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 Les cendres, terreau d'une amitié nouvelle [PV Melphit]

 
Mer 29 Jan - 16:51
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Il n'est jamais agréable de se retrouver face à son passé. Surtout si ce passé a été déchiré. Ou brûlé.

Immobile, semblable à une statue de pierre, Nawel regardait les vestiges de ce qui avait été sa vie.

Il n'y avait plus rien. Rien, excepté un tas de cendre peu à peu balayé par le vent. Rien, excepté les souvenirs qu'il lui restait.

Aucun survivant, lui avait-on dit au village.

Non. Non...

La statue prit vie. Ses jambes cédèrent sous elle, et elle s'effondra. L'envie de pleurer était forte, mais comme à son habitude ses joues restèrent sèches de larme.

Elle serra les mâchoires. Posa son front sur le sol. Pris des cendres à pleine main.

Elle ne comprenait pas. Pourquoi ? Par quelle folie les partisans d'Aile Ténébreuse avaient-ils décidé de commettre pareil atrocité ?

Elle se releva. Lança les cendres, qui tournoyèrent avant de disparaître, emportées par la brise matinale.

– Pourquoi ? souffla-t-elle.

Son cœur brûlait lui aussi, d'une souffrance qui semblait ne jamais s'éteindre. Et son corps tout entier se consumait face à cette réalité qu'elle n'avait osé s'avouer.

Toutes les serveuses... la gérante... et Mitsu, oui, Mitsu surtout. Elle ne les reverrait pas. Ne les reverrait plus. Leurs existences n'existeraient plus que dans son âme.

Elle s'effondra une nouvelle fois, le poids de son chagrin étant trop lourd pour ses faibles épaules. Son corps fut secoué par des sanglots douloureux, sans larmes. Elle se recroquevilla en position fœtale et ferma les yeux.

Des images sans suite ni logique défilèrent dans son esprit, derniers lambeaux d'un passé maintenant révolu. Elle revit la salle accueillante, Mitsu, les clients réguliers, Mitsu, les serveuses, Mitsu. Et Mitsu, Mitsu, et Mitsu encore.

Ses lèvres étaient sèches sans la saveur de ses baisers, sa peau rêche sans la douceur de sa peau, sa joie disparu sans la beauté de son sourire.

Mitsu... elle lui manquait tant... cesserait-elle de lui manquer un jour ?

Et la force de cette souffrance, se tairait-elle enfin ? Ou continuerait-elle en une lente et sourde agonie, fardeau l'accompagnant désormais partout et que ni des rencontres ni le temps ne diminuerait ?

Nawel ne savait plus. Elle ne voulait pas savoir. Seulement oublier, et tout effacer à la manière d'un rêve, qui dès le réveil s'évanouit peu à peu...

Mais elle n'y arrivait pas. Ni ne le pouvait. Alors, prenant son courage à deux mains, elle ouvrit les yeux. Prit une inspiration. Se leva.

Et se rendit soudain compte qu'elle n'était plus seule.



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Mer 5 Fév - 17:57
Elle était venue pour obtenir ce qui lui revenait de droit. Enfin de droit, cela n'était pas vraiment le terme à avoir, disons plutôt qu'elle était venue pour récupérer ce qui lui avait été demander contre monnaie sonnante afin de pouvoir compléter telle ou telle collection d'un riche abruti de la grande ville de Sen'tsura. Elle avait vérifiée avant tout que le commanditaire n'avait rien à voir avec l'armée, ni avec les nouvelles autorités de l'Empire qui avaient été mise en état suite à la victoire conséquente d'Aile Fabuleuse sur les Rebelles, et s'était alors rendu compte qu'elle avait juste affaire à un noble humain qui avait accepté la domination d'un démon trop fort pour lui et ses confrères... sottises. En tout cas elle avait acceptée le travail et s'était déplacée du coup pendant quatre jours, s'étant installée sur le bord d'une charrette d'un marchand qui avait eut la gentillesse d'accepter d'accélérer son voyage en la voyant avancer en grelottant. Non elle n'était pas faible, c'est qu'elle était juste pas habituée au froid. L'Hiver était la pire des saisons pour elle...

En tout cas elle avait pu passer 4 jours de voyages au lieu de 7, et surtout elle avait ainsi pu rester bien emmitouflée dans son manteau pour rester au chaud tandis que le marchand et le cocher échangeaient leurs lots de potins sur ce qu'il se passait dans l'Empire et dans les contrées voisines. Elle écoutait d'une oreille distraite sur les chemins, ou dormait, mais une fois arrivée à bon port elle se revigora et salua ses deux généreux convoyeurs avant de partir s'installer dans l'auberge du village de Braastad, puisque qu'elle comptait aller faire une première vérification des lieux le lendemain. Deux auberges pour une même ville, cela la surprenait, mais si l'autre auberge était du même état, du même standing que le pauvre coin miteux dans lequel elle passait la nuit, elle ne comprenait pas vraiment comment il pouvait y avoir un tel objet de valeur dans l'autre bâtiment. Tant pis elle allait voir sur le tas le lendemain, et se coucha tôt pour partir dés les premières lueurs du soleil.

Un matin froid, même glacé. Melphit était sortie chaudement couverte et pourtant elle grelottait sans pouvoir s'arrêter. Temps de merde ! Descendant le long du chemin annexe, on lui avait indiquer le lieu où se trouvait l'ancienne auberge. Oui, l'ancienne ! Elle avait voulue s'informée mais personne n'avait daigner lui donner une réponse suffisamment intéressante pour que la voleuse s'y arrête. Espérons que les tenanciers y habitent encore, car sinon elle allait avoir tout le mal du monde à retrouver ce qu'elle devait chapardée, et faire une enquête allait être tellement plus long et onéreux que ce qu'elle aurait pu faire si il n'y avait pas eut cette petite surprise. Et quelle surprise d'ailleurs, car arriver au niveau de la bâtisse, voilà qu'elle tombe sur un amas de ruine, de cendre, de neige fondue et de terre. Le bâtiment à été rasé, détruit, moulu, brûlé aux grandes flammes de la destruction et finalement laissé en l'état de décombres infimes mais encore noires des traces des flammes. Si elle comptait retrouver les tenanciers ça allait être dur ... Déjà si il y avait un survivant à ce carnage, c'est que ceux-ci devaient être nés sous une bonne étoile.

En tout cas elle finit son chemin jusqu'au ruine, désormais d'une humeur maussade, et s'approche bien emmitouflée dans son haut en ronchonnant que plus jamais elle n'accepte les missions en hiver. Cette saison n'avait rien pour lui plaire, plus rien n'avait de couleur, et du coup son propre choix esthétique ne se voyait plus. En était-elle plus discrète ? Même pas, car de toute manière tout ses autres vêtements arboraient des couleurs chaudes, voyantes, et même si celle ci devenait facilement sombre dans la nuit, comme les marrons et les rouges, en plein Hiver elle était plus que facilement repérable. Donc non plus jamais de mission pour elle en cette saison, elle enverra des larbins, profitera de son petit coin chaud avec Iskios de préférence, mais JA-MAIS elle ne retournera dehors tant qu'il fera aussi froid ! Et puis regardez pour quoi elle se démène : un trou paumée, une forêt miteuse, une petite fille qui pleure, des ruines, des bouts de cailloux et ... Euh, attendez. Mais oui il y avait bien une jeune fille à oreille de renard au beau milieu de la route qui sanglotait, seule, devant les décombres. Bah mince ... Sursautant quand la jeune fille tourna son regard vers elle, Melphit fit un ou deux gestes brusques dû à la gêne et prononça :

- Oh euh .... bonjour toi euh ... tu n'as pas l'air d'aller bien, il se passe quelque chose ?

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Sam 8 Fév - 17:04
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Sous l'effet du chagrin et de la surprise, Nawel mit un temps plus long que la normale à détailler la personne qui se trouvait devant elle : une jeune femme aux yeux d'une jolie couleur mauve, aux cheveux bleus, portant une épée à la taille. Et elle mit un temps encore plus long à se rendre compte que la jeune femme lui avait parlée, que c'était à elle qu'elle s'adressait et à comprendre la question.

Des cheveux bleus ?

– Non, ça ne va pas, Madame..., répondit-elle d'une voix faible.

La douleur qui l'avait envahie était si forte et avait provoqué un si grand choc qu'elle ne parvenait plus à réfléchir correctement. Elle avait l'impression d'être sonnée, engourdie. Perdue...

Elle se rendit soudain compte que la jeune femme allait peut-être en déduire qu'il fallait lui venir en aide et rougit. Quelle manque de politesse ! Ses oreilles s’aplatirent sur son crâne et elle baissa les yeux.

– Mais vous n'avez pas besoin de m'aider, Madame. Vous devez avoir quelque chose à faire ici, je vais m'en aller pour ne pas vous déranger plus longtemps...

Une Madame d'ailleurs armée, elle venait de le remarquer. Restant impassible, elle se retourna et partit en direction du village d'un pas légèrement tremblant. Avec dans le dos, les dernières traces de son ancienne vie.

Mais, au fait, que faisait cette jeune femme ici ? Pas une servante, c'était certain, sinon elle l'aurait tout de suite reconnue. Une cliente régulière revenue sur les lieux en une sorte de pèlerinage ? Peut-être. Après tout, cela n'avait pas d'importance. Plus rien n'avait d'importance. Seule Mitsu en avait eu, et elle n'était plus là. Elle... Oui, il fallait le dire, ou au moins le penser, pour pouvoir essayer d'oublier. Elle était... Oui, c'était dur, mais il fallait tenir bon, ne pas s'effondrer, surtout, ne pas s'effondrer...

Elle était morte. Morte. Morte !

La vérité la frappa au cœur, telle une flèche. Une flèche qui la glaça quand une deuxième révélation apparut dans son esprit.

Et si la jeune femme était une partisane d'Aile Ténébreuse ? Une guerrière venue admirer ce qu'elle considérait comme l'apothéose de sa puissance ?

Les poings de Nawel se serrèrent, et soudain, son esprit se remit à fonctionner normalement. Mais ce n'était plus la souffrance qui l'habitait. Non. C'était un autre sentiment, nouveau, qu'elle n'avait jamais expérimenté auparavant. Un sentiment qui enflammait ses veines, prenait place dans tout son corps, faisait danser des flammes dans ses yeux. Un sentiment plus fort que tous les autres, aussi dévastateur que l'amour, tout en étant son total opposé.

Continuant de marcher, elle rejeta la tête en arrière pour goûter à la fraîcheur du vent sur son visage et faire taire ce feu qui grandissait en elle.

C'était donc cela... la haine.



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Mer 18 Juin - 15:31
– Non, ça ne va pas, Madame...

De grosses larmes coulaient sur les joues de la ravissante petite demoiselle qui se tenait sur le sol, au milieu de la route, et de voir cette fébrile poitrine tressauter douloureusement à chaque sanglot qui s'échappaient des lèvres de cette apparition désespérée serra douloureusement le coeur tendre de la voleuse, la mettant clairement mal à l'aise et elle même au bord des larmes. Que pouvait-il lui arriver pour qu'elle soit à ce point terrassée, incapable de voiler larmes et douleurs, à s'effondrer sur le sol dans le plus profond des désespoirs et que celui-ci soit à ce point tangible qu'il puisse percer le coeur de quiconque s'approchant de la non-humaine ? Incapable de répondre à ces questions, Melphit se retrouvait dans une position plus qu'inconfortable, car pleine d'un désir honnête d'aider la petite figure à retrouver de la couleur derrière les flots qui blanchissent ses joues, mais incapable d'agir car tout à fait ignorante de l'histoire de cette demoiselle et d la souffrance qui en découlait tout naturellement. Elle essaya bien de dire un mot, de faire un geste, mais malheureusement elle n'émit qu'un son ridicule et ses gestes furent en eux même empêtrés, maladroit, et elle ne put même pas s'approcher de la source de son inquiétude pour lui offrir le moindre réconfort.

– Mais vous n'avez pas besoin de m'aider, Madame. Vous devez avoir quelque chose à faire ici, je vais m'en aller pour ne pas vous déranger plus longtemps...

Elle venait d'aplatir ses oreilles sur le haut de sa petite tête et semblait maintenant partir en direction du village que Melphit avait quitté juste avant, d'un pas lourd et maladroit, comme si elle portait sur les épaules toute la douleur que le monde avait à offrir. Melphit se mordilla la lèvre de dépit quand la jeune fille la dépassa lentement pour continuer sa marche sanglotante, marche un peu plus assurée à mesure qu'elle semblait reprendre le contrôle sur ses sentiments, sans pour autant que ceux ci ne daigne la libérer de leur oppressante présence, la rongeant lentement comme un homme rongeant sa pomme, ne laissant qu'un trognon vide et désseché. Melphit se sentait terriblement sotte sur le coup de n'avoir rien pu dire à cette jeune fille, et commençait à se faire mille films en tête à l'idée que cette délicate personne se mette à avoir les idées les plus folles pour palier à sa douleur, ces idées si incongrues et dangereuses qu'elles firent grincer des dents l'impératrice de la rapine. Si elle avait dit quelque chose peut-être qu'elle aurait réduit les chances que cette jeune fille puisse avoir de tels pensées, et peut-être même aurait-elle panser un peu le coeur blessée de la demoiselle, du moins assez pour être sure qu'elle reparte en bonne santé ?

Perdue dans sa psychose intérieur sur les états d'âmes de la juvénile femme qu'elle venait de rencontrer, elle finit par lever les yeux sur les ruines qui était autrefois l'auberge qu'elle devait piller de quelques nécessaires richesses et grommela en imaginant que le monde lui en voulait surement pour lui faire connaitre tant de malheur d'affilé. Regardant par dessus son épaule, elle vit le chemin qu'elle venait d'emprunter s'enfoncer dans la brume matinale, la jeune fille ayant déjà disparue dans celle ci depuis un moment, surement pour ne pas montrer au monde les larmes qu'elle laissait couler, perles de tristesse bien trop piquantes pour une demoiselle aux airs si doux et délicat que la renarde. La voleuse passe une dernière fois son regard sur les ruines puis jure dans le silence matinale avant de se retourner, oubliant son travail et tout ce qu'il était en rapport avec celui-ci pour prendre une grande inspiration et se mettre en marche vers la demoiselle qu'elle n'avait put aider... au pas de courses, le plus rapidement qu'elle pouvait, et en oubliant le froid qui la gelait sur place. Bien sur la jeune fille elle n'allait pas à cette vitesse, elle restait lente car alourdie par le poids de toute cette peine qui lui collait à la peau comme un mauvais démon, et ainsi Melphit n'eut pas de mal à rejoindre cette fébrile petite forme, et elle ne se perdit pas en vaine timidité pour la héler.

- Heyyyyyy ! Attends moi, ne pars pas ainsi !

Miracle ou surprise, en tout cas elle vit la jeune fille s'arrêter, ce qui permit à Melphit de ne pas perdre plus de souffle à courir comme une dératée pour la rattraper, et donc de la rejoindre en un temps qu'elle pourrait juger de record, si elle n'avait pas été un poil déséquilibrée à la fin et qu'elle ait été obligée de finir sa course en dérapage semi-contrôlée sur le chemin de terre battue, glissant à la droite de la renarde et s'arrêtant un mètre plus loin. Enfin revenue, elle prend un court temps pour reprendre son souffle en se penchant en avant, se servant de ses genoux comme support pour s'aider dans son entreprise de recouvrance physique, puis se dresse droite et regarde la jeune fille dans ses yeux larmoyants. Et maintenant ? Elle avait certes choisit de faire quelque chose pour la jeune fille, avait courue comme une dératée pour la rejoindre et faire ce qu'elle avait choisie, mais n'avait toujours aucun indice sur ce qui lui était arrivée, et ne pouvait donc dire n'importe quoi sans avoir le risque d'être maladroite et donc de la blesser un peu plus. Un lien avec les ruines ? Après tout elle l'avait retrouvée en face de celle-ci donc il y avait toutes les chances que ce soit liée, mais elle n'avait pas plus d'informations sur tout ceci non plus, ce qui rendait l'entreprise encore hardue.

- Ah ... Je voulais te demander. Ah... Que t'arrives-t'il, pourquoi es-tu si triste ? ... Ah ... Ah .... Je peux faire quelque-chose en conséquence pour t'aider ?

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Ven 27 Juin - 18:37
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La haine. Quelle drôle de chose.

Nawel avait beau essayer de la combattre de toutes ses forces, rien n'y faisait. Elle était là et avait pris sa place, riait dans son esprit et jubilait dans son cœur, espérant peut-être lui faire commettre quelques atrocités.

Toutefois, la haine se trompait. Il s'agissait de Nawel, non du premier venu. Il s'agissait de Nawel et, à ce titre, la seule diablerie que ce sentiment lui ferait commettre serait d'être impolie envers Melphit. Rien de plus, même si les pensées de la kitsune en disaient long. Très long.

Elle savait qu'il était indigne d'éprouver cela, mais le fait était qu'elle rêvait de voir mort les partisans d'Aile Ténébreuse, tous autant qu'ils étaient, de les voir souffrir comme ils la faisaient souffrir en ce moment même. Voir mourir la jeune femme également, et avant, juste avant qu'elle ne trépasse, lui demander d'un cri de l'âme emplis de tout ce qu'elle n'arriverait plus à contenir : « Pourquoi ? »

Elle ferma les yeux. Elle pensait mal, elle en avait conscience. La mort n'était pas une solution, quoi que puissent affirmer les bleus. Il ne fallait pas qu'elle souhaite une chose pareille, sinon, cela signifierait que ses ennemis auraient gagné et l'auraient perverti de leurs noires desseins. Il lui fallait rester gentille et ouverte, le plus possible, car c'était bien là le seul moyen de les vaincre. Elle en était persuadée. C'était ce qui faisait d'elle l'être pur et innocent qu'elle était, même si cela en revanche, elle était bien trop modeste pour se l'avouer.

– Heyyyyyy ! Attends moi, ne pars pas ainsi !

Surprise d'entendre la voix qui la hélait dans son dos, elle stoppa brusquement sa lente marche désespérée et ouvrit les yeux, apercevant la jeune femme accourir dans un effort qui lui sembla aussi vain que ridicule. Que...

– Ah ... Je voulais te demander. Ah... Que t'arrive-t-il, pourquoi es-tu si triste ?

Interloquée, elle ne répondit pas tout de suite. Était-ce une ruse de la vile démone pour lui faire croire qu'elle compatissait à ses malheurs afin de mieux l'achever ? Ahanant de plus belle, cette dernière lui posa une ultime question, question qui lui fit dresser les cheveux sur la tête :

– Je peux faire quelque-chose en conséquence pour t'aider ?

… Elle se moquait d'elle, il n'y avait pas d'autres explications. Elle cherchait à l'humilier, se gaussait, alors que ça n'avait rien d'amusant. Mitsu était morte. Morte ! Non, elle ne pourrait rien faire. Mitsu se trouvait chez Nayris à présent, et n'en reviendraient pas. Il était trop tard.

Soudain, dans un éclat de colère, la petite renard se redressa, ses yeux plantés dans ceux de Melphit, larmoyants mais sans qu'aucune larme ne coule car jamais ô grand jamais elle n'avait ressenti le besoin de pleurer, et s'exclama :

– Tout ce à quoi je tenais n'existe plus par la faute des démons. Mon histoire entière a été marquée par leurs folies et leur soif de sang. Alors sauf votre respect Madame, non, vous ne pouvez rien faire. A moins que vous ne possédiez le pouvoir de retourner dans le passé, et ainsi faire en sorte qu'Aile Ténébreuse de vienne jamais souiller cette terre. J'ai tout perdu, Madame, tout. Alors, s'il vous plaît, arrêtez de vous moquez avec vos questions, et laissez-moi seule. Une vie déchirée n'a rien de drôle. Trouvez-vous une autre victime et laissez-moi souffler en paix. Oui, laissez-moi... j'ai bien assez mal comme cela.



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Ven 4 Juil - 17:13
Elle l'observait, son souffle revenant doucement après la course poursuite qu'elle avait du entamer pour rejoindre cette jeune fille si mignonne et triste à la fois, et finalement notait la tension qui s'était emparée du petit corps de la jeune kitsune, au poing de lui faire serrer les points, et que ses lèvres étaient torturés en un rictus de peine et de rancoeur. Ce rictus, elle le connaissait bien pour être capable d'exprimer le même quand il s'agissait des impériaux et des religieux, ce trait fin tendu vers le bas, étendu comme une aiguille qui percerait le coin des lèvres pour le transformer en cette expression malsaine de haine. Et autant la voleuse n'avait pas de problème à ressentir sur son faciès le visage même de la haine viscérale, autant avait elle plus de mal à voir cette expression sur un visage aussi candide et juvénile, observer cela n'étant en rien un plaisir en effet, mais donnant plutôt l'impression que le monde allait de travers, et qu'il n'était pas normal qu'une enfant ait la capacité de laisser transparaître un tel sentiment. Pleine de bon sentiments d'ailleurs, la voleuse eut un brusque moment de surprise en voyant cela, mouvement qui d'ailleurs devait être d'une évidence certaine pour la petite kitsune qui avait ses yeux larmoyants rivés sur elle, lui faisant comprendre quelque chose de particulièrement gênant : Cette haine était à son encontre !

– Tout ce à quoi je tenais n'existe plus par la faute des démons. Mon histoire entière a été marquée par leurs folies et leur soif de sang. Alors sauf votre respect Madame, non, vous ne pouvez rien faire. A moins que vous ne possédiez le pouvoir de retourner dans le passé, et ainsi faire en sorte qu'Aile Ténébreuse de vienne jamais souiller cette terre. J'ai tout perdu, Madame, tout.

Si elle n'était pas en capacité de rconnaître la peine de le jeune fille, Melphit aurait put juré que la kitsune parlait de sa propre vie, avec ses hauts et ses bas, mais toujours réduite en cendres à cause de l'extrême violence et le comportement idiot des impériaux, mêlé au léchage de bottes immonde que pratiquait les différentes églises envers ce monstre innommable. Pourquoi fallait-il qu'une personne comme elle soit sur son chemin aujourd'hui, et surtout qu'elle même soit prise pour une partisane de la folie furieuse des membres de Zelphos ? Melphit n'arrivait pas à accepter cela, elle n'arrivait pas à rester calme alors qu'on la considérait comme une suivante des démons et de toutes les monstruosités qu'ils cherchaient à perpétrer, mais plus que tout elle n'arrivait pas à se faire à l'esprit que la petite demoiselle en face d'elle avait connu les horreurs que perpétraient l'ignoble occupant, et ainsi avait eut la même vie de souffrance et de errance que la voleuse. Personne ne méritait un tel sort, encore plus quand la personne avait la pureté, l'innocence, et la douceur dans le plus profond de son regard, que tout en elle pouvait se lire comme une promesse de bonheur, et qu'en ce sens elle s'en trouve gâcher à causes des noirs desseins d'une entité au bon vouloir égoïste.

- Alors, s'il vous plaît, arrêtez de vous moquez avec vos questions, et laissez-moi seule. Une vie déchirée n'a rien de drôle. Trouvez-vous une autre victime et laissez-moi souffler en paix. Oui, laissez-moi... j'ai bien assez mal comme cela.

Non en effet il n'y a rien de drôle à la souffrance d'un autre, seul compte la justice, et ce qu'elle avait en face d'elle était profondément injuste, que personne n'ose dire le contraire où elle subirait le courroux de la plus grande des voleuses du monde. Et le pire, c'est que même si le jugement de la jeune fille était injuste envers celle qui se dressait perpétuellement sur la voix du grand démon, les choses étaient malgré tout bien plus injuste envers la frêle forme en face d'elle qui oscillait entre la peine et la colère. Cette rage elle la comprenait mais elle ne voulait pas de ça pour cette jeune fille, elle ne méritait pas de vivre avec un tel fardeau. La laissez seul ? C'était bien là le pire moyen pour elle d'agir et elle n'allait pas offrir à la kitsune la solitude qui lui suffirait pour se pourrir avec la haine et donc en profiter pour commencer à créer de noir désirs, puis de tenter de les mettre en actions au péril de sa propre vie. Elle avait envie de lui hurler dessus mais ne voulait pas non plus rentrer dans un jeu de colère. Se maîtrisant alors au point de froncer les sourcils et de se mordre la lèvre, elle sert les poings un moment avant d'ouvrir les lèvres et de répondre à l'enfant.

- Tu n'as aucune idée de ce que tu dis ! Loin de moi de me moquer, loin de moi la moindre pensée mauvaise en ton encontre. Je comprends ta haine de ces pourceaux remplis de fanges et d'immondices, mais là tout ce que tu fais c'est t'oublier au point de considérer tout le monde comme ton ennemi !

Elle s'en fout qu'elle soit mordue, elle s'en fout complètement d'être griffée. Sans un mot de plus elle arrive juste à coté de la jeune fille, dans un mouvement qui n'as rien de gracieux ou d'élégant, mais qui tiens plus de la grosse brute qui a du mal à se maîtriser, et attrape la jeune fille par le bras avec une force relativement mal dosé, faisant peut-être un peu mal au poignet de la jeune fille sur le cou. Ouais elle s'en foutait, mais cette fille lui avait percé le coeur sans merci avec sa tirade, ses larmes, son visage d'ange transformé par la haine qu'avait créé un démon sans merci et ses ignobles suivants. Elle en avait mal bon dieu, tellement mal pour la petite kitsune. Alors elle ne se limita pas et l'attrapa comme un voyou attrape une jeune fille qu'il trouve un peu trop à son goût et l’entraîne contre elle avec le visage déformé par la colère. Elle aurait fait peur, elle aurait été surement relativement dangereuse si son geste ne fut pas la prémisse d'un autre bien plus doux, bien plus gentil, bien plus tendre. Elle venait de l'enserrer délicatement contre elle, contre sa poitrine qui sursautait en de contenus sanglots, la serrait fort dans ses bras avec la peine et l'envie de la consoler. Mince, elle comprenait quand même ce que ce genre de choses faisait au plus profond des coeurs d'autrui, elle le savait et bon dieu ce que ça faisait mal !

- Faut pas que tu sois seule ... Si t'es seule tu vas faire une connerie, surtout dans ton état ! Alors non, je ne veux pas voir une aussi jolie demoiselle gardé ce visage ni ces pensées. Y'en a assez d'une folle vengeresse sur ce chemin !

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Dim 6 Juil - 18:10
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A l'instant où elle prononça le dernier mot de sa longue tirade, Nawel regretta immédiatement de s'être emportée. Elle avait beau croire dur comme fer que cette femme était une démone, son éducation reprit le dessus avec une force qui la fit vaciller. Utilisation de l'impératif à l'encontre d'une inconnue... manquement grave à la politesse...

Mais elle n'eut pas le temps de rattraper quoi que ce soit, son adversaire reprenant aussitôt la parole.

– Tu n'as aucune idée de ce que tu dis ! Loin de moi de me moquer, loin de moi la moindre pensée mauvaise en ton encontre. Je comprends ta haine de ces pourceaux remplis de fanges et d'immondices, mais là tout ce que tu fais c'est t'oublier au point de considérer tout le monde comme ton ennemi !

Sous le coup de la réprimande, Nawel fit un pas en arrière, le cœur pétrifié par l'horreur de ce qu'elle avait accompli. Et surtout, surtout, elle s'était enfin rendu compte que la jeune femme, d'après ses paroles, n'était aucunement une partisane d'Aile Ténébreuse, au contraire. Cela crevait les yeux pourtant, c'était une évidence, mais la haine avait triomphé et lui avait fait croire ce qu'elle n'aurait jamais dû croire. Et maintenant, il était trop tard, le mal était fait, et il s'écoulerait un long moment avant qu'elle n'ose se regarder à nouveau en face. Cette femme voulait juste l'aider, et elle, elle lui avait jeté sa rage à la figure. Il n'y avait pas plus honteux que cela. Elle méritait des coups.

Mais, encore une fois, elle n'eut pas le temps d'agir. L'inconnue, se mettant en mouvement, lui serra fort le bras, comme pour la punir de la faute qu'elle avait commis. Et, pensait Nawel, elle avait parfaitement raison. Cependant, elle se trompait encore une fois, car, loin de vouloir la blesser, la jeune femme l'enserra soudain dans ses bras, la douceur de son geste contrastant avec la violence adoptée précédemment.

La petite kitsune resta immobile sans savoir quoi faire, les yeux écarquillés, tentant de faire taire la tempête qui rugissait dans son esprit et qui, à l'égale d'une mer en furie, submergeait son corps d'un mélange d'émotions qu'elle ne savait démêler. Elle écouta l'inconnue, ne pouvant de toute façon rien faire d'autre. Plus que l'écouter, elle s'accrocha à ses paroles comme à un radeau de fortune. Pour ne pas se noyer.

– Faut pas que tu sois seule ... Si t'es seule tu vas faire une connerie, surtout dans ton état ! Alors non, je ne veux pas voir une aussi jolie demoiselle garder ce visage ni ces pensées. Y'en a assez d'une folle vengeresse sur ce chemin !

C'en était trop. Malgré ce qu'elle lui avait fait, la jeune femme, loin de s'en offusquer, cherchait au contraire à l'aider. Par des manières un peu brusque, certes, mais elle ne voulait pas la laisser ainsi. Plus que cela, elle voulait même la sauver du gouffre dans lequel elle menaçait de tomber.

Tant de gentillesse... elle ne le méritait pas. Ce sentiment nouveau qu'elle éprouvait fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Ni son corps ni son esprit ne purent supporter plus longtemps ce trop-plein de contradictions et d'hésitations. Elle s'évanouit.

Quand elle reprit conscience, elle se trouvait sur une consistance moelleuse et agréable. Un matelas. Elle était dans un lit. Sans ouvrir les yeux, elle se recroquevilla sur elle-même. Jamais elle n'avait été aussi désorientée, perdue, honteuse.

Que faire à présent ? Oui, que faire ?



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Lun 7 Juil - 17:18
Elle s'attendait à tout de la part de la furieuse jeune fille, et s'était ainsi préparée à prendre son coup comme si c'était obligatoire vu ce pour quoi elle la prenait. Elle ne s'avait pas d'où ça allait venir, et du coup se trouvait sur le qui-vive pour ne pas la lâcher quand elle connaîtra la douleur cruelle du poing contre son corps. Pourtant rien ne vint, que ce soit dix secondes, vingt secondes, et ce jusqu'à une bonne minute d'attente, mais absolument rien ne vint pour la punir de sa nature supposée d'impérialiste meurtrière capable des pires exactions, et qui en plus prenait le malin plaisir de la tourmenter après un autre de ces carnages destructeurs pour le corps et l'âme. Dans l'incompréhension, Melphit se demandait ce que pouvait bien penser cette kitsune, si elle commençait à ouvrir les yeux sur sa rage, ou si elle était en train de s'enfoncer dans une spirale vengeresse qui la ferait attaquer sauvagement la semi-elfe. Bien sur il n'est pas à préciser qu'elle préférait largement que la jeune fille soit en train de comprendre que son geste infondé pouvait l'avoir blesser, mais elle aimait surtout cette possibilité parce qu'au moins cela calmerait la rage de cette future femme, et l'empêcherait ainsi de se perdre dans le comportement que la voleuse avait adoptée envers les démons et leurs serviteurs : la vengeance. Elle voulut s'écarter un peu du corps de la kitsune pour s'informer en observant les traits de son visage, mais elle fut prise de court.

Tout ce qu'elle vit, c'est le visage comblé de tristesse de la jeune fille se paralyser un instant, puis se fermer à son regard à mesure que la demoiselle perdait connaissance, le poids de son corps lui tombant dés lors entièrement dans les bras, manquant de faire partir Melphit en avant avec Nawel vu sa position. Elle laissa sa jambe partir en avant pour faire trépied avant de chuter, et amorti la descente brusque de la demoiselle évanouie, la posant du coup au sol très doucement, l'observant tandis qu la surpris avait laisser la place à un long flot de pensées disparates qu'il allait lui falloir rapidement gérer. Il faisait un froid à en fendre la pierre et elle ne pouvait décemment laisser la jeune fille ici, que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons, aussi elle allait devoir l'emmener dans un endroit chaud, au mieux confortable, mais où ? Elle avait payer l'aubergiste pour une nuit, elle n'avait pas la moindre cachette de l'Ordre dans la région, et surtout les sous commençaient à lui manquer, aussi n'allait-elle pas avoir de quoi payer pour une pension intégrale de la jeune fille le temps qu'elle se réveille. Bon sang elle était dans de beaux draps franchement, et ce à cause d'une erreur d'information de la part des jeunes membres de l'ordres. Elle allait les étriper à son retour, et elle se le promettait très sincèrement, de manière à être sure de ne pas oublier ce choix.

Finalement elles auront la même chambre, tant pis, avec un peu de chance pourront-elles se trouver un accord si la jeune fille se réveille avant que la nuit tombe, mais de toutes manières elle n'avait pas le choix du point vue monétaire. Elle attrapa le bras de la fille et la fit monter sur son dos avec quelques difficultés, puis la plaça le plus confortablement possible pour elle, afin de ne pas qu'elle lui glisse du dos et qu'elle tombe assez lourdement au sol pour se faire du mal. Ainsi elle gesticote maladroitement pendant dix bonnes minutes avant de réussir enfin à la faire tenir se manière stable sur son corps, puis se redressa avec quelques difficultés sur ses jambes avant de commencer à marcher vers le village, son particulier paquet sur les épaules. Par chance elle n'était pas bien lourde, et le fruit des rapines de la demoiselle étant particulièrement encombrant généralement, elle pouvait sans trop d'effort se déplacer avec la jeune kitsune sur le dos, mais il fallait avouer que porter une vraie personne était une tâche tout à fait différente, et en ce sens il lui arrivait toujours de perdre un peu l'équilibre par moment parce qu'elle n'avait pas prévue le changement de position de la demoiselle. Cela crée donc une nouvelle marche bien longue ce coup-ci, et un ralentissement progressif quand en plus elle atteint l'inégale dallage du village, ainsi que le mouvement effervescent des passants courant de droite à gauche pour s'occuper de leurs affaires.

Ce n'est donc non pas sans efforts que la voleuse parvient enfin à l'auberge de plus tôt, et y rentre d'une poussée d'épaule, sa camarade de voyage n'ayant toujours pas repris connaissance. Sans passer par quatre chemins et faisant fi du regard persistant de certain villageois, une grande partie pour la situation incongrue que de voir une femme en porter une autre sur son dos dans une auberge, et une petite partie plus honnête pour l'intéressante situation d'une femme en amenant une autre dans une auberge, elle alla droit vers l'aubergiste et lui demanda les clés d'une chambre libre, normalement celle qu'elle avait laissé ce matin. L'air irritable de Melphit et son premier passage eurent surement raison de la réticence et la curiosité du tenancier, qui prit soin de lui donner une clé en bonne et dûe forme contre la monnaie qui va avec. Encore une fois, Melphit eut l'occasion de basculer deux fois avant de réussir à mettre la main à sa bourse, et en sortir le prix de la chambre, qu'elle déposa brusquement sur le comptoir alors qu'elle entamait un troisième cycle de rééquilibrage d'urgence. Elle monta alors lourdement les marches et alla s'installer dans la chambre 103, la dernière de ce bâtiment, pour y déposer la jeune fille sur le matelas et commencer à prendre soin d'elle, durant un bon moment.

Finalement la nuit tombe doucement au travers des volets quasiment clos par Melphit plus tôt dans la journée. La fille ne s'est toujours pas réveiller, et la voleuse s'ennuie depuis plus de 4 heures, au point qu'elle en joue avec des pièces, qu'elle fait rebondir l'une sur l'autre jusqu'à trouver l'angle exact et la force nécessaire dans le lancer pour qu'elle tombe pile l'une sur l'autre. Et malgré le bruit qu'elle produisait périodiquement, cela ne réveillait toujours pas la jeune fille, ce qui avait transformer ce jeu en tentative frénétique d'atteindre au moins un truc relaxant dans la journée, surtout quand on considère que ce jeu s'était accompagné par deux prises de "Muguet Vert" au point qu l'hyperactivité de la demoiselle s'était aggravé, comme ses regards en coin vers cette petite demoiselle qu'elle aurait bien enlacé une nouvelle. Sans parler des oreilles toutes mignonnes qui frétillaient de temps en temps sous le souffle d'une brise ou celui de la voleuse quand elle avait découvert ce détail. En gros elle n'avait pas l'esprit clair, pas du tout même, et c'est à ce moment là précis que la jeune kitsune s'était réveillée, se déplaçant pour se placer en boule sur le matelas. Melphit la regarda un instant, puis décala la chaise du petit bureau pour se relever et approcher de la kitsune.

- Tu es réveillée, enfin. Je suis désolé tu t'es évanouie et du coup j'ai préférer t'amener à l'auberge, mais je n'avais pas de quoi payer deux chambres. Tu n'as pas à t'inquiéter, ici c'est tranquille le soir, tu vas pouvoir continuer de te reposer tranquillement. Je t'ai dévêtue pour que tu puisses dormir sans soucis, tes affaires sont sur la chaise au pied du lit, et je suis là si tu as besoin de quelque-chose d'accord ?

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Mar 8 Juil - 22:46
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Le raclement d'une chaise sur le sol. Des bruits de pas. Puis, une voix.

– Tu es réveillée, enfin. Je suis désolée tu t'es évanouie et du coup j'ai préféré t'amener à l'auberge, mais je n'avais pas de quoi payer deux chambres. Tu n'as pas à t'inquiéter, ici c'est tranquille le soir, tu vas pouvoir continuer de te reposer tranquillement. Je t'ai dévêtue pour que tu puisses dormir sans soucis, tes affaires sont sur la chaise au pied du lit, et je suis là si tu as besoin de quelque-chose d'accord ?

Nawel se recroquevilla encore plus si c'était possible. Même si elle n'était toujours pas parvenue à démêler l'enchevêtrement de ses émotions, pour l'heure, un sentiment prenait le pas sur tous les autres : la honte. Une honte aussi brutale qu'irréversible.

Avec des gestes tremblants et hésitants, les oreilles et la queue basse, elle ouvrit les yeux, se releva et, doucement, se mit à enfiler ses vêtements. Elle n'était plus fatiguée. Ce qu'elle voulait, c'était courir sans s'arrêter sous sa forme renarde, jusqu'à être à bout de force et ne plus penser à rien. Mais, dans l'immédiat, cela ne résoudrait pas ses problèmes. Il lui fallait d'abord se faire pardonner. Ensuite, elle verrait.

– Vous... vous n'avez pas à vous excusez, Madame, lança-t-elle, les yeux fixés sur le bout de ses pieds. C'est entièrement ma... ma faute. Je n'aurais jamais dû penser que vous êtes une... une... une démone et... et je n'aurais dû vous dire toutes ces... toutes ces paroles insensées. J'ai été terriblement maladroite et impolie. Pardon.

Elle sortit de l'une de ses poches la bourse que Voyl lui avait donné et s'empara de quelques pièces, qu'elle déposa sur le bureau.

– Voilà de quoi... rembourser la chambre. Je ne vais pas vous gêner plus longtemps. Merci pour tout.

Puis, plus mal à l'aise qu'elle ne l'avait jamais été, elle quitta la pièce à petit pas, les joues rouges, le regard baissé, les oreilles en arrière. Elle descendit les escaliers et pénétra dans la salle commune. Celle-ci était uniquement éclairée par des chandeliers crasseux disposés sur les murs, indiquant que la nuit était tombée. Il régnait encore une certaine animation dans la salle, malgré les quelques ivrognes ronflants, et elle n'était pas de bonne augure. Aussi la petite kitsune se dirigea-t-elle directement vers le comptoir, où elle demanda une chambre et, à sa grande surprise, de quoi s'alimenter. La tristesse et la douleur lui serraient la gorge et le ventre, mais cela ne l'empêchait pas de mourir de faim.

L'aubergiste, attendri par sa jeunesse et son innocence, la conduisit à une table loin des joutes et des jeux d'argent, avant de lui servir une soupe aux légumes semblant peu appétissante, un croûton de pain passé de plusieurs jours et un verre de lait. Ne faisant que peu de cas de la piètre qualité de la nourriture, elle mangea lentement mais avec appétit. Tout en dégustant son repas, elle réfléchissait. Elle avait beau avoir tenté d'arranger les choses, elle n'était pas plus avancée que quand elle s'était réveillée, et n'avait toujours aucune idée de ce qu'il lui fallait faire.

Car, son passé disparu, son présent malmené, comment le futur pouvait-il seulement se dessiner ?



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Jeu 10 Juil - 14:46
Melphit regardait la petite forme recroquevillée dans le lit avec toute la bienveillance qu'elle possédait dans le regard, espérant qu ce retour à la réalité permettrait à la jeune fille d'avoir le coeur un peu moins meurtrie par cette histoire, et que cela lui permette d'échanger tranquillement sur le dit soucis pour trouver un moyen d'alléger les tourments de la renarde. Bien sur ça allait être compliqué, long, mais la voleuse l'avait dit plus tôt en prenait la jeune fille entre ses bras : Il ne fallait pas qu'elle reste seule, c'était le meilleur moyen pour qu'elle se mette à broyer du noir et ainsi qu'elle se perde dans des pensées qui ne pouvaient que lui apporter peines, souffrances, et dans le pire des cas une mort volontaire et bien trop rapide pour une si jolie petite demoiselle ! Du coup elle l'observait patiemment, attendant que l'inconnue se décide à sortir des couettes pour qu'elles puissent échanger pendant un petit temps, qu'elles puissent s'accorder sur comment elles allaient agir pour ce soir, et lui proposer des solutions rapides pour la douleur qui devait lui étreindre le coeur. Finalement elle la vit d'ailleurs le faire, sortir son petit corps de sous les couvertures pour aller à l'autre bout du lit et prendre ses affaires afin de cacher sa nudité, t sans un mot elle l'observa faire, attendant qu la jeun fille se tourne vers elle pour lui parler d'une voix éteinte par les larmes qu'elle avait retenue plus tôt.

– Vous... vous n'avez pas à vous excusez, Madame. C'est entièrement ma... ma faute. Je n'aurais jamais dû penser que vous êtes une... une... une démone et... et je n'aurais dû vous dire toutes ces... toutes ces paroles insensées. J'ai été terriblement maladroite et impolie. Pardon.

- Ce n'est pas ta faute voyons, tu n'y es pour rien et je ne peux que le répéter, mais j'ai fais le choix de t'aider et en ce sens tes durs mots ne sont rien par rapport à mon désir que tu aille mieux.

– Voilà de quoi... rembourser la chambre. Je ne vais pas vous gêner plus longtemps. Merci pour tout.

Elle ne l'écoutait pas du tout, elle était focalisé sur sa pensée qui lui disait très sérieusement qu'elle était un poids aux yeux de la femme qui venait de l'aider et que du coup elle se devait de disparaître le plus rapidement possible si elle ne voulait pas que son manque de respect envers cette gracieuse personne ne lui vaille quelques punitions d'une divinité inconnue. Bon la voleuse n'en savait rien mais elle affiliait ce caractère à ce genre de croyance idiote que les gens se mettaient en tête car ils avaient l'habitude de se débrouiller seul, ou ne voulais pas partager leurs souffrances avec autrui de peur que celle-ci blesse, autant que la personne concernée, les personnes environnantes, et ainsi créerais en la demoiselle blessée un sentiment de culpabilité envers ses amis et connaissances de confiance. C'était bête, mais il y en avait plus d'un dans cette époque sombre de Terra qui finissait par se mettre ça dans un coin du crâne à cause des horreurs qu'ils avaient vus, et c'était aux yeux de Melphit un véritable drame que de perdre ainsi la confiance et l'échange qu'il pouvait y avoir autrefois entre toutes et tous sans raison de rapprochement, de recherches de faveurs, ou bien d'un intérêt mystique et malsain. Se redressant, elle voulut arrêter la demoiselle torturée mais n'eut pas le temps de l'apostropher avant qu'elle ne sorte de la pièce, et jura tout bas alors qu'elle se tourna vers ses affaires.

Fouillant dans celle-ci, elle était à la recherche de quelque chose en particulier, un petit quelque chose qui, elle l'espérait, saurait calmer un peu les meurtrissures qui saignait le coeur de la demoiselle. Bien sur il n'y avait rien de tel dans son sac de toile, et elle le jeta sur le mur de frustration tandis qu'elle s’assoit sur le lit pour ronchonner la tête dans les mains et une moue de mécontentement sur le visage, si bien que de douce elle était passée à quasiment colérique rien que par son manque de capacités à aider la renarde. Si Nawel la voyait maintenant elle risquait de réellement croire qu'elle avait été un poids jusqu'ici pour Melphit et que ce qu'elle offrait en retour n'était pas suffisant, ce qui n'était pas du tout la question qui trottait dans la tête de la voleuse et la turlupinait autant. Non, en fait elle se demandait plutôt comment elle allait retrouver la petite renarde, ou en tout cas la suivre, sans que celle-ci la trouve terriblement étrange, voir inconvenante, et qu'elle la renvoie séant à cause de son acharnement à venir l'embêter juste parce qu'elle veut l'aider.

Finalement et après quelques minutes d'intenses réflexions finissant sur une Melphit prête à transformer le mobilier en petit bois, elle se redresse du lit, prends son sac et viens en tirer un des petits triangle en papier qui contient une dos de muguet vert et l'ouvre pour en vider la poudre dans le fond de sa gorge avant de faire passer l tout par un peu d'eau. Nombres de solutions : aucunes. Nombres de réponses aux peines de la jeune fille : nada. Nombres d'idées pour engager la conversation une troisième fois dans la même journée : néant. Melphit avait finit par prendre le moyen le plus inconscient et facile, prendre une dose de cette belle poudre quasiment scintillante qui la rendait euphorique ainsi qu'extrasensible, et attendit encore cinq petites minutes histoire d'être sur que tout est bien finit dans son estomac pour réajuster sa tenue et sortir de sa chambre, clés en mains et de fermer celle-ci, tout ceci après s'être assurée de bien avoir récupérer l'argent que Nawel lui avait laissée pour payer son logement de la soirée. Elle descendit dés lors les escaliers tranquillement, passant devant les chambres 102 et 101 qui ne semblait pas encore prise, et vint dans la salle principale pour chercher des yeux la présence de la jeune fille, dans l'espoir qu'elle n'ait pas quittée l'auberge depuis ce temps, détail qu'elle avait oubliée à cause de son état, qui n'allait pas s'arranger avec la nouvelle dose prise. Par bonheur, la jeune fille était à une table vide, excentrée, à boire une soupe et Melphit s'y dirigea directement. Elle s'installa sans dire un mot, pris les pièces de la renarde et les redisposa sur la table délicatement.

- Je ne veux pas d'argent. Je me moque éperdument d'avoir payer cette chambre pour que tu puisse te reposer et surtout je ne veux pas que tu tente de me rembourser alors qu'il ne s'agit là de rien vu l'état dans lequel tu es. Bon écoutes !

Elle espérait attirer son attention avec cet ordre dis doucement, avec une voix dont la teinte tenait plus d'une demande sincère que de l'obligation formel de la part de Melphit. La jeune voleuse savait que lorsque l'on était inconsolable, il y avait plus d'embûches sur le chemin qui menait à l'écoute des autres et à l'ouverture d'esprit plutôt que sur la belle voie pavé qui menait à l'auto-flagellation et le renfermement. La reine des voleurs prenait une grande inspiration pour calmer son coeur et ses pensées qui se faisaient un peu anarchique à cause du muguet vert, puis observa Nawel droit dans les yeux et y chercha l'attention qu'elle avait chercher à capter juste avant. Elle ne savait pas si elle avait en effet réussi son tour, mais au moins la renarde semblait avoir sa conscience en partie tournée vers Melphit, ce qui était une première victoire, peut-être l'amener à la suivre sur un chemin allant vers quelques soins pour son coeur coupé en morceaux allait être plus simple qu'escompté ? En tout cas elle ouvrit la bouche et se mit à parler doucement, tranquillement, ne voulant pas brusquer la jeune fille, et espérant qu'elle allait réussir à la convaincre de ne plus la fuir pour qu'elles puissent trouver un moyen à deux que Nawel ne saurait découvrir toute seule.

- Je m'appelle Melphit, et suis une voleuse particulièrement en froid avec les impérialistes et les sociétés religieuses. Tu m'as peut-être déjà vue sur quelques annonces en rapport à une jolie récompense contre ma tête. Voici pour la présentation que je n'avais toujours pas faite. Maintenant ce que je voulait te dire, c'est qu'actuellement en fuyant l'aide et en t'enfermant, tu ne vas que te causer plus de mal. Je te l'ai dit ce matin, il ne faut pas que tu sois seule, car seule tu ne sauras trouver un chemin pour calmer tes souffrances, et je suis bien à même de le savoir car je suis passer par cette même phase quand j'ai été plus jeune et cela ne m'as surement pas donner quoi que ce soit d'utile. Je t'en prie, accepte que je puisse t'aider.

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Mar 22 Juil - 14:59
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– Je ne veux pas d'argent.

Nawel sursauta. Perdue dans ses sombres pensées, elle n'avait pas entendu Melphit arriver. Elle prit du temps à assimiler ses paroles, ne remarqua que trop tard les pièces disposées sur la table. Elle aurait voulu lui enjoindre de les reprendre, ou du moins essayer de le lui dire, mais déjà la voleuse reprenait :

– Je me moque éperdument d'avoir payé cette chambre pour que tu puisses te reposer et surtout je ne veux pas que tu tentes de me rembourser alors qu'il ne s'agit là de rien vu l'état dans lequel tu es. Bon écoute !

La petite kitsune se recroquevilla et reprit les pièces que lui tendait la jeune femme. Curieusement, malgré l'emploi de l'impératif, ce n'était pas un ordre qui lui était donné. Non. Le ton était insistant et doux à la fois. Une prière. Une supplication. Ce fut cela qui l'incita à lever les yeux et trouver ceux de la voleuse alors même que celle-ci cherchait les siens. Des prunelles chaleureuses, des iris d'un mauve étonnant... elle se perdit dans son l'intensité de son regard, avec l'infime espoir que cela lui permettrait d'oublier.

– Je m'appelle Melphit, et suis une voleuse particulièrement en froid avec les impérialistes et les sociétés religieuses. Tu m'as peut-être déjà vue sur quelques annonces en rapport à une jolie récompense contre ma tête.

Melphit... oui, ce nom lui disait vaguement quelque chose. Au moins n'était-elle pas une assassine. En réalité, Nawel appréciait les voleurs. Sans aller jusqu'à les admirer, elle les respectait toutefois, considérant que la majorité d'entre eux n'avaient pas de mauvaises raisons de faire un tel métier. Parfois, la fin justifiait les moyens. Qu'y avait-il de mal à subtiliser de la nourriture si l'on avait faim, ou un manteau si l'on avait froid ? Et quand même n'était-ce plus pour survivre mais pour gagner de l'argent, c'était un travail comme un autre. Les biens matériels n'avaient pas grande importance à côté des sentiments humains.

– Voici pour la présentation que je n'avais toujours pas faite. Maintenant ce que je voulais te dire, c'est qu'actuellement en fuyant l'aide et en t'enfermant, tu ne vas que te causer plus de mal. Je te l'ai dit ce matin, il ne faut pas que tu sois seule, car seule tu ne sauras trouver un chemin pour calmer tes souffrances, et je suis bien à même de le savoir car je suis passée par cette même phase quand j'ai été plus jeune et cela ne m'a sûrement pas donné quoi que ce soit d'utile. Je t'en prie, accepte que je puisse t'aider.

Oh, Melphit était si gentille, si généreuse... Nawel ne méritait pas une telle compassion, elle le savait. Pas après ce qu'elle lui avait dit. Pas après ce qu'elle avait fait. Cependant... d'un autre côté...

La voleuse avait raison. Elle était seule à présent, plus seule qu'elle ne l'avait jamais été. Alors peut-être que cette jeune femme lui permettrait de quitter le chemin de l'ombre pour celui de la lumière. Mais... elle avait mal. Son cœur était déchiré, malmené, brisé. Elle ne voyait comment elle pourrait remonter la pente, malgré l'aide que l'on pouvait lui fournir. Son horizon était obscurci par l'océan de sa peine infinie, de sa douleur immense. Oui, à présent, comment se relever ?

– Votre... votre grandeur d'âme vous honore, répondit-elle d'une petite voix. Mais je... par quels moyens arriverez-vous à...

Elle se tut, n'arrivant pas à trouver les mots exacts lui permettant de s'exprimer. Une seconde de silence, puis, esquissant un sourire timide, elle souffla :

– Ah, et... je suis Nawel.



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Jeu 24 Juil - 20:32
Etait-ce ses mots qui avaient ainsi touchés la jeune fille, ou avait-elle d'elle même commencer à se rendre compte que son comportement ne pouvait lui apporter un quelconque débouché ? En tout cas elle se mettait enfin à avoir un peu de vie dans les yeux, ce qui offrit à la voleuse un sourire radieux, un sourire chaud et fait pour réconforter autrui. Que voulez vous, elle dirigerait de manière plus ou moins honnête la guilde des voleurs, aussi avait elle appris avec le temps comment faire pour rendre à un coeur le peu de sérénité nécessaire suite à une mission tragique, un échec cuisant, ou même avant, quand le dit voleur partant avait assez gros sur le coeur pour mettre en danger sa mission et les talents de ses co-équipiers à cause de trop longues réflexions. Elle utilisait un technique à peu près similaire avec la jeune fille, à l'exception du fait qu'elle était sous une dose peut-être un peu forte de muguet vert. Oh cela n'allait pas en soi la gêner pour s'exprimer, mais elle savait que ses actions allaient peut-être se faire un peu étrange, chose qu'elle se pardonnait en se disant qu'elle avait aussi là tout la possibilité de briser la barrière intime que la jeune fille se créait inconsciemment, pour pouvoir échanger avec elle en toute simplicité et sans que quoi que ce soit ne vienne se mettre en travers de sa route.

– Votre... votre grandeur d'âme vous honore. Mais je... par quels moyens arriverez-vous à...

Pfffft... grandeur d'âme ...pffft. Oh franchement c'est bien parce qu'elle se devait d'être en partie sérieuse qu'elle ne rigolait pas à l'énonciation de cette expression, mais elle était en train de hurler de rire en elle tant cela lui paraissait amusant, hilarant même. En tout cas la fille avait enfin parler sans que ce ne soit pour s'excuser ou lui hurler dessus des insanités, ce qui était dans le fond plutôt bon signe quand on sait à quel point il est difficile depuis le début de leur rencontres d'échanger normalement avec cette adorable jeune fille. Bon au moins elle avait adorer entendre le son de sa voix quand elle avait enfin pris la peine de l'utiliser pour lui dire autre chose que son numéro classique de jeune fille apeurée et détruite sentimentalement, et en cela elle considérait déjà qu'elle avait bien progresser dans son travail de remise en forme express. Pourtant la jeune renard semblait ne pas en avoir terminer, aussi la voleuse ne se prit pas la peine et l'immense déception de la couper, sa voix était tellement jolie, mignonne, adorable, ça la rendait tout à fait euphorique. Allez ravissante jeune femme donne moi une nouvelle fois le plaisir de t'entendre un nouvelle fois, d'entendre le timbre magnifique de tes paroles.

– Ah, et... je suis Nawel.
- Oh oui merci, je sais enfin ton prénom. Enchantée petite kitsune.

C'est bon le bouclier naturel était brisé, elle lui faisait confiance ! Victoire ! Bon il ne fallait pas qu'elle se jette des fleurs trop vite, elle restait encore dans une position où elle allait devoir tout faire pour qu'elle aille bien mieux avant qu'elles ne se séparent, mais elle avait au moins fait le gros du boulot, la partie la plus compliquée qui soit : qu'elle accepte de se confier à elle. Tranquillement elle regarde autour d'elle pour être sure que sa présentation d'un peu plus tôt n'as pas été entendue, et en ce cas déclencherais une volée de petit chuchotement entre les membres des tablées adjacentes, mais par une certaine chance, rien de tout cela, ni le moindre agissement suspect, aussi elle put se retourner vers le centre de son attention en lui adressant un élégant sourire. Puis elle se décontracta un instant avant de mettre en ordre tout ce qu'elle avait en tête pour pouvoir parler avec les mots les plus impactants possible. Et voilà qu'en plus elle avait la mignonne petite bouille de la kitsune devant son visage, la rendant encore plus sensible à ce charme innocent, et l'empêchant de réfléchir proprement alors qu'elle contemplait avec joie les oreilles de Nawel tressauter sous l'effet de ses sentiments.

- Ecoute nous allons vite faire quelque chose pour que tu aille mieux d'accord ? Assis toi là, juste à côté de moi pour que nous puissions en profiter comme il faut. Là tu vois je vais commander autre chose et nous allons discuter comme deux bonnes amies ok !

Et c'est ce qu'elle fit, hélant le tavernier avant de lui commander deux boissons alcoolisés très sucrés, se doutant que la jeune fille n'avait pas encore goûter une telle boisson, et qu'une seule lampée d'une boisson normal suffirait à la rendre nauséeuse, sans parler de la tête qu'elle risquait de faire quand elle connaîtra pour la première fois l'amertume d'une telle boisson. Du coup elle était tout simplement prévenante et avais donc pris quelque chose qui n'aurait absolument pas le goût de l'alcool, le meilleur pour qu'une petite demoiselle comme Nawel connaisse enfin les joie d'un petit verre pour discuter avec une personne de confiance. Enfin elle retourna une énième fois sur le visage adorable de sa si attendrissante demoiselle et attendis sagement qu'elle s'approche d'elle pour s'installer sur la chaise qu'elle avait tirer un peu plus tôt quand elle l'avait enjointe de se placer à ses cotés. Sans lui demander d'ailleurs, elle avait prise les denrées qu'on lui avait offerte plus tôt et les avait placer à l'endroit qu'elle lui avait assignée pour l'inviter à y venir même si elle doutait un peu. C'était peut-être un peu fort comme manière de faire, mais elle était sure que si elle ne pressait pas un peu la kitsune dépressive, rien n'arriverait.

- Allez, en plus j'ai une folle envie de toucher tes oreilles, elles ont l'air si douces !

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Sam 16 Aoû - 11:16
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Melphit se montra enchantée de savoir son nom, et le sourire timide de Nawel s'élargit. Allons, ce n'était pas si difficile après tout. Peut-être que cette jeune femme avait bel et bien le remède miracle qui lui permettrait de faire disparaître le lourd poids qu'elle avait sur le cœur.

– Écoute nous allons vite faire quelque chose pour que tu ailles mieux d'accord ? Assis toi là, juste à côté de moi pour que nous puissions en profiter comme il faut. Là tu vois je vais commander autre chose et nous allons discuter comme deux bonnes amies ok !

Et sans plus attendre, elle commanda deux verres d'une boisson que Nawel ne connaissait pas, avant de déplacer sa nourriture à côté d'elle pour qu'elle vienne l'y rejoindre. Un peu hésitante, la kitsune finit par se lever et se placer sur le siège qui lui était assigné. A dire vrai, elle ne s'était pas attendu à quelque chose de ce genre. Cette proposition avait un goût sucré qui lui plaisait. Le goût du renouveau.

A présent, sans toutefois être en totale confiance, Melphit avait eu au moins le mérite de la rassurer, et de la faire sortir du carcan de timidité dans lequel elle avait l'habitude de s'enfermer, ce jour-là plus encore. Cependant, la jeune voleuse avait encore beaucoup à apprendre de Nawel. En particulier sur les gestes tactiles en son encontre, qui allaient certainement avoir l'effet contraire de celui prévu...

– Allez, en plus j'ai une folle envie de toucher tes oreilles, elles ont l'air si douces !

Par réflexe, la kitsune rabattit ses oreilles sur son crâne, geste instinctif qu'elle ne put arrêter. Elle s'en voulut immédiatement. Quelle impolitesse une fois encore ! Parviendrait-elle un jour à rembourser toutes ses innombrables erreurs auprès de Melphit, elle qui était si prévenante, si altruiste, si gentille avec elle ? Oui, elle avait conscience de se répéter, mais elle savait qu'elle ne méritait pas une telle compassion. Pas après ce qu'elle avait fait.

– Je suis désolée, s'excusa-t-elle aussitôt.

Désolée d'être elle-même, désolée d'avoir eu une telle réaction, désolée de ne pas avoir envie d'être touchée ainsi. Car une unique personne avait eu de tels gestes envers elle. Car seul Mitsu avait caressé ces oreilles avec la délicatesse qui la caractérisait, et ce dans une situation, un lieu et une atmosphère très différentes. Alors, elle savait que si Melphit réitérait sa demande, elle n'aurait le courage de l'arrêter, mais que son contact serait forcé, elle-même n'en éprouvant pas le moindre souhait.

Les boissons arrivèrent. Nawel en but une gorgée, et apprécia le goût sucré. Ce goût qui faisait écho à celui de renouveau. Un goût, donc, qu'elle trouva plus qu'approprié pour les circonstances.

– C'est très bon, dit-elle à Melphit. Merci beaucoup.

Puis elle se tut. Que dire maintenant ? Elle n'avait jamais eu de discussions avec une personne inconnue et ne savait comment s'y prendre. Et en fait, quand elle y réfléchissait...

– Je... je n'ai jamais eu vraiment d'amis, lança-t-elle, décidant d'être sincère, de s'ouvrir pour engendrer le pardon, de faire taire sa timidité si gênante. Je ne sais pas comment faire. De quoi... de quoi devons-nous parler ?

Attendant la réponse de la voleuse, elle but une nouvelle gorgée. Oui, quelle boisson délicieuse, avec ce petit arrière-goût légèrement piquant... d'ailleurs, qu'est-ce que ça pouvait bien être ?



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Kitsune

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Mar 16 Sep - 18:46
Comment dire, plus elle restait avec la kitsune et plus elle tombait sous son charme ! A cette époque de brute sanguinaires, de vils sorciers prêt à tout pour détruire villages et contrés, de voleurs indéniablement mesquins qui volaient sans donner leurs parts à la plus grande guilde de malandrin de terre, elle venait de découvrir un jeune demoiselle qui lui faisait plus penser à un peluche mignonne qu'à un être humain accompagné de son lot de défaut. C'était inespérée, merveilleux comme rencontre, et la voleuse ainsi prise dans l'étreinte de son attendrissement pour la petite renarde, et l'engourdissement progressif de sa pensée par le muguet vert ne pouvait plus se détacher de l'idée de passer sa soirée avec ce petit bout adorable afin de lui faire connaître quelques joies alors qu'elle se sentait si mal. Franchement elle se doutait bien que c'était ces monstres d'impériaux qui avait transformer l'auberge en un tas de cendre et de charbon de bois, et dans le fond elle en avait vu tant et tant que ce n'était pas vraiment un bâtiment de plus qui allait pouvoir l'émouvoir, mais par contre d'imaginer qu'ils faisaient pleurer une si mignonne demoiselle, alors là bon dieu si ce n'est pas Yehadiel, et il y avait peu de chance que ce soit lui, alors elle leur fera payer cette horreur.

Par contre elle venait de gaffer pour la première fois et surement pas la dernière de la soirée en parlant de ses oreilles, car la réaction qu'eut la jeune fille, même si toujours aussi adorable et attendrissante, eut le don de lui rappeler ce mouvement qu'ont les chiens ou les chats quand ils sont craintif, où qu'ils n'aiment pas quelque chose. Les oreilles rabattues et un peu en arrière, Melphit vit donc une Nawel qui semblait prouver un certain mécontentement à l'idée de se faire tripatouiller ses pelucheuses oreilles pourtant si provocante de douilletterie, aussi elle renvoya vite sa main en arrière pour ne pas provoquer une crise de larme à la jeune demoiselle qui devait surement en avoir déjà assez gros sur la patate pour qu'une perverse ne vienne pas en plus s'affairer à quelques touchers anormaux sur sa petite personne. Enfin en gros c'était un peu le tableau et c'est avec une maîtrise de soi prodigieuse vu l'état dans lequel elle était qu'elle parvint donc à ne pas perpétrer son inacceptable geste envers la jeune fille et de ramener sa main gauche à la table avant de se faire violence pour effacer cette envie de son esprit, chose à laquelle elle réussit à moitié en se laissant dire que si ce n'était pas maintenant, surement aurait-elle plus de chance d'y toucher quand la jeune fille se sentiras un peu mieux.

– Je suis désolée
- Non non voyons il ne faut pas ! C'est moi qui m'excuse dés maintenant, j'ai la fâcheuse tendance à laisser mes envies transparaître un peu trop même quand celles ci semblent peu acceptable ! Encore pardon.

Par chance, alors qu'elle rattrapait sa bourde sans pour autant quitter un radieux sourire sur son visage, ce sont les verres d'alcool qui vinrent à elle avec cette délicieuse odeur de sucre sur-concentré. Normalement c'était les vieux grincheux où les jeunes en mal de relations charnelles qui se servaient de cette technique ancestrale qui était de cacher l'alcool par le sucre, et la voleuse ne devait pas être particulièrement fier de tendre un tel piège à la petite kistune pour qu'elle oublie une partie de ses malheurs dans l'ivresse, mais vu son état, cette chère Melphit n'en avait juste plus rien à faire, seul comptait le bien-être de Nawel et la soirée d'amusement qui se profilait. Au pire si il y avait un lourdaud qui s'approchait un peu trop d'elles dans le ton fort de la soiré, elle aurait vite fait de lui mettre le légendaire taquet dans le paquet pour calmer ses hormones, et le renverrait fissa faire le mariole avec ses copains trois tables plus loin afin de garder la paix qu'elle désirait entretenir avec la jeune fille afin d'avoir un résultat optimal sur sa douloureuse humeur. Les verres furent donc poser sur la table et la voleuse dans son attitude un peu garçonne ne prit pas de gants avec le sien pour le boire d'une traite, à grandes goulées.

– C'est très bon. Merci beaucoup.
- Yeah je savais que tu apprécierais ! Je me doutais que le sucre serait bon à tes lèvres, et suis ravie de voir que je ne me suis pas trompée !

Elle n'en avait but qu'un peu et tant mieux en un sens, le mélange était certes bon mais il était aussi fort, et il serait de très mauvaise augure pour la soirée que de la voir se mettre à tituber après l'avoir but d'une traite, ou pire de s'écrouler au sol après avoir connue la première claque que provoquait l'alcool aux grandes personnes. Si elle le consommait à cette vitesse tout irait bien, quand à la voleuse cela ne faisait qu'augmenter sa joie et son air avenant, ressemblant un peu à une fêtarde un peu malhonnête sur les bords, un poil enjouée, plutôt attaqué par l'alcool et ses méfaits, et pourtant il s'agissait de tout autre chose qui la mettait en un tel état. Elle sentait pourtant le liquide chaud glisser en elle, sirupeux, enflammant sa gorge et son estomac quand ce doux breuvage y parvient, et elle a le temps de se dire que cumuler sa consommation inconsciente de produit illicite et d'alcool n'était surement pas le meilleur des choix à faire pour rester fraîche et disponibles aux attentes de la jeune fille, mais tant pis, au moins la pauvre petite aura affaire à un clown, et pas un homme aux idées un peu trop insolentes aux goûts des bonnes moeurs. C'est qu'elle était une cible facile en ce moment la bougre.

– Je... je n'ai jamais eu vraiment d'amis. Je ne sais pas comment faire. De quoi... de quoi devons-nous parler ?
- On va parler de tout et de rien, discuter, nous venons à peine de nous rencontrer donc je vois mal comment nous pourrions rentrer dans les détails. Je vais commencer je pense, comme ça tu n'auras plus qu'à suivre la discussion de ta nouvelle amie. Tu vas voir c'est tout con !

Elle fait quand même un signe au niveau du barman pour redemander un verre qu'elle se promet intérieurement de boire bien plus lentement ce coup-ci et s'installe bien comme il faut avant de remarquer qu'elle est encore un peu loin de la tendre bouille un peu tristounette de sa petite protégée de la soirée. Sautillant avec sa chaise, elle se rapproche donc encore un peu pour être à ses cotés afin de pouvoir se mettre dans la meilleur des position afin de discuter avec elle et réfléchit un court instant à quelques bêtises qu'elle pourrait lui conter à propos de ses propres histoires, ôtant très vite de sa tête tout ce qui aurait un lien avec un bar ou les impériaux, afin de ne pas raviver les plaies de sa camarade. Finalement elle s'arrête sur l'idée d'en dire plus sur elle au travers de petites anecdotes toute bête et d'auto-dérision, généralement rire un bon coup du malheur des autres ou de leurs bévues permet de rassurer un peu le coeur tout en lui offrant un havre de paix appréciable. Elle se racle donc la gorge avec discrétion pour ne pas avoir l'air agressive et se met donc à déblatérer ses histoires :

- Pour tout te dire c'est la première fois que je vois une demoiselle de ta nature. J'ai tendance à me déplacer pas mal, dans tout les coins de terres, et même si j'en avais entendu parler au cours de quelques missions, je dois avouer que rencontrer un kitsune est différents que d'en entendre parler. Généralement j'ai plutôt affaire au bon gros nain bien bourru, au mages salaces où à la milice de base qui essaye de me regarder de haut, moi qui suis perché sur leurs toits !

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Lun 20 Oct - 15:30
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– On va parler de tout et de rien, discuter, nous venons à peine de nous rencontrer donc je vois mal comment nous pourrions rentrer dans les détails. Je vais commencer je pense, comme ça tu n'auras plus qu'à suivre la discussion de ta nouvelle amie. Tu vas voir c'est tout con !

« Tout con »... Si elle le disait, Nawel supposait que ce devait être vrai. Elle éprouva néanmoins un bref pincement d'inquiétude quand sa sauveuse s'approcha d'elle en effectuant des bonds avec sa chaise, d'une grâce semblable à celle d'un éléphant dans un escalier de verre. Elle prit alors une nouvelle gorgée de cette si délicieuse boisson sucrée et écouta attentivement la jeune femme.

– Pour tout te dire c'est la première fois que je vois une demoiselle de ta nature, avoua-t-elle aussitôt sans le moindre détour.

Les oreilles de la petite renarde se dressèrent d'étonnement. Ceux de sa race étaient donc peu nombreux ? Ses oreilles se baissèrent. Bien sûr que oui, c'était même une évidence. Aile Ténébreuse n'avait-il pas tout fait pour déchirer les différents clans des plaines mystiques ? Si des kitsunes parvenaient à vivre en paix loin de l'envahisseur, ce n'était pas ici qu'ils se trouvaient.

– J'ai tendance à me déplacer pas mal, continua Melphit, dans tous les coins de terres, et même si j'en avais entendu parler au cours de quelques missions, je dois avouer que rencontrer un kitsune est différents que d'en entendre parler. Généralement j'ai plutôt affaire au bon gros nain bien bourru, aux mages salaces où à la milice de base qui essaye de me regarder de haut, moi qui suis perchée sur leurs toits !

– C'est vrai que les kitsunes se font... se font discrets. Aile Ténébreuse... n'est pas tendre... avec les miens.

L'alcool aidant, elle reprit d'une voix plus assurée, sans hésiter cette fois. Sa nouvelle amie avait raison, ce n'était pas si compliquée de discuter.

– En quoi est-ce différent de rencontrer un kitsune ? Les rumeurs ne disent pas la vérité ? La questionna-t-elle, ses grands yeux ambres emplis de curiosité.

Puis une nouvelle interrogation prit forme dans son esprit. Melphit, de quelle race était-elle ? Elle l'observa attentivement. En apparence, rien ne la distinguait d'une humaine. Mais dans ce monde, sot était celui qui ne se fiait qu'aux apparences. Une multitude d'espèce semblaient humanoïdes au premier abord alors qu'il n'en était rien. Le plus simple était sans doute de lui demander. Ce qu'elle fit, après avoir reprit une nouvelle gorgée de la boisson miracle, qui répandait une douce chaleur dans son corps.

– Et toi, de quelle race es-tu ?



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