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 Patienter en apprenant l'herboristerie

 
Sam 29 Mar - 14:09
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Connaissances toujours passionnantes
Attendre, être patiente
Bonne entente


113, Nelnurr, deux mois après la séparation avec Roxo au Drayame.
Elle observait le ciel en soupirant, accoudée à la fenêtre, un livre dans les mains. Le vent en tourna les pages, soulevant les mèches de cheveux qui dépassaient de la tresse qu’elle avait faite quelques heures plus tôt. Elle poussa un lourd soupire et mâcha un peu dans le vide, signe qu’elle avait soif, puis reprit sa lecture, tournant les pages machinalement. Un ouvrage banal sur les contes locaux. Elle referma le manuscrit et le rangea avant d’en chercher un autre dans les rayonnages. « Je t’attendrais… » Il avait promis de revenir, il reviendrait. Elle prit un épais volume sur les propriétés des plantes, ouvrit la première page et haussa les épaules. Elle aurait au moins le temps d’apprendre quelques choses d’utiles en attendant Roxo. La vampire prit place dans un fauteuil confortable mis à disposition des « clients » pour commencer à lire.


113, Dennarès : la soif de connaissances plus grande que celle-ci était vitale.
Il était en retard, Alrea avait du mal à trouver des proies potables et nourrissantes, mais ne cessait de se dire qu’il viendrait. Il devait venir, il l’avait promis. Elle avait trouvé refuge dans les livres. Le gros volume sur les plantes était au moins intéressant et lui changeait les idées. Maladie, poison, blessures, cataplasme. Elle apprenait. Le pavot contre la douleur, le thym pour la toux, la lavande pour endiguer le mal. D’autres choses aussi, le charbon actif qui était souvent bon pour retirer les toxines, filtrer l’eau. L’argile en cataplasme qui accélérait la cicatrisation et qui pouvait faire un bon lavage du corps en détruisant les toxines ou tuant les vers. Elle étudiait, minutieusement, attentivement, retenant les rôles.

Pourtant quelque chose manquait, son esprit était ailleurs certes, mais ce n’était pas sa concentration qui manquait. Non, c’était idiot d’ailleurs, il manquait les dosages. Pour l’heure elle en était à peine à la moitié de l’ouvrage et rien ne pressait pour apprendre le reste, mais, comme lorsqu’elle avait commencé à étudier la magie, sa soif de savoir grandissait. Alrea pouvait passer des heures sur le livre sans voir le temps passer. Parfois même, lorsqu’elle se redressait et observait son reflet dans la vitre, elle voyait soudain une vampire assoiffée, alors qu’elle n’en ressentait pas nécessairement les effets, du moins jusqu’à ce qu’elle sorte de sa « transe ».



113, Faldèn : un accident si vite arrivé.
Plongée dans son livre, elle ne faisait attention à rien, ses yeux déclinant vers le rouge à mesure que la journée s’écoulait. Elle entendit vaguement un froissement à côté d’elle, quelqu’un était présent et prenait un livre. La vampire n’y prêta pas plus attention que cela. Du moins pendant une bonne heure, la personne s’était pourtant installée à une table près d’elle, mais non, pas un mot ne sortit de la bouche des deux personnes qui se plongeaient dans leur ouvrage. Puis une page se tournait, Alrea d’abord, l’autre fit de même quelques secondes après. L’ancienne elfe fronça légèrement les sourcils en sentant l’odeur du fer arriver à ses narines, elle s’en trouva troublée et sortit un peu de son état de concentration extrême. C’était la chose à ne surtout pas faire, la senteur se fit plus entêtante et la soif revint au galop. Alrea releva complètement la tête et fixa l’autre personne. Un homme à l’air jovial et sympathique, un bon guérisseur aimable et professionnel, vêtu d’une tunique verte ample, il feuilletait un livre, prenant des notes et… oh grand malheur, s’était coupé le doigt sur un parchemin. Les quelques gouttes emplissaient l’air, prenant la place de toutes les odeurs. Alrea se leva, à la fois lentement et rapidement, puis s’avança, prise d’une pulsion incontrôlable. L’homme l’entendit et leva la tête, il l’observa, étonné, une ride se creusant légèrement sur son front âgé de la quarantaine. Il se souvenait il y a treize ans, avant que le démon ne vienne… oui, elle était de la même race que ceux qui gouvernaient. Cela signifiait-il que les vampires allaient revenir gouverner Sholat comme ils l’avaient toujours fait avec justice et équité… ou pas selon les générations. Cependant il avait assez étudié l’histoire du duché pour savoir qu’ils vivaient en paix relative, à certaines conditions qu’il allait fournir à cette jeune femme. Il se leva tranquillement en la fixant. Alrea fronça les sourcils et recula un peu la tête surprise en émettant un léger grondement intrigué, oui elle avait soif, il en était certain.

-Avant que vous ne fassiez une bêtise je vous prierais de ne plus respirer, d’écouter ce que j’ai à dire et ensuite vous ferez ce que bon vous semble. S’il vous plaît.

La vampire se détendit et se redressa légèrement, pliée en deux comme une prédatrice elle revint à une attitude plus humaine, faisant un effort pour se retenir de venir prendre son dû auprès de cet humain.

-Bien, j’imagine qu’il vaut mieux que vous ne parliez pas. Vous avez soif ? Elle hocha la tête. Pourquoi n’êtes-vous pas partie vous nourrir ? Trop absorbée par votre lecture ? Elle hocha à nouveau la tête. Vous êtes herboriste ? Cette fois elle nia. Mais cela vous intéresse. Elle acquiesça. Je suis herboriste, ou plutôt guérisseur, mais cela se rejoint, je peux vous apprendre si vous le souhaitez. Elle cligna un instant des yeux et fronça les sourcils, perplexe. J’ai souvent vu les vampires gouverner ce duché, je n’ai pas peur et je serais ravi de léguer mon savoir. Elle ouvrit la bouche avec enthousiasme et porta la main à sa gorge en gémissant, se rendant compte qu’elle venait de faire une erreur. Calmez-vous, ne respirez pas. Venez avec moi s’il vous plaît.

Elle hocha la tête et le suivit docilement avec une certaine curiosité. Le guérisseur l’attira à l’écart au fond de la bibliothèque et lui tendit son poignet. Alrea haussa les sourcils très surprise et lui lança un regard hésitant, il hocha la tête. La vampire s’approcha alors et plongea ses crocs dans le poignet du guérisseur.


113, Raël : quand à 79 ans on retrouve les joies de l’école.
Voilà qu’elle avait retrouvé les joies et les déboires d’avoir un mentor. Naël, assez jeune humain de quarante ans (oui c’est jeune parfaitement), guérisseur et herboriste. Il était sympathique, mais intransigeant. Ce qu’il apporta à Alrea ? Une bonne dose de rire, d’équilibre, mais aussi de rigueur. Il ne cessait de rabâcher les mêmes choses et la vampire se faisait vertement incendier par l’homme lorsqu’elle se trompait d’un demi-gramme pour un dosage de plante. Cela valait souvent des disputes bon enfant et des rébellions de la part de l’immortelle, mais elle finissait toujours par voir son erreur et s’enfermait dans une bouderie de la maturité d’une enfant de trois ans.

Pas plus de deux cuillères à café d’argile pour une cure interne. Ne pas s’inquiéter lorsque l’on faisait un cataplasme que cela s’aggrave. La digitale pour la tension artérielle, poison mortel en cas de surdose. La rose pour les peaux sèches. Ses connaissances s’accroissaient. Pourtant relativement basiques tout de même, elle se plongeait dans les enseignements de Naël avec joie, oubliant même les déboires de sa condition vampirique. De toute façon son mentor avait la gentillesse d’accepter qu’elle le morde, en échange de quoi elle évitait de le vider de son sang. Elle en oubliait même l’absence de Roxo, du moins pendant un temps. Mais après tout, la quantité d’informations à emmagasiner était énorme, ne pas ressentir le besoin de dormir autant que les humains aidaient grandement. Le fait qu’elle n’ait pas besoin de manger permettait qu’elle fasse ses « devoirs » pendant l’absence de son maitre qui vérifiait ses travaux à son retour. Mais dès lors qu’elle n’était pas occupée, elle redevenait morose et s’enfermait dans un silence taciturne. L’humain redoutait le moment où elle aurait fini son apprentissage, mais continuait de la maintenir occupée et l’empêcher de chasser. Afin qu’elle ne sombre pas dans ses pulsions primaires et la colère.


113, Silldalunà : lorsque l’esprit n’est plus occupé…
Elle apprenait vite, très vite. Sommeillant peu. Oui, en quelques mois elle était devenue une herboriste avec un niveau acceptable. Il ne lui restait plus grand-chose à apprendre, elle affinait d’ailleurs les dosages et les mesures. C’est sans surprise qu’il l’observait calculer mentalement avec une expression d’intense réflexion, puis qu’il la voyait peser les ingrédients avec une précision incroyable, simplement en se fiant à son odorat conféré par ses sens vampiriques. Elle se déplaçait à vitesse humaine, mais parfois une soucoupe basculait et elle la rattrapait avec vivacité avant qu’elle ne touche le sol pour la reposer délicatement sur la table. Elle termina sa décoction soigneusement et la montra à son mentor, l’air de contenir sa fierté. Il s’avança et huma le parfum, puis sourit à son apprentie.

-Félicitations, tu as réussi ton dernier test, j’espère que tu sauras en faire bon usage.

Il s’interrompit pour l’observer quelques secondes. Elle était calme, pour le moment, mais l’année touchait à sa fin, il savait qui elle attendait et se doutait qu’elle ne l’avait pas encore revu. Qu’allait-elle faire à présent pour patienter ? Il l’ignorait.

-Je te confie un parchemin qui confirme que tu as bien appris ce qu’il fallait pour pouvoir exercer si besoin était, si tu as un jour besoin à nouveau de moi pour quoi que ce soit ma porte t’es ouverte Alrea.

Elle sourit joyeusement et prit entre ses mains, à peu près normales puisqu’elle s’était nourrie il y a peu, un parchemin roulé, elle retira le lien de cuir pour lire l’inscription, les yeux pétillants de joie, puis le referma et replaça la fermeture. La vampire émit un léger ronronnement en souriant à son maitre une dernière fois et le salua avant de quitter la pièce. Elle s’avança sous la neige qui commençait à tomber doucement et prenait place dans les rues d’Opalsa. Elle leva les yeux vers le ciel gris acier, puis disparut dans les ruelles.

Trois jours plus tard serait la fin de l’année, trois jours plus tard elle le retrouverait, même si pour l’heure elle n’en savait rien.



L'argent reste de marbre
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Rouge danger

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