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 Rencontre. [PV : Chioné]

 
Dim 30 Mar - 18:38
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Umusk, ville limitrophe de l'Ile des Féral.
Pourquoi Umusk ? Et bien parce que je n'avais pas le droit d’accéder a l'ile même, qui était reservée aux membres officiels de la famille.
Alors qu'Anima et son entourage de familiale s'était rendu dans leur domaine privé après que l’expédition chez nos voisins les morts se soit terminée, j'avais été invité a rester dans une auberge -très bonne, soit dit en passant, et au frais des seigneurs des lieux- jusqu'à ce que le régent me convoque.

Si j'avais passé l'après midi de mon arrivée dans ma chambre, a attendre un ordre que j'espérais rapide a venir, je m'étais vite rendu compte que Anima ne m'appellerait pas tout de suite a lui. Pour autant que je sache, il pouvait très bien m'avoir oublié, auquel cas je devrais me rendre par mes propres moyens chez lui...
Mais en attendant, j'appréciais de pouvoir enfin me reposer ; la chambre, située au troisième et dernier étage d'une auberge cossue, était très spacieuse, j'avais un énorme lit deux places (enfin plutôt quatre...) confortable comme le giron d'une mère, une grande armoire dans laquelle j'avais pu ranger mon armure ainsi que les quelques affaires de rechange que je transportais dans mon paquetage.
La fenêtre s’ouvrait sur le marché, et chaque matin, j'étais agréablement réveillé par les rumeurs de la foule marchande qui se pressait entre les étals ; les odeurs de pain chaud, d'épices, les braillements des vendeurs a la sauvette, les meneurs de charrette hurlants aux badauds de dégager le passage...Tout cela me semblait délicieusement terre a terre, et après tout ce que j'avais vécu depuis l'arène, j’accueillais avec délectation toute cette normalité tranquille.

Depuis maintenant quatre jours que j'avais pris possession de ma chambre, un petit rituel s'était instauré : chaque matin, je me levais avec les étals et le soleil, au alentour de six heures du matin ; je m'extirpais des draps et m'habillait rapidement avant de descendre prendre un énorme petit déjeuner dans le réfectoire de l'auberge (merci les Féral pour payer tout ce que je mangeais ! ) avant de partir pour les docks.
La bas, j'avais trouvé un armateur en retard qui était foutrement content de pouvoir compter sur les service d'un gars capable de soulever seul des caisses qui auraient habituellement nécessité une grue pour le chargement.
Je travaillais là bas toute la journée, ça me permettait de rester en forme et de gagner un peu d'argent (que j’engloutissais généralement en un ou deux repas). Une fois que le soleil commençais a décliner, je rentrais a l'auberge et travaillais les mouvements que j'avais appris a l'armée et auprès de Victo.

J’enchaînais quatre jours comme ça, les gens venaient souvent me regarder sur le port, je voyais leurs mines effarées, impressionnées quand je soulevais des ballots de tonneaux plus grands que moi pour les passer dans la cale des navire marchands.
Cette vie aurait pu être la mienne, ça ne déplaisait pas. Je pense que l'armateur aurait accepté de payer plus si je m'engageais a ses cotés de manière officielle – et non plus seulement comme un journalier - ; peut être qu'après quelques temps j'aurai amassé assez d'argent pour acheter une petite maison, je pourrais m'y installer avec une fille bien. Il y en avait pas mal sur les quais, qu'elles soient marchandes, guerrières, filles de joies, infantes de bateliers... Certaines avaient l'air gentille et douces, et nombreuses étaient celles qui s’arrêtaient lorsque, cuit par le soleil, j'enlevais ma chemise durant mon labeur.

Mais mes rêves de tranquillité se dispersèrent un matin, quand, sur le chemin des quais, les brumes qui opacifiaient habituellement le centre du lac s’envolèrent un instant, révélant des docks de pierres brutales, des fanions ocres battant le vent, et une falaise abrupte.
La vision ne durât qu'un moment, mais ce fût le souffle d'air qui embrasât a nouveau mon goût pour l'aventure ; mon regard se durcît, et je sentis au plus profond de moi une volonté que je ne m'étais jamais connu : ma place n'était pas ici, je n'étais pas né pour être batelier. Ma destinée appelait a la grandeur ! Je serais reconnu pour ma force , je deviendrais l'égal de Victo et d'Anima et je tutoierai leur puissance.

Ce jour là je ne me rendis pas sur les quais pour travailler, tant pis pour mon ami armateur déjà court sur les temps, je récupérais mes affaires et partît a la recherche d'un bateau a destination de l'île.




« Nan, y a pas d'bateau pou' l'ile, y qu'celui des Féral qui fait l'chemin jusqu'aux quais, les z'aut' ont pas l'droit. Y s'font intercepter direc'. »

C'était la sixième fois qu'on me donnait cette réponse ; en gros c'était impossible de se rendre légalement sur l'ile sans être accompagné d'un Féral.
Les lieux interdits étaient légion sur Terra, mais a la différence de tout ceux que j'avais vu, il n'y avait aucun contre-bateleur prêt monnayer un accès moins licite, a la faveur de la nuit, car visiblement les gens du cru craignait vraiment de se rendre au centre du lac ; plusieurs avaient même menacer de me donner a la garde pour leur avoir fait pareille proposition !

La rumeur d'un homme recherchant un moyen d'aller sur l'ile avait visiblement vite fait le tour des quais, car maintenant on me chassait avant même que j'ai le temps d'exposer mes demandes, les gens avaient du surprendre mes conversations, ou bien les armateur avaient fait passé le mot sur mon compte, car bientôt je pu sentir nombres de regards sur ma nuque. Impossible de savoir qui , ou quoi me surveillait, mais c'était sûr : on m'avait a l'oeil.
Frustré, la rage au ventre, je me résignait a revenir sur le port durant la nuit, et d'y voler un bateau.

Je rentrais a l'auberge en fulminant, le reste de la soirée se passât normalement, je me contentais de fixer le plafond de ma chambre en attendant que la nuit tombe... Mais comme tout ceux qui ne doivent pas dormir et qui s’affalent sur leur lit, je fini par fermer mes yeux.


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Dim 30 Mar - 22:50
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Umusk. Un bien étrange endroit où se rendre, proche du domaine des Féral. Proche de la famille de Chioné. Mais tant qu'elle n'avait pas son tatouage, elle ne pouvait pas se permettre de se balader là-bas....

Elle s'était donc résignée à attendre que Victo, son frère, ou Anima, son paternel qu'elle n'avait encore jamais vu, l'appelle pour que le moment tant attendu aie enfin lieu. Elle ne rêvait que d'une seule chose à présent : entrer véritablement dans sa famille, avoir enfin une vraie famille. Incomplète cependant : il manquerait toujours Aglaé, sa mère...

Elle avait passé la journée à errer sur les quais, perdue dans ses pensées. Elle entendait vaguement la rumeur disant qu'un homme cherchait à atteindre l'île des Féral ; peut-être un fou qui cherche à se faire tuer plus vite... Elle avait haussé les épaules et reprit sa route indécise, avant de retourner à l'auberge où elle s'était installée.

Une fois retournée à l'auberge, elle commanda un bol de soupe à monter dans sa chambre, qu'elle redescendrait le lendemain matin si elle s'endormait sans y penser. Ceci fait, elle monta les marches qui lui donnaient l'accès à sa chambre, poussa la porte et alla s'asseoir sur son lit, le bol posé sur sa table de nuit, et se mit à réfléchir. Faire le vide dans son esprit. Un bon moyen pour chasser les idées noires qui commençaient à pointer le bout de leur nez.

Elle avala son bol de soupe et s'allongea sur son lit, les yeux fixant le plafond. Qu'est-ce qu'elle aimerait qu'il se passe quelque chose pour la tirer de cet ennui... Elle finit par fermer les yeux, attendant que quelque chose se passe.


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Sang-mêlé

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Dim 13 Avr - 16:56
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Une Cloche me réveillât, un coup unique.
J'eus un instant de doute, ou le sommeil me poussât a rester sous les draps douillets, puis un éclair de lucidité traversât mon esprit encore embrumé par Morphée : il était déjà une heure du matin.
Mes yeux s'ouvrirent d'un coup, et en un instant je fus debout dans la chambre, en train d'enfiler mes affaires tout en m'insultant pour mon étourderie.

J'avais faillit laisser passer la nuit sans remplir les objectifs que je m'étais fixé, d'un geste rageur, je m'emparais de mon sac de toile et y fourrais toutes mes affaires.

Je me ruais ensuite dans le couloir, bien décidé a faire ce que j'avais prévu : voler un bateau et me rendre par mes propres moyens chez les Féral. J'étais si obnubilé par mon objectif que je ne remarquais même pas le bonhomme en plein milieu du couloir et manquais de le percuter ; je bafouillais une excuse incompréhensible quand sa voix m'interpellât.

« Hey, tu comptes aller ou comme ça ? »

Le ton de sa voix ne laissait aucun doute quant a ses intentions : il cherchait la bagarre, et c'était bien quelque chose pour quoi je n'avais pas le temps ce soir, je ne relevais donc pas, et continuais mon chemin.
Cependant, alors que j'allais m'engager dans les escaliers menant au rez de chaussée, je m’aperçût qu'une autre silhouette barrait le chemin, intentionnellement.
Je ne perdis pas trop de temps a faire le rapprochement : ce devait être ceux qui me suivaient depuis cette après midi, sans doute étaient-ils ici car ils avaient eu vent de mes intentions et qu'ils cherchaient a m’empêcher d'aller chez Anima.

« Les Féral n'aiment pas les étrangers sur leurs terres. »

C'était le type du couloir, il s'était maintenant rapproché, et je pouvais voir qu'il avait un autre copain derrière lui.

« Mêle toi de ton... » Commençais-je , avant que quelque chose ne s’abatte sur l'arrière de mon crâne, sans doute le bonhomme de l'escalier qui tentait de m'assommer avec un gourdin.

Je lâchais mon paquetage et fis lentement demi-tour jusqu'à faire face a mon agresseur. Il devait s'attendre a ce que je m'écroule d'un instant a l'autre car il ne fît rien de plus que me regarder, un sourire narquois sur les lèvres.
Je posais une mains sur son torse, et son sourire s'évanouît instantanément, mais trop tard.
Je le poussais en arrière, dans les escaliers, et avec ma force, il fît un vol de presque deux mètres avant de heurter les marches de chêne.

Immédiatement, un des deux autres qui se trouvaient dans mon dos tentât de me ceinturer en bloquant mes bras le long de mon corps. Mais sa tentative échouât, évidemment, comparer sa force a la mienne c'était comme mettre un golem a coté d'un acarien...
Je partis alors en arrière en l'emportant avec moi, bien décidé a lui faire heurter un mur pour m'en débarrasser.
Sauf que de mur il n'y avait point, au lieu de cela, nous passâmes au travers d'une porte de bois, et vu que je courrais en arrière je ne vis pas le tapis de sol a cause duquel je perdis l'équilibre.

L'homme accroché a mes épaules émit un hurlement étouffé alors que je m'écroulais sur lui, l'écrasant de mes presque deux-cents kilo, je me libérais de ses bras ballant juste a temps pour voir le dernier de mes agresseurs se jeter sur moi, une lame a la mains.
Je levais mon bras pour me protéger de l'acier mortel, et la dague ripât sur mon poignet sans même m'égratigner ; comme toujours au sol, il n'y avait pas grand chose a faire, et lorsqu'il relevât son bras pour frapper de nouveau, je le gratifiais d'un bon coup de pied dans l'estomac qui lui fit cracher du sang, avant de l'envoyer contre le plafond.
Ce que je n'avais pas prévu, c'est qu'il vienne ensuite s'écraser sur moi, un de ses genoux en plein dans mon plexus, me coupant la respiration.

« Put... De mercenaires de mes deux... »

Marmonnais-je, entre deux halètement, j'écartais le corps de celui du dessus avant de me relever, des douleurs pleins le ventre.
Il y avait des esquilles de bois partout dans la chambre, reliques de la porte de bois qui occupait autrefois, sinon elle était quasiment semblable a la mienne : grande armoire, grand lit... Ah oui, il y avait une jeune femme dans le lit, impossible de se tromper, même avec une nuit si épaisse; et pour cause, on ne pouvait manquer son incroyable chevelure blanche dans cette pénombre, et ce même si le reste de ses traits restait flou. Çà avait dû lui faire bizarre d'être réveillée comme ça !

« Ah euh... Désolé pour le dérangement, mademoiselle... »

Bafouillais-je en me grattant la tête, je savais pas vraiment quoi dire, j'avais pas vraiment été préparé a entrer en plein milieu de la nuit dans la chambre d'une inconnue pour y dézinguer deux assassins.

« Je vais vous laisser finir votre nuit, encore désolé, vraiment, euuuh.... »

Je m’apprêtais a sortir de la chambre, mais en enjambant un cadavre, je remarquais l'insigne qu'il portait, impossible de se méprendre sur son origine : feu notre ami mercenaire travaillait en fait pour les Féral.
Alors Anima avait donc décidé que je ne devais pas aller le voir ? Ou bien C'était simplement leurs ordres habituels de ne laisser personne s'approcher du domaine familial... Quoiqu'il en soit je trouvais ça d'un casse-couillisme incroyable, assez énervant pour que j'aille en personne le lui dire.

Je me penchais sur l'homme a terre, prenant l'insigne entre les doigts et pensais a voix haute :

« Anima, espèce d'immonde salopard, si tu crois que ça va m’arrêter.... » Je me relevais d'un coup, inquiet que l'occupante de la chambre ai pu m'entendre, et parti prestement vers les escaliers.
Je récupérais mon paquetage, et après un dernier coup de pied dans la mâchoire du survivant de l'escouade, encore étalé en bas de l'escalier, je parti pour le port.


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Humain

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Dim 13 Avr - 21:40
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Un son de cloche au loin réveilla Chioné. Une heure du matin, seulement. Décidément, la jeune femme devait être trop anxieuse pour bien dormir, si un seul son de cloche, et pas forcément très proche, la réveillait...

Heureusement, elle réussit à se rendormir, en se mettant à rêver d'une vie toute autre que celle qu'elle avait connu ces vingt dernières années. Si elle rejoignait enfin la famille paternelle, les Féral, cette vie rêvée deviendrait réalité, enfin, elle serait totalement concrétisée, vu que la jeune femme avait déjà arpenté une partie du monde en quittant les Glaces pour arriver à Umusk...

Elle se réveilla en sursaut lorsque sa porte fut littéralement arrachée par trois hommes en train de se battre, et ramena ses draps sur sa poitrine par réflexe : même s'ils étaient trop occupés, ils pouvaient tout à fait changer d'idée et tenter de l'attaquer elle. Mais ce qu'elle craignait ne se passa pas, l'un d'eux prit le dessus sur les deux autres et les envoya au tapis sans coup férir. Lorsqu'il se releva, il croisa le regard de Chioné et balbutia :

Je vais vous laisser finir votre nuit, encore désolé, vraiment, euuuh....

Chioné resta muette de surprise pendant que l'inconnu sortait de sa chambre en balbutiant à nouveau :

Je vais vous laisser finir votre nuit, encore désolé, vraiment, euuuh....

Puis il s'apprêta à sortir complètement quand il remarqua quelque chose sur l'un des cadavres ; il se pencha sur lui, prit la chose entre ses doigts et marmonna à voix haute :

Anima, espèce d'immonde salopard, si tu crois que ça va m’arrêter....

Il se rappela soudain de la présence de Chioné, et sortit précipitamment de la chambre, s'affaira ailleurs avant de descendre les escaliers pour quitter l'auberge. S'il croyait s'échapper de cette manière, c'est raté. La jeune femme sortit précipitamment de sa chambre, attrapant une veste et sa paire de bottes, enfila ces dernières et courut à la poursuite de l'inconnu jusqu'au port.

Elle le trouva en train de se diriger vers un entrepôt ; elle l'appela :

Monsieur ! Excusez-moi, mais...

Elle n'eut pas le temps d'en rajouter qu'elle se prit un violent coup sur l'arrière du crâne, l'assommant sur le coup. Et zut...


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Mar 27 Mai - 22:53
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« Parfait » murmurais-je pour moi même en découvrant ce que renfermait l'entrepot :des dizaines de canots, ils y en avait de toutes les tailles, le plus petits aurait eu peine a transporter deux personnes, alors que le plus imposant tenait plus du sloop que de l'embarcation de fortune que l'on a en tête en pensant a un canot de sauvetage, on aurait bien pu y caser deux familles, et on aurait encore eu de la place pour les beaux parents.

C'est vers un modèle de taille moyenne que je tournait ma convoitise, mais alors que je m’apprêtait a sortir mon larcin de sa demeure pour aller le mettre a l'eau, une voix féminine m'interpellât :

« Monsieur, excusez-moi, mais... » suivi d'un choc sourd et du bruit reconnaissable entre mille d'un corps qui s'effondre.

Je fît lentement demi tour, certain qu'a n'importe quel moment, quelque chose ou quelqu'un allait me planter un poignard dans le ventre... mais il n'en fût rien, au lieu de cela je pu assister a une drôle de scène.

La jeune femme qui m'avait appelé était étendue sur le sol, au dessus d'elle se tenaient quatre bons gaillards portant le même accoutrement que ceux de l'auberge, la plupart étaient armés.
Ils ne m'avaient pas vu, pas encore, j'étais environ a une cinquantaine de mètres d'eux, et s'ils étaient illuminés par la lueur tremblotantes d'une lanterne publique, ce n'était pas mon cas, car même si la pleine lune baignait la ville dans une lueur argentée, je me trouvais dans l'ombre de mon hangar, a l'abri des vues.

Pour le coup j'étais bien ennuyé, j'allais pas laisser la demoiselle par terre avec ces brutes (qui sait ce qu'ils auraient pu lui faire subir) mais ils étaient quand bien nombreux, je ne pensais pas pouvoir faire le poids... A moins que...

Je m'avançais dans la lueur, jusqu'à une vingtaine pas de ceux que je considérais maintenant comme mes adversaires.

« Hey ! Vous avez pas honte de vos en prendre a une femme, bande de... D'anus de poulpe ! »

L'un d'entre eux me pointât immédiatement du doigt, il avait la tronche sérieusement amoché, il devait lui manquer plusieurs dents et son arcade droite était gonflée et violacée, elle l’empêchait d'ouvrir entièrement son œil ; sa joue droite aussi avait morflé, vu qu'elle était trois fois trop grosse pour avoir une taille acceptable. Il crachât un glaviot rougeâtre, et hurlât a celui qui devait être son supérieur :

« F'est lui monfieur ! Ze vous le Zure ! F'est lui qui a Tfué mes camarades a l'auberve ! »

Ah d'accord ! C'était l'un des couillons qui avaient voulu m'arreter tout a l'heure, sans doute celui de l'escalier !
Immédiatement, le chef me pointât du doigt et ordonnât a quelques uns de ses sbires :

« Vous, choppez moi ce péqu'not ! »

Il se ruèrent alors sur moi en un magnifique ensemble parfaitement dans le rythme, cinq bestiaux armés d'épées courtes qui voulaient visiblement venger la mort de leurs potes tombés a l'auberge...
Mais ils faisaient partie d'une milice de ville, rien a voir avec les monstres que j'avais cotoyé a l'armée, non, ceux là avait plutôt l'air bien en chair. Le genre de bonhomme qui refuse pas une pinte pendant le service, le genre qui accepte de te laisser partir si tu lui graisse la pate, le genre qui demande une taxe de « protection » aux nouveaux marchands, le genre qui assomme des femmes la nuit.

Ils avaient pas la pêche niveau physique, et en arrivant au hangar, je pu me rendre compte que j'avais creusé un bon écart entre eux et moi, plus grand encore que ce que j'avais prévu...
Je pris donc position sur le coté de la porte, dans les ténèbres et empoignais fermement le canot que j'avais laissé là, il ne me restait plus qu'a attendre les autres cons.
Caché dans l'ombre, je les vis passer un a un le porche, a même pas deux mètre de moi, ils avaient le souffle court ces corniauds, c'était vraiment pas des athlètes...

« Chef, il y a un truc là... »

Le moins débile de la bande avait fini par me remarquer, mais il était tout de même pas assez futé pour deviner ce qu'étais la forme bizarre toute d'ombres vêtue.

Je souriais alors qu'ils s'approchaient de moi, méfiant ; ils étaient si proches les uns des autres...

« BOUH ! » Hurlais-je a la face du plus proche, il sursautât et laissât s'échapper un cri de fillette qui durât jusqu'à ce que je balaye le groupe d'un coup de canot bien placé.

L'embarcation les emportât contre le mur, ou elle se fracassât avec eux. Oh, j'imagine qu'ils ne devaient pas tous être morts, mais les survivants ne devaient pas en avoir pour longtemps : ils avaient été pris en étau entre le bois et la pierre, et leurs organes devaient se trouver dans un sale état en ce moment...

Je sorti du bâtiment en traînant derrière moi le reste de mon arme improvisée ; il restait deux hommes a coté de la jeune femme : l'un debout, impatient, devait être le chef. Il portait une rapière a la taille, et était le seul du groupe a avoir l'air crédible dans son rôle de combattant ; le second, accroupi a coté de sa victime, était en train de caresser sa joue d’albâtre, même a cette distance on pouvait lire le désir dans ses yeux lupins.

Alerté par le raclement que produisait le restant de canot en frottant sur les pavés derrière moi, le chef se tournât dans ma direction, lorsqu'il vît que ce n'était pas ses homme qui revenait vers lui, il eût un instant d'hésitation... Mais un instant seulement, puisque le moment suivant il se ruait vers moi, l'acier au clair.

« Au nom des Féral, je vous mets en état d'arres... »

Il n'eût malheureusement pas le loisir de finir sa phrase, car mon fidèle canot le heurtât avec force et violence et l'envoyât dans le port ou il disparut dans un « plouf ».

IL ne restait plus qu'un seul milicien : le type amoché. Il ne tentait même pas de fuir, il se tenait a genoux a coté de la femme, un air découragé plané sur son visage démoli.

« Mais qui es-tfu... ? » crachotât-il.

Je le saisît par le col et le soulevait de terre :

« Je suis Hadrien Delieux, le Boeuf, vainqueur de l'Arène et conquérant de Celestia. Et toi et tes potes, vous êtes qui ? »

J'espérais que mes titres faisaient ronflants, c'était la première fois que je les prononçais et ça sonnait franchement bien !
L'autre me regardât avec un air décontenancé..

« Bah... On est la milife. 

- J'avais compris, merci, mais pourquoi vous vous en prenez a moi bande d'abrutis ?

-On doit arrêter toutes perfonnes qui est reconnue comme foulant fe rendvre sur l'ile Féral...

-Pourquoi ?! Lui hurlais-je, c'est Anima qui vous a donné l'ordre de m’arrêter !?

S'il s'avérait que c'était lui qui voulait m’empêcher de venir le voir, et bien... Je sais pas quoi, mais j'allais lui dire que ça ne me plaisait pas ! Voila !
Je me mis a secouer mon interlocuteur comme un prunier, ce qui eût pour effet de rendre ses paroles encore moins compréhensible :

-No..on, on..D..Dv...Doit...a...a...a...Arré...arréter... t...t..t...Tout...le...l...le...monde !

Ah bon. Alors Anima m'avait vraiment oublié. J'arrétais de secouer le milicien et soupirais...
Bon, je devais faire quoi maintenant ? Je pouvais toujours me rendre sur l'île pour prendre mes ordres, et puis, tenter la traversée impressionnerait peut-être mon boss...
Mon prisonnier me tira de mes réflexions en bégayant de peur :

-D..Du coup, je peux partir ? Ou fous allez me tvuer... ?

Je le lorgnais d'un œil mauvais pendant quelques instants... Et puis...

-Tu sais quoi ? T'es libre petit oiseau, voles ! »

L’incompréhension se lît sur la friche qui lui faisait office de visage pendant une seconde, puis il comprît.
Ma mains droite l'empoignât par le pied alors qu'un hurlement lui déchirât la gorge que je lâchais. Je pris un tour d'élan, comme ces lanceurs de poids dans les compétions sportives, puis laissais partir sa jambe pour qu'il s'envole vers le lac.

Il fît une courbe magnifique, encore embellie par le cri de terreur qui l'accompagnât jusqu'au choc avec l'eau, une bonne centaine de mètres plus loin.

J'eus un rire méchant, en fait ça pouvait être marrant la mort. Enfin, celle des autres hein.

Malgré tout ces problèmes réglés, il m'en restait un, et pas des moindres : la jeune allongée au sol.
Ce ne fus qu'a cet instant que je remarquais sa chevelure blanche : c'était la fille de l'auberge !
Sa peau blanche et ses cheveux de cette teinte si pâle la faisait sembler irréelle dans cette scène ténébreuse, illuminée comme elle l'était par la lune, on aurait dit une flaque d'argent pur modelée pour avoir une apparence humaine, ou angélique, ou je sais pas moi.
Je comprenais pourquoi monsieur Tronche-en-sang la regardait avec tant d'envie, elle était vraiment belle, éthérée et gracieuse comme un flocon de neige, un chef d'oeuvre de la nature ; j'étais content d'être venu l'aider : rien que d'imaginer les pattes de ces pourriture sur la peau parfaite de ma poursuivante hérissait le poil ! Une telle créature était faite pour être adorée et chérie, c'était une honte qu'elle ai eût a patir de mes propres adversaires a ma place...
Je m'agenouillais a ses cotés et passais une mains délicate derrière sa nuque, elle était fraîche dis-donc ! Pendant un instant je craignît qu'elle fût morte, mais un battement discret, et une respiration délicate me persuadèrent du contraire.

« Hey, mademoiselle. Vous m'entendez ? » murmurais-je, tendre malgré moi.

Il fallait qu'elle se réveille, je ne pouvais pas la laisser là, qui sait ce qui pouvais lui arriver dans ce port... Quant a l'emmener avec moi... Et bien j'y serait contraint si elle ne se levait pas, mais ça ne me réjouissait pas plus que ça...

« Mademoiselle, ouvrez les yeux... »


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Mer 28 Mai - 11:29
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Le coup qui lui avait été porté à l'arrière du crâne avait été suffisant pour assommer Chioné plus de cinq minutes, la plongeant dans le noir total. Elle ignorait donc ce qu'il se passait autour d'elle, notamment le combat qui se déroulait entre ses agresseurs et l'homme qu'elle recherchait...

Soudain, elle entendit une voix masculine, un peu lointaine cependant, qui lui disait :

Hey, mademoiselle. Vous m'entendez ?

Cette voix... C'était celle de l'homme qu'elle recherchait, entré plus ou moins par effraction dans sa chambre à l'auberge quelques instants plus tôt. Il reprit :

Mademoiselle, ouvrez les yeux...

La Reine des Neiges entrouvrit enfin les yeux : le visage de l'homme était penché au-dessus d'elle, lui soulevant le cou avec une main glissée à cet endroit pour lui relever la tête. Se redressant doucement, elle se massa l'arrière du crâne en grimaçant avant de marmonner :

Qu'est-ce que... Que s'est-il passé ?

Elle resta immobile en attendant que son mal de crâne passe, fermant les yeux et poussant un léger soupir avant de reprendre d'une voix un peu plus assurée :

Je suppose que je vous dois la vie... Merci...

Elle semblait si fragile, presque blottie contre son sauveur...


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Sang-mêlé

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Lun 12 Jan - 22:58
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C'était de beaux yeux , ça oui. En plus ils étaient plus que beaux, ils étaient magnifiques, comme si une peintre de génie avait décidé de créer un bleu encore plus bleu, pour tendre au maximum vers la perfection. Oui, très beaux yeux.

Qu'est-ce que... Que s'est-il passé ?

Une voix distante, fatiguée, qui m'arrache a la contemplation de ce visage si fin ;

« Heu... Oh, des gens qui me suivaient, ils vous ont assommé... je les ai … fait partir. »

J'allais quand même pas lui dire que je les avais massacré a coup de bateau ? Et puis elle avait l'air si fragile, elle avait déjà eu son cota d’émotion pour ce soir, pas la peine d'en rajouter avec des histoires abracadabrantes... 

«  Je suppose que je vous dois la vie... Merci... "

Mon visage s'empourpra violement. Elle était si proche de moi, elle avait l'air si douce... J'eu envie de l'embrasser, de rapprocher son visage du mien, de poser mes lèvres sur les siennes, si parfaites... Mais non, ça... ça ne se faisait pas.

"Ah euuuh...." commençais-je a bafouiller "De rien, c'est a la fois normal, et un plaisir..." finis-je par lui répondre avec un sourire sincère.

"Pouvez-vous marcher ? Sinon je peux vous porter jusqu'a votre chambre, je crois me souvenir que vous dormez dans la même auberge que moi."

Je ne pouvais tout simplement pas la laisser ici, elle s'était déjà fait agresser, et je ne laisserai pas cela se reproduire ! Et puis bon, sa compagnie m'était … agréable, et faire un bout de chemin avec elle ne pourrait qu'être un plaisir.


Thème du Jeune Etalon.



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Humain

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Dim 25 Jan - 23:53
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Le jeune homme lui répondit qu'il avait fait fuir ceux qui s'en étaient pris à elle, et Chioné lui en fut reconnaissante. Sa magie était puissante, mais incontrôlable, aussi l'utilisait-elle le moins possible ; peut-être que cette situation aurait pu lui permettre de l'utiliser, quitte à faire des dégâts collatéraux...

Bref, il finit par lui dire en hésitant et en souriant avec sincérité :

Ah euuuh.... De rien, c'est a la fois normal, et un plaisir...

La Reine des Neiges lui adressa un sourire reconnaissant et doux à la fois ; décidément, elle avait eu de la chance d'être tombée sur ce charmant jeune homme, poli et aimable à regarder. Sa stature de guerrier devait faire craquer plus d'une demoiselle dans la fleur de l'âge...

Il reprit quelques secondes plus tard :

Pouvez-vous marcher ? Sinon je peux vous porter jusqu'a votre chambre, je crois me souvenir que vous dormez dans la même auberge que moi.

Merci, je peux marcher. Mais je veux bien que vous m'accompagniez, sait-on jamais. En chemin, nous pourrons peut-être faire plus ample connaissance, je suis curieuse de savoir qui est mon sauveur.

Elle garda son sourire avant de se masser la nuque en grimaçant un peu ; humpf, il faudrait qu'elle marche doucement pour éviter un nouveau mal de crâne, ils avaient frappé fort, ces sagouins. Espérons que Chioné n'ait pas à les recroiser de sitôt, sinon, il y aurait des glaçons impromptus au menu.


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