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 Douceurs et voluptés [Messaline]

 
Mar 4 Mar - 14:45
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Ainsi débuta le bal tant attendu par les deux personnages. Répondant galamment à sa petite et douce invitation, la belle aux cheveux de braises l’attira d’un geste pour un autre baiser voluptueux. Leurs lèvres eurent à peine le temps de se toucher dans une délicieuse caresse que déjà celles de Messaline quittaient la bouche du jeune homme. La femme semblait vouloir prendre son temps dans le bal du délice, pour son pus grand plaisir. Profiter de toute expérience, savourer chaque parcelle de son corps si accueillant allait être une tâche des plus jouissives, dans tout les sens du terme.

Messaline, avec ses tendres lèvres, commença par embrasser le cou de notre héros, mettant au supplice ses sens aiguisés et lui soutirant un frisson de bien-être. Puis elle vint chatouiller son épaule avec la même manœuvre sensuelle. Elle avait du talent, c’était indéniable. Mais Lucius l’allait sans doute pas priver la belle de ses soins, oh non, ce serait indigne d’un gentleman. Alors ses mains continuèrent à caresser le dos dénudé de sa charmante amie, ses doigts s’attardant sur chaque repli de sa peau divinement douce. Les mains habiles vinrent ensuite conférer un apaisant massage sur ses épaules, lentement, soigneusement, avec une rare précaution.

Apaiser physiquement et moralement son partenaire était l’une des règles de base de tout ébat amoureux, et la dame ne pouvait qu’affirmer cette base. Une fois de plus, notre ami eut envie de goûter les lèvres de sa belle campagne, mais cette fois-ci avec beaucoup plus de passion. Se saisissant délicatement de son visage parfait, il l’embrassa sensuellement, avec à la fois la douceur de l’ange et la fougue du démon. Petit à petit, les deux langues vinrent se rencontrer, tout d’abord timidement, se touchant à peine. Ensuite avec tendresse, liant connaissance, et enfin ils s’adonnèrent à une danse endiablée, le tout baignant dans le goût de l’alcool et la fumée.

Pendant un instant, Lucius rompît ce langoureux baiser … pour s’attaquer ensuite à des parties plus sensibles. Ses dents éclatantes vinrent alors mordiller la peau du cou de sa belle, lui arrachant des sourires de désir. Il mordilla ensuite son épaule, et commença à descendre lentement … jusqu’à s’arrêter au buste de la femme. Ne s’y attaquant pas aussitôt, il remonta vers le visage de Messaline, lui donna une chaleureuse bise sur la bouche, puis commença à lentement mordiller le lobe de son oreille droite, partie réputée pour sa sensibilité. Il engloba le petit morceau de chair, le borda de caresses humides, tandis que ses mains ne délaissaient pas le corps de la belle, saisissant ses hanches pour l’attirer encore plus à lui.

Il inspira profondément le parfum exquis de sa future concubine, savourant la perfection qui imbibait son corps comme une auréole de saveur.

« _ Ma tendre Messaline … j’avoue que votre beauté éclatante va de paire avec la douceur de votre corps … C’est à peine si je me retiens de vous emporter dans la tempête du fantasme qui me consume de l’intérieur comme une flamme ardente. »

Il la serra encore contre lui, appréciant cet instant de tendresse et de quiétude, comme deux félins s’enroulant les uns sur les autres au milieu d’une prairie par une froide nuit de printemps. Un paisible silence prit place, plongeant la chambre dans un calme agréable, comme si le temps s’était figé.

Décidant qu’une petite initiative plus sulfureuse allait pimenter les choses, il décida de commencer le premier assaut de leur ébat : Il passa son index tendu au-dessous du décolleté de la charmante créature, derrière son dos, venant faire des tours prometteurs. Les cercles se faisaient de plus en plus larges, les mouvements circulaires plus insistants. A’ chaque fois qu’il approchait d’une partie plus intime, il revenait en arrière, faisant languir sa partenaire. Il attendît qu’elle commence à enlever ses propres vêtements pour qu’il la dénude. Mais il ne put résister à la tentation d’abaisser un peu le tissu au niveau de ses épaules, légèrement, cachant toujours le trésor tant désiré.

Pour l’y inviter, il déboutonna petit à petit son gilet noir, avec une touche de sensualité, lui faisant un clin d’œil prometteur. A’ vous de jouer, voilà ce qu’il voulait dire …




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Mer 14 Mai - 23:53
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Comme un chat qui se plie de bonne grâce, pour le moment, aux caprices de son partenaire, Messaline releva un instant la tête quand elle sentit les longues mains fuselées de Lucius se poser sur ses épaules, et goûta un moment les caresses prodiguées avant de l’embrasser avec passion. Il y avait de la mesure, dans chacun de ses gestes, dans chacun de ses baisers, une lenteur et une habileté consommées qui étaient propres à enflammer l’impatience de la jeune femme accoutumée à plus de feu et de hâte et qui se plaisait à ces embrasements violents qui précipitaient la chair dans le brasier. C’était un défi supplémentaire qui se présentait à elle ; quelque chose au fond de son esprit s’ingéniait à vouloir le voir sortir de son élégance posée et raffinée, et se réjouissait d’avance du plaisir qu’elle aurait à lui faire perdre la tête.

— Mais qu’est-ce qui vous en empêche ? murmura-t-elle dans un sourire. Je connais bien ce feu, ne craignez pas de m’y brûler.

Son sourire s’élargit encore alors qu’elle s’élevait lentement au-dessus de lui, animée d’une lente torsion qui la fit ondoyer comme un serpent de soie blanche et rousse d’une souplesse prometteuse. Ses doigts pâles glissaient sur la peau douce de son décolleté dans une caresse follement tentatrice, mais il n’était pas encore question d’y céder et elle se promettait de le faire céder, lui, avant de se laisser aller. Elle courba la tête, laissant ses cheveux pleuvoir sur lui alors qu’elle laissait ses jambes emprisonner les siennes comme pour le dissuader de faire le moindre mouvement. Messaline n’avait certes pas la même subtilité, et l’on sentait une fougue réfrénée animer chacun de ses gestes, chacun des baisers qu’elle déposa dans son cou avant de laisser dégringoler ses lèvres le long de sa gorge, puis de son torse, défaisant peu à peu les attaches de son vêtement pour l’en dégager. Point trop de hâte, juste un feu dévorant. Ainsi courbée sur lui, occupée à lui prodiguer les plus doux des tourments, elle ressemblait à quelque créature luxurieuse et cruelle qui se repaissait sans vergogne de l’âme et de la chair de ses victimes. Et puis, après de longues minutes où elle s’attarda avec insistance ça et là, le couvrant de la caresse traîtresse des mains habiles et de ses lèvres brûlantes, elle se redressa lentement pour s’écarter de lui, avec une arrogance suprême de reine des pécheresses. Un petit sourire animait son visage alors qu’elle laissait ses cheveux retomber sur ses épaules comme un glorieux manteau tissé d’or et de cuivre chaud.

D’un geste négligent, elle tira délicatement sur l’écharpe de brocard vert nouée autour de sa poitrine, et en défit le nœud qui glissa avec une lenteur presque insupportable. À mesure que la lourde étoffe se dépliait, la robe s’ouvrait comme on dévoile un secret et laissait entrevoir dans ses replis vagues le corps nu de Messaline. Les longs pans croisés du vêtement se défirent peu à peu, à peine écartés par un souffle de vent qui souleva brièvement quelques replis et fit courir des ombres fugaces et des reflets tremblants sur ses formes gracieuses. À vrai dire, on devinait son corps plus qu’on ne le voyait, dans un jeu de transparences et de dissimulations, et la robe savamment taillée et disposée laissait entrevoir assez pour enflammer l’imagination sans trop toutefois en montrer. On se la représentait sans peine vêtue de sa seule chevelure, qui serait toujours son plus bel habit.

Messaline souriait encore, les yeux emplis d’une malice sensuelle, quand elle noua les poignets de Lucius avec son écharpe pour l’empêcher de répliquer à ses caresses.

Si elle avait pu sembler belle, un moment plus tôt, elle le semblait plus encore à cet instant, l’esprit égaré dans les limbes d’une ivresse d’alcool et de fumée, libérée de tous les liens, tous les fardeaux, toutes les pensées, ne vivant que l’instant présent et se gorgeant de chaque seconde pour n’en rien laisser perdre. Il y avait quelque chose dans l’éclat incandescent de son regard qui transcendait la chair et l’âme, et dévoilait le gouffre ardent qui l’habitait, la soif de plaisir et de perdition qui était sienne. On aurait perdu des mondes entiers dans l’immensité de ces yeux comme des miroirs obscurs, on en aurait vendu encore plus pour le délice de ses baisers. Il y avait tant et tant de promesses dans le regard de Lucius qu’elle ne voulait rien moins que d’attiser ces braises, y souffler un vent de tempête pour l’emporter avec elle et s’y consumer jusqu’à l’os.

Alors, longuement, elle s’affaira à lui faire lâcher prise, du bout des doigts, du bout des lèvres, se dérobant chaque fois qu’elle était proche de concrétiser quelque chose, jouant avec une cruauté raffinée à pousser le désir à son paroxysme. Elle se jouait de lui comme un chat joue de sa proie, le dénudait lentement en savourant la douceur de sa peau de lait, se laissant peu à peu submerger par le charme qu’il dégageait et captivait ses sens comme la plus puissante des drogues. Qu’il perde la tête, autant qu’elle la perdait peu à peu. Elle ne semblait pas vouloir cesser, et ne le ferait en vérité que lorsque, d’une manière ou d’une autre, il demanderait grâce, que lorsqu’il céderait. Lui avoir avoué qu’il devait se faire violence pour ne pas se laisser emporter ; elle n’attendait que cela, de se brûler à la flamme, attiser le brasier et s’y laisser incinérer toute vive, que la passion confine à la violence.


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Lun 26 Mai - 12:31
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« _ Un peu de patiente ma tendre amie, le feu doit être bien entretenu pour qu’il brûle le plus longtemps possible. » Répondit-il, tout en soupirant d’aise sous les baisers brûlants de sa compagne.

Notre galant héros laissait planer un sourire rêveur à mesure que Messaline dévorait sa chair sensible de ses lèvres aussi douces que la soie et aussi délicieuses que le nectar des dieux. A’ mesure qu’elle appliquait à son tour ces douces caresses, Lucius sentait en lui la fougue et la passion brûler au fond de son être, avides de dévorer cette alléchante créature qui s’ingéniait à lui faire goûter des plaisirs qui attisaient ses tentations. Mais le jeune homme résistait, sa volonté d’acier freinant ses pulsions amoureuses, et laissant place à la douce manipulation, savoureusement calculée, pour torturer encore un peu la femme qui lui offrait tant de confort par cette froide nuit. Le supplice était merveilleux, et souvent le chasseur de primes laissait tomber sa tête sur les coussins, les yeux fermés, laissant des soupirs de délice flotter sur le coin de ses lèvres. Ses mains néanmoins n’abandonnèrent pas pour autant leur glorieuse tâche, et continuèrent à escalader les belles courbes de son hôte. Chacun de ses gestes renfermaient une retenue des plus prometteuses, des secrets qui, une fois libérés, dévoileraient des extases encore peu atteintes. Du doux chat se laissant aller aux caresses de sa maîtresse, il deviendra un tigre embrasé de fougue et de vitalité.

La déesse sur terre se releva soudain, un sourire triomphant s’affichant sur ses lèvres de rubis. Se demandant quel nouvel assaut la reine de la tentation allait lui faire subir, il attendit, souriant à son tour. C’est alors qu’un spectacle très prometteur se passa devant ses yeux avides. Captivé par les ombres fugaces qui se dessinaient derrière les plis de sa robe, il ne remarqua que trop tard que la femme lui nouait les mains avec son écharpe, rendant toute nouvelle caresse impossible. Il était prît au piège, capturé par la plus belle des chasseuses. Et il allait en subir les plus savoureuses conséquences.

Plus la femme poursuivait son exploration du corps athlétique de Lucius, plus ce dernier trouvait l’attente longue et terriblement douce. Les secondes passaient et la curiosité, ce dard indolore mais gênant, le poussait à tenter le diable pour voir ce que cachait la robe de Messaline. Cet obstacle était presque un outrage pour ses désirs, un mur qui l’empêchait ses passionnantes flammes d’atteindre des parties obscurs et inexplorées de son corps. Les doigts de la demoiselle parcouraient sa peau, électrisaient ses muscles, faisaient dresser ses poils comme des soldats au garde-à-vous. Ses lèvres ne faisaient que briser, petit à petit, la solide muraille de sa volonté, qu’il avait crut jusqu’à maintenant inviolable. Serait-il possible que cette femme talentueuse parvienne à le faire céder en premier ? Les chances étaient grandes, mais le guerrier avait encore bien des atouts en sa poche, n’attendant que leur heure pour se révéler.

Voyant ses vêtements tomber au sol sous l’attraction insistante des mains de la douce femelle, Lucius jugea le moment opportun pour répliquer à toutes ces ardentes tentatives de le faire fléchir. Ses mains étant liées, il usa de ses dents à la blancheur impeccable pour s’emparer des plis de la robe de sa concubine, et commença lentement à les tirer. Il encercla ses bras autour de son corps, l’attirant à une folle étreinte de tendresse et de chaleur. Laissant planer des souffles parfumées sur le corps de sa bien-aimée, il poursuivait sa tâche à l’aide de sa bouche, tirant sur le tissu tout en laissant de chauds baisers marquer la peau blanche de la divine créature. Ses doigts vinrent en renfort, poussant la robe très lentement tout en se défaisant tant bien que mal de l’emprise de l’écharpe. Après une attente qui sembla interminable, il parvint enfin à ôter la parure de la belle, dévoilant un spectacle infiniment plaisant. Envoûté, enchaîné, il ne pouvait qu’admirer la splendeur qui émanait de chaque parcelle de ce corps qu’il jugeait comme parfait. Ses yeux à la couleur mordorée s’attardaient sur chaque détail de son corps, tentant d’enregistrer chaque partie de cette œuvre d’art vivante. La chevelure de feu offrait une touche céleste à cet être de beauté.

« _ Cette robe naturelle vous sied mieux que la précédente … vous ne voyez aucun mal à ce que j’en explore un peu plus la douceur ? »

Laissant tomber la robe par terre, près de ses vêtements, il poursuivît ses doux baisers, cette fois sur le corps nu de Messaline. Quand il parviendra à se défaire de ses liens, il pourra alors offrir un nouveau genre de caresses à son amie. Patiente …




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Ven 25 Juil - 22:17
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Les faibles entraves que Messaline posa à son partenaire ne semblèrent pas le dissuader de prendre part à ses petits jeux cruels. Elle sentit ses dents glisser contre la peau de son cou, puis emporter le col de sa robe légère, et glisser, en même temps que ses lèvres, toujours plus bas, jusqu'au vertige. La belle ne portait rien qui ne fut aisé à défaire, justement en prévision de ce type d'activités en alcôve, mais rien chez elle ne se rendait sans combattre. Il lui faudrait bien plus d'efforts pour la mettre à nu, et justement, ce petit contretemps qu'elle avait posé aux ardeurs de Lucius sembla l'encourager à progresser plus avant. Alors qu'il l'attirait à lui de ses bras encore liés, elle fit mine de ne pas céder encore, et se déroba un peu, toujours souriante, comme si elle s'amusait de ses vaines tentatives, qu'elle voulait le faire lutter encore avant la récompense hautement méritée.

Messaline ne fit rien pour lui faciliter la tâche, qu'il surmonta à merveille en parvenant à se libérer à demi de son entrave, et à la libérer complètement de celle de son dernier vêtement. Le tissu céda enfin, les derniers liens rompus, et reflua comme une grande vague de soierie entêtante pour en dévoiler une plus douce et plus suave encore, celle de sa peau nue sous la brise nocturne. Ses cheveux retombèrent sur elle comme un long mantel de fils entremêlés, et la lampe vacillante faisait courir sur elle de longs reflets d'or pâle et de cuivre brûlant, des lueurs vives comme les braises de l'enfer, et les même promesses de perdition au-dedans.

-On me préfère souvent ainsi, répondit-elle doucement. Mais il faut toujours le mériter, d'une manière ou d'une autre.

Elle se pencha sur lui, laissa son corps effleurer le sien, et fit glisser ses lèvres le long de son cou, s'attardant ça et là.

-Cela aussi, il faut le mériter, reprit-elle un ton plus bas.

Elle posa une main sur la poitrine de son amant, la laissa glisser elle aussi, du bout des doigts, très légèrement, le long de son torse et jusqu'à son ventre où elle s'égara un peu, s'enhardit à de plus douces et de plus suaves caresses, prenant son temps avant de poursuivre. Son visage s'était penché au-dessus du sien, et elle lui souriait toujours, moqueuse et fière, alors qu'il y avait au fond de ses yeux comme un appel impérieux.

-Pensez-vous que je puisse vous accorder cette faveur?

Ce disant, elle se libéra de l'emprise de ses bras et s'allongea sur le côté, lovée tout contre lui, et laissa lentement remonter sa jambe sur les siennes tandis qu'elle saisissait d'un geste le pan de l'écharpe qui retombait des poignets liés de Lucius pour en resserrer le noeud et l'empêcher de nouveau de bouger. Avec une brusquerie toute calculée, elle tira un peu plus fort, et se serra encore contre lui, ondulant lentement du dos et du bassin comme un chat languissant.

-Le voulez-vous vraiment? Murmura-elle à son oreille.

Oh, elle s'amusait, juste pour qu'il cède et qu'il supplie, et qu'elle sorte vainqueure de cette joute. Elle-même avait cédé bien trop vite, et elle n'aimait pas cela, qu'on la mette à genoux aussi aisément. Alors, pour équilibrer les choses, elle n'avait envie de rien d'autre pour l'heure que de le rendre fou.


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Mar 5 Aoû - 22:06
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La fougueuse et belle femme aux cheveux de feu savait mettre en valeur son corps gracieux pour attiser la flamme qui brulait désormais en Lucius. Ses yeux rougeoyants contemplaient avec un ravissement non-feint les incroyables atouts qu'exhibait fièrement Messaline dans une attitude impériale qui lui donnait un charme supplémentaire digne de la noblesse. Tout d'abord, il s'attardât sur le visage angélique qu'elle affichait, sur ses yeux aux éclats cristallins, sur ses joues soyeuses, sur ses lèvres pleines qui ne demandaient qu'à caresser leurs sœurs. Puis il baissa les yeux lentement, fixant un cou parfait, une peau douce à la blancheur de lait, que les éclats de la chandelle rendaient brillants comme des pierres précieuses. Son regard s'arrêta brusquement devant la première de ses merveilles défendues : Deux îlots blancs, ronds et fermes, surmontées par de petites couronnes rosées. Un ravissement pour les yeux.

Après avoir contemplé à son aise les deux monts jumeaux qui se mouvaient délicatement au rythme de sa respiration, il laissa de doux grognements résonner du fond de sa gorge sans jamais quitter la barrière de ses lèvres, fermant les yeux de délice à mesure que la talentueuse demoiselle lui prodiguait des soins tout à fait spéciaux. Le contact entre les deux amants faisait naître des étincelles dans la peau aux sens uniques de notre étalon. Une vigueur nouvelle s'embrasait dans son être et ses yeux brûlaient d'un désir flamboyant, presque sur le point de se matérialiser sous la forme d'une flamme dorée qui allait consumer les deux amoureux. Durant tout ce moment, il s'abandonna aux délicieuses caresses de la belle, des coulées d'adrénalines traversant ses veines et faisant battre son coeur avec une force décuplée. Il était dans un état second, flottant dans un nuage de douceurs et de voluptés, alors que, pleines d'adresses, les mains de sa douce tortionnaire continuaient leurs viles caresses.

Mériter cette faveur ? Ne l'avait-il pas déjà fait en amusant la femme et en la courtisant avec l'ardeur du lion qui courtise sa lionne ? Le voulait-il vraiment ? Un instinct sauvage et brulant lui dicta la réponse en lettres incandescentes. Mais les mots ne s'échappèrent point de la bouche du chasseur aux cheveux immaculés. Gardant la femme contre lui, il ferma les yeux et huma le parfum envoûtant qu'elle exhalait. Plein de tendresse, il embrassa la peau de sa belle, brulants sous les auspices d'une valse charnelle des plus endiablées. Chacun de ses souffles bruyants de désirs caressent son suave épiderme. Les mains toujours liées, il ne pouvait se saisir de ce corps de rêve qui se frottait amoureusement sur son torse en feu, mais il n'en continuait pas moins de combler son corps de doux baisers ou' passion et envie s'emmêlaient savamment.

Puis il arrêta soudain de tracer ce chemin d'amour sur la peau d'ivoire de cette déesse incarnée et baissa sa tête vers la sienne, murmurant lentement, doucement, dans son oreille :

"_ Plus que toute chose en cette douce nuit, oui .... je le veux."

Il souriait, attendant la réaction de la beauté sur terre. Leurs coeurs semblaient battre à l'unisson, dans un même rythme apaisé, alors que le duel de leurs regards croisés se poursuivait. Le chevalier et sa mie s'échangeaient silencieusement des mots doux, des promesses sulfureuses, des compliments et des signes d'amour. Rien ne semblait pouvoir briser cet instant de tendresse infinie, de douceur sans précédent. Collés l'un contre l'autre, ils ne formaient qu'un être, dont les deux coeurs battaient dans le rythme de l'amour et de la joie.




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Dim 10 Aoû - 16:43
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L'aveu de Lucius ne sembla pas satisfaire Messaline qui, goûtant la suave douceur de ses caresses, ne put s'empêcher de sourire.

-Il m'en faudra peut-être un peu plus, murmura-elle.

Le supplice charnel qu'elle infligeait sans coup férir à son partenaire ne semblait pas connaître de fin et elle renouvela l'assaut, passant de nouveau au-dessus de lui pour laisser à nouveau courir ses mains et ses lèvres sur lui. Elle l'embrassa dans le cou, flairant délicatement sa gorge pour s'emplir de ce parfum entêtant qu'il dégageait, ce qui ne cessait chaque fois de redoubler ses ardeurs. De nouveau, elle fit dégringoler sa main jusqu'entre ses cuisses. Sa bouche glissa à son tour, laissant la pointe de sa langue se faufiler dans sa bouche entrouverte, et s'attarda ça et là pour s'en aller de nouveau, plus bas, et s'en aller reprendre du bout des lèvres ce que ses doigts experts avaient entrepris. Ainsi penchée sur lui, on aurait cru voir quelque succube occupée à se repaître de sa victime, et le regard qu'elle levait de temps à autre vers lui avait le même reflet avide.

Messaline s'attarda bien longtemps courbée sur son amant et semblait se jouer de lui comme on jouerait d'un instrument tandis qu'à chacun de ses gestes répondait la douce mélopée de ses soupirs. C'était bien la là plus suave des musiques, et celle qu'elle préférait entre toutes quand elle écoutait ce chant de l'abandon charnel entre ses mains. Lorsqu'elle jugea le moment opportun, elle se redressa pour s'allonger sur lui comme un serpent de soie rousse et blanche, et prit appui sur ses bras pour l'observer de ses yeux rieurs.
Son dos s'était animé d'un mouvement lent et langoureux, mais toujours se dérobait aux choses plus concrètes qu'appelaient leur proximité nouvelle, comme si elle voulait que ce fut lui qui se défit de ses liens et vienne prendre lui-même ce qu'ils s'étaient tant vantés l'un à l'autre. Elle profitait toutefois du fait qu'il ne put encore bouger les bras et laisser tout son corps et sa bouche lui prodiguer les plus douces et les plus tentatrices caresses qui soient, comme un appel à céder sans réserve et à s'abandonner pleinement.

-Vous m'aviez promis tant de choses, murmura-elle à son oreille, je me languis de les goûter enfin mais je trouve... Comment dire? Désarmé.

Elle se redressa un peu, efflura sa gorge et son torse du bout des lèvres.

-J'ignorais qu'une ceinture de femme suffirait à immobiliser ainsi un aventurer tel que vous.

La provocation était voulue, bien sûr, aussi physique que verbale comme si tout ce que Messaline pouvait faire était prévu pour concourir à lui faire perdre la tête et le contrôle, à céder à ce feu qui les consumait tous les deux et ne demandait qu'à être assouvi dans l'ardeur la plus folle.

-Vous ai-donc vaincu si aisément? Reprit-elle avec un sourire moqueur.

Et comme toujours, attiser la flamme, provoquer et éveiller les instincts les plus profonds pour s'y laisser noyer, prendre et brûler, s'y consumer jusqu'à l'os et que d'elle à la fin il ne reste rien. Là où la passion confinait à la violence, elle trouvait une étrange salvation, une destruction bienfaisante qui lui faisait enfin oublier sous ses maux, la faisait autre, quand elle s'abîmait dans cette petite mort qui avait toujours chez elle laissé présager la grande.


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Jeu 14 Aoû - 13:56
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Quelle sensualité, quel talent, quelle fougue ! Cette délicieuse créature savait attiser les flammes de la passion et étendre la durée des subtiles caresses pour briser, petit à petit les barrières du chasseur de primes, pourtant jugées inviolables. Généralement, Lucius avait ce don si particulier de plaire aux femmes sans user ni d'artifices ni de subterfuges. Il lui suffisait d'être le plus naturel possible, de laisser parler ses sentiments, ses idées et ses intentions, toujours ponctuées de quelques coquettes plaisanteries, avec cette naïveté si particulière qu'elle ne laissait pas les demoiselles indifférentes et les femmes tombaient aussitôt sous son charme unique. Mais on dirait que cette dame qui affichait tant de confiance en soi n'allait pas se laisser faire si facilement. Elle faisait preuve d'une coquetterie et d'une douceur languissante, qui avaient l'effet d'un bélier tentant de briser ses derniers retranchements au rythme du sang battant dans ses veines. Elle était l'adversaire parfait, le défi du grandiose, la montagne glorieuse qu'il se devait d'escalader, son Éden.

Voilà que, perdu dans ses réflexions peu chastes, il se surpris à ressentir une nouvelle sensation des plus grisantes, à mesure que la belle aux cheveux de cuivre se tenait courbée sur lui, amorçant une danse aux saveurs suaves qui ne le laissait aucunement indifférent. Habile, elle parvenait à capter entièrement son intention, de sorte que ses yeux aux couleurs de coucher de soleil ne quittaient aucunement l'éclat cristallin des siens. Ce bal chaleureux n'était pas sans rappeler celui des nymphes et des satyres, des dieux et des déesses. Messaline était la Walkyrie qui venait récompenser le guerrier avant de le conduire à Walhalla. Un souffle chaud sortait de sa bouche en formant une buée dans l'air froid, preuve qu'une chaleur surnaturelle couvait dans son corps, tandis que sa partenaire poursuivait ses délicates intentions, brisant petit à petit ses défenses déjà si malmenées.

Devait-il céder face à tous ces efforts fournies par sa galante compagne ? Allait-il s'abandonner à ses instincts et laisser les flammes du désir charnel le consumer ? Allait-il déclarer forfait et s'abandonner aux bras de sa douce tortionnaire ? Que de questions se bousculaient dans sa tête légèrement confuse sous l'effet des autres préparations qui avaient précédé le contact physique. Il sourit lentement quand la charmante demoiselle débuta une danse des plus prometteuses au-dessus de lui, son regard pétillant d'un ardent désir. Téméraire, elle le provoquait, titillait son orgueil et sa fiereté pour enfin abattre son ultime fortification, qui subissait les assauts furieux de la passion secrète. Vaincu ... non, il ne l'était point. Jusqu'à maintenant, il s'était laissé faire, offrant ainsi à Messaline un cadeau non négligeable : la liberté d'explorer son corps. Mais à présent le fauve s'était réveillé, plus fougueux et fringant que jamais, prêt à honorer ses promesses et prouver ses qualités dans un duel des plus mémorables.

"_ Vaincu ? Je ne pense pas. Mais si votre but premier était de me brûler dans un désir croissant et bien ... vous avez gagnée."

Et sans crier gare, il s'attaqua à ses attaches avec une rapidité et une force des plus soudaines. Le lion paresseux qui se laissait aller aux caresses s'était redressé, plus vigoureux que jamais, bien décidé à se débarrasser de cette entrave. En quelques instants, la ceinture tomba sur le sol, libérant ainsi les deux bras musclés de l'épéiste qui pouvait désormais s'adonner à ses propres caprices. Il poussa lentement la femme sur le dos, accompagnant sa lente chute avec une douceur angélique. Une fois les deux amants ayant échangés de place, il s'attaqua à son corps gracieux. Ses mains avides exploraient délicatement chaque parcelle de peau, chaque recoin, chaque partie minutieusement. Ses doigts chatouillaient les parties sensibles de son corps, ses lèvres survolaient son ventre en décrivant des rondes toujours plus prometteuses. Une de ses mains commença alors à visiter l'un des îlots blancs, caressant les douces rondeurs, avant de remonter un peu plus à chaque seconde. Tendrement, il le caressa, le malaxa, ses lèvres se refermant sur la petite rose qui la surmontait dans de fugaces baisers où s'incrustait quelquesfois une langue bien téméraire.

Une autre main, plus audacieuse, glissa sur le bas ventre de son hôte, puis, timidement, fit des rondes obscures entre ses belles jambes. Semblant prendre plus d'assurance, la main se fit plus insistante, plus avide. Désireux de rendre à Messaline la monnaie de sa pièce, l'homme aux cheveux arctiques détacha ses lèvres de la couronne rosée, non sans laisser sa main continuer ses vrilles amoureuses autour d'elle. Puis il s'attaqua à l'autre extrémité, cette fois-ci appliquant plus de passion, usant de ses dents d'une blancheur éclatante pour mordiller avec un soin extrême le petit bouton qui se dressait d'envie. Parfois, il quittait cette délicieuse offrande pour offrir un baiser passionné à sa concubine, se laissant ainsi dériver pendant de longues secondes dans un nuage de douceur et de volupté. Préparant un nouveau coup théâtrale, Lucius déposa un autre baiser sur les lèvres pulpeuses de sa bien-aimée avant de lentement s'approcher de sa seconde intimité, affichant une lenteur presque cérémonial. Puis il s'approcha et laissa parler son instinct pour offrir à sa belle des délices nouveaux.

Douces promesses ...




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Mar 14 Oct - 23:32
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Messaline se fendit d’un sourire aussi espiègle que ravi quand Lucius releva le défi flagrant de ses paroles. Elle avait saisi le changement de ton, cette infime vibration de la voix, si prometteuse... Et cela ne tarda pas à se concrétiser, car il se défit de ses liens avec une facilité déconcertante qui trahit aussitôt à quel point il s’était laissé faire sans opposer de réelle résistance, comme pour savoir jusqu’où la belle comptait aller. C’était à son tour de subir, pour ainsi dire, et les rôles s’inversèrent très vite sans qu’elle ait vraiment le temps — ni l’envie — de réagir. Elle retomba dans ses bras, sur le dos, au milieu des coussins épars qui répandaient sa chevelure en vagues de soie entremêlée, et se plut sans égards à céder à ces caresses soudaines auxquelles elle s’était dérobée auparavant. Courbant l’échine dans une convulsion délicieuse, Messaline savoura néanmoins sa victoire, et ce même si à ce jeu-là, gagner et perdre pouvaient étrangement devenir synonyme.

C’était à elle de se rendre, à présent, mais cela ne se ferait pas sans quelque résistance de sa part, toute métaphorique et formelle qu’elle fut. En vérité, et ce depuis un long moment déjà, elle n’attendait rien d’autre que de voir s’il était à la hauteur de toutes ces promesses susurrées dans ses paroles, celles qui se faufilaient dans ses yeux, celles qui l’enivraient rien qu’à respirer ce parfum de musc et de poivre qui l’environnait. Peu à peu, elle se laissait saisir, dans les circonvolutions habiles de ses doigts qui effleuraient son corps souple et ondoyant comme une couleuvre de chair blanche, dans les soupçons et les murmures de sa gorge gonflée de soupirs voluptueux.
Lucius semblait fermement décidé à lui rendre la pareille et à lui infliger les mêmes tourments qu’elle s’était ingéniée à lui inventer, et plus encore. Il savait se montrer subtil, presque perfide, malgré la hâte et la flamme qu’elle sentait poindre en chacun de ses gestes, et ce feu dévorant qui rongeait ses prunelles comme une braise insatiable. Courbée sur elle, il ressemblait à quelque grand fauve blanc tout prêt à se repaître, et qui, de sa bouche suave, venait cueillir ses doux effluves à même sa peau laiteuse, comme on boit la rosée sur un fruit mûr.

Messaline ferma les yeux, les paupières presque closes pour ne plus rien voir, ne plus rien ressentir que ses errements affairés. Son dos se creusa au rythme de sa respiration fiévreuse, suspendu au dessin d’une caresse, et elle se mordit les lèvres dans un gémissement sourd quand elle sentit ses dents se refermer sur le bout de son sein. Elle glissa une paume très douce sur sa nuque, soulevant ses longs cheveux de neige qui pleuvaient sur elle comme une averse de fils d’or blanc, les froissant dans un soubresaut quand il venait savourer la chair et laisser sur elle comme des brûlures, des plaies béantes qui réclamaient tant plus, se lamentaient déjà de n’être plus couvertes de ses baisers. Il y avait plus de passion que jamais dans ses étreintes furtives lorsqu’il revenait à sa portée pour l’embrasser, tandis qu’elle faisait courir ses mains le long de son dos, s’insinuant ça et là pour attiser la flamme et l’encourager encore, pour l’inciter à l’abandon.

Ses paupières lourdes qui s’étaient soulevées un moment retombèrent de nouveau tandis que ses yeux, sa gorge et son corps chaviraient avec délice dans la longue et lente dégringolade entreprise par son amant vers les voluptés de son ventre dévoilé. C’était comme de vouloir se faire dévorer toute vive, pourvu que ce soit lui, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Elle semblait se délecter par avance, comme si la promesse, la prémisse, valait autant que leur accomplissement, et foin de résistance, alors ; il n’était plus temps de jouer, ou bien cela attendait un peu. Pour cette fois, cette fois encore, elle ne souhaitait rien d’autre que le laisser faire.


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Jeu 20 Nov - 19:27
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D'abord, ce fut quelques baisers , simples , rapides , fugaces. De brefs contacts entre deux lèvres , une plus masculine et l'autre irradiant une chaleur et une humidité des plus brûlantes. L'homme aux cheveux d'or blanc ne laissait que de brefs répits à sa conquête nocturne avant de repasser à l'attaque. Sa tête amorçait un assaut, puis s'élançait avec grâce vers sa cible dorée , puis ses lèvres avides éprouvaient la douceur du trésor caché , le touchant avec une douceur solennelle , presque religieuse. Puis il quittait de nouveau cette antre du plaisir et préparait une nouvelle charge tout aussi passionnée. De temps en temps, les yeux mordorés du chasseur quittaient l'appétissant spectacle qui s'offrait à lui pour se plonger dans l'éclat cristallin des pupilles de sa lascive compagne , cherchant à déterminer sa réaction à la suite de ses Ô combien douces tortures . Un sourire se dessinait alors sur son visage ravageur , et un soupir chaud et langoureux s'échappait de la commissure de ses lèvres , dévoilant l'émail de cristal qu'était sa rangée de dents.


Toujours avec cette patiente lenteur , il se fit plus entreprenant , plus insistant. Le divin vestibule de son hôte attendait des soins autres que ses fugaces baisers. Son instinct prenant les rênes de sa conscience malmenée par autant de jouissances , il s'attaque à cette forteresse alléchante. Un bélier fait son apparition entre la barrière humide de ses lèvres tremblantes de désir , petit point rose , dévoilant à peine son extrémité avec timidité. Il tâte la surface ardente de l'obstacle qui ne désire qu'à être ébranlé. Il explore , gagne petit à petit du terrain , s'habituant lentement au soudain changement d'ambiance , dans cette antre si sombre et pourtant si accueillante. Le palais semble être secoué de doux tremblements , de spasmes incontrôlés à mesure que l'intrus pousse l'audace plus loin, toujours plus loin. Soudain , il recule , reprenant ses forces dans son camp naturel , et ainsi Lucius put savourer pleinement le nectar de sa belle . Aussitôt ses papilles gustatives devinrent un harem de félicité .

Poussé par une hardiesse tout à fait naturelle , héritage de millénaires d'évolution humaine , il s'attaque de nouveau au siège de cette cité qui semblait se laisser envahir par ses ardents assauts. Insidieuses complices , les hormones du mâle font bouillir le sang du brave homme dans des vagues chaleureuses , parcourant son corps de frissons violents et délicieux.

Le rostre rose refait de nouveau surface , cette fois prêt à écarter tout obstacle sur son chemin . Tel un monstre déchaîné , il pénètre le sanctuaire silencieux , se balançant de gauche à droite à mesure qu'il avançait sans gêne et sans peur . Spontané , impulsive , le visiteur si souple et si agile commence à caresser les parois sacrés du corridor , frottant entre ses parois serrées avec insistance , puis reculant de temps en temps pour reprendre des forces avec plus de hardiesse et d'ardeur.

Le bal invisible se poursuit à l'intérieur de la caverne des merveilles , en proie aux plus fous plaisirs. Ses mains , pendant un moment aussi immobiles que des pierres , se joignent à cette envoûtante chorégraphie , épousant les rondeurs d'Aphrodite , ses doigts parcourant la douceur de ses cuisses , la peau laiteuse de son ventre , la somptueuse douceur de ses fesses alléchantes qui offraient toujours un spectacle fort désirable au preux chevalier qui poursuivait son odyssée à travers le tunnel vers le jardin défendu.

Il est l'esclave de ses désirs , dominé par ses pulsions , son corps répondant à des stimulus que son esprit peine à ne serait-ce qu'analyser. Tendu comme un arc , il est le lion fougueux et impétueux courtisant sa lionne dans un brûlant brasier de soupirs et de murmures langoureux.

Puis soudain , il délaisse cette délicieuse joute et se relève , une lueur malicieuse sur ses lèvres légèrement humides du nectar de Messaline . Son regard triomphant contemple sa conquête avec convoitise et assurance , savourant à l'avance l'ambroisie de sa chair mise à nue dans la froideur de la nuit. Lucius se dressait devant elle , victorieux et perdant , esclave et conquérant . La divine créature pouvait contempler à travers la pâle lueur du feu , son corps d'éphèbe , tout en muscles saillants , le torse bombé , le menton volontaire , des abdominaux bien tracés .. bref un athlète à la constitution physique digne d'un Adonis .

L’Apollon joue des muscles , offrant un spectacle jouissif à sa compagne , la laissant reprendre son souffle et savourer une scène qui aurait enflammé le sang d'un dieu. Entre ses deux jambes aux mollets sculptés se dresse l'acteur suivant de la pièce érotique. Le braquemart attendait , au gardes-à-vous , frémissant presque sous l'air glacé de la chambre , n'attendant qu'un élan de la part de son porteur pour s'engouffrer dans un climat plus chaleureux.

" _ Toute lame à besoin de son fourreau . Laissez-moi vous montrer à quel point je suis habile bretteur ... "

Sur cette phrase coquasse , l'homme se rapproche , son corps irradiant une chaleur qui brûlait le désir. Ses yeux se plongeaient dans ceux de sa choisie , ne les quittant pour rien au monde , dans un tourbillon de fantasmes. Petit à petit , le rostre profanait le temple sacré , avec une lenteur terrible qui tirait d'âpres soupirs au tigre blanc. Atteignant enfin une zone que le premier bélier n'avait point fouillé , il s'arrête , tandis que le phénicien embrasse une nouvelle fois sa belle Valkyrie , laissant de chaudes traces sur son cou et ses lèvres pleines.

" _ Il est temps que la proue du navire brise l'écume des vagues , murmurât-il avec une sournoise subtilité , un rire fluet s'échappant de sa gorge mélodique dans un son cristallin . "

Puis ses riens débutèrent la danse endiablée. Il reculait et avançait , chargeait et battait en retraite , avec lenteur , puis avec plus d'insistance. À mesure que la chaleur et le plaisir étendaient leurs vrilles acérées dans son corps si sensible , le mâle secouait les mèches humides de sueurs de sa chevelure de neige et poursuivait ses coups de javelots sans afficher un signe de fatigue qui décidément ne viendrait pas.

Un véritable combat d'arène se jouait , entre la luxure et le désir , la boîte de Pandore ébranlée par le marteau d'Odin dans un Colisée où suintait les parfums d'épices , de musc et de sueur .

Quelle délicieuse sensation .




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Ven 26 Déc - 0:45
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Au commencement, ce fut presque anodin ; rien ne fut d’abord échangé, pas de baiser qui ne l’avait pas déjà été, mais Messaline sentit très nettement que sous le couvert presque inoffensif de ces premiers assauts que couvaient le feu, la flamme, le brasier tant promis qu’elle avait attisé avec tant de soin. C’étaient ces instants qu’elle chérissait entre tous, presque tout autant que la jouissance elle-même : là, cette seconde infime, quand l’autre basculait, perdait la tête, cédait enfin aux élans impérieux de la chair. Quand c’était enfin l’abandon et la perte, comme si dans l’étreinte on se laissait sombrer à deux jusqu’au fond d’un gouffre profond et ardent. L’ivresse d’alcool, de drogue, de tout ce qu’il dégageait d’effluves propres à faire chavirer l’âme, tout cela lui avait déjà fait perdre la tête depuis un long moment déjà, mais ce ne fut rien comparé à ce qu’il lui réservait.

Messaline voyait Lucius guetter ses réactions, tendre l’oreille à ses soupirs et tout experte qu’elle était dans l’art des jeux de l’alcôve, elle se plaisait à lui ravir la vue et l’ouïe, sachant combien ces petits détails étaient propres à redonner de l’ardeur au plus désœuvré des amants. Il n’avait pas besoin de cela, de toute manière, et elle sentait bien qu’il cherchait simplement à s’assurer que tout était pour le mieux. Et tout l’était, alors qu’elle s’abandonnait à ses mains, à ses lèvres habiles, son corps tordu, pantelant, ondoyant et pâle sur la soierie des coussins éparpillés. En cela comme en beaucoup de choses, elle avait trouvé un partenaire idéal... D’ordinaire, ces étreintes plus ou moins furtives où elle déchiquetait un peu plus sa vertu dans les bras de parfaits inconnus avaient surtout le mérite de procurer l’excitation du danger, de la surprise, ou simplement d’assouvir un désir passager pour un beau visage, un corps désirable dont elle exigeait de se repaître sur l’instant. Mais cette fois, c’était un peu différent, et quoi qu’il ignorât encore, par manque de temps, les goûts de la belle, Lucius arrivait autant à la surprendre agréablement qu’à anticiper sur ses désirs et à faire montre d’une adresse qui comblait sans peine les lacunes laissées par le manque de complicité et de proximité propre à ces ébats passagers.

Il y eut quelque chose de particulier, là. Un abandon à nul autre pareil, qui eut vite raison des rares barrières que Messaline s’autorisait encore en de pareils moments. Son esprit envoûté ne sut plus vraiment si elle avait un jour réussi à se laisser à ce point posséder par un amant d’un soir, et pour tout dire, ça n’avait pas la moindre importance. Tout s’effaçait alors qu’elle étreignait et embrassait tour à tour ce corps de neige qui glissait entre ses bras, entre ses cuisses, contre son sein. Tout s’emmêlait, tout sombrait, dans une ivresse échevelée. La lueur fragile, vacillante, de la lampe presque éteinte qui consumait ses dernières mèches dans un éclat rougeoyant faisait jouer des reflets, des ombres, des contre-jours qui suggéraient d’affolants contours le long des épaules de Lucius, dans la crinière entremêlée qui retombait le long de son dos puissamment dessiné. Leurs corps entremêlés se réduisirent à des esquisses voluptueuses suggérées par quelques reflets sur leurs peaux laiteuses et par l’éclat pareillement brûlant, ardent, profond comme des gouffres, de leurs regards noyés d’une indécence délicieuse.

Elle rit, quand il revint aux fanfaronnades pleines d’une obscénité charmante qui avaient attiré son attention un long moment plus tôt, et puis ce rire mourut dans un soupir, un sourire, alors que la silhouette de son amant venait la couvrir d’une ombre complice. Messaline souffrit presque de la lenteur avec laquelle il vint concrétiser ses paroles, tandis qu’elle se retenait de l’attirer plus avant pour le presser d’accomplir enfin toutes ces promesses, dites, non dites, suggérées depuis l’instant où leurs regards s’étaient croisés. Dans les gestes, dans les baisers et les caresses de l’amante, la passion avait confiné à la violence, mais Lucius faisait preuve d’une assurance tranquille et tellement maîtrisée que cela en devenait presque source de frustration pour Messaline qui n’aimait rien moins que les joutes échevelées dans les secrets de l’alcôve.

Très vite, elle le pressa un peu plus, l’incita à abandonner toute retenue. La lampe jetait ses derniers feux, les laissait dans l’obscurité, et seules quelques lueurs vagabondes s’attardaient encore ça et là, s’accrochaient dans leurs mèches entremêlées, couraient le long de la courbe élégante du dos de l’amant, faisaient briller ça et là quelques perles de sueur sur une peau de neige. La lueur rasante révélait parfois quelques rondeurs indiscrètes, le creux de la gorge et les contours gracieux de la nuque sous l’océan pâle de la chevelure, jusqu’au modelé puissant des muscles déliés qui ployaient et ondoyaient au rythme lent et langoureux de leurs ébats.

Il faisait presque noir lorsque Messaline retomba sur les coussins éparpillés sur le sol, haletante, frissonnante, les yeux encore à demi clos pour garder aussi longtemps que possible cette sensation merveilleuse qui irradiait de son ventre et faisait taire tout ce qui avait pu encore survivre dans son esprit noyé par l’ivresse. Elle avait noué ses bras autour des épaules de son amant dans les derniers soubresauts, l’avait entouré tout entier pour en garder la chaleur, l’avoir tout contre elle pour le sentir s’abandonner lui aussi, savourer l’instant à n’en pas laisser perdre une seconde, écouter son souffle s’emballer soudain et sa voix se joindre à la sienne, jusqu’à ce que tout retombe, tout s’apaise, tout sombre. Savourant un moment encore ces sensations qui la plongeaient dans une sorte d’apathie béate, Messaline se lova contre son amant et embrassa sa gorge, sa nuque, ses lèvres, tandis qu’un soupir d’aise montait de sa poitrine encore essoufflée.

Le frisson d’un faible courant d’air ruisselant de la fenêtre ouverte la tira de sa torpeur et elle rouvrit lentement ses paupières lourdes, sentant l’air froid de la nuit s’immiscer à fleur de peau pour les ramener à la réalité. Roulant avec paresse sur le côté, elle s’appuya légèrement sur un bras pour raviver la flamme de la lampe et dissiper l’obscurité, clignant des yeux dans la lumière soudaine.

— Eh bien, fit-elle en jetant un regard espiègle à son amant. Il semble que vous ayez tenu vos promesses, après tout.

Échevelée, encore en nage et le souffle court, Messaline n’avait plus grand-chose de la pimpante jeune femme qui avait offert le gîte à un hôte improvisé, mais il y avait quelque chose de fort charmant à sa mine lasse, mais ravie. Et pour tout dire, il en était de même pour Lucius, à ses yeux, car rien ne saurait rendre un homme plus agréable à ses yeux qu’en ces moments d’égarement où tout retombe, l’œil encore brillant et le désir assouvi quand ils gisaient entre ses draps.

Sans se soucier de se couvrir d’un vêtement quelconque, elle alla s’asseoir sur le bord du lit, tirant les couvertures pour y ménager une place qu’elle tapota dans un geste d’invite.

— Je manquerais à mes devoirs d’hôtesse si j’avais l’audace de vous laisser dormir par terre. Allons, venez donc me tenir chaud pour la nuit.

Elle conclut ses paroles par un petit sourire qui laissait entendre qu’elle voulait bien le laisser en paix pour l’heure, mais que le répit serait peut-être de courte durée.


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Ven 19 Juin - 20:20
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L'embrasement de la chair, le feu qui , petit à petit, gagnait en éclat et en intensité pour atteindre la splendeur d'Hélios lui-même, et ce tourbillon de sensations qui emportaient les deux lutteurs dans une tornade de plaisir et de jouissance. Voilà ce qui était en train de ce jouer. Une joute fantastique opposait le fauve à la chevelure de neige contre la luxure aux cheveux de feu. Un combat épique, rythmé par les claquements sonores, les doux soupirs et les gémissements de complaisance.

Notre vaillant mercenaire entreprenait désormais un siège rigoureux et enflammé. Tel Odin déchaînant la foudre sur les ennemis du Walhalla , il se jetait à corps perdu dans la mêlée, secouant sa campagne par le rythme puissant et soutenu de ses langoureuses percées . La chaleur de son corps était telle qu'il sentait son sang se changer en un feu liquide qui brûlait ses veines à mesure qu'une sensation d'extase ultime brouillait son esprit , l’incitant à redoubler d’ardeur. Ses muscles roulaient sous ses attaques endiablées , alors qu'il gardait une sorte de douceur et de tendresse dans ses gestes , n'hésitant pas à couvrir sa douce Aphrodite de caresses et de baisers entre deux charges enflammées.

Puis soudain , le délice atteint son paroxysme , et Lucius fut emporté par la tornade d'apaisement qui suivit cet âpre mais au combien jouissif duel. Un soupir s'échappa de la commissure de ses lèvres, puis le vétéran des jeux de l'alcôve s'écroula avec une délicate douceur sur sa belle , la recouvrant de son puissant corps à la manière d'un manteau protecteur , encore brûlant de ses dernières péripéties.

Plus que satisfait , Lucius se disait qu'il avait trouvé , en cette belle nuit , la partenaire idéale. À mesure que sa respiration se faisait plus calme et que le temps reprenait ses droits , notre fougueux destrier appuya nonchalamment sa tête sur son poing , s'exposant sans gêne au regard de la dame . Ainsi étendu sur les coussins , il aurait inspiré de nombreux sculpteurs et peintres à la recherche d'un avatar de la puissance nuptiale . Il ressemblait à ces divinités incarnant à la fois la beauté et l'amour . Tout en lieu était une ode à la complaisance et à la folie douceâtre.

Un rire léger se fit entendre derrière son sourire lorsque Messaline le congratula . N'avait-il pas dit qu'il allait tenir ses promesses ?

Les deux amants restaient nus sous la froideur nocturne , ne s'encombrant d'aucune chasteté , chacun dévorant des yeux l'autre d'une lueur malicieuse . Après tout , on ne pouvait effacer ce que l’œil avait vu , autant donc garder leurs vêtements naturels pour profiter de ces instants d'égarement paisibles.

Lucius fixa donc sa magnifique conquête alors qu'elle se déplaçait dans la chambre , appréciant le doux roulement de ses hanches et le spectacle absolument merveilleux de son corps se mouvant telle une ombre douceâtre et hypnotiseuse , avant de s'installer sur son lit pour l'y inviter avec une voix fort envoûtante .

Le mercenaire se releva , s'étira un moment avec paresse , écoutant ses os rouler sous ses muscles suite à l'affrontement de tout à l'heure , puis rejoignit sa cavalière sur le lit , s'installant confortablement derrière elle , la prenant dans ses bras avec un amour doux et tranquille qui contrastait avec la fougue de tout à l'heure. Sa main droite vint doucement caresser sa hanche , la chute de ses reins , puis reprenait le même chemin , d'avant en arrière , comme un cavalier brossant son destrier , ses doigts savourant le contact doux et suave de la peau de Messaline .

« _ Ce fut une bien belle danse que nous venons d'entreprendre . Il me tardes de devoir passer au second acte, » chuchota le malicieux personnage au creux de l'épaule de sa rousse amie , y ajoutant un baiser fugace sur sa joue blanche .

Il poursuivit sa lente caresse , humant le doux parfum de son hôtesse , savourant cet instant de calme et de sérénité. Ses yeux mordorés brillaient d'un éclat où se mêlait tendresse et désir naissant . Car les deux belligérants savaient que leur récent combat n'était que le premier assaut , et que bien d'autres allaient animer leur Colisée nocturne .

Durant un instant , le chasseur de primes invita sa charmante amie à lui parler un peu d'elle-même , de ses plaisirs simples , de sa vie , tout comme il l'avait fait lui-même juste après leur rencontre hasardeuse sous la lumière des astres et des étoiles. Ainsi , il écoutât sagement les récits de Messaline , fermant les yeux pour s'imaginer les scènes à la manière d'un enfant tentant de s'incarner dans les contes de ses parents.

Le temps passait ainsi et , petit à petit , les ardeurs des deux félins reprenaient leur droit , plus brûlants que jamais . C'était l'heure de la revanche , le second siège d'une longue campagne . Et c'est le héros qui allait , cette fois-ci , mener le premier assaut , avec , comme toujours , cet humour cocasse mais bien placé dont il était friand .

Tandis qu'une de ses mains venaient s'aventurer entre les jambes de Messaline pour y opérer de rapides escarmouches , son autre main attrapa celle de la belle pour la diriger , avec une lenteur calculée , vers sa virilité , constantans que cette dernière avait repris son ardeur et sa force.

« _ Messaline , je dois vous dire que cette nuit est l'une des plus belles de mon existence . J'ai rarement connu pareil talent chez une dame. Et c'est pour cela que je tiens à vous montrer qu'elle effet vous me faîtes » Déclarât-il à mesure qu'il accentuait un peu sa prise sur elle , sans être ni brusque ni brutale , un véritable dosage équilibré de force et de tendresse.

Soudain , il se saisit complètement de sa belle pour l'attirer contre son torse , la dressant fièrement au-dessus de lui , contemplant ainsi la beauté de son être exposée à ses yeux ravis . Un clin d’œil complice répondit à la surprise de sa tendre amie , et il souffla d'une voix tout à fait craquante :

« _ J'ai entendu dire que le peuple de Feu comptait parmi les meilleurs cavaliers de Terra Mystica . Pourriez-vous me faire une démonstration de vos talents d'équitation , ma chère ? »

L'invitation , à tort de déborder d'une habile et délicieuse obscénité , était aussi une occasion pour Messaline de reprendre l'initiative et de conférer à leurs deux êtres une nouvelle aventure des plus palpitantes.




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Mar 30 Juin - 4:27
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À tout prendre, c’était comme un duel, et puis une trêve, tacite, furtive, avant la reprise des hostilités, le temps de reprendre son souffle et de s’abandonner à une langueur tranquille que baignaient les derniers feux de la jouissance. Messaline reposait près de son amant, des corps d’albâtre et de perle fine, beaux à en crever, beaux à en faire des tableaux et des poèmes, et pourtant seulement offerts à leurs propres yeux dans le secret de la nuit. La lueur de lampe, unique, comme une étoile échouée au milieu du boudoir, faisait scintiller des diamants et des perles sur leurs peaux pareillement laiteuses, de soie pure et de pierre plus âpre. Longs, longs dessins, chuchotés, susurrés, esquissés par le feu rampant de la mèche vacillante. La jeune femme s’était lovée, ainsi que le ferait un chat fatigué, dans les bras de Lucius qui offrait l’affection paisible d’une étreinte ô combien chaste, tout à coup. Somnolente et tranquille, elle reposait comme une antique déesse à demi assoupie, languide et confiante. Sa chevelure d’ambre et de miel entremêlés ruisselait sur elle comme une mante fabuleuse, se mêlait à l’écheveau immaculé des boucles de l’amant qui la couvrait comme un amoureux tendre et même après la courtise et les assauts, quelque chose réclamait encore de lui, quelque chose qui ne pouvait être pleinement rassasié.

Était-ce le charme diffus qui émanait de lui, ou bien quelques élans inédits surgis des ronces de son cœur damné ? Difficile d’en juger, prise encore dans les remous traîtres des ivresses et des drogues, prise encore dans l’étau de ces bras qu’elle ne voulait pas quitter. Elle ferma les yeux quand il murmura à son oreille, et sourit, comme si leurs pensées s’accordaient aussi bien que l’avaient fait leurs chairs un instant plus tôt. Nul doute à ce sujet, c’était une perle rare qui avait échoué à son balcon et plus que le désir, c’était l’avidité cruelle qui s’emparait d’elle. Plus, plus encore...

Elle rit, tout doucement. Sa gorge de cygne ployait dans le contour d’une nuque offerte tandis qu’elle reposait sur le flanc, plus paisible qu’elle ne l’avait jamais été auprès d’un amant. Mais que lui arrivait-il ? Cela ne lui ressemblait pas...

Ses paupières s’abaissèrent un instant alors qu’il murmurait encore, de sa jolie voix de basse, pour l’inciter à se livrer. L’air était encore saturé de parfums évocateurs. Son odeur à lui, ce musc profond qui faisait chavirer l’âme, et toutes les fragrances de fleurs, d’encens, d’épices, dont elle se drapait, au milieu desquelles surnageaient les effluves piquants de la drogue et des fumées. Elle sourit, tout doucement. Sans doute ne pouvait-il voir l’expression de son visage, du moins pas pleinement, et pourtant c’eut été comme de voir l’endormie au milieu d’un beau rêve, sous l’emprise des doux songes qui laissent à l’âme des souvenirs très flous.

De sa voix suave et profonde, lente et douce comme une coulée de miel, elle parla. Oh, pas pour de vrai, non. Même ivre, même charmée qu’elle fût, il n’y avait pas de drogue assez insidieuse pour lui faire lâcher pris à ce point sur son propre passé. Elle broda un conte, un peu joli, un peu triste, celui d’une fille de nobles désargentés, avec des errances, des rencontres et des chants, et des amours furtives et des tragédies intimes. C’était presque assez convaincant pour que Messaline s’y prenne elle-même, souriant tout doucement dans l’obscurité à ce reflet d’elle-même, dépouillé de ses horreurs, dépouillé de ses épaves et de ses erreurs. C’était comme de regarder un portrait de soi, réalisé par un artiste particulièrement indulgent sur le rendu du modèle : on gommait les aspérités, on gonflait les qualités, on faisait l’œil profond et la gorge attrayante, pour cacher et oublier tout ce qui était laid, tout ce qui était mauvais, tout le poison dans les veines et la noirceur de l’esprit. Dans la Messaline qu’elle décrivit alors à Lucius, il n’y avait point de mal, point de corruption, point de sang croupi et de faute originelle qui aurait présidé à la naissance de la putain. Non, rien de cela. Après tout, à quoi bon se soucier de vérité ? Il ne serait qu’un amusement d’une nuit, et elle pouvait bien raconter n’importe quoi, il n’aurait jamais le fin mot de l’histoire.

À cette pensée, quelque chose se froissa, quelque chose se serra, quelque chose d’infime.

Mais déjà, on relançait l’offensive et des doigts inquisiteurs se glissaient le long de son ventre, réveillaient des feux à peine éteints, soufflaient sur les braises un vent d’une délicieuse indécence. Dans un long mouvement serpentin, Messaline s’était retournée vers Lucius, et elle rit de ses paroles, de la plaisanterie et de la fausse dignité splendide de son ton précieux. Elle se prêta au jeu, et de fort bon cœur, qui plus était.

— J’ai eu tout loisir de constater cela, murmura-t-elle à son oreille, tandis qu’elle s’empressait de raviver les ardeurs infatigables de l’amant.

Elle s’étonna presque de l’aisance avec laquelle elle se laissait posséder, comme si c’était un état naturel des choses, comme si l’emprise qu’ils avaient l’un sur l’autre n’était rien de plus qu’une évidence. Et puis, dans un basculement soudain, elle se retrouva sur lui, et de sa gorge s’échappa un rire mêlé d’un soupir irrépressible.

— Voilà une requête bien trop courtoise pour que je m’y dérobe, répondit-elle de son sourire de diablesse. On me dit bonne cavalière, qui plus est. Du moins, je n’ai entendu personne s’en plaindre, jusque là.

Et, dieux, on en aurait été bien en peine quand on la voyait ainsi, nimbée de la gloire sanglante de sa chevelure, la peau toute pleine des éclats et des reflets de la lampe qui jouait avec une indiscrétion savante le long des courbes et des creux, sur la rondeur des seins et l’arc fin des épaules, le long de la taille creusée dans une cambrure délicate, et jusqu’au fleuve laiteux du ventre et des hanches profuses.

Ce n’était plus l’emportement de l’instant qui consumait à présent ses sens. Ce n’était plus l’ardeur et l’allégresse furieuses des premières étreintes, non ; quelque chose au fond avait pu être comblé, mais il y restait tant de nuances, tant de gammes et d’arpèges à explorer. Et tant qu’il était à elle, étendu comme une offrande, elle comptait bien s’en repaître, jusqu’au sang. Tout prendre, tout prendre, et ne rien laisser. Le vide appelait, au fond d’elle, ce grand vide douloureux où on aurait perdu des âmes sans nombre, qui dévoraient tout, le plaisir et la joie, les extases et les menues réjouissances. Comme seul remède, la bienfaisante inconscience de l’ivresse et des jeux de l’alcôve : alors, elle qui lui avait déjà tant pris, elle qui avait déjà tant donné, s’apprêta à prendre plus encore. Lentement, doucement, avec une délicatesse infinie, elle s’appliqua, méthodiquement, presque amoureusement, à ne plus rien laisser. Sous son regard attentif encore dans le grand chavirement des sens, sous la paupière lourde qui s’abaissait et se renversait dans un gémissement, elle se refusa longuement à l’abandon tant aimé pour mieux l’observer, pour mieux traquer, quêter, débusquer les signes et les expressions, juste pour s’assurer qu’il n’y eut rien, pas un geste, ni une caresse, ni un baiser qui fut épargné à l’amant. Rien qui fut anodin, rien qui ne put lui arracher un frisson, un soupir, et d’autres gammes plus profondes et plus intimes des élans du plaisir.

Il y avait comme une fascination délicieuse à le regarder pris dans les affres de la jouissance, à se dire que c’était elle, et elle seule qui avait ce pouvoir, tout pouvoir en vérité, sur celui qui n’était qu’un pantin entre ses mains expertes. Encore et toujours, le vide appelait, en voulait toujours plus, pour le posséder et le faire sien. Encore, encore, toujours plus. Son corps pâle le couvrait quand elle se courbait dans un baiser échevelé, haletant dans l’union, ployait comme un cygne avant de s’élever de nouveau dans le roulement de ses hanches et le rythme lent de l’étreinte. Et tout cela, encore, encore, toujours plus, jusqu’à l’ivresse, encore, jusqu’à l’extase, encore, même si ce n’était jamais assez.

Jamais assez. Messaline avait fermé les yeux dans les derniers soubresauts, ses doigts emmêlés, crispés, dans ceux de Lucius qu’elle avait attirée à elle dans les ultimes instants. Il n’y avait dans sa mémoire nul souvenir d’avoir désiré à ce point, si ardemment, si douloureusement, quand la passion confinait à la violence. Tout était différent, là ; plus immense et plus fort, plus extrême, en tout. Quelque chose s’animait, prenait son essor, quelque chose comme un éveil, une pousse infime dans le champ de ronces. Un embryon, une prémisse, qui rendait possible quelque chose : un futur.

Mais que dire de cela, quand on n’a jamais aimé, jamais vraiment, aussi viscéralement ?


"Ô, Perséphone, il ne te reste qu’un pas.
L’enfer sous tes pieds exhale le parfum des asphodèles.  "
THEME/EPREUVE



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