Terra Mystica

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 Silver’s sweet and gold’s our mother.

 
Jeu 16 Jan - 11:46
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Clydwen était assise au milieu de sa serre artificielle lorsqu’elle le ressentit pour la première fois. Un frisson désagréable la parcourut de part en part et ses oreilles pointèrent vivement vers le ciel tandis que ses moustaches vibraient au rythme d’un courant électrique invisible. Marquant un temps alors que ses pattes se resserraient sur la cage en verre qu’elle tenait, elle remercia silencieusement Yehadiel de ne pas le lui avoir fait lâcher – et se rendrait rétrospectivement compte que sa pensée se montrait bien ironique. Reposant délicatement la colonie d’insectes qu’elle avait poussé à se développer à l’intérieur de ce vivarium, Clydwen remit nerveusement en place son pelage : son poil s’était hérissé et cette sensation étrange ne voulait plus la quitter. Comme si la foudre lui était tombée dessus, l’habitant d’une énergie nouvelle mais qu’elle n’était pas tout à faire sûre de contrôler, ou même d’apprendre à le faire. Faisant craquer sa nuque pour tenter en vain de faire disparaître cette vibration aiguë en elle, Clydwen se persuada d’avoir essuyé d’un vertige sous la chaleur étouffante du coin exotique dont elle sortait à peine et se décida à remettre à plus tard sa séance d’entomologie, s’extirpant des plantes d’entre lesquelles elle s’était réfugiée pour sortir de la serre. Cela mit plusieurs heures à passer durant lesquelles l’Ilwynog essuya plusieurs vertiges et si elle s’efforça de chercher à mettre un nom sur son mal en parcourant ses livres, elle se résigna à se concocter une boisson qui eut au moins pour effet d’effacer son mal de tête.

La seconde fois, ce fut moins violent ; comme un bouquin lui tomberait sur la tête, elle essuya un déséquilibre mais se reprit plus rapidement, comme si elle était désormais habituée à cela. Prise d’une frayeur atroce, refusant de considérer cette sensation comme récurrente ou annonciatrice d’une quelconque maladie incurable, Clydwen alla consulter un médecin – à vrai dire, la seule de qui elle se sentait assez proche pour lui faire confiance et en cela l’Ilwynog patienta le retour de sa patronne, Luz la bien-nommée. Clydwen n’eut pas à patienter longtemps que déjà la dragonne pointait le bout de son museau, la bestiole n’hésitant pas une seconde pour se percher sur son épaule d’un bond gracile, habitude dont tous les proches de Clyd s’accommodait rapidement et bien souvent de bonne grâce. Exposant ses symptômes, racontant l’historique de ces derniers et les conditions qu’elle avait éventuellement réunies pour cela, Clydwen oublia de passer sous silence sa serre clandestine qui lui valut un regard suspicieux de la part de Luz. Au-delà de ça, néanmoins, Clydwen put déceler un fort sentiment d’amusement, une pointe de fierté que la rouquine confirma en éclatant de rire l’instant d’après, affirmant que l’Ilwynog ne cesserait jamais de la surprendre dans le bon sens. Cette dernière cilla et resta coi d’étonnement ; qu’est-ce que c’était que ça ? Était-ce sa fièvre toute relative ? Était-elle supposée souffrir d’empathie lors de son apprentissage de la magie druidique ? Ciel, on ne l’avait jamais mise au courant !

Luz lui assura qu’elle n’était pas malade, ou tout du moins d’un mal qu’elle connaissait – autant dire, presque tous, même si la possibilité de découvrir quelque chose de nouveau sur la personne de l’Ilwynog alluma une étincelle certaine dans les yeux des deux protagonistes, cette recherche de connaissance compulsive pour laquelle Clydwen tuerait probablement père et mère. Cette dernière cependant se reprit en un petit soupir, glissant sur le ton de l’humour qu’elle espérait simplement que cette capacité à partager les sentiments forts de son entourage ne la suive pas trop longtemps ; ce fut à ce moment-là que la patronne de la Confrérie des Brumes fit le rapprochement. Il y avait plusieurs jours déjà que la rumeur courrait à travers le pays, une histoire de paladins, de gens bénis et le tout corrélait à Yehadiel – le Dieu que, justement, Clydwen vénérait par-dessus tout sans jamais douter une seconde de la légitimité de sa foi. L’empathie faisait justement partie des symptômes – enfin, des bénédictions, pardonnez-lui l’expression.
Et à quoi servaient exactement ces ‘purificateurs’ exactement ? se demanda Clydwen qui se hâta d’aller se renseigner davantage, serrant les dents lorsque les vagues de sentiments qui ne lui appartenaient pas la submergeaient de part et d’autre lorsqu’elle avait le malheur d’évoluer au milieu d’un groupe de personnes dépassant les quelques individus.
Et si elle passa une bonne semaine enfermée loin du Monde et des gens, Clydwen y vit là une occasion d’exploiter l’opportunité de toute une vie : il y avait forcément des parents, des époux ou des enfants prêts à payer une somme certaine pour soigner une personne chère à leur cœur du maléfice les rongeait, n’est-ce pas ? Il n’y avait qu’un pas à faire et l’Ilwynog n’hésita pas une seconde : tout au plus aurait-elle à souffrir de son empathie à compagnon de ces clients, mais hé, au moins cela lui permettrait-il de le contrôler d’une manière ou d’une autre.

Ou tout du moins l’espérait-elle très honnêtement.




Spoiler:
 


avatar


Ilwynog

Partie IRL
Crédit avatar : Tyson Tan, Evaëlynn pour les retouches.
Double compte : Bjørn Jansson, Jihad el-Houari.
Vitesse de réponse : Lente.


 
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