Terra Mystica

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 Examen Luz Weiss [Accepté]

 
Dim 16 Sep - 21:38
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EXAMEN POUR L'ACQUISITION D'UN POUVOIR




Les poumons en feu, Luz accéléra.
Ce n'était pas normal. Rien n'était normal depuis hier matin... Il n'aurait pas dû parvenir à la suivre, pas dû y arriver aussi facilement, aussi longtemps. Elle était dragon. Si libre et sauvage que même le vent ne pouvait la rattraper, ciel et nuages à perte de vue rien qu'au rythme des battements de ses ailes, animée du souffle de plus de la moitié d'un millénaire... Elle était feu et tempête, animal et esprit, insaisissable ! Et pourtant, il était toujours là derrière elle, à attendre patiemment que ses forces l'abandonnent et rôdant dans son ombre, inlassablement...


Cela avait commencé hier. Une odeur de cendre dans l'air, de chair qui boursoufle et se tort dans un crissement d'agonie, l'odeur sournoise et pourrissante d'un danger plus grand encore que la mort. L'ère des cauchemars, de ces monstres qui sortent du placard leurs ongles décharnés raclant le sol pour faire peur aux enfants... La forêt s'était subitement faite menaçante. Pour la première fois de sa vie, Luz commençait à avoir peur, de cette peur nauséeuse qui vous enserre la gorge et serre, serre... Alors elle abandonna les cieux, se posa au cœur des branchages avant de reprendre forme humaine dans l'espoir de passer plus inaperçue. Il était temps de partir, peut-être que cette mauvaise impression passerait son chemin !
Malheureusement dès qu'elle se mit à avancer elle comprit vite que quelque chose n'allait pas. Cela ne faisait pas que passer, ça la suivait. Et de plus en plus près, de moins en moins gentiment.
Oui, quelqu'un -ou quelque chose était là. Et ça la
traquait... !
Un vent de terreur irrépressible commença à la gagner lorsqu'elle comprit qu'elle ne parviendrait pas à le semer. Elle eut beau jouer de son incroyable souplesse, se couler entre racines et troncs plus liquide et silencieuse qu'un souffle de vent, courir d'une vitesse surhumaine, ne faire aucune faute... Ce qui la suivait faisait mieux encore !


A bout de souffle elle cessa alors de courir. Se retourna vers la source du danger, cette odeur nauséabonde qui marquait la forêt d'une cicatrice suintante. Son cœur battait contre ses côtes en un sifflement irrégulier, son esprit cherchait à retrouver ses repères à toute allure, perdu par cette peur animale qui lui enserrait le corps tout entier... Un chose était sûre : elle devait se battre, ne plus fuir ! Parce qu'elle était libre, parce qu'elle était Luz, parce que personne au monde ne pourrait la contraindre et briser sa joie sauvage de ne dépendre de personne !
Silhouette farouche et hiératique dans cette petite clairière, Luz se saisit de son arc dans une lenteur démesurée et encocha calmement une première flèche. Elle visa de son œil doré, clos sa prunelle d'un vert sombre.
Un, deux, trois promenons-nous dans les bois...


Un silence assourdissant plombait l'endroit. Pas un oiseau, pas un bruit. Anormal, un vent lourd sur ses épaules... Elle se battrait, défendrait sa vie jusqu'à la mort. Elle y était prête à présent, affronterait cette chose quelle qu'elle soit, quand bien même son corps y resterait. Mais ils ne pourraient avoir son âme, elle resterait libre, absolument et si sublimement libre !
...Si le loup y était, il nous mangerait...


La morsure glacée d'un pieu lui traversa la jambe, se referma sur sa chair. Elle eut l'incroyable réflexe de s'élancer pour courir, fuir, s'effondra dans la terre molle. Ses doigts cherchèrent fébrilement quelque chose auquel se rattraper, elle brassa l'herbe, suffoqua lorsqu'un second pieu s'enfonça dans son épaule en un bruit mat. Ne pas se perdre, luter, ne pas penser à la douleur ! Se retourner, attaquer, se battre pour la liberté !
Une chape de plomb s'abattit comme un titan sur son corps tout entier, chassant l'air de ses poumons, une corde d'acier l'étouffant à lui en couper la peau. Elle était libre. Elle ne l'était plus. Et elle n'avait rien vu venir...
Prisonnière, prisonnière, prisonnière...
Elle se débattit à s'en lacérer le corps et les muscles jusqu'au sang, grondant et feulant comme un animal acculé et furieux. Le froid glacial qui animait la corde et ses nombreuses blessures achevant de rendre possible une quelconque transformation...
Traquée, prise au piège comme une débutante !


« Ne remue pas comme ça ma chère chose, tu vas finir par te découper jusqu'au bout. »

La voix grave et trainante parut ramper le long de la clairière, lancinante. Un homme apparut à l’orée de la forêt, grand, une barbe tendre, se mouvant d'une assurance absolue... Comme un prédateur. Comme celui qui se sait en position de force et qui n'a jamais eu à la céder... Il parvint tranquillement jusqu'à Luz, sans se presser dans sa tenue de cuire propre aux mercenaires.
Un grondement sourd, animal, monta du fin fond de la gorge de Luz. Elle le regardait de ses prunelles dilatées par la douleur, haletante, ses liens d'aciers et de sang mordant sa peau comme dans du beurre... Entre ses dents serrées elle parvint à cracher un dernier avertissement :


« Oses me tuer... »

Un grand sourire fendit le visage de l'inconnu d'une oreille à une autre. L'un de ces sourires de déments qui vous rend fou par simple caresse. Il leva le pied et... Écrasa sa lourde botte de semelle dure sur la jambe blessée de Luz, dont l'os émit un craquement sinistre...
Son hurlement de souffrance déchira l'espace, se répercutant à l'infini contre le bois des arbres.


« On ne gâche pas la marchandise, désolé ! »

...Puis elle tomba dans l'inconscience.


***


Une sensation de froid et de goût métallique sur ses lèvres la réveillèrent. Elle avait mal, si mal. En son cœur en son âme, dès lors que son corps avait compris qu'il n'était plus libre, esclave et contraint... Elle amorça un geste, voulut se passer une main sur le visage alors que ses yeux cherchaient péniblement la lumière. S'immobilisa lorsque ses prunelles reconnurent l'horreur qui les maculait.
Du
sang. Un rouge pourpre sanglant, brutal qui lui recouvrait la peau comme un masque de chair découpant des corolles sur ses doigts... La vision fugitive du corps de Lyam étendu à ses pieds manqua la faire défaillir. Elle dut se faire violence pour se reconnecter au monde réel, si tant est qu'elle y soit encore, ouvrant et refermant les yeux pour mieux récupérer son calme, mieux faire face... Elle devait se ressaisir, analyser la situation. De quand datait ses derniers souvenirs ? Où était-elle ? D'où venait ce sang ?
Un regard circulaire lui permit au moins de répondre à l'une de ses questions. La geôle qui la tenait enfermée était en pierre naturelle, refermée d'une grille qui l'était moins et avait l'air plutôt solide. Au-delà de ses barreaux Luz pouvait apercevoir une sorte de grotte dont le plafond était crevé d'un cercle, le soleil s'engouffrant dans cette ouverture en éblouissant le sol de flaques de lumière. Un fin lac souterrain s'était créé contre la roche, le grelot des gouttes d'eau résonnant dans la salle en un rythme régulier... Aucun objet dans sa cellule, juste assez de place pour tenir debout, moins pour s'allonger.
En silence elle fit jouer les muscles de ses mains, entreprit de détailler l'état dans lequel se trouvait son corps. Beaucoup de sang. Partout. Ses vêtements en avaient été presque entièrement imbibés avant de sécher en croûtes, surtout à hauteur de son épaule et de l'une de ses jambes... Le souvenir vif d'une souffrance atroce lui revint alors en mémoire avec la brutalité d'un mur.
Et d'un seul coup, tous ses sens lui revinrent en trombe. Son corps était disloqué, blessé, sa jambe irradiait de douleur au moindre mouvement, tandis que son esprit s'effilochait en bribes de conscience. Mais les blessures ouvertes ne l'étaient plus, soignées par une main mystérieuse qu'elle n'avait pas hâte de rencontrer !


Puis l'odeur revint. La même que dans la forêt. Et la grotte parut subitement étouffer sur elle-même, grinçant au creux de ses pierres ancestrales comme pour mieux se soustraire à cette réalité-ci.

« Tu nous as mis dans de beaux draps ma chère créature ! »

L'homme apparut. Posa les caisses de marchandise qu'il transportait dans un coin de la grotte, hors de portée de l'eau. S'avança tranquillement jusqu'à Luz comme quelqu'un accomplissant simplement sa promenade du matin. Il parut ennuyé, s'expliqua d'une voix théâtralement embêtée :

« Non mais, comprends ma position, je suis supposé te vendre à mon acheteur et toi tu refuses de coopérer... Mais où va le monde ? »

Luz passa sa langue sur ses lèvres sèches, tentant de retrouver le chemin vers sa voix abimée :

« Qui êtes-vous ? Pourquoi m'avoir enlevée ? Quelle est cette histoire d'acheteur ? »

Ce son à ses oreilles lui parut très lointain, rauque et dénué d'assurance. Elle réalisa alors péniblement qu'elle était celle qui subissait, non celle qui entrainait les autres dans ses pas de danse...

« On m'appelle Azawel, et je dirige une très ancienne guilde que ton cerveau pourrait assimiler à la mafia de notre monde... Bienvenue dans mon hangar naturelle chère marchandise de contrebande ! Alàlà, je devrais me faire payer bien plus que ça, tu m'as pourris ma jolie corde... »

Il lâcha un profond soupir. Tout n'était que jeu. Et Luz était objet, souris devant un chat affamé... Son cœur trembla malgré elle, sa voix flancha l'espace d'une seconde lorsqu'elle lui répondit, ses mots chargés d'une angoisse sourde :

« Vous... Vous faites un trafic d'êtres vivants... ?! »

« Ah mais ma poule, le dragon se vend bien en ce moment ! Tu sais là, les débilités des humains qui pensent que mettre en poudre les cornes de tel ou tel animal pourrait les soigner de tout... Ben ça fait fureur chez les démons en ce moment, tu n'imagines même pas combien je vais pouvoir te revendre ! »

Il amorça le geste d'amener ses doigts vers la joue de Luz avant de se rectifier :

« Je t'ai bien arrangé, parce qu'avant niveau beauté c'était pas encore ça... Là tu vois, tu es devenue très belle dans cette cage, grâce à moi ! Je t'aurais bien ajouté quelques bleus mais j'ai malheureusement un temps très limité... Une guilde à gérer comme on dit. Ah, et Cilfid sera ton gardien, t'as intérêt à être accueillante ! »

Ce sur quoi il se redressa et sortit une petite pierre rouge aux reflets épurés de l'une de ses poches. Il y eut un écran de fumée et un démon sanglant apparut... Ses jambes étaient arquées, taillées pour la course, son visage bestial aux yeux vifs. L'odeur de pourriture s'accentua, les murs se rétractèrent de plus bel...
En silence Cilfid posa ses deux yeux jaunes amers dans les prunelles fatiguées de sa prisonnière...



***


Combien de temps était passé ? De Jours, de nuits ? Combien d'espoir lui restait-il, combien d'amour, d'envie, de joie ? Savait-elle encore ce qu'était sourire, vivre, goûter la chaleur du soleil sur sa peau ou la simple caresse du vent matinal ? Luz sombrait, surnageait dans un océan sombre et spongieux, perdue entre ciel et terre, cette infinité d'étoiles... Avait-elle un jour était libre ? Ou l'avait-elle rêvé du fin fond d'un songe de sommeil obscur ?
Azawel revenait souvent lui parler. Longtemps, de tout. Mais surtout et principalement de cette guilde qu'il dirigeait, de son fonctionnement, de ses partisans et de son rôle. Luz ne répondait jamais. Sa voix s'était perdue en même temps que sa liberté... Cela ne semblait pas poser problème à cet homme si dérangeant qui se perdait en longs monologues chaque fois qu'il en avait l'occasion. Dans la grotte des piles de marchandises remplissaient peu à peu l'espace, bientôt prêtes pour un grand départ.
La fin, la fin de tout. De son chemin, de sa vie, de ses rêves...


Et puis un jour Luz le sentit. Cette sensation au creux de son corps, cette chaleur tendre et palpitante qui grandissait dans son cœur. Et avec elle son esprit qui se recomposait lentement mais sûrement, cette liberté vivante et absolue qui recommençait à couler dans ses veines, envahissant chaque espace de tout ce qu'elle était en un feu embrasé !
Elle s'en sortirait.
Elle se battrait.
Elle était libre.
Libre, libre libre libre !! Farouche et fière !
Une pulsation, deux pulsations. Un chant venu du fond des âges trembla dans son corps, déplia ses ailes en flammes éblouissantes et lumineuses, grandissant, grandissant ! La main qu'elle tendit devant elle se mit à crépiter, son feu intérieur se condensant, encore et toujours en quelque chose d'autre, quelque chose de plus puissant... Son cœur cognait à présent comme un forcené contre ses côtés, le gong de la rébellion, de ce jour enfin venu où elle choisissait de se relever !


Ce courant électrique qui naquit le long de ses doigts lui sembla être la chose la plus merveilleuse qu'elle ait jamais eu à voir.
Les reflets d'or couraient sur sa peau en un galop lumineux, vrombissant d'une énergie électrique pure, un rayon de lumière porté à sa plus dense condensation... Ça courait comme un feu-follet, s'éteignait tel un rêve soufflé... Elle aurait dû en souffrir, avoir des traces de brûlure. Mais son feu intérieur la reconnaissait, et son pouvoir se faisait caresses et murmures sur ses doigts...


Elle ferma le poing. Sa capacité s'évanouit.
Elle avait pris sa décision.



***


L'occasion qu'elle attendait se présenta lorsque Cilfid baissa enfin sa garde et oublia de refermer correctement sa grille. Bien sûr. On ne se méfie plus d'un être brisé, déchiré.
Sauf que Luz ne l'était pas, et comptait bien enfin l'affirmer ! D'un bond elle s'élança contre ses barreaux, percutant le métal les dents serrées par l'effort, luttant contre le vertige qui la saisissait. La porte pivota sur ses gonds dans un grincement effroyable. Cilfid la repéra...
Le cœur au bord des lèvres Luz amorça sa transformation, faisant son possible pour ne pas prêter attention à ses muscles et sa jambe qui hurlaient de protestation. Un battement d'ailes, deux battements d'ailes, le cercle de lumière et la chaleur du soleil étaient quasi palpables maintenant, elle n'avait qu'à tendre la patte et le ciel...


Elle reconnut entre mille la chape de plomb qui s'abattit sur ses ailes, la cloua au sol tel un papillon broyé, clouté contre ce sol de pierre qui manqua lui déboiter l'autre épaule... Plaquée, à nouveau prisonnière. Feulant et grondant comme avant, une scène qui se répétait sans cesse à l'infini dans sa tête. En face d'elle Azawel la regardait en un mélange de pitié et de contrariété. Pouvoir d'invocation...

« Je n'apprécie pas trop que la marchandise tente de se faire la malle. Là, je suis en colère. Et je vais devoir régler son compte à ta liberté. »

Son attitude se modifia en un instant, devint cruelle, malsaine, son visage se fendant d'un sourire démentiel quasi inhumain.




« Cilfid, arrache-lui les ailes. »



***


Une terreur absolue la saisit à la gorge, au ventre, manqua la faire vomir. Une peur animale comme la nuit des temps, détruisant tout sur son passage. Son corps entier rejeta l'idée en spasme de terreur, cette idée sanglante et horrifique, inimaginable, inenvisageable !
Pas ses ailes pas ses ailes pas ses ailes !! Pas ça, pas comme ça, attends attends !!
Elle grattait, feulait, hurlait à la mort, tentant de cracher tout le feu de ses poumons pour empêcher le démon de l'approcher. Mais la corde qui lui sciait le museau radiait toute tentative... Sa tête lui tournait, refusait en boucle cette effroyable et démesurée douleur qui n'allait pas tarder à venir, condamnant son corps entier au sol, au sang, à la suprême horreur d'un dragon !


« Arrête un peu de remuer tu veux ? Ça irait plus vite et tu souffrirais moins si tu cessais de remuer ta grande carcasse... »

Sa grande carcasse...
Dans un éclair de lucidité Luz comprit alors ce qui n'allait pas. Et comment y remédier. En une fraction de seconde son pouvoir entra en action et elle reprit sa forme humaine. Soudain lâche, la corde s'effondra sur le sol dans un cliquetis, désormais inefficace...
En un bond surhumain Luz s'envola, pivota sur son corps. Saisit à pleine main la tête du démon surpris, et activa son pouvoir à pleine puissance. Un geyser d'éclairs électriques jaillit de sa main droite dans le cerveau de la créature. Avant même que son corps ne touche le sol dans un froissement de tissu, elle s'était à nouveau propulsée d'une détente sur Azawel.
Azawel.
On ne torture pas ses créatures...
Mais ce dernier parvint à éviter l'attaque, bondissant en arrière dans une pluie de gouttelettes lorsqu'il recula en retraite dans le léger lac...


« Héhé, loupé gamine. Ton pouvoir ne marche que si tu me touches, il me suffit de rester hors de portée ! »

Un sourire naquit sur les lèvres de Luz. Un sourire doux, calme. Elle avança d'un pas, un seul, entrant à son tour dans l'eau tiède qui lui caressait paisiblement les chevilles. Elle leva ses deux mains devant elle dans une tranquille lenteur, lia ses doigts vers Azawel.
Ce dernier n'esquissa pas un mouvement. Son assurance éternelle lui murmurant qu'il ne craignait rien ni personne et que ce n'était pas cette fille qui allait y changer quelque chose... Au pire son électricité ferait quoi ? Un champ autour d'elle ? Il était imbattable, le seigneur de cette terre, oui !
Alors Luz fit grandir l'électricité qui brillait d'étincelles le long de sa peau, gagnant peu à peu tout son corps. Sa taille, ses jambes... Et relâcha l'éclair éblouissant de destruction sur l'homme qui se tenait orgueilleusement devant elle. Et qui en un réflexe habituel amorça une esquive sur le côté.
… Ses chevilles... L'eau.
Le contact fut explosif. Le corps d'Azawel parut se solidifier et se tordre en un angle nerveux étrange, immobilisé. Devant le pilier électrique qu'elle venait de produire de ses deux mains et qui le percuta de plein fouet, décuplé par l'eau en un geyser d'étincelles.


Et Luz s'écroula. C'était fini. Elle avait réussi. Et sa liberté était là encore plus forte qu'avant, pulsant au rythme de cette électricité nouvelle qui la parcourait. Elle sortirait de là, et... S'occuperait de cette guilde qui n'allait pas, maintenant que son chef n'était plus. Chancelante et usant de ses dernières forces elle se releva, passant devant le corps de son geôlier vers la sortie...

« … Tu étais dans l'eau, crétin. »



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