie faire un tour pour voir un petit peu ce qu'elle pouvait trouver d'intéresser. C'était plutôt rustre et il avait bien longtemps que plus personne ne vivait ici, vu l'état de saleté qui régner dans la pièce. C'était plutôt simple, il avait qu'une seule pièce, un vieux matelas en guise de lit, un morceau de bois pour faire la table et une vieille marmite trônait dans les restes de la cheminée.

Après avoir fini son tour, la jeune femme retourna vers le banquier qui commencer à faire du feu. Elle ne put même pas l'atteindre, qu'il lui ordonnait d'aller ce caché. C'était bien la première fois qu'on lui demandait ce genre de chose, elle hésita un moment, mais finalement écouta l'ordre de William. Elle trouva un vieux tas de bois et se glissa derrière.

La cachette idéal, elle pouvait voir sans être vue, c'était parfait. De plus, elle était suffisamment proche pour entendre ce qui se passait. Ils étaient un petit groupe et semblaient cherche un coin pour pouvoir manger, enfin ça, c'est ce qu'ils veulent vous faire croire. La réalité est tout autre, et au moment où vous avez le dos tourné, il s'amuse à vous tuez.

-Salutation l'ami. Nous sommes des voyageurs et nous nous sommes fait rattraper par la nuit. Serait-il possible de partager votre feu pour faire cuir notre venaison ? Nous serions ravis de partager si vous voulez.

Et bien, il partait confiant celui-là, Amaranthé était quasiment sûr que ça allait mal finir. Un long silence s'installa et les hommes semblaient nerveux, quant à William, il resta sans rien dire un long moment, puis finalement se rapprocha du groupe et sortie son épée. La jeune femme aurait facilement pu parier sur ce déroulement, il était clair que les hommes aimaient se battre et plus encore quand il avait une jolie demoiselle à sauver. Elle se retourna et colla son dos contre les troncs d'arbre attendant que tout cela se termine.

Après quelques minutes, elle put entendre le son de l'épée pénétrer les chairs d'un des hommes. C'était le moment de regarder ce qui était en train de se produire, et de vérifier que son banquier n'avait rien. Amaranthé fut surprise de voir que c'était William qui venait de tuer un des bandits, elle n'avait pas imaginé que celui-ci sache se servir d'une épée, mais tant mieux au moins, elle pouvait compter sur lui.

Un sifflement se fit alors entendre dans l'air, la jeune femme eut le temps de voir une flèche passer avant que celle-ci s'invite dans l'épaule du jeune homme. De toute évidence continuer le combat aller être compliqué. La jeune femme poussa un léger soupir avant de se relever et de sortir de sa cachette. C'était le moment, elle devait à son tour passer à l'action.

Elle profita de l'effet de surprise des hommes pour se connecter avec l'un d'eux. Amaranthé fut surprise de trouver la porte de l'esprit si grande ouverte, mais d'un autre côté tant mieux, elle n'aurait pas besoin d'utiliser ses charmes pour lui faire lâcher prise. Tel un serpent, elle sonda l'esprit du bandit et lui insuffla une légère penser, il fallait aller en douceur. La jeune esper lui envoya une pensée, où ils étaient tous les deux, le bandit avait renvoyé son compagnon ainsi que l'archet cacher.

Elle était vicieuse et continua de s'enrouler autour de l'esprit de l'homme. Il était parfaitement ouvert et pour une fois, Amaranthé obtient ce qu'elle voulût. L'homme fit signe à ses compagnons de partir.

"Laissez-nous ! Retourner sur le chemin et trouver quelqu'un d'autre à piéger !"

Amaranthé continua un petit peu, et fit croire au bandit qu'ils avaient passé une bonne soirée ensemble, mais qui suite à des obligations, il avait dû partir. Elle regarda l'homme faire une courbette, avant de prendre la direction que ses compagnons avaient prise. Après quelques seconde, la jeune femme lâcha l'esprit de l'homme et se tourna vers William. Elle se mit à genoux à côté de lui et regarda la flèche.

"Entre nous, ça ne va pas être très agréable... Mais il va falloir l'enlever."

Amaranthé posa sa main sur le bout de la flèche et regarda William dans les yeux.

"Vous êtes prêt ?"

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Ven 18 Juil - 14:33
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L’impact et la douleur le fit trébucher, la danse de l’épée s’interrompit dans une plainte hésitante. William s’était arrêté et était maintenant une cible facile pour ses adversaires. Il fut obligé de bloquer une lame qui menaçait de s’enfoncer dans sa gorge. Le Jian du banquier émit un crissement inquiétant lorsque la grosse lame s’abattit sur lui. Cette arme n’était pas faite pour ça, trop fragile pour supporter les chocs trop violents. Par chance, l’épée ne se rompit pas, et d’un coup de poignet William put repousser l’arme de son adversaire.

Il était très mal parti et doutait sérieusement de ses chances de tuer les trois bandits restant. C’est alors qu’un miracle se produisit. Et qui dit miracle, dit magie. Le regard de William passait des bandits, qui se repliaient, à la jeune prêtresse. Il comprenait que quelque chose de magique se passait mais ne put pousser sa réflexion. Une flèche dans l’épaule était sans doute la cause de sa déconcentration.

Le combat s’était terminé aussi vite qu’il avait commencé et William commença à vouloir entrer dans la cabane avec un air maussade. La jeune femme vint toutefois à lui et se mit en tête de s’occuper de sa blessure. Pourquoi pas ? William se laissa donc tomber sur le sol, se mettant au niveau de la jeune femme qui s’affairait.

-Merci, grogna-t-il tout bas.

Pour lui faciliter le travail, le banquier attrapa l’empennage de la flèche et le brisa avec son pouce. Elle le prévint gentiment de la douleur tout en le regardant dans les yeux. William soutint le regard de la jeune femme alors que celle-ci lui enlevait la flèche. Elle fit ça vite et la mâchoire du jeune homme se contracta lorsque le bois du projectile lui déchira l’épaule. Il lâcha ensuite un long soupir signe que cela avait été douloureux, mais ne fit pas d’autres commentaires.

-Je vous prie de m’excusez pour vous avoir mise en danger, ma dame, fit-il avec mauvaise humeur.

Ce n’était pas contre elle qu’était dirigée sa colère mais contre lui-même. Ce n’était pas digne d’un homme tel que lui de ne pas avoir su la défendre.


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Ven 18 Juil - 15:41
De toute évidence, le jeune homme semblait prêt à ce qu'on lui retire cette flèche. Amaranthé l'attrapa correctement dans ses mains et tira dessus, il n'était pas forcément recommandé d'utilisé cette technique, mais elle n'avait pas d'autre choix. La jeune femme s'attendait à ce qu'il crie, mais aucun son ne sortit réellement de sa bouche, tant mieux ça montrer à quel point il était résistant.

Amaranthé regarda autour d'elle, et trouva un petit bout de tissu sous la selle de la jument, tant pis si c'était cher, elle n'allait pas laisser l'homme se vider de son sang. Elle déchira un fin lambeau qu'elle posa ensuite délicatement sur la plaie de William. Il était énervé de tout évidence vu sa façon de parler.

-Je vous prie de m'excusez pour vous avoir mise en danger, ma dame.

La jeune femme ne put s'empêcher de lui rendre un sourire, elle n'avait jamais vraiment été en danger, et même s'ils avaient tenté quoi que ce soit, elle aurait pu facilement leurs procuré une sensation de douleur intense. Amaranthé se releva et aida le jeune banquier à en faire de même pour le conduire dans la petite maison. Elle l'installa sur le vieux matelas et prit appui sur le tronc qui servait de table.

"Rassurez-vous, je ne vous en tiendrai pas rigueur et puis ce n'est pas des bandits de ce genre qui m'aurait mise en danger."

Elle ressortit un court instant de la maison, avant de revenir et de poser la lame de William sur la table.

"Et bien, je suppose que ce genre d'arme fait partie de votre collection ?! C'est plutôt étrange qu'elle est pu résister à une lame plus épaisse... Mais bon, je suppose que la taille de la lame ne veut rien dire."

Il n'y avait rien à manger et Amaranthé, n'avait pas vraiment prévu de partir à l'aventure avec le jeune homme. Après tout ce ne serrait pas la première fois que la jeune femme se coucherait le ventre vide. Elle retira rapidement ses chaussures et regarda les alentours, elle n'avait pas tellement envie de dormir dehors ni même par terre. Elle posa son regard sur William et décida de dormir sur le matelas avec lui, après tout avait rien de terrible à dormir dans le même lit. En revanche, il était hors de question qu'elle enlève autre chose que ses chaussures. Tout ce qu'elle espérait, c'était que les nuits ne soient pas trop fraîches, sinon il allait être difficile de trouver le repos et de bien dormir.

"Vous m'excuserez mais je ne compte pas trop dormir sur le sol poussiéreux de cette vieille cabane, en espérant que ma proximité ne vous dérange pas trop mon cher !"

Elle lui lança un sourire et vérifia rapidement que la blessure, c'était arrêté de saigner, elle n'avait pas trop envie qu'il meure dans la nuit, ce genre de surprise au réveil était plutôt difficile à apprécier. En revanche, son comportement envers le jeune homme, l'a surpris. C'était à la base une personne plutôt solitaire qui ne se soucier pas tellement des gens, mais étrangement pour William, c'était différent, et elle lui était reconnaissante d'avoir tenté de la sauver même si, elle n'avait rien dit à ce sujet.

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Lun 21 Juil - 11:25
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William se laissa bander sa blessure sans protester. La colère balayait les vagues de douleur qui envahissaient le banquier à chaque fois qu’Amaranthé resserrait son bandage. Le jeune homme fut intrigué lorsque la jeune femme lui assura qu’elle n’avait été en danger à aucun moment. Une telle assurance était étrange, tout comme la fuite inexpliquée des bandits. William se mit alors à réfléchir… Ce qui n’augurait jamais rien de bon. Le banquier n’était pas foncièrement mauvais, mais ses ambitions et son intelligence froide lui faisait parfois aller à l’encontre de son cœur.

William lâcha une exclamation désabusée alors qu’Amaranthé se mit à parler de son Jian qui avait miraculeusement survécu. Le jeune homme jeta sans délicatesse l’épée sur la petite table de bois grossier. Celle-ci émit une petite plainte métallique, montrant, à la lumière du feu, la profonde blessure qui lui sciait le corps. La fine lame avait une profonde entaille à l’endroit où William avait été obligé de bloquer l’arme de son adversaire, accompagnée de nombreuse fissures qui se propageaient autour.

-J’ai eu de la chance, expliqua William. Si l’épée de mon adversaire avait été de meilleur qualité, la mienne se serait brisée nette. Et effectivement, cette lame « faisait » partie de ma collection. Elle vient du nord, là où on expédie son prochain à Nayris avec un peu plus de panache que dans nos contrées.

Lorsque son bandage fut terminé, William se leva, tenta de faire rouler son épaule pour estimer les dégâts, mais dut cesser à mi-chemin, paralysé par la douleur. Il sortit une nouvelle fois de la cabane pour rejoindre son cheval et les sacoches qu’il portait sur les flancs. Après les en avoir débarrassé et bichonné l’équidé comme tout bon cavalier qui se respecte, il ramena les sacoches jusqu’à Amaranthé, lui faisait passer le tome de fromage qu’elle contenait ainsi que la viande séchée et un pain.

Lorsque vint le temps de dormir, William fut soulagé de savoir qu’il n’allait pas avoir à dormir sur le sol avec une telle blessure. Ce qu’il aurait bien entendu fait si la situation était différente. « Quel drôle de femme ! » se dit le jeune homme alors qu’elle se faufilait près de lui. Il l’observa pendant un moment à la lueur blafarde des deux lunes de Terra, sa beauté spectrale dont les courbes dessinées par les astres révélaient toute leur splendeur. Ces dessins bleutés entraient en contact avec les rougeoiements du feu qui léchaient son corps. Un spectacle de mouvements immobiles qui auréolait cette femme, enflammant le désir du banquier comme nulle autre. Pourtant, William passa un bras autour d’elle et ferma les yeux à son tour.

* * *

Un cheval essoufflé s’arrêta devant un immense portail en fer finement ouvragé. Dans un quartier aisé de Sen’tsura, la demeure qui se trouvait là n’était pas des plus modeste. C’était un immense manoir dans un style purement byzantin ; des arches qui s’enchainaient pour entourer chaque tronçon du bâtiment, chacune disposant de sa propre fenêtre, des formes toujours rondes jusqu’à sa coupole de jade. La demeure était entourée d’un jardin où s’épanouissaient des arbres centenaires. Près du portail un homme au teint halé, sans doute originaire de Feu, avisa William qui descendait de son cheval et aidait Amaranthé à en faire de même, malgré son bandage où une rose de sang fleurissait.

-Maitre Dolan, s’exclama l’homme d’un air alarmé.

L’homme fit prestement ouvrir le portail pour aller s’inquiéter de l’état de santé de son maitre, mais celui-ci le rassura d’un sourire humble, et jeta plutôt un coup d’œil à la dame qui l’accompagnait, lui indiquant qu’elle était plus importante que sa blessure dans l’immédiat. Le bonhomme comprit aussitôt et s’inclina profondément devant la dame.

-Bienvenue au manoir Dolan, ma noble dame, fit le majordome. Vous devez être épuisée de cette chevauchée, laissez-moi vous accompagner à l’intérieur où un thé bien chaud vous attend. J’espère que vous avez fait bon voyage.

Le majordome avait dit cela machinalement sans y penser et se retrouva un peu bête. William ne s’en formalisa pas et hocha vivement la tête.

-J’adore voyager, les gens que l’on rencontre sont tout à fait charmants, ironisa-t-il en faisant rouler son épaule douloureuse.

Le majordome les fit rentrer dans la demeure. Ce manoir n’était pas un lieu très vivant. Seule une petite partie servait de lieux de vie tandis que presque les deux tiers du manoir étaient consacrés à une succession de vitrines pleines à craquer. Des objets étranges, témoins d’un goût artistique très ouvert, côtoyaient des armes plus exotiques les unes que les autres au point de se demander par quel bout il fallait les prendre, et d’autres artefacts ressemblaient au plus commun des objets alors qu’ils vrombissaient une magie séculaire.


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Humain

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Lun 21 Juil - 15:29
Amaranthé sentit le bras du jeune homme se poser sur elle, ce contact ne la dérangeait pas spécialement au contraire, au moins elle n'aurait pas froid durant la nuit. La nuit fut courte, la jeune femme reprit rapidement un morceau de fromage avant de remettre ses chaussures. Elle aida rapidement, William pour ranger les affaires avant de se remettre en selle.

La jeune femme reprit ses aises sur la jument, le trajet allait être long encore une fois. Amaranthé du s'endormir, car à sa grande surprise, elle ouvrit les yeux devant un magnifique manoir. Un jardin ornait, les alentours de la grande maison et un homme semblaient être surpris de leur arrivé. De toute évidence, le jeune banquier ne rentrait pas souvent.

William fit signe au majordome qui prit le temps d'aider, la jeune femme à descendre de cheval. Tout en lui faisant une courbette.

-Bienvenue au manoir Dolan, ma noble dame, vous devez être épuisée de cette chevauchée, laissez-moi vous accompagner à l'intérieur où un thé bien chaud vous attend. J'espère que vous avez fait bon voyage.

Amaranthé hocha la tête et lança un sourire au majordome.

"Entres-nous, je préférais profiter d'un bain chaud..."

La jeune femme rentra dans le manoir, de toute évidence William était vraiment un grand fanatique d'art, car il avait bien plus de pièces consacrer à l'art que de pièce de vie. Amaranthé se posa un moment sur un des canapés du salon, où une tasse de thé lui fut servie par une petite servante. Elle attrapa la tasse et but une gorgée du liquide chaud, c'était très agréable après un si long voyage.

Après un petit moment, Amaranthé ce leva du canapé et attrapa la petite servante au passage, elle se pencha légèrement vers elle.

"Serait-il possible que vous me conduisiez dans une salle de bains, j'aimerais profiter de la chaleur de l'eau."

La jeune esper se retourna un moment vers William comme pour lui demander l'autorisation, avant de suivre la servante qui semblait troublé par la jeune femme. Amaranthé en profita pour regarder les différentes vitrines, pendant le trajet jusqu'à la salle de bains. Il avait des armes étranges et très exotiques, il allait falloir qu'il lui explique certains détails, car, elle ne comprenait pas tout.

La servante ouvrit finalement une porte sur une grande pièce, toujours dans le même style. Au milieu trônait une grande baignoire, il fallait descendre quelques marches pour arriver dans l'eau. La servante fit signe aux filles dans la pièce qui s'empressèrent, de vider des seaux d'eau chaude dans la baignoire. Elle entraîna ensuite Amaranthé derrière un paravent et l'invita à retirer ses vêtements.

La jeune esper, n'avait jamais eu l'occasion qu'on s'occupe d'elle. Elle était quelque peu gênée de devoir retirer ses vêtements devant autant de personne, enfin heureusement que c'était des femmes et puis Amaranthé ne devait pas perdre pied face à elles. La jeune femme laissa glisser ses vêtements sur le sol, puis sortie du paravent, elle prit cependant soin de cacher sa poitrine ainsi que son intimité avant de se glisser dans la baignoire. L'eau était chaude et c'était très agréable pour délasser le pauvre corps de la jeune femme, les voyages à cheval étaient toujours douloureux et il fallait avoir l'habitude, chose qu'Amaranthé n'avait pas vraiment.

Amaranthé renvoya les servantes, elle avait envie de rester seule et de ne pas avoir d'autre nana dans ses alentours. C'était déjà compliqué pour elle, de se mettre nue devant d'autre personne autant profiter de son bain tranquillement. La jeune femme du s'endormir légèrement, car elle n'entendit pas quand une personne rentra dans la pièce...

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