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 Un brouillard concocté avec amour

 
Mar 18 Fév - 15:31
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Vraël n'était pour le moment qu'un petit médecin/chirurgien de campagne qui faisait des recherches plus ou moins variée ; mais ce n'était pas suffisant, il fallait faire un coup d'éclat remarquable et attirer l'attention d'AT ou ses conseillers pour se faire nommer Grand Herboriste. Caressant son animal de compagnie à plume, un petit kiwi ridicule, il pensa.
Qu'à cela ne tienne, l'elfe avait entendu des rumeurs délicieusement intéressantes : Il y avait trois groupes qui assiégeaient depuis déjà plusieurs semaines une petite ville fortifiée au pied d'une falaise, dans une petite dépression du terrain. Si c'était pas une disposition parfaite, ça... Les groupes assaillantes étaient un groupe de barbare des plaines sans allégeance, d'anciens rebelles ayants perdu la guerre et se tournant vers le banditisme et des déserteurs de l'armée de ce cher Ailes Ténébreuses... Un cocktail explosif et parfaitement idéal pour faire de l’esbroufe.

Pour commencer, il faut récolter quelques ingrédients en quantité suffisante.

Pour commencer, un voyage rapide en drayame et en Flore où l'elfe récolta une bonne dose d'écorce sèche de Pandor, et d'Oriane. Ces deux arbustes très différents l'un de l'autre étaient fondamentales pour une décoction dont l'alchimiste avait découvert la recette il y a longtemps. Le premier, rabougrit et assez difforme, le second d'un rose bonbon saisissant : Il tressa les morceaux et les entreposa proprement dans un grand sac. La dizaine de kilos sécha ainsi lentement accompagnée des feuilles de Pandor durant les jours de voyage vers le désert du nord. Une fois dans le désert, et bien chargé en nourriture, Vraël fit efficacement sécher les écorces pendant qu'il cherchait tranquillement les scorpions noirs dont il avait besoin. Au bout de plusieurs jours, il parvint à l'aide d'épais gants de cuirs le protégeant des piqûres de dards, à capturer quelques uns des scorpions à leur extraire leur venin. Son gros oiseau avait peur de ces bestioles, ce n'était pas pour rien.

Durant le tranquille voyage de retour, Vraël faillit se faire empoisonner plusieurs fois, mais heureusement il avait toujours une bonne bouteille de vin sous la main. Il retirait régulièrement le venin produit afin de le recueillir dans une grande fiole. Une fois de retour chez lui, Vraël se rendit compte que durant ce temps la situation avait gentillement évoluée : Une partie de "l'armée" hétéroclite, la moitié de la part des rebelles, avait été capturée par la ville. Qui de toute évidence serait bientôt en manque de vivre. Cette dernière avait un petit chemin d'accès souterrain secret que l'alchimiste emprunta pour accéder à l’intérieur de l'enceinte sans traverser le camp chaotique des bandits.

Une fois à l’intérieur, il exigea une entrevue avec le maire en charge. Tout le monde avait un air sombre, comme de juste, et l'arrivée sans prévenir d'un étranger ne suffisait même pas à les faire s'étonner.

Qu'importe, je vais leur faire miroiter mon plan et la liberté... Ça va les dérider.

Et effectivement, une fois son plan expliqué, toute l'assemblée était enthousiaste pour ne pas dire franchement heureuse d'avoir enfin une chance. Quoique le passage sur la nécessité de libérer les prisonniers et la demande d'aide pour monter un système rustique d'aération laissa les gens perplexes. Pauvres humains, aucune imagination.


Ainsi, par le passage secret que seul les hauts placés de l'administration de la ville connaissaient ils montèrent sur le haut de la falaise un fourneau où les longues cheminées de fer serpentaient jusqu'au dessus de la dépression du terrain en contre-bas. En quelques jours, Vraël prépara la décoction à brûler, mélangeant les écorces, les feuilles et le venin. Durant ce temps, il envoya quelques personnes vagabondant de l’extérieur sous les atours de la mendicité dans le camp ennemi. Ils avaient pour instruction de faire courir une rumeur différente dans chaque camp :

- les barbares entendirent que les rebelles avaient négocié une alliance avec la ville en échange des prisonniers.
- Le reste des rebelles devaient apprendre que leurs "alliés" barbares s'étaient alliés avec la ville et allaient les attaquer sous prétexte que eux les avaient trahi.
- Enfin, les déserteurs apprirent que les barbares allaient attaquer tout le monde dans la nuit car ils en avaient marre du siège.
- La touche finale fut une petite information glissée aux prisonniers libérés : Les rebelles avaient conclu un pacte avec eux, et ils les libéraient donc. Ils devaient cependant faire attention car les deux autres allaient rapidement s'en rendre compte et les attaquer.


Toutes les tensions sourdent incubèrent le temps que Vraël achève ses préparatif. A la nuit du 6ème jour, les prisonniers furent lâchés dans ce nid à problème. Les barbares furent les premiers à réagirent : Ils hurlèrent à la trahison, naturellement, comme prévu. Puis leur agressivité déclencha les réactions prévues des deux autres clans. Le chaos et les esprits échauffés était le terrain de jeu favori de Vraël : Il fit brûler sa décoction dans le fourneau et évacua la lourde fumée sur les côtés de la falaise. Plus lourde encore que l'air, elle coula le long des rochers et serpenta dans la dépression du terrain entre les hommes qui se hurlaient dessus. Le temps que la nappe de brouillard atteigne les pieds de la ville, la zizanie était devenue une frénésie sanguinaire sans queux ni tête : le produit inhalé produisait de puissantes hallucinations que l’adrénaline aggravait, et que le venin brûlant du scorpion poussait à la violence...

En moins de quelques minutes, les couteaux et les haches étaient tirés et brandies. Les hallucinations rendait le discernement des alliés et des ennemis aussi difficile que différencier une myrtille d'un bleuet à travers une purée de pois par une nuit sans lune. Vraël scrutait de ses yeux aveugles le lac vert et fumeux s'étendant aux pieds des murailles de la ville, d'où émergeait de tant en tant un ou plusieurs membre et éclaboussure de sang. Il écoutait en fredonnant la symphonie nocturne de cris de douleur et de panique. Assit en tailleur au bord de la falaise, il caressait Reviens, son oiseau, pour le calmer. Au petit matin, le brouillard empoisonné se dissipa, laissant un champ de mort et de gémissements.

Plutôt nombreux, tout de même, ils firent beaucoup de bruit.



De retour dans les rues de la ville cette fois par la grande porte, Vraël fut accueillit par un concert... D'absence de personne. Quelque peu désappointé, il arpenta la ville en direction du château administratif du maire, sous les yeux scrutateurs des habitants cachés derrières les volets clos. Ils avaient peur, l'elfe entendait leur sifflement inquiets et leur cœurs trop rapides. Ils pourraient se montrer reconnaissants, tout de même, il les avaient délivrer. Ces humains étaient décidément très égoïstes. Sans doute lui reprochait-on la mauvaise nuit passée où dormir était impossible à cause de tous ces cris. Une mauvaise nuit en échange de leur vie, ce n'était pas si cher payé, non ?

Peut-être aurais-je dû prendre un plan moins bruyant ? Nan, j'déconne, c'était bien plus drôle comme ça.

L'alchimiste arriva dans le palais de justice accompagné encore et toujours de son fidèle Kiwi, oiseau ridicule s'il en était qui sautillait devant lui au rythme du claquement de sa canne. Il fut accueillit avec chaleur par le conseil de la ville.

Vous êtes un grand stratège, et un chimiste exceptionnel, grand seigneur. Merci de nous avoir tous sauvé de la famine. Que pouvons nous faire pour vous remercier ?

Un sourire étira les lèvres de l'aveugle aux pupilles perçantes.
J'aime beaucoup aider lorsque c'est amusant. Faites passer le mot... Vers les instances de Sent'sura.

L'elfe parti sans un mot de plus, voilé dans le claquement régulier de sa canne et dans le frétillement joyeux de son compagnon, laissant un malaise certain entre le mignon et le sinistre.


Spoiler:
 

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Elfe

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