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 Ilidwën Minami

 
Dim 14 Oct - 22:56
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Ilidwën Minami

Il est doux, patient, souvent calme et gentil, courageux, gourmand (c’est de famille apparemment), loyal et fidèle avec ceux qui ont gagné sa confiance, une certaine noblesse émane de ses actes, en lien avec son passé de chevalier.

Il est parfois sauvage et agressif, entêté, il peut être parfois renfermé, gourmand (puisque c’est aussi un défaut), avec un honneur parfois un peu trop haut placer pour supporter certaines choses et il est possessif.
Mais il ne sera jamais indifférent ou égoïste.

Il aime… son roi, la forêt, la liberté, manger (surtout des mets raffinés), les gens amicaux, son roi à la sainte lame, courir après les proies, manger, faire l’imbécile comme un chiot même s’il ne le fera qu’en privé et par-dessus tout, mais je l’ai déjà dit, son roi Arthurios.

Il déteste se faire voler sa nourriture, qu’on l’empêche de faire ce qu’il veut, perdre à la course, rater sa cible et surtout il regrette d'avoir été incapable de protéger son roi de la mort il y a 2000 ans.


Informations

Surnom : Ilid, Ili, mais n’allez pas vous amuser à lui en donner un, surtout si vous le connaissez à peine... Il est aussi connu pour être Ilidwën le foudre de guerre ou le chevalier lycan.
Age : Il avait 74 ans avant de mourir, sa mort remonte à 2000 ans, mais bon, est-ce important étant donné qu’il en a 20 d’apparences?
Nationalité : Terre, il appartient au-même royaume qu’Arthurios.
Profession : (ou poste libre) Il est à la recherche de ses amis, étant certain qu’ils sont revenus eux aussi sous la même forme que lui, alors il vagabonde en les cherchant.
Camp : Sa fidélité est unidirectionnelle et elle va envers Arthurios, alors il est, pour l’heure, à la recherche de ses amis, espérant retrouver son roi, on pourrait donc en conclure qu’il est neutre.
Titre de noblesse : Anoblit et adoubé dans sa vie antérieure, il était chevalier du roi Arthurios, ça compte ?
Croyance : Aucune à priori
Mort : Ha ben je crois qu’il l’est déjà... mais bon pas tout de suite x)
Race
Esprit héroïque ou servant (cf fiche d'Arthurios) et lycan
Revenu d’entre les morts par le même procédé que son roi, il a les mêmes caractéristiques que celui-ci, donc tout ce qui concerne les esprits héroïques s'applique.
Précisons que ses capacités naturelles ont été augmentées légèrement (pas autant que celles des humains) puisqu’il était auparavant un lycan. Il est donc légèrement plus rapide qu’un lycan normal et plus puissant. Il a acquis également une meilleure tolérance pour la cicatrisation des blessures dues à des armes en argent et cicatrisera un peu plus vite qu’un lycan normal. De plus il n’a pas perdu sa capacité à se métamorphoser en loup.

Caractère


Le caractère d’Ilidwën… un lycan chevalier à votre avis a quel caractère ? Et bien celui d’un lycan et d’un chevalier… Bon je sais ça vous aide beaucoup ! Je vais donc vous aider un petit peu.

Il est très poli dans ses propos et ses actes, évitant de faire quoi que ce soit qui puisse froisser son interlocuteur, à moins que celui-ci ne le force à devenir très cassant. C’est le principe du chevalier qui laisse place au loup. Il a un cœur tout à fait droit et ne trahira jamais les personnes qu’il apprécie, surtout pas son seigneur et il ne jurera d’ailleurs fidélité à personne d’autre que le roi à la sainte lame, je parle bien sûr d’un serment d’allégeance, qui est la conséquence d’une malédiction, mais qu’il a fini par accepter et même le faire de bon coeur. Cela ne le dérange plus d’obéir aux demandes d’Arthurios. Mais revenons-en à son caractère.

Calme et posé il peut aussi s’enflammer très vide de colère, mais il faudra une bonne raison comme une injure faite à son honneur, l’un de ses amis ou son roi. Il peut également faire preuve d'une patience surprenante dans certaines situations. De plus il est très légèrement… flemmard, c’est-à-dire qu’il fera le strict minimum syndical lors des combats, sauf si l’adversaire en vaut la peine auquel cas il se battra au maximum de ses capacités, c’est pourquoi il n’utilise pas souvent ses runes.
Il a un « instinct » très diffus apparemment, mais en réalité c’est simplement parce qu’il a appris à si bien le contrôler qu’il est totalement présent. Autrement dit il est en totale et constante cohabitation parfaite entre son esprit humain et son esprit loup.

Depuis sa « résurrection » il se sent très solitaire et abandonné, il le montrera peu, mais est extrêmement triste de ne pas savoir s'il reverra un jour ses camarades, ce qui a donné naissance à un certain renfermement.
Mais reprenons sur une note plus gaie, il adore faire l’imbécile lorsqu’il est seul et le seul témoin de ses facéties puériles de « chiot » sous sa forme de loup était Arthurios, n’espérez pas le voir faire le fou sous sa forme lupine sauf si vous êtes très proche de lui, en tout cas nul autre que le roi ne peut espérer jouer avec Ilidwën comme l’on jouerait avec un loup domestique.
Autre détail, il déteste qu’on touche à ses affaires, cela à valut bien des conflits (amicaux), à la table du roi entre lui et les chevaliers lorsqu’il s’agissait des dernières miettes d’un plat délicieux. Car, sachant ce défaut, ils s'amusaient beaucoup à le taquinant.






Physique

Vous tenez absolument à ce que je le décrive pas vrai ? J’aurai bien envie de vous renvoyer aux récits des légendes qui le décrivent en détail… mais tient bonne idée !
De par les légendes l’on dit du chevalier Ilidwën qu’il est un grand homme, approchant des 1m79, plutôt léger, approximativement 78 kilos, il faisait tourner la tête de bien des dames de par son air sauvage lui venant de sa nature de lycan. Il possède une chevelure bleutée tout à fait naturelle, souvent en bataille, mais cela ne semblait pas déranger ses dames, un catogan rassemblant ses cheveux lui arrivant jusqu’aux omoplates pour les plus longs.
Sa carrure est plutôt dans la moyenne, pas trop musclé, mais assez tout de même, principalement des muscles faits pour des mouvements vifs et rapides. Toujours pour aller dans l’idée de cette attitude sauvage il est dit qu’il avait des yeux d’une couleur très particulière puisqu’ils sont rouges. Il possède des canines légèrement plus pointues que les humains, rappelant ainsi qu’il est un lycan.

Certains le voyaient au début d’un mauvais œil parce qu’il avait l’air d’un chasseur et d’un voyou. De plus qu’il n’était pas instruit dans les valeurs de la chevalerie, mais ils avaient fini par l’accepter en voyant que leur roi le portait en grande estime. Cette attitude était due à ces vêtements principalement. Il ne portait en effet pas d’armure à proprement parler, juste des jambières, des plaques d’armure sur les épaules et un gantelet à la main gauche. Ajoutez à cela une boucle d’oreille du côté gauche, un collier au cou représentant une tête de loup mordant un croissant de lune et son regard naturellement sauvage et vous comprendrez la mentalité des gens la première fois qu’il a revêtu son « armure » et à le voir ensuite arpenter le château librement, surtout qu’en ces temps troublés les meutes de loups attaquaient par moments les humains du royaume, mais cela nous y reviendrons.

À noter qu’il manie également une lance de couleur verte légère et résistante, forgée en mithril et offerte par son maître d’armes et rival, Diarmuid, mais là aussi nous y reviendrons.

Avant de passer à sa forme lupine il est à savoir qu’il affectionnait particulièrement les vêtements de couleur bleue et bris clair, semblant se moquer d’être repéré en forêt ou non, ainsi il préfère se déplacer dans son « armure » que dans d’autres vêtements, mais lorsqu’il dématérialise celle-ci il se retrouve en pantalon bleuté gris, en tunique en laine et à manches courtes de couleur noire, plus un manteau noir à capuche. Un signe distinctif, son collier et… bah c’est probablement le seul lycan aux cheveux bleus que vous croiserez jamais.

Sa forme louve, puisqu’il la possède toujours, est des plus simples. 1m79 de long, 86 cm de hauteur à l’épaule et un petit 70 kilos, que du muscle bien entendu. En bon loup il a de jolis crocs, de belles griffes et des yeux hypnotisant de couleur jaune.
Sa forme lupine est assez particulière, car, comme sa forme humaine, il a un pelage de couleur assez inhabituelle. En effet il a un pelage qui tire sur le bleu, alors avec amusement ses amis chevalier plaisantaient en disant que c’était parce qu’il vivait près des rivières et c’est pour cela qu’il a pris leur couleur, alors qu’en fait c’est simplement qu'il a des poils gris aux reflets étranges, donnant ainsi cette couleur bleue à l’ensemble.

Sa forme hybride ? Il ne l’utilisera jamais, mais vraiment absolument jamais, donc inutile de vous la décrire.
Capacités

Arme : Il possède une lance de couleur verte, Gae bolg, dont il est dit dans les légendes qu’elle transperce systématiquement le cœur, mais c’est bien entendu tout à fait faux puisqu’en réalité c’est l’habilité de son porteur à la manier qui a donné lieu à cette légende stupide.
Pouvoirs : Sa capacité naturelle de se transformer en loup bien sûr.
Il a appris les runes, avant sa mort il en connaissait 18, mais suite à sa mort il ne peut en utiliser plus que 9, soit la moitié, les 9 autres sont scellées. Mais pour le moment il ne s’en souvient que de trois, il redécouvrira les six autres au fur et à mesure qu’il se souviendra les avoir utilisées, car il n’a pas tout à fait tous ses souvenirs, surtout ceux concernant la magie. De plus il n'aime pas les utiliser à cause de la personne qui les lui a apprises, leur utilisation sera donc rare en Rp.
Il ne peut les utiliser que sous sa forme humaine et en étant matérialisé, il aura besoin de les tracer et de se concentrer dessus dix secondes pour l’activer, il peut en combiner trois maximums et devra alors se concentrer autant de temps qu’il y a de runes utilisées en même temps (donc maximum 30 secondes). Les runes de « soutiens » sont actives pendant 5 postes sur la personne qui bénéfice de leurs effets.
Il ne peut utiliser que 6 runes en solitaire et 4 runes en combinaison par jour rp(soit 2 et 2 ou 1 et 3).
Liste des 9 runes :
Spoiler:
 
Familier : /
Artefact magique : /
Autre : Il sait très bien manier sa lance et sait également se battre à main nues.


Histoire



C’est l’histoire d’un lycan des plus normaux qui devint un héros reconnu. L’histoire d’un loup, de pure race, impliqué dans l’histoire d’un royaume de renommée reconnue encore actuellement. L’histoire d’un lycan qui jura allégeance éternelle à une personne.

Chapitre 1 : De l’enfance à l’âge adulte, apprentissage des runes


Il était une fois un loup, très étrange, au pelage grisonnant avoisinant le bleu. Ce loup venait de naitre il y a peu, quelque part dans les bois, il y a précisément 1 mois et demi, ses yeux voyaient pour la première fois le monde, il regardait ses parents avec de grands yeux très doux. Son apprentissage allait bientôt commencer, pour le bien de leur groupe il devrait apprendre à chasser, apprendre sa place et apprendre à survivre, mais pour l’heure il lui était interdit de sortir de leur caverne.
Lors de sa première sortie, à pratiquement un an, en l’absence de ses parents, il faillit se faire attraper par un aigle, c’est une leçon qui lui enseigna la prudence, il apprit également que… on ne peut pas attraper tout le temps de quoi manger. Il fut bien heureux lors du retour de ses parents où il pût se nourrir après son escapade solitaire.

Il se passa quelques années où il apprit à chasser le gibier et se battre pour défendre sa meute, il apprit aussi à se transformer et là arrivèrent les problèmes. Apparurent des crises violentes où il n’arrivait pas à contrôler son instinct. Il se décida à s’exiler pour ne pas mettre en danger ses paires et rencontra une sorcière du nom de Scathach qui lui proposa son aide en échange de quoi il devrait lui obéir au doigt et à l’œil. Réticent, mais prêt à tout pour apprendre à se contrôler assez il accepta. Elle lui apprit à contrôler la violence de son instinct, tout en le laissant parler, afin que la fusion entre les deux parties soit totalement en accord.
________
Ainsi pendant des années il apprit les runes se faisant traiter et travaillant comme un esclave en parallèle de l’enseignement de la sorcière. De plus en plus il perdait patience et laissait son instinct le guider, des envies de meurtre le prenaient souvent, il rêvait de trouver un moment propice pour se débarrasser d’elle, mais elle était toujours sur ses gardes. Pendant les dix-sept ans que dura son entrainement il apprit avec soin, dans le but de trouver un moyen de se débarrasser de la sorcière.

L’occasion se présenta lors de sa trente-cinquième année, sa maitresse était en train de lui expliquer une rune, une pour faire appel à un feu destructeur, elle lui expliqua longuement comment l’écrire, comment faire pour invoquer son pouvoir, se concentrer dessus et ainsi de suite. Elle se tourna vers lui et lui ordonna d’essayer à son tour, puis lui tourna le dos pour aller vaquer à ses occupations. Ilidwën tendit la main dans les airs et traça la rune dans le vide, se concentrant pour en activer le pouvoir, la sorcière se figea soudain et se mit à hurler de douleur.


-Mais qu’est-ce que tu fais ?!
-Bah je teste… Et par la même occasion je me débarrasse de toi, tu es totalement inutile maintenant.
Il ajouta avec un sourire vicieux, agressif, ironique et sadique : Il semble que l’élève ait surpassé le maitre.
-Je te maudis ! Tu entends ?! Tu seras maudit ! Celui qui te battra t’enlèvera ta liberté, tu ne pourras y échapper, tu seras enchaîné à son existence !

Elle eut un soubresaut, avant de s’effondrer et son corps prit une teinte brune, puis s’embrassa et elle fût réduite en cendres. Ilidwën lâcha un ricanement et quitta la hutte de la sorcière, il ne croyait pas à ces balivernes de malédictions. Le lycan s’éloigna, sombrement satisfait de son exploit d’avoir créé les flammes à l’intérieur même de la sorcière. Visiblement il avait réussi la rune.
________
Il partit pour retrouver sa meute d’origine, elle n’avait pas bougé pendant 18 ans où il y avait vécu, alors elle n’aurait probablement pas bougé en 17 ans. Il allait la reprendre, arrêter les guerres inter-lycan, des guerres de territoires. Ils étendraient leur domaine vers les faibles humains de qui ils se cachaient. Ils seraient ainsi avec un grand territoire. Mais avant de mettre en place ses projets il devait s’entraîner à nouveau au combat, ces 17 ans avec la sorcière avaient limité ses capacités physiques, du moins lui avait fait perdre une partie de sa dextérité naturelle.

S’il avait bien appris une chose pendant son entrainement, autre que la maîtrise des runes, c’était la patience, une patience de véritable prédateur sadique. Il était maintenant libre de faire ce qu’il voulait et n’allait pas s’en priver. Il fit de longues, très longues courses dans tout le territoire de Terre, évitant les meutes de loups, réactivant ses muscles par ces courses longues, ses sprints rapides et en terrain parfois accidentés. Pendant environ cinq ans il parcourut Terre, puis il s’accorda encore une année d’entrainement, à proximité de l’emplacement de sa meute, pour retrouver ses réflexes de combat sous forme humaine. Il était fin prêt maintenant, mais en prédateur patient qu’il était devenu, il attendit encore deux années de plus, pour observer attentivement qui était aux commandes de son ancienne meute et sa façon de réagir, de se battre et de diriger.

Puis il décida de passer à l’action. Préparant son entrée avec grand soin et il s’engagea, droit sur le groupe. Il débarqua sous sa forme humaine en avançant calmement et avec froideur. Du haut de ces 43 ans, se tenant fièrement debout et avec une certaine arrogance. Tous les lycans le regardaient d’un œil choqué de le revoir. Il n’avait bien sûr pas changé sinon peut-être de tempérament. L’alpha se plaça face à lui avec un regard méfiant, Ilidwën regarda longuement le lycan en face de lui et ricana, il fit un salut ironique et se redressa.


-Bonjour petit frère, pourquoi donc vous n’êtes pas venu me chercher lorsque je suis parti ?
-En voyant tes traces suivre celles de la magicienne nous…
-Suffit, je ne suis pas venu pour la rancune, mais pour te détrôner !
-Quelle arrogance…
Ilidwën sourit sauvagement à son frère, il n’allait pas lui faire de cadeaux, il plia légèrement les genoux et se pencha en avant, son petit frère fit de même et ils se tournèrent autour un moment en s’observant.
-C’est assez ! On ne devient pas Alpha par la force !
-Ho que si !

Il s’arrêta, souriant toujours aussi sauvagement, une lueur mortelle dans le regard, son frère en frémit de crainte. Ils se ramassèrent tous deux sur eux-mêmes et bondirent en même temps, prenant leur forme lupine. L’alpha plaqua au sol son adversaire en essayant de lui mordre la gorge, il referma ses crocs sur l’épaule d’Ilidwën qui le renversa, plus massif que son frère et profitant donc de cet avantage, il lui attrapa l’oreille pour la déchiqueter, il se fit griffer le museau et dû reculer, épargnant l’oreille de son adversaire.

Ils se tournèrent de nouveau autour, l’alpha grondant de colère, le poil hérissé, Ilidwën n’émettant aucun bruit, l’air ironique au possible, si tant est qu’un loup puisse avoir l’air ironique. Il bondit le premier et percuta son camarade à l’épaule, l’alpha roula au sol et Ilidwën bondit sur lui pour le mettre en pièces. Le chef de meute se défendait plutôt bien, mais son adversaire était plus volumineux et frappait sans hésitation, mordant la gorge ou la nuque. Ils reprirent finalement leurs distances, pour reprendre leur souffle quelques secondes. D’un coup Ilidwën bondit sur l’alpha et lui attrapa la gorge pour l’étrangler, il décala ses mâchoires pour faire pression sur les veines, créant une légère syncope, mais un coup de patte dans la gorge le fit reculer et ils reprirent forme humaine.
Son frère tira une dague et attaqua Ilidwën avec, le lycan attrapa le poignet de son frère vivement, lui arracha sa dague et lui ouvrit la peau de l’épaule jusqu’au torse, enfonçant la dague juste à côté de son coeur avec un sourire sadique, puis il dégagea son adversaire au sol, où l’alpha sembla préférer rester au sol et manifesta sa soumission en dévoilant sa nuque. Ilidwën était officiellement chef de la meute, mais cela n’allait pas s’arrêter là.
________
Les 23 années suivantes consistèrent à repousser les limites de leur territoire, les différentes meutes se livraient à des batailles sauvages et sans merci et le nouvel alpha, Ilidwën, gagna en notoriété parmi sa meute, ne perdant aucun combat. Ils se mirent parfois à oser s’attaquer aux humains, surtout les 5 dernières années. Ho ils ne s’attaquaient pas aux êtres humains directement, mais les fermiers retrouvaient souvent des plumes en masse dans le poulailler et des traces de sang ou bien une ou deux chèvres en moins. Âgé à présent de 66 ans il énervait les humaines fréquemment par ses raids.
Mais la malédiction de la sorcière planait… sa vie allait changer et il ne le savait pas.




Chapitre 2 : Le tournant d’une vie


Partie de chasse la nuit. Une étrange odeur s’élevait dans les bois, pas désagréable. Ilidwën dilata ses nasaux pour en interpréter l’odeur, un mélange de bois brûlé, de viande et de légumes, des plats humains. Il dressa les oreilles lorsque l’un des loups de la meute indiqua aux autres la position des humains, l’alpha ordonna dans un aboiement à un loup plus loin de répondre et d’ordonner aux autres de ne pas bouger ou aller chasser autre chose. Puis il s’approcha sans bruit du campement des voyageurs, il aperçut un jeune humain aux cheveux blonds, en train de s’endormir, il était vêtu de couleur rouge, armé d’une épée. Le loup renifla encore un moment, puis repartit sans s’approcher, il n’y avait aucun intérêt à les attaquer.

Le lendemain, il décida de lancer un raid contre un village humain. En patient chasseur il organisa toutes les manœuvres d’approche. Puis il donna ses ordres pour lancer l’assaut. Étrangement le village semblait occupé ailleurs, tant mieux. Lui en tête il se glissa dans un poulailler, suivi par deux autres de ses camarades, d’autres s’occupaient des clapiers et d’autres des chèvres. L’ordre d’attaquer fut donné en premier par les loups qui faisaient le raide chez les poules, les volailles se mirent à paniquer et à essayer de s’enfuir, sortant en masse des poulaillers, les loups les poursuivants en courant. L’alerte fut donnée dans le village et l’ordre de battre en retraite avec les proies retentit, Ilidwën restait en arrière pour continuer de s’amuser, il se fit intercepter par un paysan armé d’une fourche, l’homme essaya de le planter avec, mais le loup attrapa le manche et le broya entre ses mâchoires, puis il battit en retraite en prenant sa forme humaine avec la majorité des loups. Sous forme humaine pour donner du piment à la fuite, s’amuser et surtout avoir l’occasion de faire tomber quelques têtes par pur plaisir sadique et sauvage, malheureusement aucun paysan ne s’interposa plus.
________
Deux jours plus tard un chasseur de la meute annonça que les humains remettaient des poules dans les poulaillers, Ilidwën sourit ironiquement et donna l’ordre à ses « troupes » de se préparer pour une attaque de nuit. Ils arrivèrent dans la clarté de la lune à son zénith. Les loups bondirent dans l’enclos des poules pour se mettre à les pourchasser, L’alerte fut très vite donnée, trop vite, et les loups se regardèrent perplexes, à croire que les humains les attendaient. Ilidwën aboya ses ordres alors que les paysans et un jeune homme habillé de rouge et portant une épée fonçait en hurlant vers eux.

Les loups détalèrent rapidement pour prendre la fuite, emportant leur larcin entre leurs crocs. Un des loups resta en arrière pour retenir les humains, mais il finit tué net et Ilidwën fit volte-face en grondant, poils hérissés et crocs à découverts, pendant que les autres filaient, il entendit des jappements plaintifs quand les paysans leur tombèrent dessus pour en tuer une grande partie. L’alpha, fou de rage, bondit sur le jeune garçon à l’épée pour essayer de le saisir à la gorge et évitant la lame meurtrière. Il était plus rapide que le jeune garçon et réussit à lui faire une balafre sur la joue avant de recevoir un coup dans les côtes. Le loup retomba sur ses pattes, secoué par l’impact et rebondit sur l’adolescent ainsi pendant plusieurs minutes, au final il cherchait à épuiser son adversaire et inversement le jeune humain faisait de même puisque la vitesse ne lui suffisait pas.
Ilidwën prit son élan et bondit une fois de plus, mais se retrouva avec une lame en travers du corps et le sol dans son dos, il était bloqué, il lâcha un grondement furieux et prit sa forme humaine pour se mettre à insulter le garçon de tous les noms possibles et imaginables, parfois même de façon très imagée. Il se débattit une bonne minute contre la lame qui lui brûlait les chaires, essayant de se redresser pour se saisir du garçon, mais il restait hors de portée. Après avoir épuisé ses insultes et ses forces à essayer d’attraper le jeune humain, Ilidwën finit par abandonner et lâcha un grondement résigné, la brûlure devenait de plus trop forte.


-C’est bon enlève-moi ce fichu bout de métal, je me rends ! Je me mets à ton service ! Tout ce que tu veux ! Mais retire-moi ce truc ! Ça fait mal !

Le garçon retira enfin l’arme du ventre du lycan, qui sentit le sang couler un moment avant que la blessure ne se refermer. Il lâcha un grondement frustré et s’assit, se rendant compte qu’il venait de prêter serment pour obéir aux ordres de celui qui sera roi. Il se présenta à contre cœur, conscient qu’il allait devoir suivre le roi à peu près partout. La malédiction avait eu lieu.
________
Au début il suivit le garçon avec une nette mauvaise volonté, ne parlant pas beaucoup et lorsqu’il le faisait c’était toujours avec la plus grande ironie pour se moquer de ce môme qui l’avait battu, mais au fil du temps, en observant le futur roi il finit par s’y attacher et décida de lui jurer à nouveau fidélité. Sur ses entrefaites il était devenu plus cordial avec le jeune homme, celui-ci était alors pratiquement déjà roi, mais le jour où il jura fidélité et protection à son souverain il parla avec tout son cœur. Il posa un genou à terre et s’inclina devant le garçon ébahi que le lycan ronchon fasse une telle chose.


-Arthurios, mon seigneur et mon roi, je fais le serment de vous protéger quels que soient les dangers, vous qui avez montré votre valeur à mes yeux je m’incline devant vous, abandonnant la fierté d’être libre contre celle de vous servir. Puisse cette promesse s’étendre jusqu’à ma descendance si un jour j’en ai une.

Un serment inviolable, un serment millénaire, c’était ce qu’il venait de se passer. Bien entendu le roi accepta l’allégeance prononcée. Ilidwën devint ainsi officiellement son garde du corps. Puis, lorsque Arthurios eut fini de construire son château, il s’adressa au lycan devant tous pour annoncer qu’il allait lui enseigner les valeurs de la chevalerie. Ilidwën ouvrit la bouche ébahi.

-Pardon ?!
-J’ai dit que je t’enseignerais les valeurs de la chevalerie.

Commença alors une longue formation, aux yeux d’Ilidwën puisque cela ne dura qu’une année, pleine de rebondissement puisque le loup, s’ennuyant, fuyait ses leçons en sautant sans hésitation par la fenêtre pour aller chasser les poules dans la cour. Il ne les tuait jamais, mais s’amusait juste à les effrayer. Tant bien que mal il termina son apprentissage et fut sacré chevalier, mais malgré cela les volailles de la cour n’eurent pas la paix pour autant.



Chapitre 3 : Entrée dans la légende


Ilidwën eut bien du mal à se faire accepter par tous, sauf peut-être les chevaliers qui lui faisaient une relative confiance. Le château avait été rapidement construit et il était de notoriété publique que le lycan était un fin chapardeur de nourriture dans la cuisine, bon il n’y avait pas que lui, mais cette réputation de voleur lui collait à la peau. Vous allez me dire et alors ? Eh bien j’y viens.
À cause de cette réputation de chapardeur professionnel (ou pas), un jour, alors qu’ils étaient tous à table, une cuisinière entra en vociférant et accusant le loup du doigt devant tous les autres chevaliers.


-Cette fois c’est trop fort ! La nourriture passe encore, mais pas les ustensiles de cuisine ! Où avez-vous caché le couvert en argent ?!
-Le… couvert en argent ? Mais qu’est-ce que je pourrais bien en faire ?

Il avait écarquillé les yeux de l’hypothèse stupide qu’avait émise l’intendante de la cuisine, pourquoi donc un lycan aurait l’idée, plus qu’idiote, de voler un couteau, en argent qui plus est ! En tout cas il ne s’était pas énervé ce qui était plutôt rare, puisqu’il ne s’était pas encore intégré et qu’il devenait de mauvaise humeur lorsqu’on l’accusait à tort. Mais pas cette fois, parce qu’il était à table, détendu et surtout qu’il avait Arthurios assit pratiquement à côté de lui et qu’il craignait le roi, autant d’ailleurs qu’il avait appris à l’apprécier.
La cuisinière maugréait et demanda avec une nette mauvaise humeur où était donc passé ce couteau alors ? Et elle repartit en marmonnant, sans plus chercher de problèmes au lycan, cependant le maître d’armes de celui-ci, Diarmuid, fixa son élève d’un air soupçonneux. Ilidwën regarda le chevalier avec un air exaspéré et prit un couvert en argent, à son voisin puisque, par politesse, Arthurios faisait mettre des couverts en acier pour lui. Le lycan le garda en main un moment, puis le reposa.


-Voilà pourquoi je n’ai aucune raison de toucher à de l’argent. Et vous le savez tous très bien.

Il montra sa main, légèrement irritée par le contact avec le métal précieux, puis lâcha un soupire, légèrement irrité et se remit à manger, les chevaliers n’ajoutèrent rien et le laissèrent tranquille. Une fois le repas achevé, quelques heures plus tard, ils vaquèrent à leurs occupations du soir. Ilidwën gagna sa chambre et s’assit sur son lit d’un air songeur. Un couteau en argent qui disparaissait, ça signifiait que quelqu’un voulait en faire quelque chose et on ne faisait pas trente-six mille choses avec un couteau, à part manger et tuer quelqu’un. Hmm, il n’y avait là encore pas énormément de solutions, quelqu’un voulait ôter une vie et la seule vie à ôter ayant une importance énorme dans ce château c’était… à cette pensée il se releva en grondant de colère. Ça non ! Personne n’allait toucher à un seul cheveu du roi, il l’avait juré ! Et puisque la personne avait pris un objet en argent elle savait que parfois le lycan allait dormir devant la porte du roi. Et ça il n’y avait que les chevaliers, le roi et les deux gardes du couloir qui se relayaient une nuit sur deux, qui savaient cela.
Le loup lâcha un nouveau grondement de colère, probablement qu’il était paranoïaque mais… il allait tout de même vérifier une fois que le château se serait endormi. Pour l’heure il devait récupérer de son entrainement avec son maitre d’armes, pour être en forme pour son plan d’action. Il s’allongea sur le dos sur son lit et s’endormit, concentrant son esprit sur une heure bien particulière de la nuit afin qu’il se réveille au moment voulu.

Il se leva avec la lune, n’ayant dormi que deux heures au total, l’astre s’élevait dans le ciel pratiquement plein. Il tendit l’oreille, tous dormaient, pas un son dans tout le château. Un calme trompeur, il le sentait. Il ouvrit sa fenêtre et compta le nombre de chambres qui le séparait de celle de son roi. Il n’aurait jamais osé faire cela en temps normal mais bon, s’il passait par le couloir et qu’il y avait vraiment l’un des deux gardes voulant tuer le roi, il ne ferait pas long feu niveau discrétion. Deux fenêtres avant celle du roi, la première celle du géant rouge, la seconde celle de Gilgamesh qui, c’était connu, dormait comme une souche, bon accessoirement le chevalier parfait avait un lion qui veillait sur lui… mais passons.
Le chevalier grimpa sur le rebord de sa fenêtre, il allait devoir jouer les équilibristes à au moins vingt mètres du sol. Il prit une inspiration et bondit souplement sur le premier rebord, aucun risque, que le géant rouge ne se réveille il ronflait comme un bébé, puis il prit son élan pour sauter sur le rebord de fenêtre suivante et manqua de se retrouver au bas des murs, mais il se rattrapa de justesse et remonta. Il entendit un grondement derrière les fenêtres, son sang se glaça, mince le lion… Il entendit distinctement remuer et la voix de Gilgamesh s’élever pour rassurer le félin. Ilidwën soupira de soulagement, il prit son élan pour bondir sur le rebord de la fenêtre du roi et glissa dans la fente de la fenêtre un petit coupe-papier qu’il avait pensé à prendre pour ouvrir justement la fenêtre. Il sentit le loquet se soulever et poussa un peu la fenêtre pour l’entre ouvrir.

Il se figea net en apercevant un garde censé surveiller le couloir et un autre homme, le garde semblait attendre la venue du chevalier en surveillant le couloir, tandis que l’autre était penché au-dessus du roi, une dague à la main, prêt à égorger le souverain. Ilidwën prit sa forme de loup et fit un bond, un seul, atterrissant sur l’assassin, l’homme s’étala au sol et le lycan plongea ses crocs dans sa gorge en l’étouffant, essayant d’atteindre sa jugulaire, mais il se débattait le bougre. Cependant, il commençait à bouger de moins en moins. Le garde tourna la tête en entendant le bruit du corps qui s’effondre et hésita une seconde à se jeter sur le lycan en train de tuer son compère, il se décida et fit quelques enjambées en tirant l’épée qu’il abattit vers Ilidwën. Le loup, vif, se poussa du chemin et l’épée termina dans le corps du complice. Le lycan fit encore un bond souple de côté pour esquiver le coup suivant et profita d’une seconde d’inattention pour bondir sur le garde, homme donna un coup avec le pommeau de l’arme dans les côtes de l’animal qui roula au sol en retenant un jappement.
Il se remit debout promptement sentant la douleur dans ses flans et bondit en grondant férocement cette fois, abandonnant toute discrétion, à la gorge du garde qui recula en courant vers le couloir, Ilidwën ne le lâcha pas et partit à sa poursuite alors qu’Arthurios se réveillait en sursaut. Le lycan rattrapa le garde en quelques foulées et le fit tomber en avant, en enfonçant ses crocs dans son mollet. Le visage contre terre, il attrapa quelque chose dans sa tunique. Le loup n’y prit pas garde et essaya de le mordre à la gorge, il sentit soudain une brûlure vive dans son épaule droite et jappa de douleur, mais, fou de rage il reprit sa forme humaine et attrapa le garde qui tentait de nouveau de fuir. Il lui serra la gorge, l’étranglant et ce jusqu’à ce que l’homme ne bouge plus.

Arthurios sortit de sa chambre en courant pour se précipiter vers Ilidwën, avec l’expression de quelqu’un d’inquiet, Gilgamesh, précédé par le museau de son lion, passa la tête par la porte de sa chambre, curieux et Diarmuid, dormant en face du chevalier parfait vint également voir ce qui causait tout ce bruit, le géant rouge ne tarda pas non plus et tous les yeux se rivèrent vers le corps du garde et Ilidwën, de nouveau sous sa forme humaine, qui était en train d’essayer de retirer le fameux couteau en argent planté hors de portée de ses mains. Le roi vint au secours de son ami et retira le couteau, puis fixa le lycan, semblant attendre des explications.


-Baaaaaaah… Il y a eu ce vol, alors je me suis dit…

Et il expliqua à tous ceux présent ce qu’il c’était passé depuis sa réflexion, jusqu’à la fin, en passant par ses conclusions et comment il avait pris par surprise les deux hommes, le géant s’esclaffa en pensant à Ilidwën progressant de fenêtre en fenêtre.
Le lendemain la nouvelle se propagea, nouvelle selon quoi « l’homme-loup » avait sauvé leur roi et donc qu’il n’était pas dangereux malgré sa mauvaise humeur plus ou moins fréquente. C’est ainsi qu’il fut accepté par tous les autres membres du château, en dehors des chevaliers qui l’avait déjà reconnus à sa juste valeur.
________
Ilidwën, suite à l’épisode de la tentative d’assassinat, reçut en cadeau de son mentor une lance en mithril de couleur verte, puis il acquit une certaine petite notoriété due à sa rapidité au combat, au cours des tournois ou même de guerres, qui lui valurent le surnom de foudre de guerre.
Un matin des villageois arrivèrent paniqués pour la séance des doléances, Gilgamesh et Ilidwën étaient tous deux assis de chaque côté du roi et écoutaient, depuis maintenant deux heures, les différentes personnes défiler. Le lycan s’ennuyait ferme, mais essayait de ne pas (trop) le montrer pour éviter de donner une mauvaise impression, cependant il sortit de sa somnolence mentale en voyant deux villageois se présenter et commencer leur doléance par :


Premier villageois : -Sire, Sire on en a gros.
-Encore vous ? Que voulez-vous cette fois ?
Second villageois : -On en a gros, un monstre attaque nos champs, une sale bête avec des serpents sur la tête ! Elle fait peur aux bestiaux et elle change les gens en cailloux.
-Ouai ben c’est une gorgone…

Arthur et Gilgamesh regardèrent Ilidwën amusé devant son air faussement blasé, il faut dire que ce n’était pas la première fois que les deux zigotos venaient aux doléances, même si cette fois c’était pour quelque chose qui semblait sérieux.

-Faites quelqu’chose messires les chevaliers, elle transforme en cailloux tout s’qui bouge et la r’garde.
-Ce sera fait.

Le roi attendit que les deux paysans soient sortis, puis se tourna vers le lycan qui semblait s’ennuyer ferme depuis le début des doléances et quelques semaines déjà. Il proposa au chevalier de s’occuper de cela rapidement et Gilgamesh s’empressa de se porter volontaire, apparemment pour échapper à la suite des doléances.
Après l’accord du roi donné ils quittèrent la sale des doléances pour se préparer à partir, Ilidwën prenant lance et son « armure », il sortit ensuite de la chambre pour rejoindre le chevalier parfait qui était déjà dans la cour, dans ses vêtements couleur d’or, disant au revoir à son lion (encore heureux !) et s’approchant d’un magnifique hongre, à la robe palomino, qu’apportait un palefrenier. Un autre serviteur s’approcha du foudre de guerre en tenant par la bride une jument qui semblait très tendue par la présence du prédateur. Le lycan, prenant pitié pour l’équidé, refusa l’offre, de toute façon il préférait courir plutôt que monter à cheval. Il s’éloigna et Gilgamesh talonna sa monture pour emboiter le pas au chevalier aux cheveux bleus.


-Bon réfléchissons une gorgone…
-Ne doit jamais être regardée dans les yeux, on doit faire aussi attention aux serpents sur sa tête et elle a, parfois, l’apparence d’une très belle femme, alors ... Ilidwën évite de charmer la demoiselle par pitié, tu les attires comme des mouches !
-Parle pour toi ! Et je ne charme personne, ce n’est pas ma faute si ces dames aiment les charmes ... sauvages. Et puis toi tu peux parler avec ton lion, ça les attire aussi !

Vexé et préférant ne pas continuer cet échange idiot, le lycan se métamorphosa en loup et détala, Gilgamesh lâcha un léger rire, puis lança le cheval à la suite de l’animal. Ils se déplacèrent ainsi pendant deux journées entières, alternant marche et galop. Pendant les périodes de marches Ilidwën reprenait sa forme humaine.
Puis ils arrivèrent à l’endroit où les deux paysans avaient vu la gorgone, ils trouvèrent des statues de pierre de diverses personnes. Le loup, sous sa forme humaine, reniflait l’air, méfiant. Il était facile de tendre une embuscade avec des statues, il observait les alentours, Gilgamesh descendit de son cheval pendant ce temps. Il flottait une drôle d’odeur, une odeur de danger. Le chevalier parfait s’approcha d’une statue et posa la main dessus, il avait l’air triste pour cette pauvre malheureuse figée...
Il faillit se faire avoir comme un parfait débutant, il ne dût sa survie qu’à la lance d’Ilidwën qui fondit sur la statue qui venait de prendre vie, une tête de serpent tranchée et le lycan força la créature à reculer, celle-ci reprit une apparence humanoïde et perdit sa couleur grise de pierre, elle essaya d’intercepter le regard des deux chevaliers, mais ils prenaient bien garde à ne pas la regarder dans les yeux. La créature disparut en se glissant entre les statues, probablement pour s’y cacher.


-Bon sang... Merci Ilidwën...
-De rien, je sens son odeur, mais difficile de dire où elle est...
-Je propose qu’on se mette dos à dos pour surveiller partout.
-J’approuve, j’ai une idée.

Pendant l’action Ilidwën parlait très peu, sinon lorsque c’était un combat détendu, mais le cas présent ça ne l’était pas. Ils firent comme convenus, se mettant dos à dos et observèrent les statues, n’osant bouger. Le lycan songea à soutenir un peu son camarade au combat, il traça deux runes dans les airs, une rune pour augmenter la vitesse et une autre pour aiguiser les sens, il envoya les effets vers Gilgamesh, ainsi il pourrait réagir assez vite et pourrait éventuellement sentir la gorgone approcher. Il perçut un mouvement entre les statues et elle bondit, droit sur lui, pile dans son champ de vision et il s’empressa de fermer les yeux pour ne pas croiser son regard, du coup il sentit qu’elle se saisissait de sa lance pour la faire pivoter vers le chevalier en habit doré, mais Ilidwën résista, lâchant un grondement et sentit Gilgamesh se retourner, puis il entendit le sifflement d’une lame, puis il entendit la gorgone reculer et le chevalier jurer quand apparemment elle disparut à nouveau. Le lycan rouvrit les yeux.

-On ne va pas s’en sortir comme ça...
-J’ai autre une idée, je me poste sur un toit, Ilidwën tu fais l’appât.
-Si ça peut aider, aucun problème.

Le lycan se mit en garde, lance devant lui et sentit dans son dos le chevalier du soleil s’éloigner en courant, il tourna légèrement la tête pour le voir grimper sur une hutte et une fois là-haut prendre ses deux épées courtes recourbées pour placer les pommeaux l’un contre l’autre et former ainsi un arc. Il aurait apprécié de continuer à regarder si tant est qu’il entendît un son sur sa droite et ferma immédiatement les yeux, bien lui en prit c’était la gorgone qui revenait à l’assaut. Le lycan mobilisa tous ses sens pour esquiver les attaques de la créature et celles de ses serpents, il interposait parfois sa lance pour essayer de décapiter un serpent qui s’approchait trop près, mais se battre les yeux fermés était quelque chose de compliquer, même lorsque l’on était lycan. Il esquivait par contre adroitement et ripostait, il sentit la morsure d’une lame sur son plan droit, la créature maniait une arme apparemment, il profita de savoir à quel endroit elle se trouvait pour faire pivoter sa lance et sentit une résistance et un cri de douleur strident de la créature quand il lui entailla la cuisse.

Il sentit soudain la lance lui échapper et ouvrit les yeux de surprise, la gorgone le plaqua au sol pour tenter de le regarder droit dans les yeux. Il la regarda, comme on regarde la mort approcher, mais il ne croisa pas son regard, se concentrant pour regarder tout mais pas ses yeux. Ilidwën la vit soudain avoir un sursaut et il vit la pointe lumineuse d’une flèche apparaitre à travers la gorge de la créature, il tourna la tête vers la hutte pour voir Gilgamesh avec son « arc » en posture toujours fixe de quelqu’un qui vient de tirer. La gorgone posa sa main sur la joue du lycan qui sentit son cœur se glacer et lui tourna la tête pour le forcer à la regarder droit dans les yeux, il les ferma par réflexe et n’osa plus bouger, il sentait la peau de la gorgone se changer en pierre, puis en poussière et osa rouvrir les yeux. Voyant que Gilgamesh s’occupait déjà des villageois en train de reprendre vie il se remit debout d’un bond, récupéra sa lance et partit aider le chevalier parfait dans sa mission de rassurer les gens.

Bien d’autres actes sont dignes d’êtres racontés, mais il n’y aurait pas assez de toute une bibliothèque pour tout dire.





Chapitre 4 : La joie envolée


À part ces exploits héroïques Ilidwën participait à la vie du château et si l’on peut dire il mettait l’ambiance. Par exemple des courses entre lui et le géant rouge, le chevalier sur son char et le lycan courant sur ses pattes, bien entendu le loup gagnait tout le temps, s’amusant à courir à côté du char puis brusquement accélérer pour le distancer et arriver premier, cela mettait le grand chevalier dans de fausses colères, faisant rire tous les autres.
Il y avait aussi ses exploits en cuisine la nuit, il venait chaparder de la nourriture, s’enfuyant dès qu’il se faisait prendre, alors que le grand chevalier rouge ne réussissait que rarement ces sorties nocturnes. Une fois même la cuisinière plaça des pièges à loup devant la chambre du lycan, pour l’empêcher de sortir et une corde au milieu du passage. Le loup n’en avait pas fait plus état que cela et était sorti de sa chambre en pleine nuit par la porte, avait bondi au-dessus des pièges et de la corde, puis partit manger tranquillement, le lendemain, sous les rires des chevaliers et du roi, il s’était fait poursuivre par l’intendante et avait escaladé un arbre pour se mettre à l’abri.

Il se sentait chez lui au château, pendant un long moment il ne le quitta que pour les missions, mais vint un moment où il ne s’y sentit plus aussi bien, où il restait sur les murailles à écouter les bruits de la forêt plus loin. Les chevaliers entendaient d’ailleurs parfois des hurlements de loups en provenance des bois, surtout à la tombée de la nuit et ils se regardaient, se demandant de quoi parlaient les canidés. Ilidwën leur répondait mystérieusement qu’ils chantaient à la gloire de la lune et de la nuit.
Un matin il était sur les remparts à regarder la forêt quand le roi vint vers lui, il se tourna pour regarder le jeune humain approcher, celui-ci lui mit une accolade amicale en le regardant dans les yeux.


-Si tu veux partir tu en as le droit tu le sais Ilidwën.

Le loup regarda longuement le roi avec un sourire de remerciement et posa sa main sur l’épaule de son roi, puis il prit sa lance et bondit par-dessus les murailles pour atterrir souplement dans un arbre, puis partir vers les bois en prenant sa forme de loup en chemin. Il entra sous les arbres et accéléra pour prendre sa vitesse maximale, fou de joie de se retrouver dans son habitat naturel.
Ilidwën traversa un petit cours d’eau en courant et se retrouva de l’autre côté, nez à nez, ou plutôt museau à museau avec une louve brune, la rencontre aurait été des plus agréables si elle ne s’était pas hérissé de crainte et de colère. Le lycan recula précipitamment, mais sans montrer sa soumission, il n’allait tout de même pas se soumettre si facilement tout de même. La louve gronda plus férocement, lui intimant de partir sur-le-champ par son grondement, plutôt que de partir il reprit sa forme humaine pour fixer la femme qui venait de faire de même et le regardait avec une grande méfiance. Il la rassura en lui expliquant qu’il ne voulait pas son territoire, qui il était et pourquoi il était ici, il se lia peu à peu à elle. Elle s'appelait Aruseth.

Pendant presque un mois entier il s’absenta du château, il revint ensuite par intermittence et l’année suivante il revint plus fréquemment encore. Il s’avéra bien vite que le chevalier lycan avait eu une aventure et que les loups se tenaient maintenant loin des humains. Ilidwën informa le roi et les autres chevaliers peu de temps après la venue de ces rumeurs qu’il était papa de deux petits louveteaux, qu’il était à nouveau chef de meute et que les lycans de la région n’attaqueraient plus les hommes.

Une autre chose qui se produisit au fil du temps, c’était la relation qu’il avait avec Diarmuid, son maître d’armes, voulant avoir la moitié du talent du lancier il se mit à ne plus le voir comme un professeur, mais comme son rival et celui-ci voyait également Ilidwën du même œil. Il était donc fréquent qu’ils se houspillent et se provoquent en duel à la lance, le lycan tenant tête à son ami grâce à sa vitesse, Diarmuid ayant pour lui la technique et la maitrise totale de cette arme. Ilidwën finissait d’ailleurs fréquemment sur une défaite et s’en allait vexer.
________
Mais toute cette ambiance joyeuse et bon enfant allait bientôt s’arrêter.

Une fumée au loin s’élevait ce jour-là, la compagne d’Ilidwën était avec sa famille et il donna l’ordre à sa compagne de partir, de quitter le royaume, le plus loin possible d’ici et de transmettre son serment à ses descendants, au cas où. Il leur transmit une chanson et quelques mots qu’il donnerait à Arthurios au seuil de sa mort si le foudre de guerre périssait. Il avait un mauvais pressentiment.
Le lycan rejoignit son roi alors que sa compagne détalait avec sa progéniture pour se mettre en sécurité. Quelque temps après un gigantesque champ de force enveloppa tout le royaume, faisant gronder férocement le lycan, les autres autour de leur roi. Il se tourna vers eux pour leur faire un discours. Puis il se lança à l’assaut pour rejoindre ce qui attaquait le royaume. Ils ne virent que des corps calcinés, sanguinolents et les maisons brûlées, puis une seconde explosion indiqua que le château avait subi le même sort.
Les chevaliers repartirent en arrière avec leur roi et se retrouvèrent face à un énorme démon celui-ci transperça le roi avant même que les chevaliers ne puissent réagir. Ilidwën fit reculer le démon avec une partie, pendant que le roi se faisait entraîner à l’écart. Les chevaliers rejoignirent leur souverain qui leur donna ces ordres : détruire le monstre dans l’honneur.

Le lycan ne se fit pas prier de pouvoir déchaîner sa rage contre la chose qui avait gravement blessé son seigneur, surtout qu’il ne pouvait rien faire pour soigner son roi. Il se jeta dans la bataille, indifférent aux différentes blessures. Ses compagnons tombaient les uns après les autres. Ilidwën recula pour se concentrer sur deux runes qu’il prononça. Un autre chevalier tomba et une gigantesque déflagration engloutit le démon, le lycan ne faisait pas dans la dentelle, mais le monstre ressortit presque indemne. Une seconde rune bloqua le monstre dans une flaque d’eau que le loup venait de geler, limitant peu les mouvements de la créature qui se libéra et se tourna vers le loup. Une griffe fondit sur le loup, se recouvrant d’argent par magie, il se déroba, en bloqua une autre et la dernière lui transperça le cœur dans le dos. Le lycan s’arrêta net, fixant la griffe, il la sectionna furieux avec sa lance et lâcha un grondement furieux sur le monstre, refaisant une déflagration de flammes monumentales grâce à deux runes combinées. Mais cela ne suffit pas, il sentit la chaleur de flammes sur lui et sentit la douleur de brûlure quand le démon lui renvoya un sort similaire. Il cria de douleur avant que celle-ci ne s’estompe, du moins celle des flammes, restait la griffe en argent.
Le loup s’effondra, l’un des derniers à tomber, il vit Gilgamesh se défendre vaillamment et se tourna vers son roi, croisant son regard et rassembla ses forces pour parler malgré la vie qui le quittait lentement.


-Mon roi... Le loup qui portera mon nom vous jurera allégeance... peut-être devrez-vous prouver votre valeur... mon seigneur... je sais que vous reviendrez un jour... mes descendants se présenteront à vous en ces mots... « De par le serment ancestral et le mien, j’honorerais la promesse qui vous fut faite, longue vie et prospérité au roi à la sainte lame. » Longue vie et prospérité à vous mon capitaine, mon roi...

Il lâcha un sourire heureux, heureux d’avoir pu servir un homme si jeune et pourtant si grand, heureux d’avoir eu un ami si précieux, heureux d’avoir mis en sécurité sa famille. À jamais les gardiens de son serment seront les aînés, qui hériterons du nom Minami, les autres prendraient le nom de l’autre loup. Il garda son sourire et sentit sa vie le quitter, ses yeux se vidèrent de leur expression et il ne bougea plus.
________
Il rejoignit les limbes, se retrouvant soudain au beau milieu d’une plaine désolée et vide. Il se retourna soudain vivement prenant sa lance en main, une odeur qu’il n’oublierait jamais. Une grande femme venait d’apparaitre, il reconnut la sorcière qui fit un geste vers lui pour l’emprisonner dans une prison de flammes.


-Pour sortir... tu dois me battre. Tu devras attendre cependant que quelqu’un t’appelle.

Elle sortit une dague et se jeta sur le lycan qui dû traverser les flammes pour échapper à la morsure de la lame, il se mit en garde et commença sa confrontation contre la sorcière, du moins son reflet puisque ce n’était pas vraiment elle. Elle lui fit revivre chaque souvenir où il avait dû prendre une décision essentielle, devant justifier chacun de ses choix. Entre chacun de ces souvenirs il retrouvait les limbes, se sentant à chaque fois plus fatigué, plus lourd. Il vacilla lors de l’un de ses souvenirs et dû se retenir de tomber grâce à sa lance. Il avait la tête qui tournait.
Il se retrouva face au moment où il avait fait son serment, se voyant à genoux devant un simple humain. Une fois encore, il dut se justifier et resta un moment sans bouger, ils retournèrent dans les limbes et le lycan manqua réellement de tomber cette fois, mais il avait compris une chose… pour gagner il devait faire une simple petite chose. Se justifier, mais pas à la sorcière. A lui-même. On l’avait vu comme un héros, lui avait eu parfois des regrets, c’était cela. Ces regrets qui lui étaient montrés. Il se redressa, luttant contre le poids qu’il sentait peser sur ses épaules.


-J’ai vécu comme je l’ai souhaité, malédiction ou pas, hasard, soumission, même si je ne l’ai pas voulu certaines décisions était sincère...
Il se redressa de toute sa hauteur, empoignant fièrement sa lance en mithril.
-Je suis Ilidwën Minami, lycan de naissance, chevalier du roi Arthurios ! Jamais je ne trahirais ces choses-là ! Disparaît fantôme qui veut me hanter, tu n’appartiens plus à ma vie depuis bien longtemps.
Il fit un geste vif, tout poids envolé de ses épaules, et trancha l’image de la sorcière qui partit en fumée. Puis une voix se fit entendre dans les brumes des limbes, une voix qui l’attirait, l’appelant et il était obligé d’y répondre.
« Viens toi que l’on nommait foudre de guerre, le plus rapide et combatif des chevaliers ! »



Chapitre 5 : Eveil


2000 ans à combattre son passé, 2000 ans à devoir justifier ses choix, pour enfin affirmer fièrement, sans honte et sans regret qui l’on était. Un combat éprouvant que celui dans les limbes, mais il en avait valu le coup, les limbes étaient à présent illuminés par un halo de lumière, comme un passage vers le monde des vivants et cette voix qui tirait le chevalier hors des ténèbres obscures du monde des morts…
Holga, magicienne assez hors du commun, était poursuivie par trois démons mineurs, elle les avait un peu énervé en venant leur voler dans les plumes comme on disait, elle leur avait chapardé un objet important et maintenant essayait de leur échapper. Cet objet c'était sa mission de le dérober, ce qui était moins prévu c’était de se faire courser par les bestiaux. Alors elle courait, mais elle finit par se retrouver coincée dans un cul-de-sac et hésita un instant à comment se sortir de là, elle n’aurait pas assez de puissance pour les trois démons… Elle se souvint d’un collier que son maitre lui avait donné, un collier en forme de croissant de lune tenu par une tête de loup et fermé par une lanière en cuir.

Son mentor lui avait dit : si un jour tu as besoin d’aide, appelle le plus rapide des chevaliers des légendes avec ce collier en main.
La magicienne prit le collier dans la poche intérieure de son manteau et le serra entre ses mains en se concentrant et faisant appel à sa magie. Elle incanta à voix haute.


-Toi le chevalier loup, entends mon appel, toi qui défendais les valeurs de la chevalerie, entends-moi. Viens, toi que l’on nommait foudre de guerre, le plus rapide et combatif des chevaliers !

Les démons étaient presque sur elle quand un cercle apparut sur le sol et un homme de bonne carrure, habillé de bleus, une lance verte à la main. Elle resta bouche bée quelques instants devant l’apparition, le lycan lâcha un sourire amical à la demoiselle.
Holga regarda le chevalier toujours bouche bée et finit par se reprendre pour pouvoir répondre à l'homme. Sur sa main trois marques venaient d'apparaître.


-Je suis Ilidwën Minami, à vos ordres maître.
-Sort moi de là !

Le chevalier pose sa main droite sur son cœur et s’incline légèrement, instinctivement il avait les connaissances sur ce qu’il était, du fait il savait qu’il était obligé d’obéir à cet ordre, la première raison parce que c’était inhérent à la chevalerie, la seconde parce que s’il refusait la magicienne pouvait le forcer à obéir. Il pivota sur ses talons en faisant tourner sa lance et faucha deux démons d’un coup, un gravement blessé, l’autre décapité, il fit tourner une fois encore son arme pour achever le premier, puis envoya le bout non pointu vers la tempe du démon, qui s’écroula, ensuite il lui planta la lance en travers du corps.

-Je vous sors d’ici, mais seulement si vous me faites une faveur, libérez-moi de mes obligations une fois que vous serez en sécurité, j’ai un autre devoir envers quelqu’un que je dois accomplir.
-Le devoir envers ton roi, je sais, je tiendrais parole… et pour preuve, voici mon ordre lié à un sort de commande… Emmène-moi en sécurité.

L’une des marques, à la main de la jeune femme, disparu et Ilidwën sourit en reconnaissance, puis lui présenta son dos, elle le regarda intriguée, mais se hissa sur ses épaules, puis, le chevalier fit disparaitre son armure et grimpa agilement, malgré le poids supplémentaire, à la paroi qui leur barrait la route. Il arriva au sommet au moment où deux autres démons arrivèrent en courant, il laissa descendre Holga, puis prirent la fuite, le lycan entrainant la mage à sa suite, se fiant à son ouïe et son odorat.
Ils finirent par réussir à les semer et ralentirent l’allure, la jeune femme finit même par s’arrêter pour reprendre son souffle, le chevalier attendit calmement qu’elle se repose, tout en surveillant tout autour de lui et regardant également le monde dans lequel il était. Ils repartirent et Ilidwën demanda des informations sur la situation actuelle dans le monde, pendant qu’ils se rendaient dans un endroit où la mage serait en sécurité. La magicienne lui expliqua tout ce qu’il avait besoin de savoir, puis ils arrivèrent à destination.
La jeune femme regarda le chevalier longuement et le remercia, puis elle lui ordonna, utilisant une marque, de ne pas bouger tant qu’elle ne l’aurait pas dit. Elle approcha son visage de celui du chevalier et déposa un baiser sur sa joue, puis murmura à son oreille :


-Je vous demande de ne pas mourir, de continuer à vivre malgré les aléas, une promesse vous lie à votre roi, tenez la quoi qu’il arrive, sans perdre la vie, car sinon vous ne pourrez le protéger. Il est sûrement encore en vie. Vous pouvez bouger.

Elle termina en riant et s’éloignant du lycan qui la regarda, l’air secoué, elle pensait que son seigneur était vivant ? Après tout si lui l’était pourquoi pas son roi, pourquoi n’était-il pas lui aussi revenu. Mais restait une marque et la mage le fixa droit dans les yeux, son dernier ordre, il le savait, serait un ordre qui irait dans le sens de ses actions.

-Mon dernier ordre… Retrouve ton roi !
La dernière marque disparue de la main de la magicienne et elle lui tendit le collier en forme de lune qui appartenait à Ilidwën, celui-ci le récupéra et le mit autour de son cou, il prit une main de la femme et lui fit un baisemain, les yeux brillants de gratitude.
-Merci gente dame, je vous souhaite bonne chance dans votre vie.

Il s’inclina, puis prit sa forme de loup pour s’éloigner à grandes foulées souples, à la recherche d’une rumeur, d’un bruit, d’un quelconque indice sur le retour de son roi.





Merci à John pour le kit commun avec Lin
Je représenterais vos valeurs mon roi, même si je devais être le seul à être en vie.

Je porterais toujours le souvenir de cette vie. Je vous retrouverais mon roi.
Lin et Ilidwën

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Jeu 18 Oct - 20:43
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http://www.terramysticarpg.com/t2059-ilidwen-foudre-de-guerre
(je remet ceci qui avait été retiré)


Arthurios/ Garde du corps, grande amitié
Il est lié à Arthurios par une malédiction, mais au fil du temps celle-ci c'est transformé en un sentiment de profonde amitié. Jamais il ne trahira son roi.
Il regrette de n'avoir pu le sauver.


Gilgamesh/ Grand ami
Ilidwën aime beaucoup ce chevalier, il l'admire et le considère comme un très grand ami. Par contre il apprécie beaucoup moins le lion qui l'accompagne.



Dans la vraie vie


Âge : 20 ans
Comment avez-vous connu le forum ? On m’y a trainé de force D8 (DC d’Alyna)
Avez-vous déjà fréquenté d'autre forum, si oui lesquels ? TI, sword… cf mon premier compte tient Razz
Vos passions : L’écriture et la lecture (comme c’est étonnant !), le dessin
Que pensez-vous de Terra Mystica ? Avez-vous des suggestions pour l'améliorer ?
Avez-vous rencontré des problèmes pour remplir votre fiche? /
Phrase fétiche :
Code du règlement :
Spoiler:
 



Merci à John pour le kit commun avec Lin
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Jeu 18 Oct - 21:28
Voir le profil de l'utilisateur
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Je vous aides bien volontier à vous y retrouver
-Relations-
-Une nouvelle vie-


Une nouvelle vie


Frères d'arme



Garde du corps, grande amitié
Il est lié à Arthurios par une malédiction, mais au fil du temps celle-ci c'est transformé en un sentiment de profonde amitié. Jamais il ne trahira son roi.
Il regrette de n'avoir pu le sauver.


Grand ami
Ilidwën aime beaucoup ce chevalier, il l'admire et le considère comme un très grand ami. Par contre il apprécie beaucoup moins le lion qui l'accompagne.




Amis/Amour/Bonne entente


De la fascination à l'amour
Fasciné, pourquoi cela? Parce qu'elle est semblable à celle qu'avait aimé Ilidwën il y a de cela 2000 ans. Après la fascination il se rend compte qu'il tient à elle, bien plus que tout autre chose.


Cordial
Un barbare ami des orcs. Étrange personne, mais Ilidwën l'apprécie, il a un honneur similaire à celui d'un chevalier et d'un lycan. Il trouve qu'ils se ressemblent beaucoup.



En attente



A venir
A venir




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Je représenterais vos valeurs mon roi, même si je devais être le seul à être en vie.

Je porterais toujours le souvenir de cette vie. Je vous retrouverais mon roi.
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Jeu 18 Oct - 21:55
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http://www.terramysticarpg.com/t2059-ilidwen-foudre-de-guerre
Une nouvelle vie


En ce moment même...



Sur une piste potentielle, mais peu probable
Ayant entendu parlé d'un commandant maniant une épée unique en son genre, très bon au combat, Ilidwën est partit à la recherche du dit commandant, il le rencontre par pur hasard au bord d'une marre dans les plaines de Terre...
Il se fait chasser dans un premier temps, puis il revient pour venir en aide à la jeune femme, sans savoir pour l'heure qu'il est en face du commandant qu'il cherche. Une fois les agresseurs repoussés et les gardes de la femme neutralisés ils commencent tous deux à discuter calmement. Commence la collecte d'informations.




Histoires terminées



Les apparences sont parfois trompeuses (ou pas)
Dans la taverne de Sola Ilidwën rencontra une étrange jeune femme qui lui rappelait Félicia Aruseth, sa compagne d'il y a 2000 ans. Ils commencent à discuter et elle dit s'appeler Linvala Aruseth. Descendante de son ancienne compagne et donc la chaire de sa chaire?
Elle s'avère être bien plus à ses yeux et il jure de revenir la chercher


Les visions du futur
Les errances d'Ilidwën l'ont conduit dans les montagnes de Foam, là il rencontre un barbare qui suit des orcs, intrigué il les prend en filature, il se fait attraper par les créatures et doit affronter une personne pour prouver qu'il est sincère. Il affronte Rägmor, le duel ce solde par un match nul.
Le chaman de la tribu montre au barbare les possibilités de son avenir et indique à Ilidwën l'existence du commandent d'infanterie d'Aile Ténébreuse comme étant peut-être celui qu'il cherche. Les deux combattant partent ensuite ensemble, puis se séparent, le chevalier s'éloignant vers Sen'Tsura pour trouver ledit commandent.



Parchemins annexes



Et un lycan devint chevalier du roi à la sainte lame (épreuve)
"(...)Commença alors une longue formation, aux yeux d’Ilidwën puisque cela ne dura qu’une année, pleine de rebondissement(...)"
Parles nous, plus en détails, de cette année de formation qui parut "longue" aux yeux d'Ilidwën. Tu pourras le rédiger sous forme de RP, ou bien de la même manière qu'une histoire !





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