Terra Mystica

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 Examen 2

 
Lun 16 Sep - 23:54
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EXAMEN POUR L'ACQUISITION D'UN POUVOIR




Où suis-je ?
J'entends un son de cloche au loin... Non, c'est une mélodie. Quelqu'un...
Chante ?

Elle sent quelque chose de frais et de malléable sous ses doigts, contre sa joue. Elle referme sa main et ses doigts s'enfoncent dans la terre meuble... C'est agréable. Son esprit hébété cherche une raison plausible à ce qu'elle sent sous la surface de sa conscience -c'est-à-dire un vide. Où... Où se rendait-elle déjà avant d'être ici ? Il y avait... Il y avait quelque chose d'important dont elle devait se souvenir...
Elle fait l'effort incommensurable d'ouvrir un œil. C'est dur, difficile. Quelque chose de liquide et de chaud perle sur son front et suit le contour de ses lèvres... Ça a un goût de fer et de sang sur sa langue. Ah. Les êtres humains appellent cela être
blessé, pense-t-elle, avec un brin d'hésitation. Ou peut-être... Avoir une égratignure ? Être... Déchiré ? Non non, ce n'est pas logique. Réfléchis Luz.
Luz.
Ses prunelles s'ouvrent comme deux billes rondes et brillantes, et elle prend brutalement conscience du monde qui l'entoure alors que son souffle se fige de stupeur. Oui. Elle avait fait le voyage plus tôt dans la matinée sous la bannière reluisante de l'Ordre des Médecins, jusqu'au Ciel. Là où seules les étoiles répondent aux nuages. Et... Il s'agissait... Peut-être sans doute... D'enquêter sur une étrange épidémie qui sévissait chez de pauvres villageois ?
Elle passe une main sur son visage fatigué. Les souvenirs s'enfuient sous ses doigts comme des papillons affolés... Elle n'en saisit que des bribes, des corolles de poussière qui s'évaporent au vent aussi aisément que du sable dans le désert. Elle jette un vague regard circulaire, tente d'évaluer sa situation. L'une de ses chevilles est prise dans une ronce et le sang louvoie paisiblement jusqu'à sa cuisse en une ligne épurée... Car elle est étendue de tout son long dans une pente, en plein cœur de la forêt. Ses cheveux ruissèlent en une nappe vermeille sur le sol végétal et ils s'enchevêtrent aux branches en un complexe réseau de veines ondulées. Son front est éraflé. Sa tête a dû cogner dans sa chute. Ses souvenirs reviendront, avec un peu de chance...


« Bon dieu Luz, tu es encore tombée... »

Elle jure entre ses dents serrées, et tâche de recouvrer une position déjà plus verticale. D'ailleurs, maintenant qu'elle y pense... Il avait été question d'une forêt lors de ce voyage.

« Miorisa... Misosa... Mi... Mi quelque chose... »

Elle fouille du regard le parterre de feuilles qui s'étend sous elle comme si celui-ci était apte à lui fournir une réponse. Mais à son interrogation muette, seule la brume répond... Une chape de plomb engloutit les environs, roulant ses anneaux dans la terre sombre... L'humidité lui colle à la peau et se faufile sous ses vêtements. En tendant un bras... Elle peut tout juste voir le bout de ses doigts. Et les ombres étranges des arbres proches se découpent par instant dans tout ce vert de gris...

« Misora ! Voilà, c'est ça ! Misora... Et la forêt des Brumes je suppose. »

Donc elle était tombée. Et perdue. Et pas exactement en confiance ! Où était passée la caravane ? … La caravane de... De... Ce quelque chose qu'elle venait à nouveau d'oublier. A moins que ce ne soit la première fois ?

« Peu importe. Cela ne devait pas être très important. »

Elle époussette son pantalon de la paume de ses mains, et affiche un air satisfait lorsque son apparence lui semble un peu mieux convenir à la bienséance. Il est temps de se remettre en route... Un sentier quelconque doit bien exister quelque part ! De là rejoindre la civilisation ne devrait guère être plus qu'une formalité...
Elle teste la résistance de sa cheville du bout du pieds, et retient une grimace lorsqu'une étincelle de souffrance fuse de sa blessure. Du moins le sang a-t-il coagulé...


« Tu t'y prends mal, jeune serin. Dois-je une nouvelle fois t'apporter mon aide ? »

« Ton aide, tu peux te la ga... »

Les mots meurent sur ses lèvres. Ses iris s'illuminent d'une surprise sans limite lorsqu'elle retrace centimètre par centimètre la silhouette de celui qui vient d'apparaitre juste devant elle, à l'orée de ses semelles. Le torse tout d'abord, puis le contour des épaules... Les muscles sinueux du cou, la veine qui bat là à ses tempes en un minuscule roulement de tambour... Sa bouche s'ouvre un O parfait.

« La ga... »

« La ga ? Reprend-il avec amusement. »

« … Muddyn ! Tu avais... Tu avais disparu ! »

« C'est ce que tout le monde disait, oui. »

Son rire guttural retentit dans la forêt comme un océan de couleur parmi la nuit...

« Mais tu étais un dragon ! Un grand dragon châtain ! Tu m'avais dit que tu n'avais aucune forme humaine ! »

« J'ai perdu ma véritable apparence il y a bien longtemps de cela. »

« Et pourtant je te reconnais. Tu as la même odeur, les mêmes yeux. Mais... Tu es parti ? »

« Voilà beaucoup de « mais » et de questions en une seule discussion non ? »

« Objection rejetée, tu as également formulée ta phrase sous la forme d'une interrogation. Pour quelqu'un qui en a assez des questions, c'est osé... ! »

Elle gronde face à son ancien mentor. Celui qui avait autrefois revêtu l'apparence d'un père et d'un ami qu'elle n'avait pas alors. Il lui avait fait explorer les étendues sauvages, lui avait fait découvrir l'odeur humide qu'avaient les sous-bois après la pluie, et la sensation du feu et des cendres sur la langue... Et la morsure des crocs.

« Tu as bien grandi, jeune serin. Tu es cependant mal en point, et il ne fait pas bon d'errer dans ces brumes trop longtemps... »

« Je ne suis pas un stupide oiseau fragile, marmonne-t-elle entre ses dents, mais si tu as une solution sous la main je suis toute ouïe ! »

« … Et tu as toujours autant de répondant à ce que je vois ! Viens, j'habite quelque part au cœur de la forêt... Il y fait chaud... »


***



Il y avait... Il y avait quelque chose d'important dont elle devait se souvenir...

Elle passe un doigt pensif sur sa cheville. Une ligne court là, sur sa peau... Un trait plus sombre que son teint cuivré, auréolé d'étranges barbelés. Une cicatrice ? Elle ne se souvient pas s'être
blessée.

« Quelque chose ne va pas ? »

Luz sursaute et lève les yeux vers Muddyn. L'ombre de la petite chaumière recouvre les environs d'un manteau bienveillant, et les doux rayons du soleil percent le couvert des arbres en de somptueuses flaques de lumière liquide...

« Je... Non, rien. Juste une impression fugace qui ne rime à rien. »

Elle se sent stupide d'avoir douté de cette réalité-ci. Mais l'espace d'une seconde... La vérité avait semblé froissée. Fausse.

« J'ai parfois l'impression... Que mes souvenirs s'effacent. Et changent. Je sais, c'est complètement absurde, je ne peux pas avoir un jour vécu ailleurs qu'ici, mais... Ça me vient comme ça, de temps en temps. Comme si j'avais eu quelque chose d'important à faire. Et ne me regarde pas comme si j'étais folle ! »

Un rire nerveux lui échappe, mais elle éloigne bien vite ses doutes d'un impatient revers de la main.

« Tu sais toi, comment cette cicatrice est arrivée là ? »

« … … Il ne serait pas temps de reprendre l'entraînement ? Tu essayes toujours d'éluder ce moment par des réflexions sans queue ni tête ! Allez hop, trime un peu à la tâche ! »

« Mais à quoi ça sert puisque personne n'existe ici à part nous, gémit-elle, trime un peu tout seul ! »

Elle se lève pourtant en rechignant et s'éloigne du mur afin de parfaire ses exercices. Elle connait ses arguments. « Iiil existe peut-êêêtre un moonde lointain où tu partiras sans moi... Tu dois savoiiir te défendre Ô jeune serin ! ». Sacrebleu. Elle était déjà capable de prouesses à mains nues, et ce vil vieux dragon voulait encore qu'elle développe son pouvoir jusqu'au bout des doigts... Elle se savait obstinée, mais elle faisait pâle figure face à son mentor !

« Gnnn... »

Elle forme un cocon entre ses mains, se concentre pour la mille-et-unième fois et des brouettes. Un claquement sec grésille dans l'air, et des éclairs fougueux glissent et vrombissent sur sa peau. Des lueurs ombrageuses dansent dans ses cheveux, courant comme des feux follets sur sa silhouette...

« Condense ! Condense donc ! Ce que tu fais pour le moment ne ressemble à rien ! »

« J'aimerais... T'y voir ! »

Son bouclier corporel se rétracte et se contracte au creux de ses mains. Le grondement sourd de l'électricité se fait plus intense, et son énergie se débat d'être ainsi contenue...
Encore un peu et...


« … J'y suis ! »

Soudain livrée à elle-même, la boule formée explose dans un geyser d'étincelles et de courants électriques fusant en tous sens. Luz est brutalement expulsée dans un cri de surprise, instantanément repoussée à plusieurs mètres de là par la polarisation désordonnée... Elle roule dans un désordre de poussière et de terre, avant d'être enfin stoppée par un mur.

« Aïe... Nom d'un... »

Elle se redresse tant bien que mal, parcourue d'électricité statique qui grille encore l'herbe à ses pieds en de sombres volutes de vapeur. Ses semelles s'accrochent d'ailleurs... Bizarrement au sol ?

« Par Yehadiel... Muddyn ! Je crois que je viens de comprendre un sacré truc ! »


***



Luz prend appui sur le sol de son pied gauche, s'insuffle une impulsion électrique... Et pousse sur son talon. Le sol éclate sous sa semelle tandis qu'elle s'élance instantanément, bondissant comme un éclair à la rencontre de son adversaire. Son pied fauche l'air comme un fouet, emporte la face déformée de son ennemi avec lui. Il rebondit sur le sol dans un craquement morbide, et disparaît en un écran de fumée à plusieurs mètres de là...

« Et le deuxième, qu'est-ce que tu fais du deuxième ? »

Elle se rétablit dans un cercle de poussière. Sous ses mains, les particules s'agitent et vibrent... Mais ce n'est pas cette technique-ci qu'elle doit employer. Le second fantôme d'ombre créé par Muddyn tremblote et titube dans sa direction.
Concentration, concentration...
Elle place ses mains l'une face à l'autre, et commence à tisser son électricité. Allez, allez, tu peux le faire... Tu l'as déjà fait trois fois en deux jours ! Une fois de plus, qu'est-ce que c'est ?
Un sourire triomphant se dessine sur ses lèvres dès lors qu'elle sent l'énergie se stabiliser sous ses doigts. Ça mord et ça cherche à s'échapper de tout côté, mais au moins, ça conserve la vague forme d'une sphère électrique...



***



J'entends un son de cloche au loin... Non, c'est une mélodie. Quelqu'un... Chante ?

C'est doux à son oreille. Une mélopée maternelle qui l'enveloppe et glisse sur le velours de sa peau... Une voix murmure tout contre elle, une voix qu'elle ne reconnaît pas...


« On dit que le serin est créé de trois notes de flûte dans un écrin de plumes... »

Luz sursaute. Reprend brusquement conscience du monde qui l'environne. L'herbe mouillée sous ses pieds nus est inondée de lumière lunaire, et la mince clairière qui encercle la chaumière est plongée dans l'obscurité de la nuit...

« J'ai rêvé... ? Une crise de somnambulisme ? »

Elle se tient à la lisière des arbres. Un rempart végétal qu'elle ne se souvient pas avoir un jour franchi... N'avait-elle... Jamais connu que cette clairière ? A nouveau ses souvenirs se perdent en un inextricable mélange irréel, et des impressions étranges naissent dans son corps en un flot discontinu... Elle referme ses doigts sur la tunique qui protège sa silhouette, mue par une étrange douleur sourde au cœur.
Quelque chose... Quelque chose émerge de la forêt. Une ombre dansante, immatérielle. De longues oreilles dans un fourreau de pelage blanc. Un être qui ne semble pas même effleurer le sol du bout de ses pattes neigeuses, sans un son...
Un Felide.
Luz ne sait plus si elle parle à voix haute ou si les mots se contentent de couler le plus simplement du monde de son esprit. Mais il semble l'avoir compris, puisqu'il redresse la tête vers elle. Ses yeux... Happent tout ce qu'elle est, retournent et bouleversent ses acquis. Il y a quelque chose au fond de ce regard... Elle comprend subitement que ce n'est pas elle qu'il surveille, mais qu'il regarde au-delà d'elle. Comme quelqu'un qui regarde par-dessus votre épaule, semblant voir avant vous la présence mortelle qui vous menace... La chaumière.

L'animal attend d'un gracieux balancement de queue. Mais attend quoi ? Pas elle tout de même... ?


« Je t'arrête tout de suite, je n'ai rien à faire avec toi. Tu te trompes de cible, Muddyn ne me veut pas de mal, il s'est toujours occupé de moi ! »

Elle soupire et remue la tête comme une enfant qui dénie. Ses cheveux flammes glissent en cascade le long de ses épaules.

« Je ne sais même pas pourquoi je fais la discussion à une bestiole dont l'origine et la nature sont douteuses... Tu ne peux pas me comprendre, hein, de toute façon ? »

La surface du Felide paraît trembler l'espace d'un instant, et retrouve sa tangibilité. Puis, lentement, il fait demi-tour, et s'éloigne de quelques mètres. Ses pas ne laissent aucune trace sur le sol, et la brume menaçante que contient la forêt s'écarte de son chemin comme un voile silencieux... Luz le suit. A vrai dire, ses jambes n'en ont même pas parlé à son esprit. Son corps a réagit d'instinct de cette ancienne curiosité qui était autrefois sienne... Depuis quand avait-elle oublié tout cela ?

Ils marchent pendant un temps qui semble interminable. Luz a probablement dû poser une multitude de questions, mais elle en perd le sens dès lors qu'elles franchissent ses lèvres. Son esprit est de plus en plus embrumé, s'effiloche dès qu'elle essaye de se concentrer... Elle tend une main devant elle, et éclaire les environs oppressants de son électricité rassurante. La lumière crépite sur ses doigts, se reflète dans les yeux du Felide qui l'attend régulièrement.
Alors se dessine une architecture comme elle n'en a jamais vu. Là, au cœur de la forêt, se dresse un squelette immense avalé par la végétation ambiante. Les branches enlacent les os en d'impossibles circonvolutions, les arbres ont poussés sous ce toit organique et retombent en pluie de feuilles jusqu'au sol... Mais l'armature n'est pas anodine. Cela semble familier à Luz...
Il y avait... Il y avait quelque chose d'important dont elle devait se souvenir...


« Ici, c'est une aile, et là... Une mâchoire... De dragon... »

Elle retient son souffle tandis que les idées se tracent un chemin dans son esprit. Il y a très, très longtemps de cela, un dragon était mort oublié au cœur de la Forêt des Brumes... Le pouvoir de cet endroit avait englouti ses souvenirs comme il le faisait de tous ses visiteurs, et l'avait peu à peu plongé dans un long rêve qui ne s'achèverait jamais... Ce qui n'avait été qu'une pause au cours d'un voyage s'était refermé sur lui sous la forme d'un linceul. Il était mort ici, seul, oublié de lui-même...

« Muddyn... »

« Je suis désolé, souffle-t-il dans son dos. »

Luz se souvient. De la Confrérie des Brumes, de Mysora, de Donovan, de la guerre et des morts...

« Tu n'appartiens pas à cet endroit. Tu es encore en vie, toi... »

Elle se souvient de ces cinq-cent treize dernières années très exactement, du sourire des gens qu'elle avait croisé et du nombre de ceux qui comptaient sur elle pour vivre un lendemain heureux...

« Je t'ai enseigné tout ce que je pouvais t'apporter... Je suis désolé. J'avais peur de la solitude et je ne pouvais te rappeler tes précieux souvenirs... »

Elle se souvient de la mission qui avait amené ses pas au Ciel, du bivouaque que la caravane avait installé pour dormir à la lisière de la Forêt des Brumes... Et de la curiosité qui l'avait poussée à y entrer puis à y tomber.

« Si tu restes plus longtemps tu oublieras définitivement qui tu es, tout comme moi avant toi... Retourne à la réalité. Et réveille-toi. »

Se réveiller ?


***



« Bordel, Dame Weiss, mais réveillez-vous par tous les saints ! »

Elle y consent bien à regret. Il faut dire que l'importun la secoue comme un prunier, et que ce n'est pas le plus agréable pour se laisser bercer par les bras de Morphée... Elle ouvre un œil puis un second, et plisse les yeux lorsque la lumière matinale du soleil l'agresse. Ses prunelles brûlent et son corps lui semble anormalement lourd...

« 'Ai dormi longtemps ? Je faisais juste une sieste... »

L'homme agenouillé auprès d'elle affiche un air interdit qu'elle ne comprend pas. C'est d'une voix blanche qu'il répond alors :

« Vous rigolez ?! Ça fait presque un mois qu'on vous cherche ! Et là je vous trouve soudain en train de dormir au bord de la route... ! Toute la caravane est en émoi ! On commençait à se dire que vous étiez bel et bien morte quelque part ! »

Un air scotché effleure le visage de Luz. Pourtant, c'est impossible ! Elle se souvient très bien être partie quelques instants vers les arbres, s'être couchée pour dormir un peu et... Juste la veille !

« … Je vous ai quitté il n'y a même pas quelques heures... ! Et je... »

Elle secoue la tête, bouche bée. Elle était à court d'arguments !

« J'ai déjà appelé les autres, ils ne vont pas tarder... Vous êtes dans un état épouvantable ! On dirait que vous n'avez pas mangé depuis une éternité... Où étiez-vous donc pendant tout ce temps ?! »

« Mais... Je n'en sais rien je vous dis ! Je crois que j'ai oublié... Quelque chose d'important sans savoir quoi... »

Elle baisse les yeux sur ses mains. A son impulsion, une sphère électrique se forme et pulse entre ses doigts...

« Mais il m'en reste des fragments... »



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